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25 février 2015

hélène Ségara : interview pour la sortie de Tout commence aujourd'hui

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(Photo : Benjamin Decoin)

Oui Hélène Ségara a été malade. Elle l’est encore. On a tout entendu ou presque à ce sujet, mais la seule chose importante à retenir est qu’aujourd’hui elle va mieux et que cette épreuve lui a permis de revenir à l’essentiel : l’amour de la vie, l’amour de la musique, l’amour comme réponse à tout. Et c’est ce dont elle parle dans son nouveau disque Tout commence aujourd’hui que la chanteuse a voulu à la fois grave et lumineux.

J’ai rencontré la  chanteuse au sein de sa maison de disque le 16 janvier dernier. D’office, elle te tutoie, d’office, tu as l’impression d’être son ami. Une belle rencontre, donc.

cover ségara.jpgArgumentaire officiel:

Hélène Ségara est définitivement une des plus grandes chanteuses à voix de la scène française, de cette voix si pure qu’on la reconnait instantanément. Bien sûr la collection impressionnante de disques d’or, de platine et de diamant atteste d’un succès qui ne s’est jamais tari, la preuve étant les 150.000 ventes de son très réussi album de duos avec Joe Dassin, sorti en octobre 2013. Hélène Ségara a immanquablement su choisir les mélodies et les mots qui touchent le public, sans doute parce qu’elle y a toujours mis une immense sincérité et beaucoup de son histoire personnelle.

La chanteuse a vécu l’enregistrement de son 8ème album studio avec un plaisir non dissimulé, s’impliquant comme à son habitude dans la composition et l’écriture. Elle a ainsi insufflé son intuition et sa tendresse sur chacun des morceaux. Elle a de nouveau collaboré avec son mari, Matthieu Lecat, mais pour la première fois les plumes très prisées de Jean-Jacques Goldman et de Zazie sont venues mêler leur sensibilité à la sienne.

Jean-Jacques Goldman lui a fait du sur-mesure avec le premier single de l’album, Tout Commence Aujourd’hui, une chanson profondément optimiste. Zazie a écrit avec elle « Genre Humain » un titre qui serait presque le portrait craché d’Hélène et que cette dernière interprète avec sa propre fille et une chorale d’enfants. Elles ont aussi collaboré sur le très touchant « Je te Pardonne ». Hélène n’hésite plus à lâcher prise, casser sa voix, laisser parler ses sentiments.

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(Photo : Benjamin Decoin)

c-Benjamin-Decoin-2--533x800.jpgInterview :

C’était essentiel pour toi de chanter des vérités intimes ?

Oui, parce que lorsque je rencontrais des gens, la discussion ne tournait qu’autour de ma maladie. Je n’en pouvais plus de devoir expliquer ce que j’avais. Je t’en parle une dernière fois à toi, mais  je n’ai toujours pas de diagnostic aujourd’hui sur ce qui m’arrive et ce n’est toujours pas fini. Il était temps que je reporte mon énergie ailleurs. Quand on fait ce genre de métier, c’est important de se projeter.

Cela fait d’ailleurs vingt ans que tu fais ce métier.

Non, tu te trompes d’une décennie. En réalité, j’ai commencé à gagner ma vie en chantant, il y a trente ans. Je suis partie tôt de la maison et j’ai commencé à vivre de cette activité à quatorze ans.

Dans cet album, il y a près de huit chansons que tu as coécrites. Ce disque est donc l’un de tes plus personnels.

Mes deux albums les plus personnels sont Quand l’éternité et celui-ci, Tout commence aujourd’hui. Pour Quand l’éternité, je venais de traverser trois deuils assez intenses. J’avais envie de parler de tout ce qui pouvait suivre après ce genre d’événement tragique, je voulais aussi parler de l’absence et de la spiritualité que l’on peut en retirer. Pour Tout commence aujourd’hui, je voulais arrêter de me plaindre de ce qu’il m‘arrivait parce que je me rendais compte qu’il y avait des cas autour de moi tellement plus compliqués et douloureux. La chanson « Petite flamme » est dédiée à une amie d’enfance qui avait mon âge et qui a eu des soucis de santé quasiment au même moment que moi. Elle a tenu deux ans et malheureusement, elle est partie d’une tumeur au cerveau. Évidemment, tu apprends à relativiser. J’avais envie de dire de ne jamais baisser les bras. Le mental change beaucoup de choses. Je suis aimée aussi, c’est très important. L’amour, c’est ce qui décuple les forces.

