19 avril 2012
Fills Monkey : interview pour leur spectacle "Incredible Drum Show"

Fills Monkey entre dans la scène musicale et humoristique française en 2005, lorsque Yann Coste (batteur d'Anaïs, Prohom et No one is innocent) et Sébastien Rambaud (JMPZ) décident de créer un spectacle ludique et humoristique autour de la batterie. Tour à tour batteurs, comédiens, mimes, jongleurs, ils s'entrechoquent à travers une série de tableaux "humorythmiques". "Incredible Drum Show" nait au Sentier des Halles en septembre 2011 et le succès ne se fait pas attendre, le spectacle étant sans paroles et très accessible. Le 4 avril dernier, les deux doux dingues sont passés à MusiqueMag pour nous gratifier d’une session inédite et improvisée… que voici.
Et je leur ai posé quelques questions (en leur demandant d'y répondre sérieusement, ce qui n'est pas évident pour eux...).
Interview :
Votre duo existe depuis 2005…
Yann : En fait, on se croisait déjà depuis des années quand nous jouions dans nos groupes de rock respectifs. En 2005, on a été sponsorisé par une marque de cymbale qui nous a demandé de présenter le matériel. Chacun devait faire un morceau pour représenter notre écurie et, du coup, présenter le matériel. On s’était déjà rencontré et on sentait que le courant passait entre nous. On s’est retrouvé dans un local et on a écrit le premier morceau et le dernier morceau du spectacle que vous connaissez aujourd’hui. Tout de suite, on s’est mis à être très très idiot et à jouer aux sales gosses.
Y avait-il la volonté de faire de l’humour dès le départ ?
Yann : Au début, on n’osait pas. On y est allé progressivement parce que vraiment, ça ressortait de notre personnalité. Quand on jouait, on se permettait de sortir de la batterie, faire des petits gags, installer une dualité.
Plus le public se marrait plus, plus j’imagine que ça vous incitait à continuer.
Seb : Complètement. En fait, on s’est complètement laissé guider par les gens. Encore aujourd’hui, on continue à recueillir toutes les critiques, qu’elles soient positives ou négatives, pour faire avancer le spectacle.
Tournage de la session...
Vous continuez vos carrières de batteur de groupe de rock ?
Seb : Très franchement, de moins en moins. Depuis deux ans, notre volonté est de mettre le maximum d’énergie dans ce spectacle pour essayer de le faire avancer, pour voir jusqu’où il peut aller. Du coup, on a de moins en moins de temps à côté.
Yann : Après, on reste des musiciens. On va toujours jouer avec des copains. Personnellement, je continue à jouer de temps en temps pour mon groupe initial, No One is Innocent, mais effectivement, mon projet principal, ce sont les Fills Monkey.
Votre spectacle est hyper chorégraphié, une mise en scène millimétrée…
Yann : On a écrit ce spectacle sur 5 ans. Il y a plein d’automatismes qu’on a mis en place, de compositions, de compréhension. En plus, on a un bagage technique qui est un peu le même. On ne passe pas beaucoup de temps à régler les choses techniques, on en passe plus à régler l’acting. On a appris à se connaitre et dans la batterie, et dans le jeu d’acteur et humainement dans la vie de tous les jours.
Seb : On a repassé le spectacle au crible en septembre dernier avec un metteur en scène qui s’appelle Gil Galliot (Pascal Légitimus, Patrick Bosso). Il a emmené de nouveaux tableaux et c’est bien d’avoir un regard « extérieur »…
Tournage de la session...
Est-ce que l’on peut dire que votre succès assez soudain vient de vos nombreuses vidéos que l’on voit partout sur Internet : YouTube, Dailymotion, réseaux sociaux…
Seb : C’est un plus énorme. Ce média nous aide beaucoup. On a vite compris que c’était la promo idéale et en plus, ça nous amuse de le faire. Dès qu’on a un peu de temps, entre deux concerts et les répétitions, on se fait une session vidéo happening le plus sympa et efficace possible.
Yann : Celle qui a le plus marché, c’est quand on a fait du air batterie dans le métro… Le happening, ce n’est pas ce que l’on préfère faire parce qu’on a un peu l’impression de prendre les gens en otage, mais à chaque fois qu’on l’a fait, les retours ont toujours été très positifs. Les gens ont toujours participé avec le sourire en plus.
Avez-vous l’impression que c’est votre année là ?
Seb : Ce qui est certain, c’est qu’il se passe quelque chose. Il y a plein d’évènements qui se préparent, et au-delà même de nos espérances… Par exemple, nous sommes programmés 10 jours au Festival « Juste pour rire » à Montréal. C’est incroyable pour nous. On commence à accrocher pas mal de premières parties. Au mois de mai, on joue avec Archimède à la Cigale. En termes de visibilité, oui, on peut dire que c’est notre année. Ce qu’on a semé commence à germer.
Il était temps ?
Seb : Oui, dans nos carrières respectives, on peut considérer que c’est le moment. Les Fills Monkey n’existent que depuis 6 ans, certes, mais ça fait 15 ans que l’on fait de la musique et que l’on tourne beaucoup. On s’est beaucoup sacrifié pour des groupes auxquels on croyait. On a fait énormément de kilomètres, parfois dans des conditions limites. Maintenant, c’est super gratifiant d’avoir un projet qu’on aime beaucoup et dans lequel on s’exprime à fond. Les gens commencent à être au rendez-vous, on ne boude pas notre plaisir. On est dans la vie, comme dans le spectacle, deux gamins. Au point que nous sommes comme des dingues quand on ouvre un journal et que l’on voit dedans une photo des Fills Monkey. Ce mois-ci, on est dans le poster de Batterie Magazine. Ce poster, c’est un rêve de gosse.
Yann : L’ambition qu’on a aussi avec ce spectacle, comme il n’y a pas de paroles, c’est d’aller à l’étranger. On va redémarrer à zéro, mais on a envie de tenter l’expérience. C’est un cycle, ça ne s’arrête jamais. Un éternel recommencement.
Êtes-vous allé voir Cloclo au cinéma ?
Seb : On a des invitations, il paraît, mais nous n’y sommes pas encore allés.
Être produit par le fils de Claude François, c’est amusant quand même…
Seb : C’est génial pour nous ! Jusqu’à maintenant, c’est juste super. On a rencontré Claude François junior au début de notre projet et le gars qui nous reçoit a un super état d’esprit, il adore le spectacle vivant. Il nous a aidés financièrement et en terme de réseau. On n’a pas encore fait de référence à Claude François dans le spectacle, mais ça viendra. (Rires).
Quand les Fills Monkey déshabillent Mandor...
Pour finir (et parfaire votre opinion sur ce duo décapant), voici un reportage diffusé sur BFM TV cette semaine.
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05 avril 2012
Mina Tindle: interview audio et session acoustique pour "Taranta"

