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09 octobre 2013

Vitaa et Maître Gims : interview pour le single "Game Over"

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Cela faisait presque 4 ans que l'on n'avait pas entendu parler de Vitaa. Pendant son silence médiatique, la chanteuse a construit sa vie de famille et est devenue maman. Quant à Maître Gims, il est partout et sur tous les fronts. Le rappeur chanteur charismatique de Sexion D'Assaut a délaissé ses camarades pour un album solo (Subliminal) qui cartonne. Aujourd’hui, il s'autorise une escapade musicale avec Vitaa pour un duo electro pop énergique et surprenant.

(Il est extrêmement rare que je fasse une interview pour la sortie d’un single. Mais, parfois, pour MusiqueMag, je fais des choses auxquelles je ne m'adonne pas habituellement pour les autres médias pour lesquels je travaille. J’ai accepté cette interview parce que ça me change de mon quotidien de chanteurs/teuses à texte. Ce n’est pas la première fois que je m’adonne à cet exercice de style, certains lecteurs de ce blog en sont un peu « perturbés » (et me reprochent parfois aussi mes quelques écarts éditoriaux). Moi, ça m’amuse follement de rencontrer les idoles des jeunes d’aujourd’hui comme Tal, Keen V et autres M Pokora. Ce n’est pas ma came, vous le savez, (j’ai 46 ans, quoi !) mais j’aime bien aussi essayer de comprendre qui se cache derrière ces artistes-là. Faire preuve d’ouverture n’a jamais tué personne (et génère même un sacré trafic sur ce blog, pour ne rien vous cacher).

Et surtout, le soir, quand je rentre à la maison, je suis l’idole de ma fille de 8 ans. Et ça, franchement, quand je lui montre les photos où je pose avec ses artistes préférés et que je vois des étoiles dans ses yeux, ça n’a pas de prix. J’aime crâner devant ma progéniture.)

Je suis donc allé à la rencontre de Vitaa et Maître Gims dans les locaux d’NRJ, le 3 octobre dernier pour évoquer leur collaboration et ce single (déjà en tête des ventes).

Le clip de "Game Over".

vitaa,maître gims,game over,interview,mandor,musique magInterview :

Vitaa, pourquoi avoir sollicité Maître Gims pour ce single ?

Vitaa : Je voulais bosser avec lui sur mon album, mais à la base, je ne savais pas du tout ce qui allait se passer. C’est l’artiste du moment. À l’époque où je lui ai demandé, il ne participait pas trop aux albums des autres. Finalement, ça c’est fait. Il a produit un titre de l’album et « Game Over » s’est fait dans la foulée, mais ce n’était pas prévu initialement. On a trouvé le résultat tellement chanmé que c’est le titre qu’on a mis en avant directement.

Maître Gims, tu connaissais Vitaa évidemment…

Maître Gims : Depuis longtemps. C’est la seule fille qui pouvait poser avec des rappeurs et qui pouvait aussi chanter avec d’autres chanteuses. Elle est capable de faire de la variété. Non, vraiment, elle peut vraiment tout faire. Quand Vitaa a eu du succès, j’étais encore dans mon quartier à rapper et je n’étais pas du tout connu. À cette époque-là, on m’aurait dit que j’avais la possibilité de faire un son avec elle, j’aurais dit oui direct. Et plus tard, quand ça a marché aussi pour moi, je n’ai pas hésité.  Si je faisais un son avec une fille, ça ne pouvait être qu’avec elle. Voilà qui est fait. Ça correspond à mon style.

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Maître Gims et Vitaa (chez Cauet) quelques minutes avant notre interview...

Qui a écrit et composé « Game Over » ?

Maître Gims : On l’a vraiment travaillé ensemble. Les questions, les réponses, le clash… on l’a vraiment écrit à deux. Il faut être ensemble pour écrire un tel titre. Il faut être d’accord sur tout.

Vitaa : Dans ce morceau-là et dans tout ce qu’on a fait ensemble, il m’a amené dans un autre univers que le mien. Habituellement, je suis très fermée musicalement. Maître Gims a un truc très moderne dans ses mélodies et son son. Pour moi, « Game Over » est important. Pour lui, c’est juste un hit de plus. (Rires)

Maître Gims : Au début, tu n’aimais pas mes propositions. Dis-le.

Vitaa : Il est arrivé avec « J’aimerais te dire » et j’ai été surprise. Oui, tu as raison, je n’aimais pas parce que ce n’était pas ce que je faisais d’habitude. Ça m’a un peu déstabilisée. Ça faisait un peu du Goldman, mais en plus urbain. J’aime Goldman, mais je ne savais pas comment aborder cette chanson pour moi. Il m’a dit « laisse-moi faire ! ». Et il m’a présenté un morceau dont je raffole maintenant. Mais de toute façon, même « Game Over », je ne m’y serais pas risquée seule. Ce n’est pas ma musique habituelle.

Maître Gims, tu voulais qu’elle sorte de son univers.

