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08 mars 2016

Chico & The Gypsies : interview pour "Color 80's"

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Bon, Chico, je l’aime bien. Humainement. Quand il sort un disque, je viens le voir. On aime bien se voir/parler. Déjà mandorisé pour le précédent il y a un an, je récidive avec son nouvel album, Color 80’s. Un disque pour faire la fête. Et en ces temps obscurs, ça ne peut pas vraiment faire du mal. Les chansons reprises font partie de ma vie. Je les ai diffusées à la radio des milliers de fois sur les différentes radios dans lesquelles j’officiais dans les années 80. Et le côté gypsie en plus n’est pas dénué d’intérêt. Voilà, donc pour Le magazine des loisirs culturels Auchan, Chico m’a donné rendez-vous dans les locaux de sa maison de disque le 16 février 2016.

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Clip de "Plus près des étoiles". 

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Après l'interview, le 16 février 2016, chez Sony Music. 

26 novembre 2015

Patrick Sébastien : interview pour Ca va bouger

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Je réitère ce que j’écrivais lors ma précédente mandorisation de Patrick Sébastien (et une autre ). On aime ou on n’aime pas, il n’y a aucune raison que je tente de départager les pour et les contre ici. Il est toutefois indéniable que l’homme est très populaire, fédère très largement et sait écrire des chansons festives. Heureusement que ce genre d’artiste existe. Surtout de nos jours. On ne va pas cracher sur de la légèreté et de la galéjade. Voici ma dernière interview du saltimbanque total, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Ça va bouger, pour le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois de novembre/décembre/janvier 2016).

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Clip officiel de "Ça va bouger".

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10 septembre 2015

Emmanuel Moire : interview pour La rencontre

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Interview d'Emmanuel Moire réalisé pour Le magazine des Espace Culturel Leclerc (daté du mois de septembre 2015) à l'occasion de la sortie de son quatrième album, La rencontre. C'est de la variété classique et populaire, et dans le genre, c'est ce que l'on fait de mieux actuellement. Et le bonhomme est un vrai gentil. Bref, je l'aime bien.

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L'intro en version plus lisible...

Deux ans après Le Chemin, Emmanuel Moire revient avecLa Rencontre. L’ancien premier rôle du Roi-Soleilse livre un peu plus à chaque chanson, comme si ce rendez-vous promis par le titre du disque était celui du chanteur avec lui-même.Voilà donc le temps du bilan, ou en tout cas de l’introspection. De l'attirance et ses premiers émois à la peur de l'usure du temps, toutes les saisons du cœur sont déclinées. Cette "rencontre" nouvelle avec Emmanuel Moire est un enchantement et certainement l'album de la résilience.

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Clip de "Bienvenue" extrait de l'album La rencontre.

19 septembre 2013

Tal : interview pour A l'infini

b059c2f40e2d11e38cc022000ae80ec6_7.jpgAprès avoir vendu 300 000 unités de son premier album Le droit de rêver et tutoyé le sommet des charts français en participant à l'aventure Génération Goldman, Tal revient avec un deuxième opus, baptisé A l’infini. L'artiste franco-israélienne de 23 ans, loin de s'appesantir sur une formule qui a fait ses preuves, a choisi d'explorer de nouvelles directions musicales pour son deuxième album, en y incorporant des touches de reggae, tout en conservant les influences pop et R'n'B qui ont fait son succès. Évidemment, ce n’est pas ma tasse de thé personnelle, problème sans doute de génération. En tout cas, Tal confesse volontiers proposer aujourd'hui des chansons « plus musicales » et moins « commerciales ». Le résultat ne décevra pas ses fans, dans un album à l'image de sa pochette : nuancé, coloré et esthétique.

Pour Le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan (daté des mois de septembre/octobre 2013), j'ai rencontré Tal le 26 août dernier, dans sa loge, lors de l'enregistrement de la première de Les chansons d'abord (émission musicale sur la chanson Française présentée par Natasha St-Pier sur France 3).

