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03 septembre 2019

Sophie Le Cam : interview pour l'EP Veuillez croire

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(Photo : David Desreumaux/Hexagone)

sophie le cam,veuillez croire,ep,interview,mandorSophie Le Cam sort son deuxième EP, Veuillez-croire, demain. Les articles de presse la concernant disent que ses chansons sont à mi-chemin entre Renaud et Philippe Katerine. Comparaison n’est pas raison… mais dans le cas présent, un peu quand même. La chanteuse au regard acéré et d’une extrême lucidité écrit principalement sur les gens, le couple, le temps qui passe et l’enfance. A travers sa vie, elle raconte nos vies. Souvent la réalité rejoint l’absurde, c’est rare dans une même chanson.

Je l’avais déjà mandorisé pour son premier EP, Les gens gentils, il y a deux ans, j’ai été ravi de la rencontrer une nouvelle fois le 22 août dernier en terrasse sur la place de la République. Sophie Le Cam mérite VRAIMENT d’être plus haut qu’elle ne l’est actuellement. Je trouve même que ce n’est pas normal qu’aucune personne du métier ne l’ait encore repéré. On a besoin d’artistes comme elle, toujours en autodérision, pour nous distraire de ce monde pas toujours très beau (ah bon ?)

Biographie officielle :sophie le cam,veuillez croire,ep,interview,mandor(photo à droite : Chloé Kaufmann)

En 1987, profitant de l’essor irrésistible du minitel en France, Sophie Le Cam nait au nord de la Loire et au sud de la Manche. En 2001, elle est vice-championne de France de badminton des collèges par équipe, ce qui ne l’empêche pas d’écouter Renaud, mais beaucoup, vraiment. Elle ne le sait pas encore mais l’obtention, en 2005, du Bac ES option maths avec mention très bien, ne lui sera d’aucune utilité. Finalement, on retrouve Sophie Le Cam au conservatoire d'art dramatique du 9eme arrondissement de la capitale de la France. Elle y apprend à jouer, ce qu’elle savait faire spontanement quand elle était petite, mais elle avait oublié depuis, c’est pour ca. Trêve d’enfantillages, penchons-nous sur l’essentiel, l’année 2014, ou Sophie Le Cam devient chanteuse. Cette année-la, elle écrit donc ses premières chansons, obtient le deuxieme prix Interprète de Le Mans Cite Chanson, fait la première partie de Loic Lantoine au Festival de Marne, est programmée aux Trois Baudets et chante en direct dans l'émission « A'live » de Pascale Clark sur France Inter.

En 2016, elle sort un premier EP intitulé Les gens gentils. Depuis, 5 clips plus chatoyants les uns que les autres sont sortis sur les internets et de nombreux concerts en trio, avec Antoine Candelot (guitare, claviers, percussions) et Palem Candillier (guitare aussi mais pas la même, ils ont chacun la leur) sont offerts contre de l’argent à un public toujours plus nombreux, sauf parfois. En 2018, sa déclaration d'amour chantée à André Manoukian est relayée par Laurent Ruquier aux Enfants de la télé et Michel Drucker retweete son clip « Tous les Michel » dans lequel elle parle de tous les Michel. Cette même chanson est diffusée par Emilie Mazoyer dans l’emission « Musique » sur Europe 1, mais pas en entier. En 2019, la sortie de son deuxième EP intitulé Veuillez croire lui vaudra d’être interviewée par France Bleu Picardie en raison de ses origines et il sera relayé par les magazines Héxagone, Francofans et Longueur d'ondes en raison de sa qualité artistique. Avec candeur et impertinence, elle y développe d’une voix percutante un univers rétro-sixties, tendre et décalé, qui n’est pas sans rappeler Renaud, Dutronc ou Philippe Katerine. Artiste engagée, Sophie Le Cam réhabilite le port de la cagoule en laine. Veuillez croire.  

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(Photo : Chloé Kaufmann)

Pour écouter l'EP, c'est ici que ça se passe!

sophie le cam,veuillez croire,ep,interview,mandorInterview :

Il était temps que tu sortes un deuxième EP !

Quand tu sors un premier disque avec beaucoup de candeur et de naïveté, tu finis par mettre du temps à sortir un deuxième disque qui soit réfléchit et cohérent avec ce que le projet est devenu. Entre le Les gens gentils et Veuillez croire, le projet a grandi.

Et il faut trouver de l’argent.

Voilà. Il faut également trouver les bonnes personnes avec lesquelles travailler. J’ai aussi appris à connaître le métier et le milieu beaucoup plus intensément. Ca a changé beaucoup de choses sur le plan logistique, organisationnel et sur l’entourage professionnel. C’est tout cela qui a pris trois ans.

Tu as enregistré ce nouvel EP en Picardie.