C’est un album musicalement assez enlevé. Limite pop parfois.

C’est marrant parce que je ne me suis pas amusée à l’analyser musicalement. Je l’analyse dans le message qu’il délivre. Musicalement, certaines personnes disent que l’on retrouve la Hélène Ségara qu’on a connue avec les grandes mélodies, d’autres disent qu’il est pop.

Le clip de "Tout commence aujourd'hui" (texte de Jean-Jacques Goldman).

Les grandes mélodies… je partage cet avis.17102014-_B2_6322_md-1200x800.jpg

Moi aussi, je trouve. Une bonne chanson, c’est un tout. Une belle mélodie, mais aussi un beau texte.  Par exemple « Tout commence aujourd’hui » la chanson que m’a écrite Jean-Jacques Goldman est un bijou. Au début, j’avais fait un texte moi-même qui s’appelait « C’est tellement beau la vie ». Le couplet évoquait tous les moments obscurs d’une vie, et je concluais en disant que c’était quand même beau la vie ! Je trouvais ça un peu bateau comme phrase et quand Jean-Jacques m’a envoyé sa prose, tout était dit. Ca résumait tellement ce que je pensais. C’est comme s’il était rentré dans ma tête.

Je m’attendais à ce que l’album soit plus positif. Il y a quand même pas mal de chansons tristes, non ?

Je suis d’accord. Ce sont les chansons qui se sont greffées vers la fin, curieusement. « Je te pardonne » devait clôturer l’album. J’étais en travail de « reconstruction » parce que mon regard avait changé. J’avais dit à la maison de disque que ce morceau clôturerait l’album parce que, pour moi, on ne peut rien reconstruire de neuf si on n’a pas nettoyé et si on n’a pas pardonné. C’était mon état d’esprit. Quand tu vis une épreuve, il y a des gens qui sont présents et des gens qui disparaissent. Je ne suis pas dans l’aigreur, c’est la nature humaine…

Tu as été déçue par le comportement de certains de tes amis ?

Je me rappelle de quelqu’un qui se dit être un ami dans le métier et qui s’est manifesté au moment où je faisais l’album. Il n’a pas donné signe de vie alors qu’il savait par une connaissance commune que j’allais à l’hôpital. Quand il m’a contacté, c’était pour me proposer des chansons pour l’album. Je lui ai répondu que je trouvais très étonnant qu’il me laisse un message juste pour ça.

Mais, tu sais qu’il y a des gens que la maladie rend mal à l’aise.

C’est l’avis que j’ai eu d’un artiste dont je suis très proche. Il m’a dit qu’il était désarmé face à ça. Quelqu’un qui a cette discussion en toute honnêteté, je peux l’entendre. Il n’y a personne à qui j’en veux.

Hélène Ségara dans l'émission "Du côté de chez Dave" interprète "Genre humain" (texte de Zazie).

Single-Genre-Humain-Hélène-Ségara-OK1.jpgMa chanson préférée de l’album, c’est « Genre humain ».

C’est le nouveau single. Tout le monde me dit que c’est leur chanson préférée. C’est amusant parce qu’au début, je ne voulais pas la faire. Quand mon mari l’a composé, je trouvais la chanson mignonne, mais un peu candide. Et puis j’ai changé d’avis. Je ne suis pas obstinée parce que je pense qu’un artiste n’a pas toujours le recul nécessaire. Par exemple, quand Zazie m’a envoyé le texte de « Genre humain », il y avait des mots que je n’aimais pas. Le mot « genre » ne me plaisait pas. Ce n’est pas un mot que j’utilise. Je lui ai dit que je préférais  chanter « Je suis de ceux » et non « je suis du genre ». Elle m’a écrit un mail très intelligent dans lequel elle m’incitait à tenter quand même. Elle m’a demandé de lui faire confiance. J’ai essayé et, effectivement, elle avait raison, ça fonctionnait très bien.