Au mois de mars, j’ai écrit pour ActuFnac un court article sur un album que j’ai beaucoup apprécié. Celui de Mina Tindle, Taranta.
Le voici.

Quand j'ai un gros coup de coeur pour un artiste, je m'arrange pour le faire venir à MusiqueMag afin qu'il nous gratifie d'une session acoustique et d'une interview (comme pour Rover, récemment). Le 12 mars dernier, Mina Tindle et son guitariste ont donc accepté mon invitation. Ils ont interprété "To Carry Many Small Things" et "Pan", deux titres tirés de ce premier album.
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24 février 2012
Blankass: interview pour Les chevals

Les Blankass reviennent avec un album dans lequel ilsont exploré de nouvelles voies, de nouveaux sons, une nouvelle façon d'écrire. Six années après leur précédent opus en studio, et un congé sabbatique de deux ans pour cause de projets solos, les frères Ledoux et leurs acolytes se rappellent à notre bon souvenir. Et moi, ça me fait plaisir. Ils ravivent l’histoire d’un groupe qui a écumé toutes les scènes de France, qui a une poignée de tubes éminents, qui détient à son actif deux nominations aux Victoires de la Musique, et quelques ouvertures prestigieuses de soirées au bénéfice de U2 ou The Clash.
Les dix chansons de ce nouvel effort de Blankass sont la conséquence d’un travail de plus d’un an en studio, et, en cerise sur le gâteau, du mixage new-yorkais de Mark Plati (qu’on a pu apprécier aux côtés de Gaëtan Roussel, ou Rita Mitsouko). Les Blankass sont venus répondre à mes questions et enregistrer un titre en acoustique à MusiqueMag.
Un peu de pub !