La majeure partie des instruments a été enregistrée pendant une semaine dans cette région avec le réalisateur Chadi Chouman (guitariste de Debout sur le Zinc), notamment toutes les batteries, les guitares, les claviers et une partie des instruments additionnels. C’est à Paris que nous avons enregistré toutes les voix et d’autres instruments additionnels.

Quand j’ai écouté l’EP, je me suis rendu compte que je les connaissais toutes parce que tu les chantes déjà sur scène (accompagnée de ses deux excellents et drôles musiciens, Antoine Candelot et Palem Candillier).

J’ai besoin d’éprouver les chansons sur scène. Je serais super angoissée de sortir un disque avec des chansons non testées devant un public. En les interprétant souvent, au bout de quelques prestations, il m’arrive d’avoir des idées de nouveaux arrangements ou de nouvelles structures. Une chanson, c’est vivant… j’essaie d’enregistrer la meilleure version.

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(Photo : Chloé Kaufmann)

J’ai l’impression que tu commences à prendre de l’importance dans le milieu de la chanson. Alors que ton EP sort le 4 septembre, j’ai déjà lu des articles dithyrambiques dans FrancoFans, Hexagone, Longueurs d’Ondes, Ouest France, France Bleue…

Ça m’encourage à continuer. Dans le réseau chanson, ça commence effectivement à devenir intéressant, mais j’espère élargir à d’autres réseaux.

Je pense qu’il faudrait que les « décideurs » de ce métier fassent l’effort de venir te voir sur scène où tu exploses réellement. C’est drôle, audacieux, culotté, déjanté et émouvant. Personnellement, je suis venu trois fois en un an. Et chez moi c’est rare…

Je sais que si je peux convaincre, c’est par la scène, mais c’est difficile de faire venir les gens du métier.

Il te faudrait un tourneur à présent.

Oui, parce que j’ai fait le tour des caf’conc parisiens. Pour se développer ailleurs, seule, c’est un peu compliqué.

J’aime beaucoup ton sens rare de l’absurde, même dans ton disque. « Tous les Michel » et « Sujet limite », il faut oser les enregistrer. Je n’aime pas les comparaisons, mais quand on dit de toi que tu es la Katerine au féminin, ce n’est pas tout à fait faux.

Quand j’écoute Philippe Katerine sur disques, je constate qu’il n’hésite pas à inclure des chansons courtes surréalistes alors qu’à priori, on se dit qu’elles ne fonctionneraient que sur scène. Antoine Sahler (mandorisé ici) aussi a fait ça sur son dernier album. Il a des plages très courtes entre les chansons. Je trouve que ça aère le disque et c’est très agréable.

Tu écris des chansons qui peuvent parfois paraître drôles, mais qui ne le sont pas vraiment. « La loose » par exemple. Tu y parles de la condition d’une artiste qui pointe à Pole emploi, d’une rupture…

La situation dans laquelle j’étais quand j’ai écrit cette chanson n’était pas drôle du tout. J’étais en phase de dépression. On a fait un clip un peu kitch et déjanté pour désamorcer tout ça.

Réalisé par Sophie Le Cam et Fabien Drugeon. Avec: Boris Vernis et Bertrand Carbonneau.

Dans « Le couple, la banlieue, les enfants, le dimanche », tu projettes une vision du couple peu attractive.

Je ne suis pas contre la vie de couple, mais c’est quand il y a tout ça assimilé que ça devient problématique (rires). Enfin, je trouve ça à la fois beau et à la fois très angoissant. Je ne me moque de personne précisément, mais un peu de moi-même, parce que tout le monde peut se retrouver un jour dans ce cas de figure. Dans mes chansons, il n’y a jamais de jugement de toute façon.

Tu as écrit une chanson sur ta nièce, « Margaux ».

C’est aussi une chanson très mélancolique sur le temps qui passe trop vite. On ne fait que passer dans ce monde…

Dans « Deauville-Paris », tu parles d’une histoire d’amour qui a foiré. Finalement on s’en relève.

Non seulement on s’en relève, mais on se dit : « Pourquoi je me suis mise dans cet état ? » 

Clip de "Sujet limite". Réalisation: Sophie Le Cam
Avec: Boris Vernis, Pierre Antoine Combard, Etienne Fischer. Image: Seb Houis

Dans « Sujet limite », chanson très Dutronnienne, tu as convoqué la Torah, le Coran et la Bible… Tu dis des choses sans les dire franchement. C’est malin.  

Je souhaiterais qu’on nous laisse un peu tranquille avec les religions et qu’on laisse les religions tranquilles aussi. J’aimerais que tout cela ne soit pas un sujet et que quand cela en est un, qu’il ne soit pas un sujet limite.