« Nouvelle vie » est aussi une chanson très forte.

Le jour où on va m’annoncer que je suis guérie, j’ai l’espoir que ça arrive, c’est quelque chose que je vais fêter avec les personnes qui m’ont aidé. Quand on m’a fait mon premier implant dans les yeux, je pensais que ça allait guérir la maladie. Malheureusement, quatre mois après, on m’a appris que ça revenait. Les médecins m’avaient pourtant dit que je serais guérie au bout de quelques mois, mais il n’en a rien été. J’ai morflé, mais les fans m’ont énormément soutenu.

Tu as dû annuler ta précédente tournée…hélène ségara,tout commence aujourd'hui,je suis de ceux,interview,jean-jacques goldman,zazie,mandor

J’ai annulé ma tournée et mon Olympia parce que j’avais deux traitements parallèles très lourds et les effets secondaires étaient devenus très handicapants. Je n’étais plus en état de chanter. Là, je vais te dire honnêtement, j’ai pris tous mes médicaments et j’ai tout jeté. L’hôpital ne valide pas du tout ce geste, mais c’est mon choix après un an et demi de traitements intenses.

Heureusement, tu reprends la scène en juin prochain.

J’ai plein d’idées et je sais vers quoi je veux aller. Tout recommence aujourd’hui (rires).

Cet album, c’est un peu une thérapie ?

Franchement, oui. Je parle de la force mentale, de la pensée positive, de la manière dont on construit nos vies. Notre manière de positiver peut changer tellement de choses autour de nous. Et  pas que pour moi. J’ai certaines petites fans qui traversent des maladies pas drôles en étant plus jeunes que moi. Je sais qu’elles se retrouvent un peu dans cet album.

Tu es très proche de tes fans.

Il y en a qui sont là depuis plus de quinze ans. Ils viennent partout. Sur les concerts, les télés, les tournages de toutes sortes. Ils sont d’une telle fidélité et d’une telle gentillesse que tu ne peux pas rester indifférente. Il y en a dont je connais toute la vie.  Quand tu as un public d’une telle tendresse, tu ne peux pas être dans l’indifférence. J’essaie d’être au maximum présente pour eux.

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Après l'interview, le 16 janvier 2015.

20 octobre 2007

Week-end spécial Zazie!

 

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C’est facile d’écrire que l’on a cru à une artiste dès la première écoute. Pourtant, je me souviens parfaitement de la première fois que j’ai entendu Zazie.

Un petit bureau d’une radio de Strasbourg dans laquelle j’ai officié de 1992 à 1994, Top Music.

-Écoute-moi ça, m’ordonne presque le directeur des programmes de l’époque, en faisant tourner l'album Je, tu, ils.

-Woaw !

Traduisez par : coup de foudre immédiat.

b96a6bf5ca7666b57ef807368b753b7c.jpg-Elle ira loin la môme ! dis-je pensant qu’il s’agissait là d’une jeunette alors qu’elle avait 3 ans de plus que moi… (c’est d’ailleurs toujours le cas, curieux, non ?) (Pas très élégant ma remarque sur son âge...) (Mais si vous voulez mon avis, je trouve qu’elle embellit avec le temps) (comme le bon vin !)

Et donc, j’affirme que j’ai cru en cette artiste immédiatement. Pas l’ombre d’un doute sur ce qu’elle allait apporter à la chanson française…

Savoir les mots d’amour qui démasquent, savoir décortiquer les désarrois, savoir ensauvager les rêves, savoir donner de l’oxygène autant qu’elle en demande… ce n’était pas dans la mouvance du moment.

Bref, depuis ce jour, je suis la carrière de Zazie avec beaucoup d’attention et le sourire aux lèvres.

Pourquoi ? Parce que je l’ai beaucoup croisé à ce moment-là. Quand elle naissait artistiquement, je veux dire. Et je l’ai déjà expliqué maintes fois ici, quand je rencontre des gens de talent au début d’une carrière, je suis fier qu’elle se concrétise aussi merveilleusement et dans la durée (même si je n’y suis absolument pour rien).