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09 février 2012
Zebda: interview pour la sortie de l'album Second Tour

Le 20 janvier dernier, dans un bureau de chez Universal, j’ai interviewé Magyd Cherfi pour la sortie du nouveau Zebda, Second Tour. (Je l’avais déjà mandorisé en mars 2007 pour la sortie du deuxième album de sa courte carrière solo…).
Voilà le fruit de notre conversation pour Le magazine des espaces culturels Leclerc, daté du mois de février 2012, suivi d'une partie un peu plus personnelle concernant Magyd Cherfi, non publiée.




La même interview recyclée pour MusiqueMag... (synergie d'entreprise, quand je te tiens!)

Voici à présent le bonus des chroniques de Mandor. En exclu, Magyd Cherfi revient avec sincérité sur la séparation de Zebda… j’ai axé la conversation dans ce sens.
Pendant ces 8 ans d’absence avec Zebda, tout le monde était quand même bien occupé. Mouss et Akim ont sorti deux albums, vous aussi !
Mais ce n’était pas une vraie séparation. Je sais que les gens ont pensé que nous nous étions fâchés. C’est juste moi qui avais pété les plombs. L’usure de milliers de concerts, l’usure du collectif.
C’est vous qui étiez à l’origine de l’arrêt ?
Je voulais écrire des pièces de théâtre, des bouquins, je voulais écrire pour d’autres. Puisque toute ma vie n’avait été que du collectif, sportif, associatif, politique, j’ai ressenti le besoin irrépressible de créer seul. Ca a été dur parce que les autres membres du groupe n’avaient pas particulièrement d’aspirations individuelles.
Vous avez eu peur de leur annoncer votre décrochage d’avec Zebda ?
Oui. J’ai eu l’impression de les trahir. On est une famille, on a une histoire à porter. Tu ne peux pas, pour des délires individuels, dire que tu veux faire un break. C’est ce que j’ai fait. Ca a impliqué tout le monde… je m’en veux encore aujourd’hui.

