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08 mars 2015

Monsieur Roux : interview pour Chutes de studio et autres cascades

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(Photo : Mila Deth)


Cela fait dix ans que j’apprécie Monsieur Roux (Erwan Roux) pour ses textes mordants et son sens de la formule. Pour sa musique aussi, ensoleillée et enthousiasmante. Sur des mélodies légères, il tire des portraits, taille des costards et balance ses chansons comme des poings dans la gueule ou des caresses. Bas du formulaire(Sa précédente mandorisation, ici).

En décembre 2014 est sorti Chutes de studio et autres cascades. Quelques mois après, il m’a paru intéressant d’accueillir une seconde fois cet artiste qui a toujours beaucoup de choses à dire et, surtout, qui n’a pas la langue dans sa poche. Ainsi fut fait le 21 janvier dernier…

Cover Monsieur Roux.jpgArgumentaire officiel de Chutes de studio et autres cascades :

Pas vraiment un nouvel album, ce nouvel album. Des chansons enregistrées entre 2007 et 2014 et qui au final n'ont pas été gardé dans la version définitive des albums sortis dans le commerce. Va savoir pourquoi...
On peut voir dans ce disque nos expérimentations de musiciens qui cherchent sans cesse, se foutent du style comme de l'art ou du cochon. Quitte à surprendre.
Vous pourrez ainsi entendre des chœurs psychédéliques, des guitares à la malienne, des ballades acoustiques, de l'afro beat pop bricolé, des samples de hip hop ou de la vieille country gueularde.
Comme un bras d'honneur au tristes sires conservateurs de musée de la musique.
Comme un éclat de rire farceur et libérateur pour dire que nous sommes libres, fiers et bien vivants.
Na.

(Pour écouter les chansons, c'est là.)

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391533_10150622693668027_83952239_n.jpgInterview :

Que trouve-t-on dans cet album ?

Sur ces douze chansons, il y en a une qui se trouvait sur le dernier album, mais dans une version totalement différente, « Il pleut des cordes ». Il y a trois chansons que nous jouons en live de temps en temps et que des gens nous réclamaient, « Mesdames », « La France d’en bas » et « Les cocos ». Les autres chansons enregistrées étaient initialement destinées au troisième album, L’illégalité joyeuse. Nous ne les avions pas mises sur le disque pour diverses raisons dont je ne me souviens plus. Enfin, il y a une chanson inédite, « L’eau passée sous les ponts », que j’ai enregistrée il y a sept mois.

Peut-on considérer ce disque comme un entre-deux albums pour faire patienter ton public ?

Oui, c’est un peu ça. Mais c’est aussi une façon de clore un chapitre et, très franchement, de remettre de l’argent dans les caisses. Pour enregistrer un prochain disque, on a besoin d’argent. Plutôt que faire appel à un site participatif comme Ulule ou un KissKissbankbank, j’ai trouvé que c’était plus sympa de faire un disque qui ferait plaisir à certaines personnes et qui était simple à concevoir puisque les chansons étaient déjà enregistrées.

Le principe des sites participatifs te gêne un peu ?

Je ne me sens pas à l’aise avec ça. Je préfère vendre un objet plutôt que demander de l’argent pour enregistrer un disque futur éventuel. Il y a beaucoup d’artistes qui emploient ce procédé et les gens sont très ou trop sollicités… j’ai choisi de ne pas faire la même chose.

Mais, souhaites-tu continuer à faire des disques ?

Je me pose des questions sur la pertinence de continuer à en faire et sur la façon de les faire. Je me rends compte qu’il y a des sorties de disques en permanence et que nous sommes noyés sous la musique. Si on veut exister, il faut sortir des disques de plus en plus. Si on veut apparaître, il faut faire preuve de pugnacité et d’un peu de talent. Paradoxalement, les gens n’achètent plus de disques, donc pour moi, sortir un disque n’a plus beaucoup de sens.

Par contre, tu continues à faire de la scène.

