30 janvier 2010

Joann Sfaar fait vraiment n'importe quoi!

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Je suis affreusement vexé.

Joann Sfaar fait vraiment n’importe quoi.

Choisir Eric Elmosnino pour jouer Serge Gainsbourg dans "Gainsbourg (vie héroïque)" alors que, très franchement, la ressemblance entre le comédien et le chanteur n’est que très lointaine.

N'est-ce pas ?

Bon, sans me vanter, j’étais déjà sur les rangs en janvier 1990.

J’avais entendu dire que 20 ans plus tard, un film allait raconter l’histoire de l’ami caouette/ Serge.

J’ai voulu mettre toutes les chances de mon côté.

J’ai donc été casté.

Et de l’avis de tout le monde (je n’ose pas dire de l’avis de la foule en délire, mais quand même, on n’en était pas loin), j’étais Gainsbourg réincarné.

En toute humilité (bien évidemment !).

Après réflexion, j’imagine que Sfaar n’a pas osé me déranger.

Enfin, un truc comme ça.

Hein… c’est ça ?

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PS : Toute personne ayant travaillé à RFO Guyane à cette époque là et souhaitant me faire passer pour un  mytho en précisant qu’il s’agissait simplement du tournage du faux clip de « Fuck, Baby Fuck » réalisé au Cayenne Palace (à Cayenne)  pour l’émission « C’est pas plus pire », n’aurait pas tout à fait tort, mais ne serait plus considéré comme « ami ».

Voilà, c’est dit.

18 juillet 2009

Dominique Dalcan

Snooze-2006_reference.jpgÇa faisait un moment que je me disais qu’il fallait que je consacre une note à Dominique Dalcan. Un peu un pionnier de la musique pop en France (avec Daho). L'occasion d'un nouveau Tout petit déjà 

J’aimais beaucoup de ce qu’il faisait dans les années 90. Vraiment beaucoup. Dans les années 2000, sa période musique latine et sa période musique électronique (avec son groupe Snooze) m’ont laissé de marbre. Aujourd’hui Dominique Dalcan  travaille beaucoup (malgré un infarctus en 2006).

J’y reviens dans un instant.

Mais voici 4 clips représentatifs de sa période pop française. Je ne me lassais pas de ces chansons.

J’ai entendu cet artiste pour la première fois en 1992 avec son premier album Entre l'étoile & le carré (chez Crammed Discs). Déjà, il mélangeait la musique électronique et acoustique.

o643132.jpgMais, c’est en 1994 que je l’ai rencontré, à Top Music. Il venait de sortir son second opus Cannibale nous diffusions énormément "Le danseur de Java" et "Brian". Le son y est très easy-listening. L'album est réalisé par un pilier du genre, le Français Bertrand Burgalat. Mais surtout, Dalcan a travaillé avec David Whitaker, musicien et chef d'orchestre anglais qui a tout simplement orchestré les sublimes partitions de cordes que l'on entend dans les petites perles gainsbouriennes des années 60.

Dominique Dalcan est quelqu'un d'assez mystérieux, élégant et poli. Pas d'ostentation. J'aime bien ce type de personnage.

J'aimerais beaucoup qu'il revienne au devant de la scène.

Quelques clichés de l'interview dans le studio de prod de Top Music.

Le 8 juin 1994 à Strasbourg.

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Aujourd’hui, j’entends beaucoup parler de lui, car il est le principal artisan de l’album d’une jeune femme (grande révélation de cette année) que je mandorise mercredi après-midi.

Luciole.

Je prie le ciel pour qu’il soit présent lui aussi à notre rendez-vous… (message subliminal pour son attaché de presse qui lit parfois ce blog…)

Luciole, qui est-ce ?

Réponse :

06 juin 2009

D-Day par Antony Beevor...

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Aujourd’hui, c’est le Jour J du D-Day.

(???)

Je sais, vous êtes au courant.

Parce que vous avez la télévision, que vous écoutez la radio, que vous lisez des quotidiens et que vous n’habitez pas sur Jupiter.