(Petit rappel: le goût des uns n'est pas le goût des autres... je n'ai pas l'âge du public visé et je suis amateur de chanson française plus... disons "traditionnelle". Je ne me sens donc pas le droit de juger une musique qui n'est pas faite pour moi.) (Ma fille l'adore et la jeune femme est très sympathique et lucide... ça me suffit pour l'apprécier un peu).

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A l'international (clip officiel).

Petit bonus mandorien (tout petit, le bonus):

Qu’est-ce qui fait mûrir quand on fait ce métier et que ça marche ?
Ce sont les expériences humaines et scéniques que j’ai vécues en deux ans. On rencontre beaucoup de gens. Il y a beaucoup de partages et on vit des moments très forts. J’ai vécu énormément de choses qui ont été très fortes émotionnellement.

1044200_550859224971518_746427716_n.jpgVous participez aussi à l’album Génération Goldman 2. Tout comme vous étiez sur la première compilation. Pourquoi ce choix ?
C’est toujours un plaisir de devoir défendre des chansons de Jean-Jacques Goldman. C’est un vrai honneur pour moi. Je respecte et admire vraiment cet artiste. J’ai eu la chance de le rencontrer aux Enfoirés cette année. Goldman, pour moi, c’est le parfait exemple de carrière et de gestion humaine. Le type parfait. Il faudrait que tous les artistes soient comme lui humainement.

On vous voit beaucoup danser dans vos clips.
C’est parfait pour participer à Danse avec les Stars (à partir du 28 septembre 2013), dont vous êtes l’une des candidates…
Je fais cette émission pour l’expérience parce que, selon mes amis qui y ont participé, c’est une aventure humaine extraordinaire. Moi, je n’ai jamais dansé à deux. J’ai toujours dansé seule des chorégraphies très urbaines. Là, ça va me changer. J’ai envie de vivre une nouvelle expérience et ça va me faire du bien physiquement. J’adore les défis.

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Tal et Mandor le 26 août 2013.

17 septembre 2013

Eric-Emmanuel Schmitt : interview pour Les perroquets de la place d'Arezzo

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Rencontrer Éric-Emmanuel Schmitt est toujours un délice. Cet  homme érudit et charmant a été l’un des tout premiers mandorisés (en 2006), à une époque où je cachais encore mon visage et où (donc) personne ne savait qui se cachait derrière Mandor (voir là).

Dans ce nouveau roman choral, Les perroquets de la place d'Arezzo, Eric-Emmanuel Schmitt a voulu montrer qu’il y a autant de façons d’aimer, autant de sexualités différentes qu’il y a de peaux. Chacun arrive avec une histoire et des désirs différents. Il a écrit une sorte de petite encyclopédie romanesque des manières d’aimer. Il a aussi souhaité montrer qu’il n’y a pas de normalité en matière d’amour ou de sexualité. Pour lui, tant qu’il y a accord entre les parties, rien n’est répréhensible.

Bref, l’amour dans toute sa diversité selon maître Schmitt !

Le 17 juillet dernier, pour Le Magazine des Loisirs culturels des magasins Auchan (daté des mois de septembre/octobre 2013), nous nous sommes rencontrés dans un bar situé en face du théâtre qu’il dirige, le Théâtre Rive Gauche. Ce que j'aime avec lui, c'est qu'il ne mâche pas ses mots...

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(Voici l'intro, pour ceux et celles qui n'avaient pas pensé à se munir d'une loupe avant d'arriver sur cette page)

Autour de la place d'Arezzo se croisent, dans un voisinage élégant et contrasté, le fonctionnaire et l'étudiant, le bourgeois et l'artiste, la poule de luxe et la veuve résignée, mais aussi la fleuriste et l'irrésistible jardinier municipal. Jusqu'au jour où leur parvient une lettre, anonyme, identique, mystérieuse : "Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé: tu sais qui." Une vraie bombe à retardement. Et chacun de s'enflammer, de rêver, d'y voir une promesse, un bonheur attendu, une blague, une menace. Éric-Emmanuel Schmitt revient avec une véritable anthologie littéraire de l’érotisme et des relations de couple.