Comme je l’avais fait pour Jean-Jacques Goldman il y a quelques semaines dans le Tout petit déjà ce72e68b2a0a5dfe662a09dbd0325649.jpghebdomadaire, je vais parsemer cette note aujourd’hui et demain de photos de quelques-unes de mes rencontres avec Zazie (autant que possède de doigts une main…).

Commençons avec ma toute première fois.

Samedi 8h40:

 

C’était le 21 novembre 1992 au Hall Rhénus de Strasbourg.

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Ma radio organisait chaque année la nuit des Tops (quand on s’appelle Top Music, c’est d’un malin !)

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Et c’est ainsi que j’ai pu enfin parler à ce singulier personnage…

Qui ne m’a pas immédiatement charmé.

Non, non, pas du tout.

À peine…

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Samedi 20h00 :

La deuxième rencontre a eu lieu peu de temps après la première… le 4 juin 1993.

Cette fois-ci, nous avons déjeuné ensemble avant un show case qu’elle devait donner à la FNAC de Strasbourg.

Très bonne ambiance et là non plus, je n’ai pas craqué.

Pas mon genre... de craquer.
Hum!
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Et là, rock n’roll attitude !

Pas vraiment ?

Ah bon !
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Pour terminer aujourd'hui, les photos du show case…

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Dimanche 10h15 :

6 mois après, je revois la dame… (non, pas question que je la présente déjà à mes parents !)

Cette fois-ci à Eurodisneyland (Marne-la-Vallée), le 10 décembre 1993.

L’idée de base était simple : ma radio, présente sur place pendant une semaine (en ma personne), accueillait des vedettes, leur proposait de passer une journée à essayer les différents « manèges » et les invitait devant mon micro pour recueillir leurs impressions.

Très passionnant le concept, j’en ai conscience, et pas du tout une opé publicitaire au bénéfice d’Eurodisneyland qui nous avait outrageusement régalés à l’œil ces quelques jours…

Marketing, je t’aime !

Mandor, déjà acheté par "le grand capital", à l’époque.

Quelle honte !

Ne m’en voulez pas, j’ai changé, on ne m’achète plus.

Quoique.

Ça dépend pourquoi.

Enfin, bref, Zazie a fait partie de mes nombreux invités.
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Très mélancolique d’ailleurs (en fait, je pense qu’elle se demandait ce qu’elle foutait là à raconter ce qu’elle avait ressenti en s’adonnant à cette terrible attraction qu’est « les pirates des Caraïbes »…

(Quand même, ce que les maisons de disque sont capables de demander à leurs artistes en développement pour vendre leurs skeuds !)

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Dimanche 18h40 :

Ma 4eme rencontre avec Zazie s’est déroulée le 21 octobre 2004 à l’occasion de la sortie de Rodéo  (Mercury).

Ça s’est passé dans un salon de thé au nom dont le jeu de mots me fait encore tordre de rire : l’Antiqui Thé.

Oui, il y en a qui ose.

Et là, pas de photos. Les circonstances ne s’y prêtaient pas (oui, je ne vous le cache pas, pour prendre des photos avec un artiste il faut le sentir. Pour éviter le ridicule. Et ce jour-là, mon appareil est resté dans mon sac.)

Trop de monde dans l’établissement.

Des journalistes, des attachées de presse, une manageuse…

Alors, juste, je vous livre mon article:
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« La promo, c’est dire mal ce qu’on a essayé de dire mieux dans les chansons… » Zazie prévient d’emblée qu’elle n’est pas fan de ce genre d’exercice, mais que la politesse exige qu’elle sacrifie au rite. « Mais je suis dans une position très sympa. Je choisis les médias que je veux rencontrer ». Ainsi donc, je me retrouve attablé avec la chanteuse au milieu d’un salon de thé. Sous le charme… (et ce n’est pas la première fois).

dd4e73a7be2a17932e3535be876e7961.gifRodéo est le 5eme album studio de Zazie. Il s’agit cette fois-ci d’un trio : la belle, Jean-Pierre Pilot et Philippe Paradis. Et Yves Jaget qui a réalisé l’album. Ils se sont enfermés dans une espèce de No man’s land, La Petite Blaque. Un endroit généreux et inspirant.