Parlons de ta pochette très kitch. Tu as toujours fait gaffe aux visuels.

C’est Chloé Kaufmann qui a réalisé la conception visuelle et la photographie. L’image est un media par lequel j’arrive à faire passer quelque chose que je ne pourrais pas faire passer par l’écoute, donc ça m‘intéresse énormément.

Désormais, j’ai remarqué aussi qu’il y a une identité dans tes clips.

J’essaie de faire en sorte que tout soit cohérent. Les chansons, les visuels, les clips…

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Après l'interview, le 22 août 2019.

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24 octobre 2017

Sophie Le Cam : interview pour l'EP Les gens gentils

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(Photo : Béatrice Cruveiller)

sophie le cam,les gens gentils,interview,mandor« Chanson désenchantée, candide et impertinente ». C’est ainsi qu’est décrite Sophie Le Cam sur son site. Pas mieux. Dans son premier EP, Les gens gentils, elle interprète des textes poignants et légers. Ses chansons sont pleines d’autodérision, de mélancolie et de tendresse.

Le 4 septembre 2017, nous nous sommes retrouvés à une terrasse d’un café parisien, histoire d’en savoir plus sur son parcours.

(Toutes les photos studios sont de Béatrice Cruveiller)

Biographie officielle :

Installée depuis dix ans à Paris, Sophie Le Cam a grandi en Picardie. Nourrie dès le berceau de chanson française, elle prend des cours de piano et apprend la guitare, le ukulélé et l’harmonica en autodidacte.

Après des études de Lettres et arts, elle entre au conservatoire d’art dramatique à Paris et devient sophie le cam,les gens gentils,interview,mandorcomédienne. Le texte, la scène.

L’année 2014 voit naitre l’écriture de chansons. Sophie se produit alors dans différents lieux: à plusieurs reprises sur le bateau El Alamein, à La Manufacture et aux Trois baudets à Paris, au festival Off Courts à Trouville, à l’El Camino à Caen, etc.

Après avoir remporté le 2ème prix du tremplin interprète Le Mans Cité Chanson, elle est programmée en première partie de Loïc Lantoine pour la 28ème édition du Festi’val de Marne et réalise sa première expérience radio sur France Inter dans l’émission de Pascale Clark A’Live.

En janvier 2016, son premier EP « Les gens gentils », composé de 5 titres (maquettes), voit le jour. Il est sélectionné parmi les albums du mois de janvier du magazine Longueur d’ondes.

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sophie le cam,les gens gentils,interview,mandorInterview :

Tu as baigné dans la musique « populaire » dès ton plus jeune âge.

Mon père écoutait beaucoup Charles Trenet, c’était un fan. Le top 5 de ce qu’on écoutait dans la voiture, c’était Charles Trenet, Starmania, Polnareff, les Beatles et Supertramp.

Polnareff est devenu un de tes chanteurs préférés.

« Holidays », « Le bal des Lazes », « Qui a tué Grand-maman », ça me fout les poils. Beaucoup disent que Polnareff, c’est de la variétoche. Dans la grande famille de la chanson française, il y en a plein qui trouvent son œuvre hyper kitsch et qui ne perçoivent pas du tout la poésie de ses chansons. Il y a un snobisme sur Polnareff et sur Berger qui m’énerve.

Tu as pris des cours de piano de 14 à 18 ans.

Je me débrouille pas mal techniquement, mais j’estime ne pas avoir été bien formée. Je suis capable de jouer des morceaux que j’apprends avec des partitions, mais je suis incapable de composer parce que  je ne connais pas le solfège.

Par contre, tu sais composer à la guitare.

Oui, alors que j’ai appris la guitare toute seule. Cela dit, la composition, ce n’est pas le domaine dans lequel je suis la plus à l’aise.

Clip de "Les gens gentils".

Quand as-tu ressenti l’envie d’être chanteuse ?sophie le cam,les gens gentils,interview,mandor

A l'âge de 10 ans. Mais, je me suis autocensurée jusqu’à il y a 5 ans. J’ai osé franchir ce cap il y a peu de temps.

Avant la chanson, tu es passée par le théâtre.

Je suis née en Picardie, j’ai grandi là-bas jusqu’à 18 ans. Après le bac, je suis allée à Paris pour faire une licence de Lettres et Arts. En parallèle, je prenais des cours de théâtre amateur. Quand j’ai validé ma licence, je suis rentrée au Conservatoire d’Art dramatique du 9e arrondissement de Paris. Ensuite, j’ai tourné dans des courts-métrages et  j’ai joué au théâtre.

Aujourd’hui, tu te sers de cette expérience pour communiquer avec ton public entre deux chansons ?