(photo: Bernard BENAND)
Quand vous avez sorti vos albums solos, ils ont réagi comment ?
Je les ai cachés au maximum et je ne voulais pas leur avis. Je suis parti du groupe mécontent et j’ai vécu une espèce de plongée dans les abymes. J’avais l’impression que mes disques passaient dans le vide, qu’ils passaient inaperçus, je jouais dans des salles vides. Le premier album n’a rien construit, le deuxième non plus. J’avais la sensation d’un truc étrange ressemblant à une chute infinie. Magyd Cherfi n’a pas attiré grand monde, ma destinée est donc dans Zebda. C’est peut-être mieux ainsi d’ailleurs.
C’est frustrant de n’être considéré que dans le collectif ?
Oui. Franchement, l’ego en prend un coup. Seules, mes chansons sont moins pétillantes.
Politiquement, vous vous situez à gauche, mais pas tous au même niveau.
Certains naviguent ou ont navigué avec l’extrême gauche, certains, comme moi, avec le PS. Il y a dans le groupe les radicaux et les modérés. Akim et Mouss sont plus radicaux que moi. Leurs parents étaient communistes, les miens absolument pas politisés. J’ai un peu honte de l’avouer, mais j’ai une mécanique sociale démocrate.
Le titre de l’album, Second Tour, est sacrément lié à l’actualité !
On est ravi que cet album sorte dans un moment de forte actualité. C’est l’occasion pour nous de dire notre parole. Mais en même temps, on ne peut pas dire que nous ayons organisé la sortie du disque précisément pour 2012. Ca fait 4 ans que l’on a décidé de partir sur cet album. Ce sont 40 textes, 50 musiques, donc nous n’avions aucune idée de quand on allait se dépatouiller de tout ça. Disons que ça s’est bien goupillé.
Par rapport à il y a 8 ans, la situation de la France a évolué…
Il y a une amertume qui va prendre de plus en plus de place dans ce que nous racontons. Une désillusion, parce qu’il y a une trentaine d’années, on a pensé que le parti socialiste était la voix/voie divine pour un certain nombre de choses auxquelles nous croyions. Aujourd’hui, on entend parler du droit de vote des immigrés, et puis plus du tout parce que les élections présidentielles arrivent. Arrêtez de vous foutre de notre gueule ! Je me demande jusqu’à quel point il faut divorcer avec la gauche, alors que nous sommes porteurs des valeurs de gauche. On se retrouve philosophiquement dans un no man’s land avec des idées théoriques et des applications nauséabondes. Avec l’émergence de Motivés, on avait proposé une espèce de troisième voie improbable. Elle était peut-être un peu trop porteuse d’utopie. On ne fait pas les choses qu’avec de l’utopie. Il faut du fric, de l’organisation, des élus volontaires et une dynamique de démocratie. Nous, on promettait la mixité sociale. Evidemment, on a explosé en vol ! Nous, on est allé au bout de la démarche, mais on a fini par s’écraser contre le mur.
Tout ceci a donc été inutile ?
Nous, Zebda, à l’intérieur de Motivés, on est peut-être allé trop loin dans l’élaboration du programme. Le mec qui écoute un disque, pendant 3 minutes, il est dans un idéal imaginaire, un champ de possible infini et sans danger parce que c’est juste une chanson. Dans la politique, si tu t’amuses à ouvrir des champs infinis, tu te fais fracasser.
Pour terminer… c’est quoi Zebda exactement ?
Zebda, c’est une musique populaire, accessible et immédiate à l’oreille avec des textes plus profonds qu’il n’y paraît. Il y a des aigreurs, des colères qui sont cachés quand on gratte un peu les textes. Le tout sur des rythmes qui permettent la digestion de tout ça.
22:09 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : zebda, second tour, magyd cherfi, interview, leclerc, musiquemag
21 janvier 2012
LadyLike Dragons: session acoustique pour "Turn them into"
Ladylike Dragons est un groupe que je suis depuis 2007. Les trois natifs de Meaux viennent de sortir leur deuxième album, Turn them into gold après le premier et remarquable Heart Burst en 2009. Formé en 2006, les ex Olympic Dragons ont très vite muté en Ladylike Dragons sous la pression juridique du Comité Olympique, bien décidé à ne partager avec personne la propriété intellectuelle du terme Olympic (ils m’expliquent tout ici). L’opportunité est belle pour Sébastien (guitare) et Yann (batterie) de souligner, à travers leur nouveau nom, la féminité explosive et décomplexée de leur chanteuse Cindy.
Voici quelques-unes de mes rencontres avec le groupe: Au live in 77FM en novembre 2007, ma première mandorisation de la formation meldoise en juillet 2008, en session acoustique à la Fnac Val d'Europe en septembre 2008, leurs explications du changement de nom en février 2009, une deuxième mandorisation (version audio) à l'occasion de la sortie de leur premier album en octobre 2009...
Dans Turn them into gold, on retrouve ce collage détonnant entre des mélodies (power) pop et un blues rock garage sale drivé tout en puissance. Si la formule guitare/basse/batterie est certes classique, la qualité du songwriting et la compétence des musiciens font ici la différence. Efficace sans jamais être tape-à-l'œil, cet album ravira tous les amateurs d’un rock brut basé sur les guitares. Le 5 décembre 2011, j’ai demandé au groupe de venir dans les locaux de MusiqueMag pour nous offrir deux extraits de cet album en version acoustique.
08:52 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ladylike dragons, session acoustique, musiquemag, turn them into gold, love and so on, mandor
04 janvier 2012
Mickaël Miro: interview filmée de la nouvelle étoile de la variété française

La chanson "L'Horloge Tourne" a été élue la semaine dernière "Chanson de l’année 2011" sur TF1. Bon, je sais, ce n’est pas un gage probant de qualité absolu. Mais, l'ascension fulgurante de Mickaël Miro ne s’arrête pas là. Ce jeune auteur-compositeur, actuellement en tournée, est également nommé aux prochains NRJ Music Awards dans la catégorie Révélation Francophone de l'année. Il est actuellement en tournée et sera en concert à l'Olympia le 12 mai 2012. Pas mal pour un garçon qui était encore complètement inconnu il y a un an.
Dans son premier album, Juste comme ça, Mickaël Miro raconte en musique ses histoires, ses rencontres, son besoin d'aimer et d'être aimé. En quelques mois, il est déjà Disque de Platine avec plus de 100 000 exemplaires vendus. Cette nouvelle étoile de la variété française est passée nous voir à MusiqueMag le 15 décembre dernier pour évoquer ce début de carrière impressionnant.

Pour finir, une photo que je trouve assez symbolique.
Mickaël Miro me fait penser au Goldman du début de carrière mais avec un répertoire à la Fiori d'aujourd'hui...

