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29 novembre 2008

Marianne Feder(e)!

 

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J’ai connu Marianne Feder alors qu’elle se faisait appeler Marianne Farouch’. J’avais apprécié son album Le nombril du monde. La première fois que je l’ai mandorisé, elle était enceinte (voir là !).

Aujourd’hui, elle sort un deuxième album, Toi mon indien.

J’ai donc revu Marianne le 18 septembre dernier, dans le même café que la première fois, L’île enchantée.

A 20 heures.

Je suis arrivé une heure en retard à cause des bouchons parisiens.

Marianne Feder à modifié son emploi du temps pour moi. Elle et polie, elle a fait semblant de ne pas être énervée… merci à elle !

 

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Mandor : Votre deuxième album est différent du premier. Il y a plus d’inspirations en provenance des Balkans...

Marianne Feder : Je suis sortie du jazz manouche. Je m’étais un peu enfermée dans ce style malgré moi, parce que je l’adore. Cette fois-ci, au lieu de faire un voyage à travers le monde, j’avais plus envie d’un voyage intérieur. Comme j’aime la musique de l’Est, la musique des Balkans est effectivement présente. Autre différence avec mon premier disque, j’étais plus dans l’exploration de ma voix. J’avais envie d’aller dans les hauts, les aigus, je faisais des vocalises. Dans Toi, mon indien, j’ai préféré être dans ma voix parlée. J’avais envie d’oser des choses que je ne sais pas faire. J’adore le rap, par exemple. J’écoute beaucoup de funk, mais, voilà, je n’ai pas la voix adéquate, mais ça ne m'empêche pas de groover...

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M : Vous avez des origines de l’Est, il me semble ?

M F : Mes grands-parents sont originaires de Pologne, je suis très attachée à mes origines, j’ai donc voulu aller à leur rencontre…

M : C’est quoi les dérives intérieurs dont vous parlez ?

M.F : C’est un album que j’ai écrit à un moment de ma vie où je faisais une pause. J’étais enceinte. J’ai souhaité parler de mes rêves, de mes fantasmes, de mes contradictions, de mon voyage imaginaire et tout simplement de moi.  Je suis très idéaliste, une militante. Je suis quelqu’un qui admire beaucoup le courage… tout cela est évoqué dans cet album.

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M : Vous avez écrit les textes et les musiques presque seule, cette fois-ci…

M.F : J’ai beaucoup de mal à laisser la place aux autres pour les musiques. J’ai besoin de chanter les mélodies. Pour les textes, comme pour le premier album, j’ai travaillé avec Vincent Rothenburger. J’aime beaucoup sa manière d’écrire, alors je lui ai pris deux musiques, Baisée de pluie et Les mots. J’ai chanté un duo (de nouveau) avec Alexis HK, j’ai invité les fanfares tzigano-rock de la Caravane Passe et de Ziveli pour la couleur slave-parisienne. Je chante aussi avec Toma Feterman, l’inventeur fou du serbo-parigot !

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M : Et Daniel Yvinec ?

M.F : Mon travail à ses propres limites, j’avais donc envie de réaliser l’album avec quelqu’un d’expérimenté. Daniel Yvinec est un super jazzman. Un grand bonhomme. Il a respecté mon univers et mes arrangements. Notre travail a été très complémentaire.

M : C’était une aventure de faire cet album ?

M.F : Oui, car j’ai rencontré beaucoup de musiciens que je ne connaissais pas pendant l’enregistrement. Des créateurs plus que des musiciens… Je parle notamment de Stéphane Guillaume à la clarinette basse et aux flûtes envoûtantes, d’Albin de la Simone aux claviers et de Seb Martel à la guitare Surf… En faisant ce disque, j’ai l’impression que j’ai évoluée. La musique est une aventure infinie.

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M : C’est le fameux album de la maturité ?

M.F : Non, c’est l’album de l’épanouissement…

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TRANSIT de MARIANNE FAROUCH'ORCHESTRA