Si tu veux vendre des CD, il faut aussi faire des concerts. Mais, en même temps, faire des concerts, j’adore ça. Monsieur Roux, c’est quatre personnes sur scène. J’ai un autre spectacle qui tourne qui s’appelle « Un jour de neige ».

unjourdeneige teaser from David Delabrosse on Vimeo.

Qu’est-ce que c’est ? 1533804_10202972811343203_1611452890_n.jpg

Il y a deux ans, j’ai rencontré une jeune fille qui est autiste, Babouillec. Elle écrit des textes qui sont très beaux. J’ai commencé à en mettre en musique. Je me suis associé à une danseuse, Mélanie Crusson, et à une violoncelliste, Juliette Divry, et nous faisons un spectacle ensemble. Je me suis tout de suite dit que de la danse serait tout à fait adéquat pour donner une lecture plus corporelle des textes. Le spectacle s’est créé ainsi autour de textes parlant d’enfermement, de folie, de rapport à l’autre… Nous avons décidé d’inclure aussi des textes de Véronique, la mère de Babouillec, du coup, ça parle aussi de leur relation.

Pour subsister dans ce métier, il faut avoir plusieurs projets ?

C’est ce que font de plus en plus d’artistes. Après, il faut trouver ce qui te plait et ce n’est pas évident. Moi, c’est la première fois que j’ai fait autant de résidences et qu’il y avait autant de préparations pour un spectacle.

Au mois de novembre dernier, tu as également fait quelques concerts avec deux autres artistes, un chanteur québécois, Sébastien Lacombe, et un chanteur burkinabais, Abdoulaye Koné.

Oui, c’était une belle expérience. Nous mélangions nos répertoires sur scène. Chacun amenait sa petite couleur dans le répertoire des autres. J’aime l’échange et le partage en musique.

Écoute de "L'eau passée sous les ponts".

10943107_10153067666829721_8802893109513139749_n.jpgTu évoques la résurgence des idées racistes dans « L’eau passée sous les ponts ».

En tant qu’individu, c’est un sujet qui me travaille. J’ai fait récemment une chanson avec des enfants de CM2 de l'école Marie Curie de Gonesse. Ils étaient de toutes les couleurs et étaient très bien tous ensembles. Ils ne se posaient pas toutes les questions des « grands ». Ça fait du bien. Je me rends compte que l’on voit une partie de la société uniquement par le prisme des médias. La vision que l’on a de la société ne peut être que noir, alors qu’au final, les gens continuent à vivre globalement en paix.

En tant qu’auteur, n’as-tu pas envie de faire des chansons plus positives pour donner un peu de joie aux gens ?

Pour le moment, mes chansons ne sont pas très gaies, mais la plupart des gens pensent qu’elles sont plutôt marrantes. Ma musique est ensoleillée, mais le fond de mes chansons est souvent grave.

Dans cet album, il y a pas mal de chansons engagées. « Ne vois-tu rien venir » par exemple.

Il y a une violence sociale hyper forte, je ne peux pas ne pas l’évoquer dans des chansons. A un moment donné, quand tu n’es pas du bon côté de la pauvreté, comme dirait Renaud, tu t’en prends plein la gueule. Tu souris, mais à un moment donné, ça pète. Ces humiliations qui sont présentes depuis des générations, elles sont inscrites dans nos gênes et dans notre histoire.

Te sens-tu investi de la mission d’expliquer la vie aux gens et de les éveiller ?

Surtout pas. Si j’avais envie de faire ça, je ne le ferais pas dans mes chansons, mais plus dans la vie de tous les jours. En fait, je suis quelqu’un de très optimiste sur l’avenir. Je pense qu’on vit dans une société de plus en plus pacifié. Il y a moins de guerres, moins de morts dans les guerres, moins d’homicides qu’avant. Si je devais éveiller les gens, ce serait pour dire que ça va. Tu ne peux pas t’imaginer combien le monde va mieux.

