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02 mars 2011

Mes livres de l'hiver 2011 (5) : Luc Doyelle pour "Qui veut la peau de Nestor Boyaux?"

luc doyelle, lucius von lucius, qui veut la peau de nestor boyaux, interview

Après Mes livres de l’été 2010, Mes livres de l’automne 2010, voici le quatrième numéro de Mes livres de l’hiver 2010/2011. Après les frères Fouassier, Eric et Luc Michel pour leurs ouvrages respectifs, Le Traducteur et Les hommes à lunettes n’aiment pas se battre, Frédéric Mars pour Lennon Paradise, le roman posthume de John Lennon, Bertrand Guillot pour b.a.-ba, Pierre Pelot pour Maria, je reçois Luc Doyelle pour son « road book » Qui veut la peau de Nestor Boyaux ? (Laura Mare Éditions).

luc doyelle, lucius von lucius, qui veut la peau de nestor boyaux, interview4e de couverture :

Le polar selon Lucius…
Méfiez-vous le jour où votre ami de toujours débarque après dix années de silence radio.
Prenez garde s’il vous propose sur un plateau la solution à tous vos problèmes.
Mais surtout… restez vigilant si votre ami se nomme NESTOR BOYAUX !
Ces retrouvailles chaleureuses seront les prémices d’une étrange descente aux enfers. Lorsqu’un clochard prend le contrôle de votre destinée, que la radio diffuse des informations surprenantes, et que la maréchaussée se pointe à tous les coins de rue, il est temps de crier au secours !
Une épopée polaroïde parsemée d’humour et de suspense.

luc doyelle, lucius von lucius, qui veut la peau de nestor boyaux, interviewL’auteur (par lui-même):

Luc Doyelle nait en 1963 sur les bords de la Voulzie (Seine et Marne). Sa mère le trempe alors dans le fleuve en le saisissant par l'oreille gauche, qui restera à tout jamais son point faible (son attrait pour les bonnets rouges et la plongée sous-marine restera dans la légende).
A huit ans, il gagne son premier tour de France tricycle, puis un accident de coton-tige met fin à sa carrière. Il se reconvertit dans le coloriage professionnel, puis organise des courses clandestines de koalas en forêt de Chenoise avant de se découvrir une passion pour l'écriture. Ce sera la consécration : Les liaisons presque dangereuses, puis C'est au pied du mur qu'on mange des merles, scelleront le destin de tout un peuple. Qui veut la peau de Nestor Boyaux? est son troisième roman.

Consacrer une note à Luc Doyelle, qui sort son livre dans la même maison d’édition que le mien (mais, c'est lui qui est arrivé preum's), ressemble à du copinage. Méfiez-vous des apparences ! (Je connais quelques esprits chagrins.) Je suis la carrière littéraire de cet auteur depuis 2008. Je l’ai déjà mandorisé deux fois (voir et), sans même connaître son éditrice, devenue la mienne aujourd’hui. Laura Mare a repéré mon blog parce que j’ai interviewé quelques auteurs de chez elle.

CQFD.

(Bon, je précise aussi qu’il a fait de moi un des héros de ce picaresque roman).

(Je n’y suis pas insensible, certes).

(Vous connaissez tous mon ego surdimensionné !)

(Non? Et bien regardez ce que je suis capable de faire... vous montrer deux  exemples (parmi d’autres)…)

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 Ou encore...

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Moin CV dans un roman, je n’y avais pas songé… merci Luc. Tu as toujours de bonnes idées!

 

Plus sérieusement, Luc Doyelle, je suis fan de son œuvre. Il me fait rire et me détend avec ces histoires rocambolesques et surréalistes. Et humainement, l’homme est bon.

Il m’a rejoint dans un bar parisien, le 26 janvier dernier (autant dire hier… hum !) pour une interview express.

luc doyelle, lucius von lucius, qui veut la peau de nestor boyaux, interview

Pourquoi es-tu le héros de tes propres livres ?

Le premier, Les liaisons presque dangereuses, était un roman en grande partie autobiographique… ensuite, je me suis pris au jeu. Quand, j’ai écrit mon deuxième roman, j’ai tout simplement voulu garder les mêmes personnages. Je les aimais beaucoup et les lecteurs les trouvaient très attachants. Donc, naturellement, ils se sont retrouvés aussi dans le troisième. Ce que j’aime bien, c’est faire apparaître des petits nouveaux qui viennent se greffer sur l’environnement du noyau de base. Lucius, les mectons et les autres… ils enrichissent cet environnement. Il y a des chassés-croisés dans mes histoires. Des gens qui disparaissent, d’autres qui apparaissent et beaucoup reviendront… toi, tu apparais par exemple.

As-tu le sentiment de construire une œuvre ?

J’ai toujours en mémoire l’œuvre d’Isaac Asimov par exemple, qui a écrit deux cycles. Le cycle des robots et Le cycle des fondations et ces deux cycles se sont à un moment donné, imbriqués l’un dans l’autre. J’aime l’idée de construire, enrichir et tisser des toiles pour réunir tous les romans.