-Les garçons sont joueurs, n’ont pas peur de se mettre en danger ni de tordre une chanson quitte à la tuer. Comme moi, ils sont dans l’optique « on fait et puis on regarde à quoi ça ressemble ». Si cette expérience avait échoué, j’aurais dit « merci, voilà ! Au revoir messieurs ! » Je m’y serais recollée seule, comme un bon petit soldat. »

L’album réussit le tour de force d’être à la fois personnel et collectif. Et pourtant, la prise de risque existait réellement.

-On ne pensait pas que la somme de nous trois donnerait une quatrième personne. Quand on a fait La dolce vita, puis Toc Toc Toc,  nous étions un peu circonspects. Le manque de cohérence du début s’est effacé au fur et à mesure que l’album avançait.

Je lui parle de concours d’épate, elle me répond concours de séduction. 0412f1738fbde55a0366675759a9f8d8.jpg

-Un charme passait entre nous trois. Il y avait une saine compétition, mais pas égocentrique. La preuve, on s’est dit non 10703 fois par jour sans que l’autre éclate en sanglot !

Zazie est connue pour être une solitaire dans la création.

-Avant pour composer, je disais adieu au monde. La vie professionnelle s’enrichit de la vie personnelle et de ce qu’on veut bien partager, il n’y avait donc aucune raison de rentrer dans les ordres pour composer. 

Mais pour les textes, c’est une autre histoire. Le bel oiseau se métamorphose en loup sauvage

-Il y a un moment donné ou, pour l’écriture, c’est de l’introspection, de la spéléologie intérieure. Là, forcément, je ne parle plus aux autres. Je deviens autiste. 

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Zazie, au fil de la conversation, explique qu’elle est débutante dans le bonheur, que la maternité l’a changée. Pour autant, son album n’est pas plus gai que les précédents. La chanson Rodéo par exemple évoque de manière imagée la drogue.

-Le disque est sombre dans le côté photographique de la chose. Il est le négatif d’une photo qui est dans la lumière. D’ailleurs, j’accepte d’être sous les feux des projecteurs parce que j’ai aussi ces rendez-vous avec moi-même qui sont franchement plus ombragés. Ce n’est pas triste la pénombre !

Elle finit par avouer qu’au fond, elle n’a plus de problème avec son image.

-Je suis consensuelle, comme tout le monde. Je fais caca, pipi, je mange des raviolis, je ris, je pleure… Il n’y a donc pas de raison que mes textes soient extra originaux, vu que je ne suis pas extra ordinaire. 

Fin de la discussion. À regret. Je m’en vais en fredonnant J’arrive : « Juste le temps passé avec toi, autant, tant que tu veux, à peine le temps de croire en moi… »

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Dimanche 22h00 : (pour moi, c’est hyper tard !!!)

La dernière fois que j’ai claqué la bise à Zazie, c’était donc le 8 janvier 2007 au café Baci (Paris).

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Totem allait sortir.

Et c’était un chef d’œuvre.

Si, carrément !

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J’ai déjà tout raconté dans cette note mandorienne (avec l’aimable participation du sieur Luciani), donc, je ne m’étale pas sur le sujet.

Voici juste l’article qui en a découlé…

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Quoi??? Vous ne pouvez pas lire sans lunette astronomique! OK! Tout est ici alors

Pfff...

Voici le dernier cliché.

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Bon, je vais me coucher maintenant.

Sans blague, quand on se lève à 5 heures du mat’, vous croyez qu’on se couche à des heures indues ?

Non.

Et puis, je signale au passage qu’à partir de 22 h, mon cerveau est incapable d’accomplir le moindre effort intellectuel (déjà qu’en temps normal…).

Le soir, je ne peux ni lire, ni écrire. C’est assez handicapant, je dois dire.

Et je pense que cette information clôt parfaitement et judicieusement ce week-end spécial Zazie.

Pourquoi écrire une conclusion ayant un rapport direct avec la thématique générale de cette note ?

Qui m’y oblige ?

Pourquoi aller là où l’on m’attend ?

Et quel âge avait le capitaine?

Hein ? Je vous le demande.

Bonne nuit à tous!

Mandor s’endort.