Je trouve que tes chansons ne reflètent pas ce que tu viens de me dire.DSC09895.JPG

Au-delà de cela, je le répète, il y a une vraie violence sociale et je trouve ça injuste de voir des gens qui sont très riches passer leur temps à donner des leçons de morale aux autres et à mal considérer les gens qui sont « en bas ».

Ça fait dix ans que tu fais de la musique, mais j’ai l’impression que tu n’as pas de plan de carrière.

Ce que je ne veux plus, c’est travailler avec les gens de l’industrie du disque. Je ne veux plus envoyer 25 mails à quelqu’un avant qu’il ne me réponde, je ne veux plus travailler avec des gens qui te mettent dans le speed en permanence, des gens qui disent qu’ils font des choses et qui ne le font pas. De mon expérience dans les gros labels (Atmosphériques et Mercury/Universal), je garde cette image : il y a une course, tout le monde court et moi je marche. Je sais pertinemment que je n’arriverai pas le premier. J’ai toujours fait mon truc à ma vitesse.

Te sens-tu prêt à attaquer un nouvel album ?

Oui, mais le prochain, je ferai en sorte de le faire rapidement. L’illégalité joyeuse, j’ai mis trois ans à le faire. J’ai déjà quelques textes, mais je n’ai pas encore de musique. Est-ce que j’ai envie de faire des textes connotés « chansons », très narratifs, explicatifs ? J’aimerais être plus instinctif et naïf.

Es-tu content de faire ce métier ?

Très. Et surtout, je suis très content de la manière dont je le fais. J’essaie vraiment de m’amuser et de me faire plaisir.

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Après l'interview, le 21 janvier 2015.

06 avril 2013

Monsieur Roux : interview pour L'illégalité joyeuse

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Depuis son premier album, Ah si j’étais grand et beau,  j’adore les « chansons méchantes où les gentils gagnent à la fin » de Monsieur Roux. Ses « chansons peuplées de gens à la fois ordinaires et loosers magnifiques » me touchent beaucoup. Il y a dans l’œuvre d'Erwan Roux beaucoup d’autodérision, de tendresse, d’humour et désillusion.

Son troisième album vient de sortir et le 10 avril (mercredi prochain), Monsieur Roux sera en concert à Paris à L'Européen. C'était l'occasion idéale pour organiser une rencontre à l'agence. Ce qui s’est produit le 5 mars dernier grâce à Patricia Espana.

monsieur roux,l'illégalité joyeuse,interview,mandorBiographie officielle (mais raccourcie) de Monsieur Roux :

Quatre ans après son précédent disque, Monsieur Roux revient avec L'illégalité joyeuse, recueil de chansons décomplexées en français, aux airs de ballades lunaires. Enregistré et réalisé à Laval par Romuald Gablin, il aura fallu deux ans pour malaxer des sons et des mots, essayer, chercher, se perdre et puis peut-être au final se trouver pour arriver à ce résultat : Un disque d'une diversité musicale rare en "chanson française", comme si à l'instar de la pochette de l'album, on voulait nous signifier que le monde ne serait plus jamais cette carte bien rangée aux frontières tracées à la règle. On passe ainsi de sonorités africaines à des rythmiques brésiliennes, d'un phrasé hip-hop à une chanson pop sans que cela semble poser problème. Le mix de JB Bruhnes (Bertrand Belin, Emily Loiseau, Arthur H...) apportant pour finir le tout une belle lumière à l'ensemble.

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Interview :

Tout à l’heure, tu me disais en off que parfois on écoutait tes chansons selon l’image que l’on pouvait avoir de toi. Tu penses avoir quelle image dans le métier ?

Déjà, je pense n’en avoir pas vraiment. L’image que peuvent avoir les gens de l’extérieur est liée essentiellement à mon premier album et à quelques chansons un peu plus connues notamment « Petit rasta » ou « P’tite Pouf». Je pense que, du coup, je suis encore dans cette image de chanteur comique.

