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01 juin 2013

Marie Cherrier : interview pour la sortie de Billie

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(Photo: Jean-Marc Lubrano)

3 ans qu’on n’avait pas eu de nouvelles de Marie Cherrier. Elle manquait. L’amateur de chanson française suit cette jeune femme depuis la sortie de son premier album, Ni vue ni connue, en 2004. Je l’ai déjà mandorisé à l’occasion de son album Live à La Cigale. Je m’étais amusé à expliquer pourquoi je l’aimais (l’artiste, évidemment, mais j’avais laissé planer le doute).

Marie Cherrier est passée à l’agence le 8 avril dernier pour évoquer son 3e disque studio Billie (dans les bacs depuis le 27 mai dernier). Comme d’habitude, j’ai passé un bon moment…

Marie-Cherrier-3-JM-Lubrano.jpgBiographie officielle (et un peu raccourcie):

Marie Cherrier, auteur-compositeur-interprète de la scène française grandit à Onzain (Loir-et-Cher). À 17 ans elle se produit dans des bars pour interpréter ses chansons, et complète son répertoire en reprenant Renaud et Serge Gainsbourg.
Elle enregistre son premier album Ni vue ni connue en 2004, réalisé par Jean-François Delfour (compositeur de Caroline d’MC Solaar et directeur artistique des Rencontres d’Astaffort auxquelles Marie participe).
Début du succès : elle est invitée au journal de France 2, France Inter, dans les grands festivals (Printemps de Bourges, Francofolies, Alors Chante à Montauban…), dans les salles parisiennes (Casino de Paris, Trianon, Bataclan…), et en première partie de Francis Cabrel, Juliette Gréco, Thiéphaine, …
Distingué par le coup de coeur de l’Académie Charles Cros et les 3 clés de Télérama : l’album Ni vue ni connue se vend à plus de 20 000 exemplaires.
Alors quoi? Son deuxième album, sort en 2007. Plus grave, avec un regard sans concession sur le monde (et avec une chanson coup de poing pour réveiller Renaud). La tournée continue en France, en Europe, ainsi qu’au Maroc, Laos, Colombie…, et se termine sous les acclamations du public à la Cigale en mars 2008. Cette soirée est enregistrée, et gravée dans un Live à la Cigale.

En 2010, Marie décide de prendre du recul et observe le monde changer.
Elle fait une rencontre déterminante avec Michael Désir, batteur de renom. Il  lui propose une collaboration musicale et devient co-compositeur et réalisateur de son nouvel album.
Portée par des musiques pop, la fougue revient de plus belle. Marie créé un personnage sauvage, audacieux et iconographique qui incarne la liberté : Billie.

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DSC0743nn5.JPGInterview :

Billie est un personnage fictif. Pourquoi as-tu endossé la peau de ce personnage qui est toi et pas tout à fait toi ?

Elle est plus que moi. Plus extraordinaire. Moi je suis chanteuse, auteur-compositeur interprète, Billie, elle, est plus une femme d’aventures. Tout ce qu’elle est, c’est ce que j’admire chez une femme, du coup, j’essaie de lui ressembler. Elle est ce que l’on ne peut pas être parce que sinon, on n’aurait pas de vie sociale correcte. Ce personnage est sans limites, un peu mystérieux et solitaire. Moi, j’aime la solitude, mais j’aime aussi  les gens, l’amitié… Billie, en fait, c’est plus une attitude, un charisme qu’une vraie personne. C’est un modèle d’attitude pour récupérer un peu de fierté qui me manque terriblement. C’est aussi pour se souvenir qu’être entier, c’est être vivant. Billie personnalise la vie. Il ne faut pas oublier les sentiments les plus puissants que l’on a. Elle, elle s’assume pleinement. Billie, c’est la sauvagerie d’un être.

Dire que Billie n’est pas toi, ça permet de dire beaucoup plus de choses dans ton album… bien que tu n’as jamais eu la langue dans la poche dans les disques précédents.