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Voici le bonus mandorien (autant dire, la version longue de l'interview).

Il y a un moment où vous avez senti que ce nouveau livre était prêt ?

Oui, c’est exactement ce qu’il s’est passé. Je n’ai ni diagramme, ni plan, je n’ai qu’à tirer le fil et tout va se mettre en place très naturellement. Ça se fabrique tout seul dans une partie de mon cerveau. Mon rôle consiste ensuite à rendre ça lisible, visible, audible, mais ça existait déjà quelque part.

Pourquoi ce livre fait-il plus de 800 pages ?

Vous ne trouvez pas que c’est un peu chiche quand le sujet principal est l’amour ? Dans ce livre, je voulais avoir un regard encyclopédique sur toute forme d’amour et toute sorte de sexualité. Il y a une trentaine de personnages. C’est écrit bref, mais il y a beaucoup de protagonistes, donc il y a beaucoup à dire.

Vous faites toujours en sorte qu’aucune explication ne l’emporte sur une autre.

Je ne veux pas tomber sur le psychologisme ou tout s’explique par l’histoire des gens. Je n’exclus pas les données de nature, mais je ne réduis pas tout à elles. Je donne des clefs, mais en montrant qu’il n’y en a jamais une seule. Il y a un trousseau.

À lire votre roman, personne ne vit normalement…

Ça n’existe pas les gens qui vivent normalement, qui ne cachent pas des cadavres. Quand on pense que quelqu’un est normal, c’est qu’on en a une vision superficielle. Moi, personnellement, je ne connais personne de normal.

Il y a une forme d’œcuménisme dans cette observation des êtres…eric-emmanuel schmitt,les perroquets de la place d'arezzo,interview,mandor,magazine des loisirs culturels auchan,poussin 1er

Dans beaucoup de mes livres, je parle de religion et de spiritualité. Il y a ce regard d’intérêt et d’attention pour, sans jugement. J’ai le même regard pour la vie intime des gens. Dans ce livre, j’ai été très surpris de me trouver proche de tous les personnages.

Quel est le personnage qui vous ressemble le plus.

Il y en a plusieurs… en plus édulcoré (rires). Votre question a de l’intérêt, mais ma réponse n’en a pas. Ce qui compte, c’est que le lecteur fasse son propre cheminement par rapport aux personnages. Dans ma vie, j’ai toujours été plusieurs personnages, alors je suis obligatoirement bon nombre de personnages de ce roman. Je peux même me portraiturer dans la peau d’une femme. Je n’ai peur de rien… Dans ma vie, il y a des points d’ancrage, qui sont mes affections et mes fidélités, mais en même temps, il y a une vraie diversité qui fait que je peux être vraiment plusieurs de ces personnages.

Tout ce que fait Éric-Emmanuel Schmitt trouve un large public. Cette confiance met-elle de la pression.

Normalement, un auteur de romans fait un même roman tous les 18 mois. Moi, c’est un conte, un recueil de nouvelles, un gros roman, une pièce, un film, un essai sur la musique…  je varie mes activités. Ma spécificité, c’est d’être au rendez-vous, mais on ne sait jamais avec quoi. Ce n’est pas une pause de ma part. Dès que j’ai l’impression que je sais faire, j’arrête. Je veux retrouver le sentiment du danger, le sentiment de la première fois.

Redevenir puceau.

Oui, complètement. Vivre chaque œuvre comme si c’était la première fois.

Est-ce qu’écrire ce type de livre est une prise de risque ?

Je ne me pose pas ce genre de question, mais j’entends ça autour de moi. Moi, j’ai juste peur de ne pas être à la hauteur de ce que je me promets de faire.

eric-emmanuel schmitt,les perroquets de la place d'arezzo,interview,mandor,magazine des loisirs culturels auchanVous sortez aussi une bande dessinée, « Poussin 1er, cui suis-je ? » dessiné par Janry.