Maitre Gims : Je lui disais tout le temps, depuis longtemps en plus. Elle veut toujours rester dans sa musique à elle alors qu’elle peut faire plein de choses. Moi, je la verrais bien dans le reggae. Le reggae moderne.

Pourquoi ne pas avoir réalisé l’ensemble ?

Maître Gims : Si j’avais eu le temps, je l’aurais fait avec plaisir. De toute façon, je suis arrivé au milieu du projet.

Vitaa : J’ai vu comme il bossait. Franchement, il va très très vite. Il vient, il a des idées, il a toute une équipe qui fait les prods avec lui. C’est hallucinant comme ça roule avec lui. Maitre Gims, c’est une machine de guerre.

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Ton album sort quand Vitaa ?

Pour l’instant, on ne sait pas trop. En novembre, peut-être. Il sera à tonalité pop urbaine.

Il va s’appeler comment ?

On est en train d’y réfléchir.

Tout est secret, alors ?

Non, mais nous sommes en train de définir tout ça actuellement.

Tu as hâte de revenir ?

Vitaa : Oui, vraiment. J’ai fait un break parce que j’ai eu un petit garçon, mais là, j’ai vraiment envie d’y retourner. Et quand je vois le succès du single, je suis d’autant plus motivée.

Maître Gims, il paraît que Jean-Jacques Goldman t’a appelé pour participer aux Enfoirés. C’est vrai ?

Maître Gims : Oui, il m’a fait cette proposition. Je n’ai pas encore répondu officiellement. Mais, je n’ai pas refusé. Ça m’a surpris, c’est quand même un truc de dingue.

Vitaa, trouves-tu que la situation a changé dans le monde de la musique depuis 2006 ?

Vitaa : Oui. Déjà le digital a pris une place qui me dépasse. Aujourd’hui, quand tu es en haut sur iTunes, tu es en haut en physique. Le single a disparu en physique. Les réseaux sociaux sont devenus hyper importants pour un artiste. Moi, je dois réapprendre à communiquer avec mon public. J’exagère un peu, mais il y plein de choses nouvelles pour moi. Je suis sûre que je vais m’en sortir.

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Vitaa, Mandor et Maître Gims, le 3 octobre 2013 après l'interview à NRJ.

14 août 2012

Serj Tankian (System Of A Down) : question des internautes pour la sortie d'Harakiri

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harakiri-extralarge_1335969536913.jpgLe mois dernier, Serj Tankian était à Paris pour la promotion de son troisième album solo, Harakiri (sorti le 9 juillet). Le, chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, poète et activiste a autoproduit l'album dans son home studio de Los Angeles. C'est le groupe qui tourne avec lui, The F.C.C., qui a joué avec lui. « Ce disque est différent de tout ce que j'ai pu faire jusqu'à présent en solo. Il est plus dynamique et punk avec des influences allant du goth à l'électro avec des sonorités 80s, le tout résultant en des chansons heavy rock ou d'épiques ballades. » Pour ce qui est des paroles, l'album aborde des thèmes divers, qu'ils soient personnels, politiques et philosophiques avec des considérations plus spirituelles, le tout teinté d’humour et d’amour.

Le 27 juin dernier, celui qui est aussi (et surtout) le chanteur de System Of A Down a fait un crochet par les locaux de MusiqueMag pour répondre aux questions que les internautes du site lui ont posées. Découvrez ses réponses dans la vidéo ci-dessous.

Quelques photos de l'enregistrement...

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L'after...

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Et pour clore ce spécial Serj Tankian, voici 4 clips tirés de son album Harakiri (l'homme est prolifique).

Figure It Out.

Harakiri.

Occupied Tears.

Uneducated Democracy.

24 octobre 2011

Oldelaf: session acoustique+interview pour "Le monde est beau"

oldelaf, interview, session acoustique, la tristitude, le monde est beau, musique magLe samedi 29 octobre prochain, Oldelaf  sera en concert à La Cigale. L’occasion pour moi de le rencontrer pour la première fois (c'est d'ailleurs étrange que depuis 10 ans qu'il écume les salles de France et de Navarre, nous ne soyons jamais croisés). Bref, Oldelaf (Olivier Delafosse), on le connait pour avoir été un membre du duo de chansons humoristiques, Oldelaf et Monsieur D, entre 2000 et 2010. Aujourd’hui, Oldelaf commence une carrière solo avec un premier album, sorti au mois d’octobre 2011, Le Monde est Beau. Sur ce premier opus, Oldelaf est accompagné par Julien Breton, Fabrice Lemoine, Victor Paillet et Alexandre Zapata et chante la vie quotidienne, l'amour et les rencontres amoureuses de manière plus classique qu'en duo avec Monsieur D, sans pour autant oublier d'user un humour quelque peu décalé et doux amer. Comme dans son premier single "La tristitude", qu’il est venu chanter en session acoustique dans les locaux de MusiqueMag. En exclusivité, un guest exceptionnel l’accompagne : Tony Montana.