Je n’ai jamais eu l’habitude de planquer mes sentiments, même sous mon nom… c’est dans l’ordre des choses. Billie, c’est un nom et un être plus sauvage, un peu androgyne. Moi, je me suis bien reconnu dans Lucky Luke, un homme peut bien se reconnaître dans Billie.

Billie est présentée comme sauvage, libre, révoltée, j’ajoute rebelle. Je persiste à dire 431835_356012727831706_943301722_n.pngqu’elle te ressemble au moins en partie. Derrière tes textes, que je connais bien et depuis longtemps, c’est la trace de toi qui est restée en moi.

Disons que c’est ma petite sœur Billy. Mais sans limites. C’est marrant que tu me parles de « laisser une trace ». C’est quelque chose à laquelle je n’ai jamais pensé. Sauf depuis cette année en fait.  J’ai presque 10 ans de carrière. J’ai écrit mon premier disque à 18 ans, j’en ai 28 aujourd’hui. Après m’être arrêté à peu près 3 ans et que je constate que, lorsque je reviens, il reste encore des gens qui sont encore là à m’attendre, je me rends compte que mes chansons ont vécu. Je n’avais pas la notion de durée dans le temps et d’impact à long terme. Dans mes chansons, j’ai toujours envie de laisser une petite philosophie de vie, tant mieux si elles perdurent, alors.

D’ailleurs, quel regard as-tu sur tes deux premiers albums studio ?

J’ai beaucoup de tendresse pour eux. Je m’aperçois que ce que je pense et fais aujourd’hui est juste une continuité de ce que je faisais avant. Je n’ai pas changé radicalement de vision des choses. J’ai toujours chanté des histoires de choses cassées par un réel trop dur. Je suis assez contente et fière d’avoir laissé des chansons comme celles-ci. Pendant qu’elles existent, moi, je continue à évoluer, à progresser.

Billie a plein de valeurs.

Elle est attachée à des choses puissantes. L’amour, la passion… et puis aussi la violence, là aussi c’est puissant. Je le répète, elle est comme ça, un peu extrême et radicale parce qu’elle veut se sentir vivante.

Mais, toi non plus, j’ai l’impression que tu ne fais pas les choses à moitié.

J’aime bien aller au bout des choses, je ne m’arrête pas avant. Juste, si j’étais comme Billie, je n’aurais plus d’amis parce qu’elle est trop extrême dans sa passion. Elle en devient égoïste. Dans la vraie vie, il faut composer, il faut faire attention. Moi, j’essaie d’être au maximum telle que je suis réellement, mais ce n’est pas toujours possible de lutter contre les conventions. Il faut être extrême, comme il faut être réservé. Elle n’a pas ce côté réservé, elle n’y pense pas, elle n’a pas ce côté dans sa vie.

"La cavale" (Live aux 5 Baudets le 7 mai 2013)

Dans la chanson « La cavale », dans laquelle tes inspirations gainsbouriennes sont marquées, c’est une déclaration d’amour nerveuse, mais alors, pas du tout gnangnan.

Je n’aime pas le gnangnan. J’ai toujours balancé mon côté très féminin avec des mots un peu tranchés. J’ai des références très masculines en termes de chansons et de textes. J’ai peu d’idoles féminines. À part peut-être Édith Piaf. Dans l’écriture, je l’ai toujours dit, ceux que je respecte sont Renaud, Brassens et Brel. Du coup, mon vocabulaire est très masculin et m’empêche donc de tomber dans le côté gnangnan, comme tu dis.

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(Photo : Fifou)

« Collée à ta bouche » est aussi une chanson aussi gainsbourienne, mais surtout très… charnelle.

Là, j’ai pris une autre direction. Je suis très contente d’avoir ce genre de morceau, parce que cela exprime de façon différente une histoire d’amour. Jusqu’à présent, j’étais plus terre à terre. C’était toujours sous forme de petite comptine. 

La chanson « Billie brouillard », fait-elle référence à « La ballade Willy Brouillard » de Renaud ?