Qui est Nestor Boyaux ?

C’est un personnage qui était déjà dans mon premier roman, mais qui ne s’appelait pas ainsi. C’est un homme qui existe vraiment, qui est un de mes amis. Il est tellement atypique, tellement pittoresque que j’avais envie de le mettre en scène de façon plus élaboré de ce que j’avais esquissé dans le premier. Je voulais placer toute l’intrigue sur lui, sur sa personnalité et en faire le personnage principal.

Il est vraiment comme tu le décris dans le roman… aussi barge ?

J’accentue toujours le trait dans mes romans, il n’en reste pas moins que c’est un type effectivement complètement fou, une espèce d’extra-terrestre. Nestor Boyaux, c’est un réel plaisir de brosser son portrait.

Et le clochard, c’est aussi un pote à toi ?

Non, c’est un personnage complètement inventé. Il a presque le rôle principal.

Tu utilises beaucoup de retour en arrière pour expliquer l’histoire ?

On découvre Nestor Boyaux uniquement à travers des flashbacks, donc des souvenirs d’enfance de Lucius, qui permettent d’une part de dresser le portrait de Nestor et d’essayer de déterminer ce qui a bien pu lui arriver.

L’intrigue dans le roman démarre lentement et d’un seul coup, ça va s’accélérer à vitesse grand V.

L’action tombe comme la nuit noire en plein hiver. Le rythme enlevé arrive quand un clodo fait irruption dans la voiture de Lucius. Lucius est pris de court, il comprend tout de suite qu’il est arrivé quelque chose à Nestor Boyaux, son meilleur ami et soudain, tout va lui échapper. Dans l’affolement général, il va s’en remettre à ce clodo qui lui présente une porte de secours sans savoir où elle va déboucher.

À partir de là, ce roman devient un road movie…

Il y a une grande part de folie qui arrive à ce moment-là. Tout part en sucette !

Il faut bien suivre l’action dans tes livres…

Dans le précédent, il y avait des allers-retours dans le passé et le présent et dans celui-là, il y a des allers-retours entre trois périodes. Le présent immédiat, un passé très proche et un passé beaucoup plus lointain qui sont les souvenirs d’enfance. Il faut suivre, mais en même temps, c’est clairement délimité. Disons juste que c’est un roman très rythmé. Dans le deuxième roman, il y avait une part de fantastique et je n’avais pas cherché à être crédible, mon objectif était de faire rire et détendre le lecteur. Dans Nestor Boyaux, j’ai essayé d’être un peu plus crédible, mais le but du jeu était encore de faire rire le lecteur… 

luc doyelle, lucius von lucius, qui veut la peau de nestor boyaux, interview

Bravo à Luc Doyelle! J'attends le quatrième avec une impatience non dissimulée.

19 janvier 2010

Lucius Von Lucius aka Luc Doyelle...

Luc Doyelle 14.01.10 3.JPG

couvliaisons.jpgJ’ai déjà reçu Luc Doyelle pour son premier livre « Les liaisons presque dangereuses ». Sa personnalité (tout en délire à l’écrit et en réserve à l’oral) m’a plu dès le départ. Je suis persuadé que cet auteur ne se rend pas compte du talent qu’il a. Et pourtant, il en est pétri. Son deuxième livre (disponible depuis le 18 décembre), "C'est au pied du mur qu'on mange des merles" fait rire autant qu’il touche les lecteurs.

 

Présentation volée sans vergogne au site de la maison d’édition, Laura Mare Editions :1926746899.jpg

« Dans ce nouveau roman, nous verrons comment Lucius, d'un placard à un autre, va bouleverser des pans entiers de son univers, au point de mettre en péril l'existence même de l'Amie. Chacun de ses choix de vie sera lourd de conséquencesAprès l'accueil chaleureux réservé aux "liaisons presque dangereuses", Luc Doyelle met en scène à nouveau ses personnages fétiches dans un scénario endiablé qui fait la part belle à l'humour

 

Le rendez-vous à 77FM, la semaine dernière fut un peu compliqué à organiser, car, hasard de la vie, nous avons eu tous les deux la grippe (A ou pas) à quelques jours d’intervalle puis une petite bronchite à quelques jours d’intervalle (bis). Il a fallu donc que nous soyons totalement rétablis pour mener à bien cette seconde rencontre.

Le podcast Luc Doyelle/Lucius Von Lucius Vs François Alquier/Mandor, c’est parti !

 

Luc Doyelle 14.01.10 1.JPG
Sérieux, là, le Lucius...

9.jpgPremière partie :

-Retour sur le premier livre « Les liaisons presque dangereuses ».

-« C’est au pied du mur qu’on mange des merles », même personnages que dans « Les liaisons », mais deux livres qui se lisent indépendamment.

-Romans autobiographiques ?
podcast

Deuxième partie :

 

-Le voyage dans le temps… quelle idée ?

-Le roman… pour embellir une vie normale ?

-Pourquoi l’écriture ?