Je trouve que tes chansons, si elles provoquent parfois un rictus d’amusement, sont aussi teintées de profondeur et d’ironie.

Je pense que quand même, je donne l’image de quelqu’un de pas très sérieux. Mon nom aussi, provoque cela.

Clip de "Je reviens à la vie".

En tout cas, dans ce disque, j’ai l’impression que tu te montres un peu plus tel que tu es.

Comme je n’avais pas du tout d’expérience dans la musique, dans le premier album, j’ai utilisé beaucoup d’ironie et d’humour pour ne pas embêter les gens avec mes états d’âme. Dans le deuxième, Un été caniculaire, j’ai fait le contraire. Il y avait une volonté d’être pris au sérieux et de faire une musique un peu plus rock. Il y avait aussi des chansons un peu engagées parce que je pense que sur le premier album, des chansons avaient été un peu mal comprises. Sur ce troisième album, j’ai donc eu la volonté de faire le disque qui me ressemble le plus et d’assumer ce que j’étais.

Dans ton œuvre, tu dis beaucoup, mais avec une distance, un humour et un second degré assez importants. J’ai l’impression que tu as peur de tomber dans la démagogie.

Je ne sais pas si j’en ai peur, mais en tout cas, je ne me sens pas vraiment engagé politiquement. Même si j’ai des fondamentaux,  je ne sais pas où je suis précisément. Je n’ai jamais été vraiment militant dans des associations ou dans des partis politiques. Dans mes chansons, il y a quand même un parti pris, un point de vue qui est donné.

Je me suis demandé en écoutant l’album, L’illégalité joyeuse, si tu étais un homme optimiste.

Je suis désespérément optimiste ou j’ai l’optimisme désespéré. Je suis assez optimiste en général parce que j’ai confiance en mes semblables, mais parfois, ils me désespèrent un peu. Globalement, j’ai l’impression qu’on est dans une période un peu transitoire et qu’on n’a jamais été aussi évolué quand même.

"J'habite une rue" version acoustico-bucolique.

Cet album porte un message: relativisons les petits malheurs que l’on a.

Généralement, rien n’est vraiment sérieux, rien n’est vraiment très important, surtout quand on est dans des histoires un peu sentimentales. Il faut relativiser nos petites histoires par rapport à ce que peuvent vivre d’autres personnes.

Il y a quelques chansons dites « sociétales » comme « L’illégalité joyeuse », « Peste et choléra », «Jour de gloire » « Pauvre con » et « La dernière pluie ».

C'est-à-dire que je suis devenu un peu pauvre, donc, tout de suite, je me suis rendu compte de certaines choses. Dans la chanson « L’illégalité joyeuse », par exemple,  j’ai voulu expliquer que j’étais fatigué d’entendre des leçons de morale à tout bout de champ de la part de gens qui, eux-mêmes, ne respectent pas la loi et qui en aucun cas n’ont mérité la place qu’ils ont, car ils en ont hérité. Je trouve insupportable que les médias montrent du doigt les gens qui sont aux chômages, ceux qui touchent le RSA en les traitants d’assistés. Ce manque de respect m’agace prodigieusement surtout quand on sait comment ce pays fonctionne socialement. Ces gens qui montrent du doigt n’ont aucune idée de ce que c’est que de vivre avec 500 euros par mois. Ce que je ne comprends pas, c’est comment c’est possible dans notre pays que des gens qui entendent ça à longueur de journée et qui se font humilier de la sorte, ne prennent pas une batte de baseball pour aller défoncer les la gueule des gens dans la rue. Je trouve au contraire qu’ils sont très respectueux et très polis. Ça force le respect.

Toi,  tu en prends ombrage et tu en fais des chansons. Tu en fais même un concept philosophique.

Je prends les choses pas évidentes avec légèreté.

"Peste et choléra" en live à Lyon

As-tu un côté anarchiste ?