Pour le titre, oui, il y a une légère inspiration (sourire). Cependant, la chanson n’a rien à voir et c’est peut-être celle qui ressemble le moins à mes chansons inspirées de son œuvre. Dans cet album, c’est « T’es où » qui se rapproche le plus de lui. Je ne peux pas dire le contraire, il y a toujours eu un peu de Renaud dans mon travail.

Clip de "T'es où?"

Parlons de « T’es où » justement.  Qui sont les « bandits honnêtes qui changeaient la vie » ?

J’ai écrit cette chanson en 2008 et il y a encore des révolutionnaires en 2013, heureusement. Mais en 2008, je n’avais pas encore internet, et je me demandais où ils étaient passés. Je croyais qu’ils étaient tous morts. J’ai toujours eu besoin d’aimer les grands hommes,  les grandes personnalités, que ce soit en chanson, en cinéma, en politique… des gens pour qui on a envie de dire « je suis avec toi, je pense comme toi ». Ces gens m’aident à être plus exigeante avec moi. Il y a des êtres humains qui savent dire et faire les choses, qui savent mener, qui savent faire rêver, qui savent porter plus haut. Ça, ça m’a toujours fasciné, porté et aidé tous les jours. Là, récemment, il y en a un qui vient de mourir, Hugo Chavez.

Hugo Chavez ? Je suis étonné.marie cherrier,billie,mandor,interview

Oui, je lui ai dédié  « T’es où ». Tous les grands personnages sont décriés. Comme je n’écoute pas les médias et que je vais voir les vidéos à leur source, du coup, j’ai écouté des discours entiers. Je peux affirmer que cet homme-là m’a beaucoup touché. Et bien avant qu’il ne meure. C’était quelqu’un que je respectais énormément et que je respecte encore. Il me donne envie de continuer à lever le poing.

Tu as dû être révolutionnaire dans une autre vie !

Je respecte les grandes idées et les philosophies de vie qui font que ça avance.  On peut espérer autre chose que la médiocrité ambiante.

Mais, dans la vie, on est tous un peu médiocres et on n’y peut rien.

Oui, mais chacun peut prendre la décision de s’élever. Les gens, effectivement, c’est médiocre, l’individu, pas du tout. Chacun à son libre arbitre pour faire le bien, au moins un peu, et ne pas se laisser bouffer par la médiocrité.

"J'm'appelle Billie" (clip officiel signé Neels Castillon)

Michael Désir, batteur de renom, est devenu co-compositeur et réalisateur de cet album. Une vraie collaboration artistique qui a rendu ce disque carrément rock parfois. Du coup, ta façon de chanter est sensiblement différente sur certains titres.

Oui. C’est plus d’exigence encore. En travaillant ensemble, on a mélangé deux mondes. Moi, je viens de la pure chanson française et lui, plus de la pop. Michael a baigné dans Michael Jackson, Toto et compagnie. Il a joué aussi bien avec Keziah Jones, Ayo qu’avec Obispo ou Christophe Maé. Il y avait quelque chose à trouver pour que l’on puisse travailler ensemble. Ça passait aussi forcément par un travail sur la voix. Là, il y a une place énorme pour la rythmique, donc c’était une autre façon de placer le chant. J’ai laissé une place aux chœurs, ce que je n’avais jamais fait avant parce que c’est moins dans la tradition de la chanson. Il fallait trouver le bon mélange et le bon dosage. Il a fallu que je défende d’où je venais, tout en étant très attirée par le monde de l’autre, en voulant même me l’approprier, mais du coup, en faisant attention de ne pas perdre ce qu’on a à apporter. Ça a été délicat à ficeler et en même temps, très naturel. Ce qui est marrant, c’est que les compositions ont été faites très vite, mais c’est dans la réalisation qu’il a fallu faire attention. Ça m’a apporté énormément. J’avais beaucoup à apprendre musicalement parlant.

marie cherrier,billie,mandor,interviewIl y a une discipline de vie à acquérir quand on fait un album.