Et personnellement, je trouve ça très bien que l’on rende hommage à des gens qui ont perdu leur vie avec courage pour nous rendre la liberté.

C’est un peu démagogique comme propos, mais c’est ce que je pense…

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et Barack Obama célèbrent ensemble le 65e anniversaire du D-Day. Porté tant de fois à l’écran, objet de savantes études stratégiques et de centaines de livres, le débarquement de Normandie est sans doute l’épisode le plus commémoré de l’histoire contemporaine.

Est-ce pour autant si sûr de tout savoir de cette opération titanesque ?

 

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AB%20by%20Daniel%20Mordzinski.jpgDans son dernier livre, D-Day et la bataille de Normandie, Antony Beevor signe un récit haletant qui nous apporte de nouveaux éclairages…

(Il faut bien le dire, mister Beevor bénéficie d’une sacrée publicité pour ce livre, étant donné qu’il est invité PARTOUT pour en parler. Antony Beevor est devenu depuis quelques années, le spécialiste des livres sur les grandes guerres. Il est l’auteur, entre autres, de Stalingrad (De Fallois, 1999), de La Chute de Berlin (De Fallois, 2004) et de La Guerre d’Espagne (Calmann-Lévy, 2006).)

 

 Je suis en pleine lecture de D-Day et la bataille de Normandie, et, effectivement, il est saisissant.

En voici quelques extraits.

 

Explications…

Le Débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944 fut un épisode sanglant et glorieux qui passe à juste titre pour un des trois ou quatre grands tournants de la Seconde Guerre mondiale. À telles enseignes que dans l’esprit de beaucoup de gens le reste de la guerre ne fut qu’une formalité. Or il n’en est rien. Si le Débarquement fut un moment paroxystique, la bataille qui s’ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, et émaillée d’atrocités.

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Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l’improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques ont failli coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l’emporter - mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs ! D-Day et la Bataille de Normandie est le premier livre d’« historical narrative » à l’anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en France depuis Le jour le plus long, de Cornelius Ryan, qui date de 1959. Antony Beevor a pu consulter les archives rendues publiques aux États-Unis et en Angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi à Moscou où se trouvent nombre de documents allemands saisis par les Soviétiques après la chute de Berlin. 

 

 

 

0140249850_02_LZZZZZZZ.jpgBonus track :

Cet évènement me permet de vous proposer un Tout Petit Déjà.

J’ai reçu Antony Beevor à Radio Notre Dame le 17 mai 1999.

Il est venu me présenter son premier libre (Best Seller) Stalingrad.

Évidemment, nous avons beaucoup évoqué ce livre et cette bataille, mais il m’a aussi raconté d’où il venait.

Cet ancien officier britannique a été élevé dans l’amour des lettres.

Sa mère Carinthia Beevor est l’auteur d’Une enfance en Toscane, et sa bisaïeule Lucie Duff-Gordon nous a légué ses Lettres d’Égypte.

Je garde de cette rencontre le souvenir d’un moment passionnant avec un homme simple et humble.

Antony Beevor n'était pas encore un habitué des médias.

Mais, je constate en le voyant à la télévision, qu'il n'a pas changé.

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03 juin 2009

Retour à une source... Chérie FM Limoges

J’ai passé deux jours à Limoges.

Pour raisons familiales, disons « délicates » et peu joyeuses.

En 48 heures, j’ai eu 45 minutes pour moi et rien que pour moi.

Plutôt que de rester seul face à mes idées sombres, j'ai préféré m’aérer l’esprit en allant voir mes anciens collègues du groupe NRJ.

Un retour en arrière dans le temps ne fait jamais de mal...

J’ai travaillé pour ce groupe (qui était, à l'époque, leader et bien portant financièrement), lors de la saison radiophonique 1996/1997.

A l’époque, c’était pour Rire et Chansons.

Dans les locaux, il y avait aussi Chérie FM.

Il m’est arrivé (fort rarement) d’y faire des remplacements.

