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25 septembre 2012

GaliM : interview pour Rien n'est perdu

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GaliM est une chanteuse qui habite dans le Tarn-et-Garonne, à côté de Montauban, mais qui tourne dans toute la France. Et de plus en plus. Elle bénéficie d’un incroyable bouche-à-oreille à tel point qu'à la force d'en entendre parler, j'ai voulu absolument la découvrir. A l'écoute de son disque il y a quelques semaines, j’ai beaucoup apprécié sa voix énergico-flamboyante et ses textes ambitieux, jamais anodins.

GaliM 1.jpgSon EP 6 titres Rien n'est perdu est sorti le 6 avril dernier. Nous avons convenu une rencontre lors d’une prochaine visite de la chanteuse dans la capitale. Ce qui fut fait le 14 septembre dernier.

Galim et sa bookeuse Frédérique Demange arrivent à l’agence, valises à la main, après quelques heures de train. Un petit café et magnéto Serge !

Extrait de sa biographie officielle :

Une femme, une guitare, une silhouette fragile et le cheveu rouge flamboyant, GaliM est facilement identifiable !

Auteure-compositeure de chanson française, GaliM privilégie l'écriture et son interprétation portée par une voix qui offre une variété de tons se déroulant en tension maitrisée, en émotions tenues et lâchées. Son répertoire distille tour à tour des sons rock et d'autres plus festifs, des rythmes hispanisants ou à trois temps pour habiller des textes empreints de nostalgie et d'espoir, de souffrances et d'amour.

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Interview :

As-tu reçu une formation musicale ?

Quand j’étais petite, j’ai pris des cours de batterie à 8 ans, ensuite j’ai pris des cours de guitare classique jusqu’à 12 ans. J’ai commencé à écrire et composé pour moi, quand j’étais ado.

Tu as eu entre 2005 et 2009, une période parisienne où tu as bien bourlingué.

Paris, c’est l’idéal pour faire ses armes. C’était une bonne école que de chanter dans les bars, de tenter de capter l’attention des personnes présente dans la salle.


GALIM en concert au Rio à Montauban - Oct 2011 par stephanie_arnoud

Ça ne doit pas être évident, car tes textes sont exigeants, je veux dire par là qu’ils demandent à être écoutés avec attention.

J’ai même tenté de chanter dans le métro. C’est extrêmement difficile. Quand tu parviens à faire en sorte que deux trois personnes s’arrêtent pour écouter au moins une chanson, tu es déjà très content. Au bout de 5 ans de Paris, j’ai eu un ras-le-bol de tout. Du temps, du stress… Pour développer mon projet musical, j’ai trouvé que ça saturait à un moment. Je suis allée voir ailleurs, en province. L’air est plus pur, le soleil est là, les gens son plus accueillant… et en plus je suis payée, c’est magnifique.

Dans ta région, désormais, tu chantes « officiellement ». C’est ton métier.

Oui. On ne peut pas dire que j’en vis encore bien, mais je commence à avoir mon public.

GaliM et Flow invitées par Melissmell à l'Européen le 31 mars 2011.
GaliM et Melissmell interprètent sublimement "les écorchés vifs" de Noir Désir. Puis Flow, Galim et Melissmell rendent hommage à Mano Solo en chantant "Il m'arrive"...

Je t’associe pas mal à Géraldine Torres, Melissmel et Flow

Oui, c’est vrai. J’ai l’impression que l’on fait partie d’une même famille. Nous exprimons ce qui nous dérange, ce que l’on voit et vit. On a la chance d’avoir le micro et la parole… allons-y, quoi !

Tu te sens double ? La chanteuse et la femme de tous les jours.

En tout cas, ce qui frappe les gens qui me connaissent, c’est qu’ils discernent deux personnes entre ce que je suis sur scène et ce que je suis en dehors de la scène. Dans la vie, je suis quelqu’un de plutôt réservé, alors que je ne le suis plus du tout sur scène.

Il y a des chansons claires, sans détour, et d’autres, plus poétiques… « Cassilde » par exemple, je n’ai pas tout saisi.

J’aime bien quand on peut interpréter un texte selon son bon vouloir, son vécu, son humeur. Cette chanson dont tu parles, elle attire la curiosité de plein de personnes. Chacun à sa vision de l’interprétation.

"Sous les pavés".

« La vie à l’envers » est très originale. On meurt et après on est plus inquiet, on peut vivre sans avoir peu de la mort… c’est un sujet inédit.

Pas vraiment, puisque cette chanson a été inspirée par un texte de Woody Allen. Il a eu l’idée de commencer la vie par la mort et de la dérouler jusqu’à la conception.

