Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13 septembre 2010

Bertrand Guillot... "Hors Jeu", enfin en poche !

A l'occasion de la sortie du livre de Bertrand Guillot, Hors Jeu, en édition de poche chez J'ai Lu (le 25 août dernier), je vous propose la note publiée en août 2007 (date de sortie de ce même livre aux éditions Le Dilettante)...

guillot poche 1.jpg

482d7f69a0cf78acc228a80503e7e71f.jpg

Le truc, c’est de faire comme si je n’avais jamais vu ce garçon, comme si je n’avais jamais fait de sorties nocturnes avec lui ou bu des coups (diurnes) ensemble. Allez, je vais faire comme si ce n’était pas un bon ami. Comme si je n’adorais pas passer des moments avec lui.

Comme si.

D’accord ?

Donc, je prends rendez-vous avec lui pour organiser une vraie interview.

Genre, on se voit dans un café et on discute sur l’objet du délit.

0fa058a3f0884411aee7cdde9d81ebdd.jpgEn l’occurrence un livre.

Celui de Bertrand Guillot (dont, rappelons-le, je n’ai jamais entendu parler, hein), Hors jeu.

L’histoire de Jean-Victor Assalit. Un ex d’une grande école (HEC) qui traverse une période creuse et donc, qui est un peu rejeté de la horde de ses amis « dominants ». Et quand on est plus dans le coup, on fait un peu n’importe quoi. Une blague d’un de ses potes (lui, tout à fait « dominant actif ») va le transporter dans le monde épique du jeu télévisé. Il s’agit, très précisément pour notre héros, de participer à l’émission La Cible , présentée par Olivier Minne.

C’est lui, à côté de je ne sais pas qui.

a9e3553e03d19709821a9ec479d2acae.jpg

Alors, raconté comme ça, je ne sais pas si je motive le lecteur érudit que vous êtes à vous jeter sur l’ouvrage. Mais, les amis, je tiens à ajouter que, d’accord il est question de « tests, farandoles de questions, quiz mutins, trous de mémoire et érudition lance-roquette, coaching et training » mais pas que.

Jean-Victor devient, en quelque sorte, « l’ambassadeur officiel des Dominants dans le monde fascinant de la télévision populaire ». Il veut gagner « avec la manière » et doit donc passer des castings « élément central d’une société de castes » le plus brillamment possible. Je vous passe les détails, mais, comme pour lui c’est un moyen de rebondir, ses amis deviennent son staff… évidemment, tout ne se passera pas comme prévu.

C’est mieux là ?

Sinon, je peux dire qu’il y a une bonne tranche d’amour, d’humanité et de morale dans cette histoire. Je peux le dire parce que c’est vrai.

197518b3be467f2e80d9942ab2eab2e8.jpg

Donc, je rencontre ce jeune homme dans un bar d’à côté de chez lui. Admirez, sur la photo, comme on sent qu'il est un ancien "dominant!".

Comme je ne le connais pas, je ne sais pas qu’il prend du café l’après-midi et de l’alcool qu’à partir de 18 heures (en gros), donc, comme c’est la première fois que je le rencontre, je lui demande :

-Vous buvez quoi maître ?

-A cup of tea, please.

Il se prend pour Marc Lévy ou quoi ? C’est ridicule, je sais très bien qu’il est français et qu’il boit comme tout 36304fffbc87af1f61a1949613443573.jpgbon français, un café. Moi, je reste au vin rouge (je suis français également, mais un peu plus que lui, visiblement).

Je pose à cet intrigant personnage tout plein de questions vachement passionnantes. Il me regarde admiratif.

Je lui fais remarquer que, bon, je sais, je suis Mandor, mais quand même, il n’est pas obligé de me déifier (c’est gênant).

 

Je lui demande s’il s’est rendu compte que son livre est aussi un manuel du parfait candidat :

-J’ai pourtant pas mal élagué. Si quelqu’un veut participer à un jeu télévisé, qu’il m’appelle pour que je lui donne la version longue.