 

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L'autocollant de l'époque (en haut)
L'autochtone de l'époque (en bas)
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Parmi mes collègues (peu nombreux), 13 ans plus tard, il en reste une à Chérie FM Limoges.

Une jeune fille talentueuse, constante et sympathique (et toujours souriante…).

Christelle Mauduit.

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Hier, Christelle Mauduit, à l'antenne...

Elle est passée depuis à Europe 2 et Chérie FM Poitiers, mais elle est revenue dans la capitale limousine.

Notons qu'elle effectue occasionnellement des remplacements sur l'antenne nationale de Chérie FM.

 

Et donc, nous avons évoqué le bon vieux temps et nos parcours respectifs devant un bon café lyophilisé micro-ondé.

Pour ceux qui sont dans le Limousin, sachez qu’elle anime tous les après-midi sur Chérie FM Limoges.

Elle n’a pas besoin de mon focus (elle est suffisamment connue dans la région), mais ça me fait plaisir de lui offrir…

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Après cette visite agréable, il a fallu que je me (re)plonge dans une triste réalité.

La vraie raison de mon passage éclair dans cette ville...

12 avril 2009

Jean-Luc Hees... il y a 15 ans déjà.

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(Photo AFP/Mehdi Fedouach)

Jean-Luc Hees est un peu l’homme médiatique du moment.

Pour ceux qui étaient sur la planète Mars ces derniers jours, je rappelle qu’il va remplacer Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France.

Ce mardi, il est allé défendre devant les neuf « sages du CSA » (je ris ou pas ?) sa candidature.

Le CSA a dit : « OK ! C’est bon, lui, on le garde, il a l’air compétent. »

(Peut-être en des termes plus officiels…)

Tout ceci me permet de vous proposer un nouveau Tout Petit Déjà dominical.

(J’avoue, je cherche toujours un prétexte lié à l’actualité du moment pour ressortir mes nombreuses et inépuisables archives).

(Poil aux dents).

Bref.

Ca va vous ?

 

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C’était à Strasbourg, le 10 juin 1994.

A l’Aubette, place Kléber.

Il animait le Treize-Quatorze de France Inter à l’époque.

Moi, j’étais sur Top Music.

Je ne sais plus (encore une fois) l’objet de cette rencontre.

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Les années passent et beaucoup de choses s’effacent.

J’ai une mémoire sacrément sélective.

(C’est un handicap… pas dans ce cas-là, mais en règle générale.)

29 mars 2009

Firmine Richard... la dernière étoile du cinéma!

Le succès actuel de La première étoile est largement mérité.

Film drôle, pudique et tendre.

Avec, en prime, quelques messages humanistes délivrés.

Sans démagogie, mais de la finesse et du tact.

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L'histoire: Jean-Gabriel, marié et père de trois enfants, vit de petits boulots et passe son temps au bar PMU du coin. Un jour, pour faire plaisir à sa fille, il promet un peu vite à toute la famille de les emmener en vacances au ski. Seul problème : cette fois-ci, s'il ne tient pas sa promesse, sa femme le quitte. Il va devoir faire preuve d'imagination sans limite pour y parvenir...

(Source et photos Allocine.com)

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Et, pendant la séance, je me suis souvenu de ma rencontre avec la comédienne principale du film: Firmine Richard.
Le jour précis de mes 22 ans.
Le 20 juin 1989 à l'hôtel Novotel de Cayenne, en Guyane Française...
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romauld.jpgL'occasion de vous proposer un nouveau Tout Petit Déjà dominical (dont la tradition commence à se perdre ici...)
Elle était venue présenter Romuald et Juliette, un film de Coline Serreau.
La comédienne était un peu timide et semblait surprise par l'intérêt que tout le monde lui portait du jour au lendemain.
Pour être franc, je n'ai pas grand souvenir de cette rencontre.
C'était il y a 20 ans, mine de rien.
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C'était pour RFO Guyane.
J'y étais animateur de 1988 à 1992... et je m'adonnais déjà à mon exercice préféré du métier que j'exerce: l'interview d'artistes.
Je suis content, en 2009, d'avoir garder le même cap (même en ayant traversé quelques tempêtes...).
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15 mars 2009

Alain Bashung est mort.