Je ne sais pas si je m’en sers, mais j’aime faire marrer les gens entre deux chansons. Il m’arrive aussi de dire un texte issu du répertoire théâtral, un monologue que j’aime bien qui va avec une chanson que je chante ensuite…

Avoir lu et joué des grands textes, cela a provoqué une exigence sur tes propres textes ?

Je n’ai pas eu besoin de ça pour rechercher l’exigence. J’avais déjà une culture "chanson à texte" et un goût pour la langue. Je ne conçois pas une chanson avec un texte pas intéressant.

sophie le cam,les gens gentils,interview,mandorTu as deux côtés dans ton répertoire. La tendresse et l’absurde.

Je suis comme ça dans la vie. Un jour, un professionnel, à l’issue d’une première partie, m’a dit que mes chansons étaient trop différentes. Ça m’a fait me poser beaucoup de questions, mais en même temps, je ne me voyais pas faire que de la chanson mélancolique ou que de la chanson un peu drôle. Si j’enlevais une de ces parties, je serais malheureuse.

« Chanson désenchanté, candide et impertinente », lit-on sur ton site. Ça te ressemble tellement !

Merci. Je suis un peu aussi désillusionné sur le monde.

« Vu d’en haut » n’est pas une chanson très positive par exemple.

Elle est même trash. Je crois qu’il n’y a rien après la mort. Ça m’angoisse. A partir du moment où l’on sait que l’on va mourir, tout devient absurde. C’est une chanson qui questionne sur la vacuité de l’existence.

Il y a une chanson sur André Manoukian. C’est de la provoc’ ?

C’est  une chanson très ironique. Je trouvais ça marrant de faire une chanson d’amour too much et, du coup, d’aller au bout du concept en chantant sans chemise. En vrai, j’aime beaucoup André Manoukian, mais je ne sais plus comment est partie cette chanson interprétée par une femme un peu nymphomane.

Il l’a entendu ?

Oui. C’est Olivier Bas qui a eu la gentillesse de lui envoyer le morceau pour moi. Il a répondu « un grand bleu pour moi », tu sais, comme le système de notation de la Nouvelle Star.

Clip de "Pique-niquer".

Et dans « Pique-niquer », la fille est aussi un peu nymphomane, non ?sophie le cam,les gens gentils,interview,mandor

Oui (rires).

Une chanson à double sens.

Oui, j’adore ça. De manière générale, je suis une adepte du second degré et du décalé.

Dans « La maison au toit rouge », on entend une résonance avec la maison bleue de Le Forestier.

Je ne prétends pas arriver au niveau de Le Forestier, mais effectivement, c’est ma maison bleue à moi. Souvent, dans mes chansons, j’aime glisser des références cachées. J’ai une autre chanson dans laquelle je fais référence à Trenet. J’aime bien caser entre deux vers, un qui ne m’appartient pas. C’est à la fois une façon de rendre hommage et de jouer avec l’auditeur. Va-t-il reconnaitre ou pas ?

 

sophie le cam,les gens gentils,interview,mandor« On a les boules » est une chanson particulièrement nostalgique.

C’est un peu l’histoire du désenchantement que je ressens. C’est un peu l’enfance comme paradis perdu. Je le ressens un peu trop profondément. Renaud dit : « après l’enfance, c’est quasiment fini ». Je pense comme lui.

D’ailleurs, parfois, on dit de toi que tu es une Renaud au féminin.

Certainement à cause de mon côté brut de décoffrage. Je prends cela comme un sacré compliment. Je ne cherche pas à faire comme Renaud, mais si on me dit que ce que je fais ressemble à ce que fait un chanteur que j’admire, je suis contente. Je suis bien consciente d’avoir des influences qui se retrouvent dans mes chansons.

Ton EP est sorti il y a plus d’un an et demi (je ne suis pas en avance). Qu’as-tu fais depuis ?

J’ai sorti cet EP en totale candeur. Je débarquais dans un milieu que je ne connaissais pas du tout. Cette année m’a aidé à comprendre ce que je faisais, ce que c’était de faire de la musique. J’ai fait des scènes et j’ai creusé le réseau chanson parisien. J’ai fait un stage au Studio des Variétés qui m’a permis de mieux appréhender le métier. Aujourd’hui, j’ai une meilleure connaissance du secteur professionnel dans lequel j’évolue. Du coup, tout me parait très compliqué pour sortir un deuxième EP aujourd’hui. Je mets du temps parce que je me pose trop de questions, j’ai tellement envie de bien faire.

Tu aurais peut-être besoin d’être plus entourée professionnellement.

Oui, j’ai besoin de trouver les bonnes personnes pour travailler avec moi. Des personnes qui comprennent le chemin que j’emprunte et qui soient capable de me faire aller plus loin.

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Après l'interview, le 4 septembre 2017.