Mon avis très sincère: ses textes manquent d'épaisseur. Mais vraiment.
J'aime la variété, mais là, les propos, c'est un peu peu. Comme il le dit dans l'interview, Mickaël Miro pense qu'une chanson, "ce n'est pas grave". Il préfère écrire des chansons, "juste comme ça" (titre de son album). (Au passage, Goldman, lui, ajoute de la profondeur à ses chansons, comme ça, mine de rien).
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20 décembre 2011
Gérald de Palmas: interview filmée pour "Sur ma route"

Gérald de Palmas se faisait rare ses dernières années. Soucis avec sa maison de disque et besoin de se ressourcer. Aujourd’hui il revient avec un best of.
Voici ma chronique sur ce double CD, paru dans Addiction, le mag daté du mois de novembre 2011.
Pour MusiqueMag le 3 novembre dernier, je suis allé à sa rencontre dans une chambre de l’Hôtel Renaissance. On ne peut pas dire que Gérald de Palmas soit l’artiste le plus chaleureux de la Terre. Il est « sympathique », mais on sent qu’il n’est pas très amateur de promo. Le minimum syndical, mais après tout, son métier c’est musicien-interprète, pas "expliqueur" de projets/chansons. L'homme reste professionnel, si professionnel qu'il ne laisse aucune faille visible dans laquelle s'infiltrer.
L’interview filmée.
Et hop! Pour finir ce spécial De Palmas... petit souvenir: ici, après une interview à l'Hôtel Lutetia, le 2 mars 1995. 16 ans déjà!!!

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17 décembre 2011
Christophe Maé: interview filmée pour "On trace la route-le live"

Christophe Maé vient de sortir son deuxième album live, On trace la route-le live. Voici ma chronique publiée dans le Addiction, le mag daté du mois de novembre 2011.
Cet artiste est l’un de ceux que je rencontre à chaque sortie de disque (ma précédente interview filmée, pour son album On trace la route, ici). J’ai suivi son début de carrière solo, disons… calme, et vu son incroyable évolution vers une forte popularité. Et si je ne suis pas fan de son répertoire, je dois dire que je suis épaté par son « non-changement » comportemental. Il garde la tête froide et reste toujours sympathique. Aussi, c’est à chaque fois avec beaucoup de plaisir que je vais à sa rencontre. Le 25 novembre dernier, je me suis rendu chez Warner pour MusiqueMag. Cette fois-ci, le but était de réaliser une interview "spéciale scène".
10:12 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christophe maé, on trace la route le live, interview, musiquemag
09 novembre 2011
Merwan Rim: session acoustique de "Vous" et interview

On a connu Merwan Rim en 2001 grâce au spectacle musical Les Dix Commandements dans lequel il interprétait le rôle de Ramsès pendant près de 3 ans. En 2004, il intègre la troupe du spectacle musical Spartacus le Gladiateur d'Élie Chouraqui et Maxime Le Forestier. Quelques mois plus tard, il est choisi pour interpréter le Duc de Beaufort dans la comédie musicale Le Roi Soleil. En 2009, il est comédien et doublure de Florent Mothe dans Mozart, l'opéra rock. Vous l’avez compris, le chanteur a fais ses premières armes sur scène dans les principales comédies musicales françaises.
Le 20 octobre dernier, Merwan Rim est passé nous voir à MusiqueMag (à la fin de sa toute première journée de promo qui s'était tenue chez Universal) pour nous offrir une version acoustique de son premier single solo, « Vous », et répondre à quelques questions sur sa carrière et sur son premier album solo qui sortira en janvier 2012.
Voici la session acoustique...
Et deux photos.
Interview:
Vous êtes un des rares interprètes à avoir joué dans quasiment toutes les comédies musicales françaises à succès.
Oui, je crois même être le seul. En même temps, je vais là où j’ai envie d’aller. J’avais vécu des choses tellement fortes que c’était une envie supplémentaire de continuer dans ce domaine. Ça a duré 10 ans de ma vie. J’ai calculé, cette période représente 1800 représentations. À chaque fois devant 5000 personnes… ça doit faire près de 6 millions de spectateurs en 10 ans.
Et maintenant, vous êtes seul… ça vous fait bizarre ?
Je commence peu à peu à m’habituer. Mais, bon, quand je fais un plateau ou une télé et que je suis sur scène à chanter ma propre chanson, j’ai parfois tendance à regarder à droite et à gauche pour voir où sont les autres chanteurs. J’ai l’impression de repartir à zéro en étant seul… c’est à la fois stressant, mais en même temps, c’est ce que j’ai toujours attendu.
Les comédies musicales, c’est une sacrée école de la chanson !
Oui, il n'y a pas mieux. C'est un accélérateur de savoir-faire... Avant ça, je chantais dans des bars et si j’avais 20 personnes, c’était une grande soirée. Du jour au lendemain, à 23 ans, je me suis mis à jouer devant un public considérable 7 jours par semaine. À un moment, j’avoue avoir été un peu déstabilisé.