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(Photo: Jean-Marc Lubrano)

Aux dernières Victoires de la Musique, nous l'avons tous compris... il est simplement venu nous dire au revoir.

Ce Tout petit déjà dominical est une forme d'hommage.

D'abord, je republie le dernier article que je lui ai consacré dans Virgin!...

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En plus lisible et avec les liens correspondants: 

Un album aux sons essentiels.

C’est une résurrection ! 6 ans après L’imprudence, Bashung s’est réconcilié avec la pop music. Bleu pétrole nous projette dans les plaines du Grand Ouest. La caravane est conduite par Gaëtan Roussel. En v’là du blues, en v’là ! Du moite, de l'électrifié, du pur. Les mots, les mélodies, les sons du leader de Louise Attaque permettent à l’interprète de sortir de son chant et de son introspection habituels. « Pendant longtemps, j’ai chanté des choses très centrées sur l’intime, sur le sentiment, le rapport à soi-même. Cette fois-ci, je voulais poser un regard plus ouvert sur le monde ou sur les choses de l’actualité, livrer mes sentiments sur l’époque que nous vivons ».  Quand l’univers country-pop-folk de Bashung rejoint ceux de Roussel, Gérard Manset, Armand Mélies et Joseph d’Anvers, une certitude s’impose : ce disque lumineux et intense fera date.

Et voici les photos de ma première rencontre avec Alain Bashung...

C'était le 14 juin 1989 dans les locaux d'RTL.

20 ans déjà...

J'ai un peu oublié les circonstances et le pourquoi du comment.

Me reste ces photos poussièreuses...

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C'était à l'époque de la sortie de l'album Novice...
Dont est tirée cette chanson: Bombez.
Petit plus: 2 mandorisations en rapport avec Bashung.
-Boris Bergman, son parolier de la première heure (Gaby, oh! Gaby, Vertige de l'amour...)
-Rodolphe Burger, le réalisateur de l'album Fantaisie Militaire, entre autres...

25 janvier 2009

Un point de vue sur le journalisme radio...

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Vous vous souvenez peut-être de cette note dans laquelle j’expliquais que j’avais répondu à un long (très) questionnaire d’une jeune étudiante en 3e année de licence information et communication à Paris.

Il s’agissait de parler du métier de journaliste radio…

Aujourd’hui, j’ai décidé d’en publier des extraits ici agrémentés de photos contextuelles.

Nous considérerons donc que cette note est un Tout Petit Déjà dominical… et un cv sommaire traversant ma vie professionnelle de 1995 à nos jours…

 

- Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 41 ans, j’ai commencé la radio à l’âge de 17 ans. Pendant longtemps, j’ai été animateur, puis je suis devenu journaliste radio, télé et presse écrite. Je suis spécialisé dans le journalisme culturel.

Actuellement, je suis journaliste/animateur dans une radio basée à Meaux, 77FM, mais je suis aussi responsable des pages “Musique” de deux “consumers”, celui des magasins Virgin (VIRGIN!) et celui des espaces culturels Leclerc (Culturissimo).

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J'ai commencé ma "carrière" officielle de journaliste culturel à RMC en 1995.
J'étais monsieur Chanson Française dans l'émission de Murielle Hess, "L'art du temps".

 - Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir journaliste?

C’est venu très tôt, comme une évidence. Je considérais que ce métier allait m’apporter beaucoup. Personnellement et intellectuellement. Ce métier était au cœur de tout ce que j’aimais : lire, écrire, m’informer, informer, partager les mots… Je ne suis jamais revenu de cette illumination, et j’ai embrassé avec passion ce métier. J’aime les gens et le terrain, je suis curieux et j’ai une certaine aptitude à l’écriture. Devenir journaliste, pour moi est synonyme d’un métier rempli de contrastes et de diversité.

 

- Comment définiriez-vous le métier de journaliste radio?

