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31 octobre 2019

LMZG - Lamuzgueule : interview de Charlot Beretta pour Swingocracy

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LMZG - LAMUZGUEULE est l'un des groupes phare de la scène electro swing européenne avec + 300 concerts en 6 ans dans toute l’Europe, de Prague à Londres, et de Rome à Berlin.

Le groupe mélange l'universalité du swing avec les beats & bass d'une électro puissante et pointue. Son objectif : fédérer dans la danse avec une musique intemporelle et addictive qui réunit toutes les générations !

Des textes en anglais et en français, chantés ou rappés, par un duo à la Bonnie and Clyde (Déborah Reboul alias Lizzie Ivy et Romain Deschamps alias Charlot Beretta) accompagné par un saxophoniste survolté et un pianiste bondissant qui s’enflamment, en passant par les mashups des samples d’un multi instrumentiste qui assure la basse, les synthés basses et les machines.

Précisons, et c'est important, que leur 4e album, Swingocracy (que vous pouvez écouter là) est un disque uniquement composé de reprises, mais que les trois premiers ne contiennent que des titres originaux écrits et composés par Charlot Beretta. Je ne voudrais que l'on pense que LMZG n'est qu'un groupe spécialisé dans les chansons des autres. J'ai conscience que cette mandorisation pourrait le laisser croire...

Leur site officiel.

Leur page Facebook officielle.

Le 19 octobre dernier, j’ai retrouvé le chanteur et auteur-compositeur du groupe, Charlot Beretta, dans un bar de Pigalle.

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(Photo : Stéphane Lagarde)

Mini biographie officielle :

Entre clash électronique et flash-back : swing, funk ou hip hop, mais aussi des cuivres et un piano cabaret, LMZG se joue des époques et des styles. Le groupe cartonne sur les scènes du monde entier grâce à sa vision de la french touch et d’un live déchainé et souriant. Si vous les cherchez chez votre disquaire ils seront classés entre Caravan Palace (mandorisés ici) et Deluxe, dans une musique fédératrice et positive.

Après des tournées françaises et européennes, ainsi que leur présence sur les meilleures compilations aux côtés de stars du genre (sur le label Wagram) ils s’imposent comme une révélation à ne pas manquer !

lmzg,lamuzgueule,romain deschamps,charlot beretta,swingocracy,interview,mandorL’album Swingocracy (par Charlot Beretta lui-même) :

Pourquoi ce nom ? Nous avons imaginé un monde de paillettes et casquettes, gouverné par une femme, présidente des Etats "Funky" où les postes de radios transforment instantanément les airs connus et toutes les musiques que vous connaissez dans un swing dynamité ou un hiphop électronique ! Voilà donc un album de covers : des reprises que nous avons arrangées, mélangées avec des cuivres, des pianos cabaret et du vieux Rhum que l'on servait sous la prohibition. Des grands tubes et pas seulement. Cet Album est la concrétisation de plus d’un an de travail, de collaborations, de répétitions et reflète le plaisir et l'énergie de nos concerts et de l'univers musical développé tout au long de cette année d’aventures.

Il vient compléter Zoologic notre précédent  album de compositions originales ! Cette année, en tournée nous défendrons les 2 albums. Pourquoi se priver !

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lmzg,lamuzgueule,romain deschamps,charlot beretta,swingocracy,interview,mandorInterview :

Comment est né LMZG ?

En 2011, j’ai rencontré à la fac un copain qui faisait du banjo. Nous avons commencé à écrire des chansons. Lui est parti ailleurs pour travailler, du coup, je me suis entouré de musiciens que l’on a rencontré dans des jams. On a décidé de monter ce projet et très vite, nous avons sorti un premier album, Radio Béret et Disco Zina en 2011. Ça a tout de suite bien pris dans le milieu electro swing qui était en train d’exploser avec le premier disque de Caravan Palace. Nous avons beaucoup tourné en Europe de l’Est avant de démarrer en France. Là-bas, ce qui leur plaisait, c’était de chanter en français. Ils aimaient aussi notre accent quand on chantait nos refrains en anglais. Pour eux, c’est la French Touch.

Vous n’étiez pas prophète en votre pays.

Ni dans notre ville, Grenoble, qui était il y a 10 ans une ville très reggae et très hip-hop.

Vous avez sorti ensuite un deuxième album, Bada Boom Boom Swing.

Il a été très bien accueilli, même par le public français. On a été l’un des « albums indispensables » du magazine Francofans. Depuis ce disque, en 2014, nous faisons 40 à 50 dates par an.

On vous a beaucoup vu dans des festivals, et pas des moindres.

En 5 ans, on a fait 300 dates dont d’énormes festivals comme le Montreux Jazz Festival ou le Fusion Festival… Depuis un an, on essaie de jouer aussi beaucoup pour les SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) et ça marche bien. Je prends autant de plaisir sur les petites scènes que sur les grosses, même si j’ai plus le trac dans les petites parce qu’on voit plus les gens.

Lean On x DANCE x Magic Key (Major Lazer Dj Snake / Justice / One T Cool T).