Oui, mais avant, je n’en avais aucune conscience. Ma discipline de vie, c’était vivre et en profiter. Je n’avais aucune barrière. 

Tu ne fumes plus par exemple ?

Je fume beaucoup moins et je ne garde que les cigarettes qui vont me faire vraiment plaisir. Certains, après m’avoir vu sur scène, m’en ont fait la remarque. Quand je vois dans quel état est Renaud, je suis triste pour lui. Il a manqué de quelqu’un qui lui dise de se calmer à ce niveau-là. Moi, de toute manière, mes modèles ont toujours été des gens qui se détruisaient… Entre Gainsbourg et Renaud, tu vois de quoi je parle ? Je ne veux pas tomber dans un trip autodestructeur pour pouvoir continuer à créer et m’exprimer sur scène.

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C’est marrant parce qu’avant que je reçoive ce nouvel album et que l’on se voit ici aujourd’hui, je me demandais ce que tu étais devenue.

Moi aussi, je me demandais quand j’allais revenir (rires).

Pourquoi ce long moment de silence ?

Ma rencontre avec Michael Désir m’a un peu fâché avec le monde de la chanson. J’étais fâché contre le manque d’exigence, de travail, du laisser-aller des artistes.  C’est un travail d’écrire des chansons, si on ne va pas au bout, il y a plein de choses qu’on laisse passer. J’étais fâché que tout le monde trouve tout sympa et que tout le monde s’en contente. J’étais ravie, du coup, de tomber sur quelqu’un de très exigeant autant avec lui-même qu’avec les autres. J’ai pris du recul et je reviens plus apaisée par rapport à ce métier. Avec Michael, on a eu la même ambition démesurée de travailler à tout prix sur quelque chose, jusqu’au bout, et le penser un peu large. On a refusé la facilité ou le commercial. C’était une grande aventure menée par deux grands amoureux de la musique. J’espère que le public sera touché.

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Pour découvrir (ou redécouvrir) cette artiste, si vous habitez à Paris ou en région parisienne...

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Bonus: le point de vue de ma copine es blog musical Le blog de la blonde (qui est allée la voir aux 3 Baudets).

08 septembre 2008

Pourquoi j'aime Marie Cherrier!

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Marie Cherrier compte déjà dans sa toute jeune carrière 2 albums studios, Ni vue, ni connue et Alors quoi ? et tout récemment un album live à la Cigale.

Tout me plaît chez cette fille.

Elle a du chien.

Sa voix mutine raconte des choses qui me parlent.


"Tout commence il y a 23 ans, une môme baignée dans l'amour de la musique, qui, par des chemins buissonniers arrive à 19 ans à Astaffort pour participer aux Rencontres créées par Francis Cabrel. C'est là qu'elle croise Jean-François Delfour, Loïc Célestin et Franck Dunas, son guitariste..."

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Mais encore, Mandor ? Pourquoi dis-tu que tu aimes Marie Cherrier ?

Parce qu’elle est une fonceuse (elle a trouvé tout de suite chaussure à son pied)

- L’important dans ce métier, c’est de croiser les bonnes personnes avec qui on travaille. Moi, j’ai eu du bol, je les ai rencontré tout de suite. Ca m’a fait gagner beaucoup de temps. Du coup, à 19 ans, j’ai tout lâché pour faire un album. Ca a donné Ni vue, ni connue.

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Parce qu’elle est une insatiable bosseuse (c’est la marque des perfectionnistes).

-Quand il n’y a pas de date, on fait des répétions, on travaille des nouveaux titres, on tente des arrangements inédits. Le boulot n’arrête jamais. On est constant dans notre façon de travailler depuis 3 ans.

Parce qu’elle s’émerveille du peu de logique du métier (elle n’est pas au bout de ses peines).