C’est un métier qui permet d’informer les gens de manière claire, concise et ludique. Il faut savoir vulgariser les informations reçues. Le journaliste radio propose à ses auditeurs une information rapide et les contraintes du direct exigent une bonne connaissance des outils techniques et informatiques. Comme ses confrères, il doit veiller à ne pas déformer les propos ou les informations qu'il transmet. Il ne donne pas son point de vue à moins de faire un papier d'opinion.

 

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A Radio Limousin Service (Limoges). Je présentais les flashs et m'occupais de tout ce qui était lié à la culture...
Ici avec Philippe Madelin, excellent confrère, journaliste d'investigation.

- Quelle est votre formation?

Je ne suis pas un bon exemple. Je n’ai suivi aucune formation. Je suis ce qu’on appelle un autodidacte. J’ai appris sur le terrain et en écoutant beaucoup et longtemps les professionnels de la radio.

 

- Depuis combien de temps exercez-vous le métier de journaliste radio?

10 ans. Mais, j’ai commencé la radio en 1982… en tant qu’animateur.

 

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A Chérie FM Limoges, en 1996... chronique culturelle. La chronique est un des aspects du journalisme radio les plus difficiles. Intéresser, amuser, vulgariser tout en restant ludique dans un temps très court.

 

- Pourquoi avez-vous choisi ce média ?

Parce qu’on peut tout faire passer avec la voix et j’aime transmettre. C’est un métier exigeant où l’on n’a pas le droit à l’erreur.

 

- Avez-vous réalisé des documentaires pour la radio ? Si oui pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?

J’en ai réalisé un nombre incalculable en plus de 25 ans de métier. La démarche principale est d’expliquer le plus simplement possible, mais de manière rigoureusement exacte, le sujet évoqué.

 

- Quel est le niveau d’étude généralement requis pour entamer une carrière de journaliste à la radio ?

Le métier de journaliste requiert une large culture générale. Il existe 12 écoles reconnues par la Convention collective des journalistes. Dans la majorité de ces écoles, il faut compter cinq années d’études après le bac. Le recrutement à l’entrée de ces écoles nécessite au minimum un diplôme de niveau bac + 3, la formation de journaliste dure deux ans. Encore une fois, je suis un mauvais exemple, puisque je n’ai pas reçu de formation.

 

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Radio Notre Dame en 97... j'animais la tranche 17h-20h.
C'était un mélange d'infos, d'invités, de lancement de sujets.
Période de ma vie passionnante. J'y ai aussi fait mes premières armes de journaliste littéraire.
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Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en Août 97. Pour RND, j'étais aussi pas mal sur le terrain.

 

- Quelles sont les qualités requises pour ce travail ?

Pour devenir un bon journaliste, il faut avoir une bonne culture générale, mais il faut aussi des qualités d'expression écrite et orale, un esprit créatif, une curiosité toujours en éveil, un esprit d'analyse et de synthèse et une certaine originalité. Il faut aussi être très dynamique. Il faut aussi une forte capacité de travail, de la curiosité, de la ténacité et une honnêteté intellectuelle.

 

- Y a-t-il beaucoup de débouchés dans cette profession ?

Les débouchés sont assez limités dans ce métier qui fascine beaucoup de jeunes. En intégrant une école de journalisme, on a plus de chance de trouver du travail. Mais ces écoles sont très sélectives. Les débouchés se situent surtout à des niveaux bac +4/+5.

 

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Je suis passé par toutes les radios française du groupe RTL.
Parfois, je me suis retrouvé à présenter des flashs dans des endroits improbables...
Ici à  Fun Radio en janvier 2002.
Un vieux dans une radio djeuns. Ca ne collait pas des masses!

- Comment est organisé le travail au sein de votre rédaction ?

Chacun fait son travail. La rédaction d'une radio se compose en général d'une majorité de reporters, professionnels de terrain souvent polyvalents et de journalistes « en station » dits flash-men qui font régulièrement le point sur l'actualité. Le reporter mène enquêtes et interviews sur le terrain. L’organisation est décidée en conférence de presse, le matin.