Pourquoi, chantez-vous en anglais et en français ? lmzg,lamuzgueule,romain deschamps,charlot beretta,swingocracy,interview,mandor

C’est simple. Moi, je préfère chanter en français et Lizzie Ivy préfère en anglais. On ne se prive pas de ce que l’on a envie de faire.

J’ai remarqué que vous chantiez toujours en duo. Vous n’aimeriez pas parfois sortir de ce schéma et chanter des chansons en solo ?

Pour le prochain disque, on pense à modifier la chose. Une chanson plus féminine pour Lizzie et une chanson plus adaptée pour moi. Cela pourra optimiser les propositions artistiques.

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Sur scène, la chanteuse du groupe, Déborah Reboul, dite Lizzie Ivy. 

Depuis 2011, vous n’avez jamais arrêté, il me semble.

C’est sûrement parce que j’ai un peu la peur de la pause. S’il y a une année sans album, je me demande ce qu’il va se passer. Aura-t-on autant de concerts ? C’est sur la scène que je vis.

Sans scène, tu as l’impression de ne pas exister ?

Je ne sais pas. J’en parlerai à mon psy (rires). En tout cas, c’est certainement là que je me sens le mieux.

Havana x Sweet Dreams - (Camila Cabello / Eurythmics).

La scène de l’electro swing est une famille ?

Nous nous connaissons tous, hormis les plus réputés de ce genre musical, Caravan Palace et Parov Stelar. Ils sont très sympas, mais ils ne se mélangent pas aux autres. Les groupes comme nous, il y en a quatre en France, on se connait et on travaille souvent ensemble. On essaye de développer la scène electro swing d’aujourd’hui parce qu’elle a besoin de se développer. Elle est jeune, elle n’a que 10 ans, mais elle a un public en demande.

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En septembre dernier, concert en Russie pour présenter Swingocracy.

Qu’est-ce que le public aime dans cette musique ?

Le fantasme des années 30 et la prohibition. Les gens viennent parfois costumés et dansent sur un son à la fois vintage et moderne.

Vous-mêmes, vous avez influencé des danseurs grâce à votre vidéo « Gangsta’s Paradise ».

C’était notre première reprise et elle a été streamée plus de 400 000 fois par le milieu de la danse. Il y a plein de vidéos qui circulent sur Facebook où on voit des danseurs faire leur chorégraphie sur nos chansons.

GANGSTA'S PARADISE - COOLIO & STEVIE WONDER.

Avec Swingocracy, n'êtes vous pas allés dans la facilité en enregistrant uniquement des reprises ?

(Photo : Stéphane Lagarde).

lmzg,lamuzgueule,romain deschamps,charlot beretta,swingocracy,interview,mandorÇa n’a justement pas été simple du tout. Ce sont des morceaux que les gens connaissent très bien et nous, nous souhaitions qu’ils ne soient pas reconnaissables de manière évidente. Nous avons donc tout réorchestré et arrangé avec des cuivres, des beats électroniques, des claviers… On a pas mal de bon retour. Je t’avoue aussi qu’avec ce disque de covers, on espère être connus d’un plus large public encore.

C’était un peu stratégique ?

Un peu, mais on avait aussi le besoin de faire une pause dans la composition pour prendre plus de temps pour le prochain album qui sortira en 2020 ou 2021.

Je crois savoir qu’à la base Swingocracy aurait dû être un album avec des mashups (style consistant à mélanger deux, voire plusieurs titres en une seule piste).

On n’a pas pu le faire en disque à cause des droits, mais on peut les retrouver en vidéos sur notre chaîne YouTube. Il y a par exemple la chanson de Stromae « Alors on danse » mashupé avec Black Eyed Peas, « Let’s Get It Started ».

Alors on Danse x Let’s Get it Started - LMZG (Stromae / Black Eyed Peas).

C’est quoi les problèmes de droit avec les mashups ?

Tous les artistes n’ont pas envie de se mélanger entre eux. Obtenir des autorisations pour des covers est beaucoup plus simple.

C’est compliqué de reprendre des tubes planétaires comme « Umbrella », « Lady Marmelade » ou « Bad Romance » ? On paye ?

On ne paye pas. On fait ce que l’on veut à partir du moment où on garde la grille d’accords et que l’on ne modifie pas le texte. Tous les revenus, sauf les royalties, reviennent aux artistes. Le but n’était pas de gagner de l’argent sur le travail d’autres artistes. En réarrangeant et réorchestrant toutes ces chansons, nous avons identifié plus clairement le style que l’on voudrait faire sur le prochain album de compositions. Il risque d’être plus pop, plus cuivré et plus hip-hop dans la rythmique. On gardera quand même nos samples de swing.

J'ai remarqué que vous avez une sérieuse fan base.

En streaming, nous avons 30 000 auditeurs mensuels, ce qui n’est pas ridicule pour un groupe en développement. Nous avons aussi 12 000 fans sur les réseaux sociaux. On essaie de développer cette partie là de la promotion parce que ça fait partie du travail actuel d’un artiste ou de son équipe.

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Avec Romain Deschamps dit Charlot Beretta, après l'interview, le 19 octobre 2019.