-C’est assez compliqué de plaire aux radios, par exemple. On ne travaille pas dans leur sens. Ni les titres, ni dans notre façon d’être et de faire… et je ne parle même pas de notre position de label indépendant. Ce n’est pas en accord avec ce qu’elles peuvent attendre, pourtant, des radios s’intéressent à nous. France Inter, Europe 1, le réseau France Bleu, et plein de radios locales la soutiennent. Je suis très surprise qu'elles diffusent certains morceaux de Alors quoi?.

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Parce qu’elle refuse de faire d’énormes concessions dans son travail (ce qui l’a rend rebelle et authentique).

-Mon histoire musicale entraîne désormais pas mal de gens. Si je n’en fais qu’à ma tête dès le départ sans connaître toutes les ficelles du métier, je peux me planter sur des trucs. Je fais donc des petites concessions. Pas des grosses, j’en suis parfaitement incapable. Je m’énerve assez vite, si on me demande de faire des choses qui ne correspondent pas à mes idées. Je cède quand même pour ne pas tout foutre en l’air. Ma ligne de conduite est basée sur des valeurs solides et très rigoureuses.

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Parce qu’elle s’emporte pour ce qui lui importe (comme disait Balavoine, en son temps).

-Il y a un truc qui m’énerve et qui concerne ce métier d’artiste. Les idées préconçues qui expliquent que le métier ce fait de telle manière et pas d’une autre. C’est pour moi difficilement supportable. Le diktat « tout le monde doit faire de la même manière, sinon on ne va pas y arriver », je le combats avec acharnement.

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Parce qu’elle est faite/programmée pour durer (ne surtout pas lui changer les piles… c’est très bien comme ça !).

-Je ne suis pas là pour faire un album où une chanson qui va marcher. Moi, je veux en faire toute ma vie de ce truc. J’ai fais deux albums studios, je viens d’en sortir un en public à La Cigale, j’ai 23 ans, je trace ma route. Je ne veux pas entendre un pessimisme ambiant de plein de chieurs qui me disent que je ne fais pas comme il faut. J’ai fait mes choix. Je travaille avec un label indépendant (Caroline Productions), avec des personnes que j’aime et qui sont complètement d’accord avec mes idées. A partir de là, je compte bien continuer ma carrière. J’ai très envie de tracer une histoire dans le temps.

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Parce qu’elle n’est sûre de rien (finalement).

-Je ne sais pas encore dans quelle case je suis. Je me cherche un peu. J’apprends le métier et la scène. Mon écriture va certainement évoluée. Pas certaine que je continue sur le même chemin. Peut-être ferai-je du hip-hop demain. Qui sait ?

Parce qu’elle n’est pas calculatrice (trop spontanée pour ça !)

-Je ne me retourne pas. Je suis dans le présent et toujours un peu dans le futur. J’ai de nouvelles chansons, mais pas encore assez pour sortir un 3eme album studio. Nous ne sommes pas dans un schéma : album, tournée, album tournée… Il me faut du temps. Pour écrire, il faut presque que j’ai une boule au ventre, positive ou négative, peu importe.

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Parce qu’elle n’hésite pas à se déshabiller (en public, en plus).

-Parfois je me demande comment je peux me dépouiller comme ça, devant des gens que je ne connais même pas. Dès fois, lorsque je suis sur scène, j’ai l’impression d’enlever fringues par fringues. Un texte, c’est un dépouillement. Comme ce que j’écris est entièrement, même quand je fais semblant de me cacher derrière d’autres personnages, je peux rester avec une chanson pendant deux ans avant de la chanter.

Cette interview a été effectuée sur la terrasse d'un bar de Pigalle le 24 juillet dernier.

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Marie Cherrier sera au Festival les Muzik’Elles de Meaux le 26 septembre prochain.
J’irai lui répéter pourquoi je l’aime.
Je l’aime comme elle aime Renaud.


Et voilà un extrait de l'album que "le journaleux" que je suis apprécie beaucoup.
Parmi d'autres...


Demain mardi, Marie Cherrier sera invitée de Philippe Lefait sur France 2 dans l'émission " Des mots de minuit".