 

- Quelles sont les caractéristiques de l’écriture radio ?

L'improvisation a peu de place dans les émissions informatives. Les textes sont rédigés et lus en " style parlé ". Il ne s'agit cependant pas, forcément, d'écrire comme on parle. Il s'agit surtout de se faire comprendre facilement et en peu de mots. L'écriture radio doit être la plus simple possible. On s'adresse au plus grand nombre, et non à des spécialistes ou à une corporation particulière. Les quatre caractéristiques sont donc : accrocher l'auditeur, aller directement à l'information principale, aller du plus précis au plus large et écrire "simple".

 

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4 ans d'RTL2. Que de bons souvenirs!
J'étais flashman.
Ici en mars 2004 à l'intérieur.
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Là, à l'extérieur lors du Tour de France à la Voile que j'ai couvert pour RTL2 en 2004.

 

- Qu’est-ce qui permet au journaliste radio de faire la différence avec ses confrères des autres médias dans le traitement de l’information ?

Quel que soit le média, les aspirations des journalistes sont les mêmes : informer le mieux possible, avec des informations les plus justes et sous la forme la plus agréable. Reste que, sur un plan technique, les journalistes de presse écrite, de radio et de télévision travaillent très différemment. Les outils, la façon d'écrire et les contraintes ne sont pas les mêmes. Un très bon journaliste de radio peut se révéler un piètre journaliste de presse écrite ou de télévision... et inversement.

 

- Quelle est la part d’initiative dans le métier de journaliste radio ?

La liberté d'un journaliste tient avant tout à sa hiérarchie, et plus encore... éventuellement, aux actionnaires qui possèdent son média. Certains patrons laissent une entière liberté à leurs journalistes, d'autres sont plus interventionnistes. Cela n'a rien à voir avec le média, télévision, radio ou presse écrite. La part d’initiative est la même dans ces 3 cas.

 

- Un journaliste radio peut-il prétendre à une parfaite objectivité ?

La nécessité d’objectivité est primordiale, mais elle est très subjective. La neutralité des faits exposés est essentielle. On ne peut pas prendre la liberté de raconter ce que l’on s’imagine des sentiments de l’interviewé. Aussi, l’interprétation du journaliste doit-elle se rapprocher le plus possible de la réalité, rendre compte d’un vécu, d’un drame, d’une expérience. On peut se tromper dans son objectivité, mais l’essentiel est d’être le plus sincère et rigoureux possible.

 

- À quelles exigences le journaliste radio doit-il se plier pour informer sans

déformer?

Ça rejoint beaucoup la question précédente. Je me contente de dire, qu’il faut informer sans sur informer.

 

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Aujourd'hui, je suis animateur/journaliste sur 77FM à Meaux.
J'anime les tranches Midi-13h et 16h-20h.
Ca m'occupe pas mal.
En plus de ces créneaux "fixes", je conçois et présente pas mal de magazines et de flash infos sur l'actualité locale (souvent cuturel, bien sûr!)
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Avec 77FM, nous sortons aussi beaucoup dans des endroits stratégiques.
Selon où l'actualité nous mène...

- Comment devrait évoluer la fonction de journaliste dans la perspective multimédia ?

Il va juste falloir savoir utiliser les outils mis à notre disposition aujourd’hui. Depuis que le journalisme existe, les évolutions n’ont rien changé en la façon de travailler, d’enquêter, d’écrire un papier, de parler devant un micro. Les valeurs du journalisme devraient rester les mêmes. J’espère, en tout cas.

 

- Comment voyez-vous l’avenir de la radio ?

J’entends dire partout que le média radio va disparaître si elle ne devient pas numérique. Elle va le devenir, sans nul doute. Personne ne pourra se passer de la radio. Depuis toujours, la radio a été un média d'instantanéité et de proximité. On l'écoute en temps réel et dans un territoire donné. La radio est d'ailleurs le seul média où l'auditeur a l'impression d'être partie prenante d'une conversation avec l'animateur et ses invités. La radio a donc encore une longue vie devant elle.

