Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15 mai 2013

Manu : interview pour La dernière étoile

manu, la dernière etoile, interview, mandor

La voix de Manu m’est familière depuis des années puisque je l’ai beaucoup écouté dans les années 90, alors qu’elle était la chanteuse du groupe Dolly (groupe rock majeur qui n’a pourtant pas aujourd’hui la reconnaissance qu’il mérite). Du coup, quand il y a 5 ans, son premier album Rendez-vous, est sorti, j’ai suivi l’évènement de près. Puis deux après, quand son DVD live est sorti, Rendez-vous à l'Elysée Montmartre, aussi (mandorisation ici). Manu sort ces jours-ci un deuxième album solo, La dernière étoile. Un passage à l’agence s’est donc imposé le 20 mars dernier pour évoquer ce disque intense, lumineux et profond.

manu, la dernière etoile, interview, mandorBio officielle :

Emmanuelle Monet, “Manu”, c’est avant tout l’ex-chanteuse du groupe culte Dolly, un groupe largement présent dans la petite galaxie du rock français des années 1990, un groupe ayant à son actif quatre albums vendus à plus de 370 000 exemplaires et qui après dix ans de succès (on se rappelle tous de leur plus gros tube sorti en 1997 « Je n' veux pas rester sage ») s’est tragiquement interrompu par la mort du bassiste Micka en mai 2005. S'ensuivront deux années d'écriture pour Manu, en mode exutoire, ses chansons les plus personnelles, qu'elle décidera finalement de coucher sur disque avec l'aide précieuse de Nikko, son ex-compère et guitariste de Dolly, ainsi que Ben et Nirox. Ce premier album solo Rendez-Vous réalisé et mixé par Jean-François Delort et Nikko sortira le 29 septembre 2008. Un disque écoulé à plus de 10 000 exemplaires, capable d’aligner avec une facilité presque insolente des mélodies qu’on pourrait écouter jusqu’à l’usure, une sincérité parfois troublante, mais non dénuée de poésie. Manu partira alors en tournée dans toute la France, tournée qui s'achèvera en novembre 2009 par un Rendez-Vous à l'Élysée Montmartre, cd/dvd Live sorti en 2010. Après quelques dates en 2011, Manu compose à nouveau. Ce deuxième album, ce nouveau rendez-vous très attendu, s'intitule La Dernière Étoile. Réalisé par Nikko et mixé par Clive Martin, il est sorti le mois dernier.

manu,la dernière etoile,interview,mandor

Manu avec son "band" : Shanka, Manu, Nirox, Ben.

Interview :

Vous retravaillez avec  les mêmes personnes que pour votre premier album solo Rendez-vous, dont Nikko.

Je le considère comme mon binôme. On se comprend sans se parler, je peux lui demander des choses  que peu de personnes comprendraient. C’est important de trouver la personne avec qui on peut travailler facilement. Je suis fan de ce qu’il fait, donc pour arranger et sublimer mes petits morceaux, je pense à lui directement.

Vous avez participé un peu plus à la réalisation de ce deuxième album, il me semble…

Nikko m’a incité à le faire seule parce qu’il n’était pas disponible au départ, il était en tournée avec Eiffel. Au départ, créer tout seule ne m’amusait pas. J’aime bien le partage dans la musique. Par obligation, j’ai dû me plier à cela, mais au final, ça m’a plu. Je suis rentrée dans les détails, j’ai fait mes petites programmations moi-même, ce que je n’avais jamais fait jusqu’à présent. Ensuite, il a revu tout ça avec ma base. J’étais rassurée dans le sens où je savais qu’il ne laisserait rien passer de médiocre.

Cet amour du partage vient aussi du fait que vous avez toujours été très entourée.

Je viens d’une expérience de groupe. Mon école s’est faite à plusieurs. Aujourd’hui, il est certain que je peaufine davantage ce que je fais. Je ne me contente pas d’acoustique/ chant, je vais chercher plus loin. 


MANU Clip "Que fais tu ?" Tekini Records (2013) par ManuOfficialTv

Rendez-vous était décrit comme un album « exutoire » après la mort tragique de Micka. Est-ce que l’album, La dernière étoile, peut être considéré comme plus serein ?

Oui, parce que je vais beaucoup mieux. Et puis, j’ai arrêté de me regarder le nombril. Pour certaines chansons, j’étais plus dans l’observation. Je prenais beaucoup de notes, donc j’avais de la matière à l’avance. Ça m’a servi pour des chansons comme « J’attends l’heure » ou « Le paradis ». Les textes sont venus assez spontanément avec la mélodie.

Je reviens sur le fait que vous vous regardiez le nombril. Vous considérez que le premier album solo était trop auto centré ?

Depuis Dolly, la plupart des thèmes que j’aborde sont toujours liés à ce que je vis et ce que je ressens.

Comme tous les autres artistes qui chantent leurs propres chansons.

Oui, mais c’est bien de se faire l’interprète de ce que l’on observe. Au bout d’un moment, moi-même, je me saoulais. J’avais l’impression de tourner en rond. Bon, en même temps, c’est aussi pour cela qu’avec mon public, on partageait les mêmes émotions. Mes doutes et mes questionnements, on les retrouve chez beaucoup de gens et eux-mêmes s’approprient les chansons par rapport à ce qu’ils vivent. Mais, j’avais quand même envie de m’ouvrir un peu et d’observer ce qu’il se passe autour de nous.