Après une telle déclaration, ce type, là, devant moi, que je découvre en vrai (puisque je ne l’avais jamais vu jusqu’à présent) m’apparaît tout à coup comme un mec généreux.

Comme je ne connais rien de sa vie, de son passé, je l’interroge sur la part autobiographique de son roman.

3b66f08a4884f2fd9b315473968668b8.jpg-Je sors moi aussi d’HEC. Des «  dominants », j’en connais, j’en côtoie encore, j’ai été chez le même éleveur. J’ai commencé à bosser dans des boîtes de « dominants » puis j’ai fait un pas de côté parce que je trouvais ça vain. L’idée de dominer ne m’amusait pas spécialement. Jean-Victor n’est pas moi. Fondamentalement, le héros de mon livre est un garçon que je considérerais dans la vie comme quelqu’un d’antipathique. Pour être franc, la seule partie autobiographique du roman est le casting. J’ai vraiment passé celui de La Cible. Je devais y aller avec un copain qui m’a finalement lâché. J’ai pris cette expérience comme une aventure, un voyage dans un monde inconnu. J’ai vite senti qu’une histoire pouvait sortir de ce que je vivais à ce moment précis. Je me suis mis dans une disposition particulière. Les yeux et les oreilles grands ouverts mais dans l’action. Le lendemain, j’ai gratté une trentaine de pages.

Il est bavard, ce Bertrand Guillot (dont je ne sais même pas qu’il est aussi connu sous le pseudonyme de Second Flore, c’est vous dire, s’il est un parfait étranger pour moi).

9e648e510379f238fbc184858e74af07.jpg

La grande question (vous allez constater par vous-même, j’ai parfois des éclairs de génie quand je me mets à interroger).

-Tu as le trac ?

(Sous-entendu, quand votre livre va sortir… la réaction des gens, les chiffres de ventes…etc.)

(Ne me demandez pas ce que peut signifier le …etc., je n’en sais fichtre rien, mais ça veux dire que si je voulais, je pourrais donner bien d ‘autres exemples.

Si je voulais.)

-Globalement, depuis que j’ai signé avec Le Dilettante, cette histoire de bouquin a réveillé chez moi des pulsions paranoïaques que je ne connaissais pas. Je suis plutôt un type zen, mais, là, je ne suis plus du tout serein.

S’il n’est pas serein, l’oiseau (oui, je sais, elle est franchement bonne, celle là) risque bien de remporter son petit succès.

À mon humble avis de garçon tout à fait objectif.

Bertrand Guillot a écrit un roman populaire, amusant, positif et (un peu) philosophique.

Une manière de voir la vie intéressante.

Avec tout plein de trucs qui émotionnent son homme (ou sa femme).

(Avouez que comme critique littéraire, je me pose là. Mon style est tout à fait étonnant !)

30ae45b14f884bbf8f5d7f306d8432dd.jpg

Bref, j’ai aimé.

Et, imaginons un instant que ce Bertrand, en vrai, ce soit un sacré bon pote. Et ben, je n’aurais pas apprécié, j’aurais fait plus soft.

Si.

Assurément.

Sinon, quelle idée de sortir son premier roman lors de la rentrée littéraire !

-Mon éditeur, Dominique Gaultier m’a expliqué : comme c’est votre premier roman, vous avez le choix entre prendre le risque d’être noyé à la rentrée et avoir une certitude d’être ignoré un autre moment.

Bon, ça calme les ardeurs !

Le livre est en vente dans toutes les librairies et le bouche à oreille est excellent.

Donc, vous faites ce que vous voulez, mais je vous conseille d’être curieux.

Message personnel : Bertrand, pour le resto promis, c’est le Fouquet’s.

Je déconne.

Pfff… aucun humour.

Cadeaux bonus:

 Quelques liens sur le livre de cet auteur en devenir:

http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/08/24/580...

http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2007/08/bertran...

 http://papercutswebzine.wordpress.com/2007/08/27/bertrand...

http://www.evene.fr/livres/livre/bertrand-guillot-hors-je...

L'article de Biba de ce mois-ci:

7710e75ce77fc72e52809eab620e6481.jpg