 

- Comment voyez-vous votre avenir au sein de la radio ?

Je le vois durer longtemps, même si depuis le début de ma carrière, je ne suis jamais sûr qu’il durera longtemps. La notion de carrière toute tracée est quasiment inconnue du vocabulaire du journaliste : Il faut savoir se remettre en question pour rebondir.

 

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Et parfois, il est bon d'être un journaliste radio... pour de faux!
Ici à R2I avec une collègue.
Jouer son propre rôle dans une comédie populaire, c'est un luxe que j'ai apprécié à sa juste valeur.
(Non, vous ne vous en étiez pas rendu compte!!!)
Amusant, en tout cas, comme le destin est parfois taquin...
(Vous, étudiants en journalisme, j'espère que vous avez appris quelque chose en lisant ces lignes...)
(Mais, ne vous avisez pas de me proposer un autre questionnaire!)
(Sinon, il se pourrait bien que j'écrive d'autres notes pour évoquer le métier de journaliste, cette fois-ci dans:
-la presse écrite.
-à la télévision.
-Pour les webs tv... euh, ça, ce fut très court comme expérience...)
(Et même, que je suis capable de pulvériser mon record de photos de MÔA dans une même note.)
(Putain d'ego!)

23 janvier 2009

Régine Deforges...

Un Tout Petit Déjà rapide, en passant...

En 96, au Salon du Livre de Limoges.

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En 1999 à Radio Notre Dame...
Deux cathos convaincus.
Si, si.
Ahem!
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La suite, 10 ans après, demain après-midi...

A la FNAC Val D'Europe.

Rencontre / Dédicace avec Régine Deforges et Luc Michel Fouassier

Le samedi 24 janvier 2009 à 16h30

Rencontre Interview animée par moi même (de 77FM) avec Régine Deforges qui dédicacera, entre autres, son dernier ouvrage A Paris au printemps, ça sent la merde et le lilas (éditions Fayard).
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Dans ce livre, elle promène sur l’année 1968 un regard amusé, certes ironique mais honnête toujours.
À ses côtés, Régine Deforges vous invite à découvrir un nouvel auteur, Luc-Michel Fouassier, né précisément en ce fameux mois de mai 68 : il publie son premier ouvrage, Histoires Jivaro, 100 nouvelles de 100 mots (éditions Quadrature).

14 décembre 2008

Agnès Varda... la femme cinéma!

Ici, je parle rarement de cinéma. Je ne m'adonne pas à l'exercice compliqué de critiquer un film (comme je l'observe sur pas mal de blogs), alors que je me rends dans les salles obscures, dans la mesure du possible, une fois par semaine.

Je fais donc exception à la règle, car j'ai vu en avant-première récemment, le nouveau film d'Agnès Varda (sortie le 17 décembre): Les plages d'Agnès.

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Elle représente le cinéma français que j'aime. Dans ce film elle revient sur les plages qui ont marqué sa vie. C'est une forme d'autodocumentaire. La réalisatrice se met en scène au milieu d'extraits de ses films, d'images et de reportages. Elle nous fait partager avec humour et émotion ses débuts de photographe de théâtre puis de cinéaste novatrice dans les années cinquante, sa vie avec Jacques Demy, son engagement féministe, ses voyages à Cuba, en Chine et aux USA, son parcours de productrice indépendante, sa vie de famille et son amour des plages.

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2866421450.jpgJ'ai rencontré il y a 14 ans cette femme libre et curieuse.

(Ce qui me permet de glisser un nouveau Tout petit déjà, comme ça, en passant…)

Elle était venue à la FNAC de Strasbourg évoquer son livre Varda par Agnès (éditions Cahier du cinéma). Un livre touffu et autobiographique... une jubilatoire déclaration d'amour au cinéma, qui mêle anecdotes, souvenirs et analyse des films. C'était le 05 avril 1994.

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Voici son interview... pour la sortie du film.

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