Je ne sais pas. A partir du moment où tu as un point de vue social et qu’il ne s’inscrit dans aucun parti politique, on a peut-être tendance à te considérer comme un anarchiste. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je ne le revendique pas.

Tu revendiques le fait d’être un branleur en tout cas.

Je n’ai pas envie de prendre les choses au sérieux parce que, quand je les prends au sérieux, ça me touche trop. Je préfère en rigoler finalement.

Du coup, les messages que tu souhaites faire passer passent en douceur…

C’est là la farce. Dire des choses assez dures en douceur.

Le tout sur une musique légère et ensoleillée.

Un peu de profondeur dans la futilité.

Tu assumes aussi la sucrerie.

Je trouve que j’ai des chansons assez sucrées. « Ton postiche te lâche » et « Les week-ends en Mayenne » par exemple. J’ai peur qu’elles soient un peu mièvres, mais j’espère qu’elles ne le sont pas.

Vous aussi, apprenez à jouer "La vie est dure" au Ukulélé!

Tu es un chanteur à texte. Ca aussi tu l’assumes ?

A la base, c’est vraiment ça parce que je n’ai pas de formation musicale et je ne suis pas un grand chanteur. J’écris mes textes et je les chante. C’est ça mon métier.

Ta musique incite à penser que tu es un grand voyageur.

Je le suis. J’aime beaucoup voyager et la musique m’a permis de le faire dans un autre cadre que des vacances. Ça m’enrichit parce que partout où je passe, je rencontre des musiciens du coin.

Quels sont tes goûts musicaux personnels ?

Ma base, c’est Renaud et les Beatles. C’est ce que j’écoute depuis que je suis enfant. J’aime bien Nougaro parce qu’il faisait aussi de la chanson métissée et discrètement engagée.  J’apprécie Brigitte Fontaine qui exprime aussi beaucoup d’idées importantes dans ces chansons, tout en ayant l’air cinglée.

Parfois, quand tu crées une chanson, as-tu peur d’être trop influencé par les autres ?

Quand je joue, je sais que parfois je veux le faire « à la manière de ». Par exemple, dans cet album, « Je reviens à la vie » est faite à la manière de JP Nataf, « Il pleut des cordes » avec des batteries inspirées de celle que l’on trouve dans des titres de l’artiste néo-zélandaise tUnE yArDs, enfin les guitares de ce disque sonnent Vampire Weekend.

Un peu de Beatles aussi ?

Oui. La fin de « Le chameau », c’est complètement pompée sur « I Want You ». J’assume complètement toutes ces inspirations.

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Pendant l'interview (photo : Patricia Espana).

As-tu l’impression de trouver ta place dans la « grande famille » de la chanson française ?

Je ne rencontre pas trop les gens du milieu de la chanson. Je ne suis pas très connu et je n’ai jamais été dans les réseaux, dans les grands festivals… et je suis un peu méfiant par rapport à la profession et au grand succès. Quand « Petit rasta » a bien marché, je me suis retrouvé dans un espèce de truc speed que je n’ai pas particulièrement apprécié. J’avais l’impression de ne plus rien contrôler. Faire des interviews de 5 minutes dans des radios très commerciales ne me passionnait pas plus que ça. Je n’ai pas non plus aimé le rapport qu’ont les gens avec toi quand le succès arrive. Finalement, je me sens plus à l’aise aujourd’hui.

Le public qui a vraiment aimé ton premier disque dans son ensemble et pas que « Petit rasta » ou « P’tite Pouf », continue à te suivre aujourd’hui. Il est plutôt fidèle.

Certains nous ont abandonnés, mais il y en a des nouveaux.

Est-ce qu’on a le public qu’on mérite ?

Si c’est le cas, ça veut dire que je suis très méritant (rires).

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Pour finir, un scoop mondial qui va bouleverser le monde de la chanson française. Monsieur Roux et Tony Montana sont très proches..., j'dis ça,j'dis rien.