14 avril 2008

Mail à Marie-Christine Buffat que je ne chronique pas!

 

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From : Mandor

To : Marie

Sent : Monday, April 14 2008-04-14

Subject : Je ne peux pas dire du bien de toi et de ton œuvre, ça pourrait paraître louche…

Chère Marie-Christine,

Je t’envoie ce court mail avec toute la discrétion qui me caractérise… parce que j’ai des choses importantes à te dire.

Lors de cette après-midi « péniche » (je n’ai pas fait de fautes de frappe, hein…), avec Kiki et toi, l’hôte provisoire des lieux m’a offert en cachette ton livre « School Underworld » et les ondes maléfiques. « Je te le donne, car Marie n’osera jamais le faire elle-même. Ne lui dis rien. »

(Je vois que la miss Spadaccini me connaît bien. Avec moi, aucun risque qu'une affaire s'ébruite…)

Je jette un coup d’œil sur la quatrième de couv’.

« School Underworld , ils sont trop forts. Leur musique, elle déchire tout. Mais quand même, ils sont drôlement impressionnants. Du coup, avec mes deux meilleurs copains Vincent et Nicolas, on était à peu près certains que Martin, qui est dans la même classe que nous et aussi dans la même équipe de foot, avait disparu à cause de la contamination des ondes maléfiques de la sixième chanson. Line l'intello pensait aussi comme nous, mais pas la police. C'est pour ça qu'on devait faire équipe pour tenter de sauver Martin et le ramener dans le monde normal. Parce qu'on ne doit jamais laisser tomber un copain dans la galère. Tout le monde sait ça. »

J’étais assez content de te lire (enfin), même si, de toi c’est ton fameux La piqure que j’aurais aimé dévorer. D’autant que toute la blogosphère littéraire (ou presque) a déjà écrit sa note sur ton roman noir.

Mandor, il est passé aux oubliettes. (Triste destin ! On se croit important et la réalité te rappelle à l’ordre…).

Non, je ne dis pas ça pour recevoir IMMEDIATEMENT la version revue et corrigée (ce n’est pas mon style de suggérer les choses de manière si lourde. J’ai beaucoup plus de finesse que cela !)

 

Pour être tout à fait franc avec toi, je n'étais pas hyper motivé pour me jeter dans cette lecture... parce que j'avais tout plein de livres à chroniquer pour gagner ma croûte.

En plus, moi, les livres « jeunesse »… ce n’est pas trop ma came (même si je suis un grand enfant).

En plus, moi, je ne chronique pas les livres si je n’interroge pas l’auteur.

(Je ne déroge jamais à cette règle !)

En plus, moi, je répète trois fois « en plus, moi », si j’veux.

Alors, bon, comme je viens de terminer ton bouquin, je tenais à t’annoncer solennellement qu’il est tout à fait hors de question que j’en fasse l’objet d’une note sur mon blog.

Tu crois que ce serait sérieux que je dise à mes lecteurs (même si c'est la pure réalité!) que j’ai lu avidement cette histoire d’enfant mystérieusement disparu, que l’enquête menée tambour battant par Ludovic et ses potes m’a tout à fait intéressé, que j’ai trouvé le suspens palpitant, que j’ai souvent souri à la lecture de ce langage enfantin, mais loin d’être crétin, que même, parfois, j’ai été gagné par l’émotion (parce que le sujet à titillé quelque chose en moi de bien personnel… papa, je sais que tu ne me lis pas…), que tu m’as impressionné à la lecture de certaines considérations du monde de l’enfance sur « l’adulterie », et enfin, que ce livre est sacrément malin ?

(Quoi, Marie, je fais de longues phrases ? Il n’y a que toi qui lira ce message, alors, sois magnanime avec ton ami amateur d'Angeline et de Malvoisie… Il est tôt, je n’en suis qu’à mon quinzième café.)

Marie, ma chère Marie, j’espère donc, par la présente, que tu me pardonneras de ne pas chroniquer « School Underworld » et les ondes maléfiques.

472141708.jpgTu sais, tu es quelqu’un que j’aime beaucoup, mais parfois, il faut qu’un journaliste de mon acabit sache tenir son rang d’incorruptible. Mon succès planétaire tient de mon objectivité légendaire, alors, c’est comme ça…

Je ne reviendrai pas sur ma décision.

Il ne faut pas trahir ses résolutions de jeunesse.

« Fermeté et définitivité », telle est ma devise.

(Et ne me dis surtout pas que « définitivité » n’est pas très français, sinon, je serais obligé de préciser que tu habites en suisse et qu’une Helvète (même underground) ne fait pas le poids par rapport à un bon vieux Lyonnais comme moi.)

Non, je n’attends pas La piqure (de rappel) dans ma boite aux lettres dans la semaine. Je suis quelqu’un de patient et pas du tout vexable.

Je t’embrasse.

Ton fan de hard rock préféré,

Mandor

EDIT le 15 avril 7h00:

La réponse de Marie-Christine Buffat.

28 mars 2008

Kiki et Marie sont dans un bateau...

-Tu m'as vexé quand j'ai lu ta note sur Sarcloret. Tu as prétendu que le vin blanc qu'il avait ramené de Suisse était dégueulasse...

-Ben, c'est à dire qu'il l'était réellement. Imbuvable. Ca ne me dérange pas de picoler avec des chanteurs que j'aime bien, mais enfin, il me faut un minimum...

A ce moment là, Marie-Christine Buffat (qui vit en Suisse, donc) sort de son sac deux bouteilles de vin blanc EXCELLENTISSIME! Doux, sucré, comme le moment présent. Je ne sais plus leur nom (nous avions déjà ingurgité Christine Spadiccini (Kiki), Marie et moi une bouteille de champagne), mais j'imagine qu'un commentaire opportun de la belle demoiselle vous en dira un peu plus.

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 Bref, que faisais-je dans cette péniche? Kiki, en villégiature parisienne, y a posé quelques jours ses valises. J'ai été convié à un pot de l'amitié tout à fait convenable... voire tout à fait excessif (surtout quand on doit enchaîner avec une interview d'une talentueuse demoiselle, un concert auquel je devais me rendre mais que j'ai zappé par manque de temps et une soirée littéraire de gens que j'aime bien... dont je parlerai plus tard dans la journée).
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Kiki, tu es une maîtresse de cérémonie pénichienne formidable.
Tu sais recevoir. Juste, je ne m'attendais pas à ce que cela prenne cette tournure incensée.
Moi qui ne boit que du Coca Zéro.
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Merci aussi à Marie de m'avoir offert tant de livres... les siens et ceux d'autres auteurs. Je cite: Nicolas Jones-Gorlin pour Mérovée et Anne-Catherine Fath pour Rude (rencontrée le soir même à la fameuse la soirée littéraire).
Il ya des photos qui ne se commentent pas, hein...
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En tout cas, je finirai cette note absolument essentielle pour la bonne marche de la culture française, avec un dernier cliché qui prouve que Mandor devient vite protecteur quand il n'y a aucun danger à affronter.
(Quoique, en regardant bien, je me demande qui protège qui... et si je ne suis pas moi même en danger!)
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En tout cas, merci les filles.
Pour cette délicieuse après-midi.
Pour tout.
Et le reste (ce qui ne veut pas dire grand chose... mais j'aime bien sortir des phrases inutiles pour décrire le bonheur.)
(Faut que je la note celle-là!)
(A l'intention de Marie... si, je te dis que ton idole Renaud, aussi, je l'ai mandorisé...)