La chanson « Vous » à une histoire...
Elle est née sur la tournée du Roi Soleil, en 2006. On était avec Emmanuelle Moire, Christophe Maé, deux-trois autres amis quand une danseuse et comédienne du spectacle nous explique timidement qu’elle écrit des chansons. En lisant l’une d’elles, « Vous », je lui dis que j’adore. On a donc décidé de la faire sur place avec ma guitare. En 15 minutes, la chanson était là. Le 2 mai 2001, le titre est sorti et il y a eu un effet boule de neige, un engouement immédiat du public pour cette chanson. Ça a pris des proportions inimaginables. Je suis heureux parce que pour moi, c’est une manière de m’affirmer aussi comme compositeur.
Votre album sera à dominante pop.
Moi, je suis client de la pop anglo-saxonne. C’est donc ce que j’ai envie de proposer. Il y aura autant de chansons rythmées que de ballades. Toutes les chansons de l’album sont presque bouclées. Le 21 novembre, il y a un EP 4 titres qui sort et l’album, quant à lui, verra le jour début janvier 2012. Je suis avant tout compositeur, mais sur le disque, j’ai écrit quelques textes. Soit seul ou avec Patrice Guirao, Lionel Florence, Skye et même Miossec. J’ai hâte que le public fasse connaissance de mon répertoire personnel.
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08 novembre 2011
Mister You et Mokobé : interviews pour MusiqueMag.
Souvent, je me demande si je dois publier l’ensemble de mon travail sur ce blog ou si je dois me contenter de montrer uniquement ce qui correspond à mes goûts musicaux à moi que j’ai.
J’hésite souvent. Et puis, je me dis que plus tard, quand je serai vieux (quoi c’est déjà le cas ???), je pense que cela me fera sourire.Donc, voilà, j'ai décidé de tout livrer.
Pour MusiqueMag, il m’arrive d’interviewer les rappeurs.
Or, les rappeurs, ce n’est pas ma tasse de thé. Pour des raisons culturelles, de différences de générations, de non intérêt que je porte à ce style musical. Si je n'adhère pas, je respecte.
Je finis même par toujours prendre une certaine satisfaction à mes entretiens avec eux.
Aujourd'hui, grand lâchage!
Je vous en propose deux d’un coup.
Ne me remerciez pas!

Le premier est Mister You. Presque un an jour pour jour après la sortie de son street album MDR (Mec de rue), le rappeur parisien a sorti il y a deux semaines son premier (vrai) album intitulé Dans Ma Grotte. Malgré une absence totale de promo, Mr Yougataga (comme on le surnomme) étant incarcéré à la prison de la santé (voir son histoire ici), son street album s'était classé 9e du Top lors de sa sortie. Le rappeur a souhaité prendre son temps afin que son premier opus "ne respire pas l'univers carcéral". Le succès de "Funk You", et le bon accueil reçu par son nouveau single "Mets-toi à l'aise, un duo avec Colonel Reyel, confirme que le public ne l'a pas oublié. Interview chez Universal, le 13 octobre dernier. Mister You m'est apparu un peu timide, pas habitué, selon ses dires, à se faire interviewer "comme un artiste normal".

Mokobé, j’avoue, m’a plus intéressé. Il est plus âgé et c’est un garçon engagé. Depuis la semaine dernière il est de retour dans les bacs avec son second album solo intitulé Africa Forever. Le rappeur du 113 (plus de 3 millions de disques vendus) réussit, une fois de plus, à faire le pont entre les musiques africaines et le hip-hop. Que ce soit avec Soprano sur "Taxi Phone" où avec Jah Cure sur "Africa Forever", les combinaisons fonctionnent à merveille. Rencontre avec Mokobé, le 19 octobre dernier, dans les nouveaux locaux de sa maison de disque Sony. Je suis ressorti agréablement surpris par cette conversation, finalement trop courte.
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