Après cette prestation, pour le moins original, je lui ai posé quelques questions, histoire de comprendre un peu mieux qui se cache derrière cet artiste plutôt secret…

oldelaf,interview,session acoustique,la tristitude,le monde est beau,musique magVos trois précédents albums avec Monsieur D étaient déjà un mélange d’humour et de tendresse. Maintenant que vous êtes en solo, quelle est la différence ?

Avec Monsieur D, j’étais contraint à l’humour. On ne s’était fixé que cela comme but. Faire rire en allant presque dans le parodique. Du coup, il me manquait quelque chose. Aujourd’hui, je m’autorise le fait de traiter des sujets plus jolis, plus sensibles et évoquer des choses plus intimes. Ce projet me ressemble beaucoup plus.

Est-ce qu’il y a une connotation péjorative de n’être considéré que comme un chanteur « drôle » ?

Je ne sais pas, mais ce dont je suis certain, c’est que, même pour les sujets graves, on n’a pas à s’empêcher d’utiliser le rire. Il est est un outil qui me permet de faire passer des idées plus facilement. C’est en tout cas mon mode d’expression. Les gens qui me suivent depuis le début semblent apprécier mon revirement en douceur. Je continue à faire rire, avec « La Tristitude » par exemple, mais ils considèrent qu’il y a une barrière de franchit.

Dans ce premier album solo, vous parlez de « la jardinière de légumes ». Vous allez très loin dans les sujets polémiques !

Oui, je sais… et ce n’est pas fini. Dans le prochain album, je parlerai des dauphins orphelins ou même des poneys nuls en math, voilà. Je pense qu’il y a encore des sujets intéressants à traiter dans la chanson française.

Parlez-nous de la FODO ?

C’est la Fondation Oldelaf pour les dauphineaux orphelins. C’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi. Je tiens à dire que je suis toujours du côté des gentils. Les dauphins sont des êtres gentils donc je suis de leur côté, mais les méchants pêcheurs de dauphins, là, je ne suis pas de leur côté. Ce sont des méchants, donc, je ne suis pas pour.

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On a toujours tendance à considérer que des artistes qui sont drôles sur scène le sont dans la vie. Vous, je sens un côté clown triste.

C’est compliqué de répondre quelque chose à cette remarque. Oui, avec mes amis, j’aime traiter les choses avec humour, mais ces gens-là, mes proches, savent aussi quand j’ai envie d’arrêter. Je ne suis pas une machine à débiter sans cesse des blagues, il y a des moments pour tout. D’ailleurs, chez moi, ça se ressent d’une interview à l’autre. Parfois, je pars complètement en saucisse et parfois, c’est très grave.

Aujourd’hui, j’ai la version soft ?

J’étais partie pour délirer et puis, non, du coup. J’ai eu envie de vous parler normalement. Ca dépend comment on me parle…

oldelaf,interview,session acoustique,la tristitude,le monde est beau,musique magEn tout cas, on ne sent jamais de méchanceté dans vos albums, plutôt beaucoup de tendresse… dans votre disque pour enfants, Bête et méchant,  par exemple.

Effectivement, foncièrement, je crois qu’il n’y a jamais eu de chansons méchantes, en tout cas,  j’espère qu’aucune d’entre elles à été prises comme telle. Dans "la Tristitude", il y a beaucoup de vacheries, mais, c’est aussi beaucoup de vacheries que j’ai connu moi-même. Quand je tacle Jamel Debbouze sur le fait qu’à priori, il ne fera pas de solo de piano, je me permets ce trait d’humour parce que j’ai moi-même un enfant handicapé. Ca ne m’empêche pas d’en rire. Je sais que ma vie est plus joli que celle de quelqu’un qui vit dans un taudis en Inde, mais on a tous nos déconvenues quelque soient nos univers… et j’en ai.

Le rire, c'est la politesse du désespoir ?oldelaf,interview,session acoustique,la tristitude,le monde est beau,musique mag

Peut-être, mais ce n’est pas pour cela que j’aime faire rire. Ce n’est pas pour masquer un désespoir,ni une quelconque névrose, mais j’ai envie de trouver à rire sur tout, c’est différent. Vous savez, mon album s’appelle, Le monde est beau, ce n’est pas un hasard. Je veux que les choses soient réalisées avec optimisme et je ne veux surtout pas me morfondre dans une noirceur déprimante en dépeignant un monde horrible. Je veux garder l’espoir et le sourire.

Pour finir, ça vous a fait quoi de chanter avec Tony Montana ?

Très peu de chanteurs ont fait un duo avec Al Pacino, de surcroit avec un flingue dans la main. Si ça se trouve, tiens, je suis le seul !

Vous avez senti un peu de pression quand même ?

Bon, à un moment, il m’a donné un petit coup, mais, bon, j’ai géré mon trac l’air de rien, même si je n’en menais pas large. Tony, c’est mon ami, Tony, c’est mon frère, Tony c’est mon… tana.

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