(Vous me connaissez, je suis hyper corporate... voici donc le CD'Aujourd'hui (que je n'ai pas fait) consacré à Manu).

Dans le disque, il n’y a pas beaucoup de musiciens.

Nikko a fait la quasi-totalité des instruments. Il a laissé des parties de batteries à Nirox et Ben est venu faire quelques guitares quand même. On a gardé des bouts de basse à moi et une ou deux de mes guitares.

Il y a des chansons sur la vieillesse, le temps qui passe, la jalousie, l’amour et la mort… des thèmes récurrents ?

« Que fais-tu », la chanson sur la femme qui attend son homme à la maison, ça m’a fait marrer de la faire parce que le thème de la jalousie est un thème récurrent chez moi, notamment dans les deux premiers Dolly. Aujourd’hui, je me suis assagi, je contrôle la situation, il a donc fallu que je me remette dans la peau de quelqu’un de jaloux. Je pense ne plus avoir ce problème-là.

"Je pars avant", session Noir et Blanc de Radio Néo (avec Nirox, Ben et Shanka).

Il y a deux textes de France Cartigny.

C’est une très bonne amie. Je lui ai confié deux textes parce que je n’arrivais pas bien à les faire. Je bloquais un peu. Je suis fan de ce qu’elle fait, alors j’avais toute confiance en elle.

Il y a pas mal de chansons encore un peu sombres, mais la lumière apparaît plus. C’est un album d’espoir finalement.

Je voulais qu’il soit moins plombant et plus lumineux que le premier. Il est la somme de ce que je suis en ce moment. Mon écriture correspond toujours à mon état d’esprit et mon moral du moment. Ce disque s’appelle La dernière étoile, parce qu’il réconcilie le désabusement et l’espoir.

Là, je me dirige vers un gros cliché, je le sais. Puisque tu vas mieux, ça a été plus compliqué d’écrire ?

Il est indéniable qu’on a beaucoup plus de matière quand on n’est pas bien. On peut se regarder le nombril aisément, puisqu’on est malheureux. Alors, je peux dire qu’effectivement, le processus d’écriture a été plus long. Mais, c’est aussi agréable d’écrire quand on va bien, il m’a fallu juste un déclic. Le déclic de prendre des notes par exemple. Avant, j’attendais d’avoir la musique et la mélodie. C’est ça qui m’inspirait les mots. Maintenant, je fais de la musique pour aller avec un texte. C’est une autre façon de travailler.

Vu ce que rapporte la musique actuellement, pourquoi continues-tu à faire des disques ?

Parce que je suis passionnée. Ce qui m’intéresse, c’est de progresser, d’avancer, pas de devenir riche. Je suis très lucide sur ce métier.

"Talk (about)" en live acoustique du Cargo (avec Nikko et Matt).

Je trouve qu’au bout du deuxième disque, on reconnait une « touche » Manu. Il y a une vraie continuité entre les deux albums.

J’espère. Trouver une couleur et une cohérence, c’est un peu l’objectif quand on crée.

Tu aimes bien travailler vite sur les chansons.

Oui, parce que sinon, on se perd. Je peux passer plusieurs jours sur un texte, mais si c’est plusieurs semaines, j’abandonne. Quand ça vient tout de suite, c’est tellement magique. Je travaille beaucoup à l’instinct, mais Nikko est mon garde fou qui protège tout ça.

La dernière étoile est-il un album rock ?

Oui, complètement. Même s’il y a de la pop aussi et un petit côté folk « bluegrass », le folk des Bayous, le folk poisseux (rires).

manu,la dernière etoile,interview,mandor

manu,la dernière etoile,interview,mandor

05 novembre 2010

Manu (ex-chanteuse du groupe Dolly): interview et 2 sessions acoustiques

J'avais déjà questionné l'ex-chanteuse du groupe Dolly lors de la sortie de son premier (et pour le moment seul) album solo, Rendez-vous. Manu démarrait alors sa promo et j'en garde le souvenir d'une femme fragile, mais très déterminée...

Deux ans plus tard, MusiqueMag a décidé de la soutenir en étant partenaire de la sortie de son DVD live, Rendez-vous à l'Elysée Montmartre... elle est donc venue dans nos locaux en compagnie de Patrick Giordano de Tekini Records. Deux âmes chaleureuses et disponibles. Au programme, deux titres en acoustique et un petit entretien.

Voici pour commencer mon interview de Manu, publiée dans Addiction, le mag, datée du mois de novembre 2010.

Scan10002.JPG

Scan10003.JPG

Scan10004.JPG

A présent, je vous propose les deux sessions acoustiques pour MusiqueMag, enregistrées sur place.

Manu interprète en version guitare-voix, la chanson "Goodbye", une chanson de son premier album solo . "Goodbye" est un hommage au bassiste de Dolly, Mickaël Chamberlin, disparu dans un accident de voiture en 2005. 

Et une superbe chanson interprétée pour la toute première fois (vraiment !) en japonais : "Tenki Ame".

 Quelques photos de la session prise par bibi, le 18 octobre 2010 à MusiqueMag...

Manu 18.10.10 0.JPG

Manu 18.10.10 1.JPG

Manu 18.10.10 3.JPG

La photo avec Mandor...

Manu 18.10.10 5.JPG

Pour clore cette note, et histoire que vous jugiez par vous même l'énergie et l'électricité que génère cette fille, voici deux extraits tirés du DVD live de Manu: "Rendez-vous" et "Dans tes yeux"...