C’est un personnage que j’avais dans la tête depuis 25 ans et j’avais écrit certaines de ses histoires sous la forme de contes. Un jour, j’ai compris qu’il fallait que ces histoires deviennent une bande dessinée. J’ai donc rencontré les gens de chez Dupuis. Je leur ai raconté mon projet : un petit poussin philosophe qui est dans une bassecour avec des poules qui sont toutes plus idiotes les unes que les autres. Quand elles répondent aux questions, elles savent, mais sans avoir appris. Elles ont des opinions, des préjugés. Elles reproduisent la façon de pensée commune. Poussin, lui, pose des questions justes auxquelles il apporte des réponses fausses. C’est parti pour plusieurs albums. Je suis en train d’écrire le deuxième.

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Eric-Emmanuel Schmitt et Mandor le 17 juillet 2013.

10 septembre 2012

Philippe Delerm : interview pour Je vais passer pour un vieux con

Philippe Delerm est venu à l’agence  le 27 août dernier pour évoquer son dernier livre, Je vais passer pour un vieux con. J’aime bien humainement cet auteur et son écriture minimaliste (et revendiqué comme tel) est loin de me déplaire. Je le rencontre de temps en temps (voir là). Voici le fruit de notre entretien publié dans Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté du mois de septembre 2012) qui est sorti aujourd’hui. Vous pourrez ensuite lire le bonus mandorien.

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Le bonus des Chroniques de Mandor :

Vous avez une bonne réputation/image médiatique. On ne vous critique pas trop.

Dans l’ensemble, je suis d’accord. Le simple fait de voir la vie en positif, ça fait de vous un être positif. Par rapport au petit milieu germano pratin, c’est sûr, c’est un peu incorrect. Des gens comme moi ou Christian Bobin, qui déboulent dans le paysage littéraire sans avoir conçu de stratégie, ça ne plait pas beaucoup.

Êtes-vous satisfait de votre condition d’écrivain ? Moi, quand je vois la façon dont vous la menez, elle me parait idéale.

J’ai ramé assez longtemps, vous savez. Près de 10 ans avant d’être publié. Après j’ai publié pendant 15 ans avant de connaître la notoriété et tout d’un coup, cadeau de la vie. La première gorgée de bière fait un carton. J’ai eu grâce à ce succès des cadeaux parallèles. Cela m’a permis de rencontrer des gens que j’admirais et que je rencontre, aussi bien des sportifs que des chanteurs. C’est une chance incroyable.

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Vous avez aussi la chance d’avoir un fils qui a beaucoup de succès.

C’est plus une source de soucis pour moi. Je suis assez inquiet de tempérament. Vincent est jeune encore. Il faut que ça continue à fonctionner pour lui, d’autant plus qu’il a eu l’habitude du succès assez tôt. Je sais que, pour lui, une désaffection du public, ce serait très lourd à supporter.

Si vous voyez une critique négative sur lui, ça vous heurte.

Évidemment, ça me heurte. Bien plus que si elle est pour moi.

Vous, vous supportez bien quand il s’agit de vous?

Non, ce serait mentir que de dire que ça ne me dérange pas. Ça me fait toujours mal, même si ce n’est pas si fréquent.

Comment sont les gens avec vous dans la rue ?

J’ai une trombine un peu connue, du coup, il m’arrive souvent d’être sollicité, mais très discrètement et gentiment. Un écrivain est assez préservé des critiques quand on le rencontre dans la rue. C’est marrant, les gens qui vous tiennent la jambe, qui s’incrustent, ce sont généralement des gens qui font semblant d’être des lecteurs et qui ne le sont pas. Les vrais lecteurs n’insistent pas longtemps lourdement.

Vous écrivez un nouveau livre. De quoi s’agit-il ?

C’est un roman. J’ai du mal à écrire des romans, mais j’aime bien. Celui-ci est un peu grave et évoque sur le début de la fin de la vie.

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