On sent du Mano Solo dans tes influences…

Oui, c’est un artiste que j’ai beaucoup écouté et que j’écoute encore. Il fait partie des artistes qui m’ont touché. J’ai aussi beaucoup écouté, Miossec, Thomas Fersen et Noir Désir.

Et chez les Anglo-Saxons ?

Cela peut paraître étonnant quand on connait mes chansons, mais mes goûts vont vers Radiohead, Muse, les Pixies… mes goûts sont plutôt pop et rock.

Ton EP, c’est de l’auto production totale.

Oui, et c’est bien comme ça. Quand je vois les copines qui ont signé dans des labels importants, je pense que ce n’est pas pour moi. Je ne veux pas perdre mes valeurs. C’est trop compliqué pour moi de faire des concessions. Il faut vraiment prendre sur soi. Je veux rester ce que je suis. Mon but n’est pas de passer à la télé. Je veux arriver à vivre de ce que j’aime.  Je souhaite juste avoir un public qui me suive suffisamment pour remplir des petites salles. C’est très bien comme ça.

Reprise de "La non demande en mariage" de Georges Brassens au Festival des mercredis de la bastide à Castillonnés (47) le 8 août 2012.

À la fin des concerts, tu vas à la rencontre des spectateurs. Je sais que c’est très important pour toi.

J’aime voir dans le regard qu’il se passe un truc. Je trouve ça hyper touchant les gens qui viennent me voir en me disant que je les ai reboosté. On a l’impression de servir à quelque chose.

Comment fait une artiste « en devenir » pour se faire connaître ?

Beaucoup de concerts et les réseaux sociaux. Mais, en règle générale, les gens me découvrent grâce au bouche-à-oreille.

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25 mars 2011

Melissmell : interview pour son album "Ecoute s'il pleut"

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Melissmell, je l’ai vu sur scène pour la première fois le 3 juin 2008 lors de la finale de l’[opération Tremplin] nouv’Elles, opération découverte de talents féminins dans le cadre du festival les Muzik’Elles de Meaux. Elle n’avait pas gagné… et je l’ai vu triste de cette défaite. Depuis, la chanteuse a fait du chemin.

Le 22 février dernier, je suis allé à sa rencontre dans un bar de la rue Ambroisie (Cours Saint-Emilion)… pour une interview destinée au magazine Addiction, le mag daté du mois de mars 2011.

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Bonus track mandorien : 4 questions supplémentaires!

La société a changé, il y a donc de nouvelles choses à dire, à dénoncer…

Vous savez, il y a des choses qui n’ont pas changé depuis plus de 200 ans. Ce qui n’a pas changé c’est que l’on court toujours après le fric, après la possession. Ce qui a changé, c’est une espèce d’émancipation des femmes, une espèce de conscience féminine.

Est-ce que vous voulez aussi prouver qu’une femme peut gueuler et dire les choses haut et fort autant qu’un homme.

Moi, je veux prendre ce droit-là. Parce que des femmes qui gueulent haut et fort, il n’y en a pas beaucoup, à part peut être Catherine Ribeiro. Aujourd’hui, il reste des rappeuses et puis, dans un autre genre, Flow et moi. J’ai encore la fougue de la jeunesse de croire qu’on peut encore changer les choses.

Justement, peut-on changer le monde avec une ou des chansons ? N’est-ce pas utopique de penser cela ?

Une chanson ne change pas le monde, c’est un ensemble d’œuvres qui pourrait arriver à faire réfléchir. Moi, je n’ai pas la prétention que je peux changer la vie d’une personne, mais si ça peut aider des personnes à se reconnaître et à trouver leur voie et leur donner envie d’aller vers ce qu’ils sont et non vers ce qu’ils croient vouloir être, moi ça me va. Je suis sûr que l’on pourrait changer une société si tout le monde se mettait à faire vraiment ce qu’il a au fond de lui et non courir après cet argent qui ne nourrit pas, mais qui détruit.

Et si ça marche pour vous et que vous gagnez beaucoup d’argent, qu’en ferez-vous ?

Je donnerai la chance à des gamins d’accéder à la culture. Moi, je n’ai pas eu cette chance dans ma jeunesse de rentrer dans une quelconque école artistique alors que depuis toute petite, je savais ce que je voulais faire. J’ai donc dû faire autre chose pour bouffer. Après, la frustration mène au combat, le combat mène à la liberté et la liberté mène à faire des œuvres comme la mienne. Du coup ne pas avoir tout eu n’a pas été une tare. On avance…

A la fin de l'interview... Melissmell a tenu à me montrer le livre qu'elle était en train de lire avec passion et avidité.

Hein, quoi?

Qui me traite de mytho?

Tsss...

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Le premier clip tiré de son album...


Melissmell - Aux Armes par Discograph

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