-La rencontre avec son éditrice Laura Mare.
podcast

Troisième partie :

 

-Plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral.

-Toutes personnes connues n’est pas que pure coïncidence.

-Sa femme est ses enfants sont les héros de ses ouvrages. Qu’en pensent-ils ?

-Saga Lucius ?

-Luc Doyelle/ Lucius Von Lucius… schizophrénie ?
podcast

Luc Doyelle 14.01.10 2.JPG
Lucius, moins sérieux...

Quatrième partie :

 

-Sur Internet depuis 10 ans.

-Sa biographie détournée.

-La vraie (biographie).

-Son métier de photographe.
podcast

Cinquième partie :

-Vivre de sa plume…

-Ecriture proche de Pennac… ou de Marc Lévy ?

-Facebook… espace médiatique.
podcast

Luc Doyelle 14.01.10 4.JPG
Lucius Von Lucius et Mandor... joie de vivre et compagnie!
Pour clore cette note sur Luc Doyelle, voici le blog de Luc Doyelle (l'ancien, mais encore alimenté mon cher Watson!).

07 mai 2008

Luc Doyelle... la dérision comme médicament!

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Alors, oui, en effet, il n’est quand même pas normal que pendant toute une journée, je diffuse des extraits de films honteusement détournés avec des sous-titres qui n’ont rien à voir avec le dialogue original… et le tout sans explications de ma part.

Alors, oui, en effet, il y avait bien anguille sous roche.

Mon invité du jour est celui qui a commis ces blaguounettes qui m’ont bien fait sourire.

(Je n’ai pas non plus ri aux éclats, car, en ce moment, il m’en faut plus pour me laisser aller à une totale perte de contrôle de moi-même…)

Cela faisait un moment que j’avais ce roman de Luc Doyelle sur mon tas de livres à lire.

(Au passage, Brad-Pitt Deuchfall, Tatiana de Rosnay, j’ai lu (enfin) vos derniers ouvrages… je vous contacte vite…)

(Au passage, Fred, ton « L’amour est une femme » me plait beaucoup et tu fais chier d’avoir un putain de talent… et comment tu fais pour écrire autant ??? Et pourquoi tu as pris un pseudo???)

Luc Doyelle, donc.

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Le titre m’a d’abord amusé : Les liaisons presque dangereuses (aux éditions Les Nouveaux Auteurs.)

Il faut être dingue pour pomper un tel titre.

Mais, en lisant, j’avais souvent un petit rictus de contentement.

Je ne dis pas que ce roman est le chef d’œuvre du siècle, mais il m’a fait passer un moment agréable.

Très, en fait.

Écriture simple, mais qui fait mouche.

Dans la tendresse, le rire, l’émotion, le dramatique, Luc Doyelle sait y faire.

Peach (oh ma peach, quand tu te maquilles…):

Que feriez-vous si l'on vous donnait la possibilité de retrouver son amour de prime jeunesse?

(Dans le cas présent, elle s'appelle Barbara. Et moi aussi, mon amour de jeunesse (et très platonique s'appelait Barbara. Barbara Aury au lycée de Baden Baden... si quelqu'un connaît...)

Lucius, lui, s'est engouffré dans la brèche. Pas très malin de sa part. Comme s'il n'avait rien de mieux à faire, entre l'Amie câline, deux Mectons débordants de vitalité, un parquet à poncer et une horde de démarcheurs de tous poils à repousser hors des limites du cercle familial. Ajoutons à cela un métier le jour, un métier la nuit, et quelques extras en qualité de "Monsieur Propre", et vous comprendrez qu'il y a de quoi finir sur les rotules. 

On dirait du Gavalda version homme. (Sinon, Anna, la vraie, elle est là…)

Donc, oui, je souhaitais rencontrer l’auteur.

Et donc, comme l’une de mes activités me retient tous les jours dans la belle ville de Crégy-les-Meaux, j’ai proposé à Luc Doyelle de m’y retrouver. Il n’est pas interdit de penser que je poursuive dans cette voie. Faire venir les artistes à 50 bornes de Paris . J’aime le concept… mais pas certain qu’il remporte un succès massif.

(Avis z’aux z’amateurs…)

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Le fait est que, l’auteur est arrivé à bon port lundi après-midi. Nous nous sommes installés dans le studio et je l’ai interrogé pendant trente minutes…

Ce quarantenaire (+4), dans la vie est infirmier dans le secteur psychiatrique, mais aussi photographe (ce qui n’a rien d’incompatible).

Tiens, c’est amusant, son héros, Luc, aussi!

-En général, quand on décide de soigner les autres, c’est qu’on a quelque chose en soi qui est cassé et qu’on a envie de réparer.

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Oui, parce que la jeunesse du “petit Luc”, elle ne fut pas rose, rose… Luc Doyelle, dans son roman, fait quelques aller-retour entre le passé et le présent, ce qui permet de comprendre le pourquoi du comment de son attitude à l’âge adulte. Les armes secrètes de l’auteur pour ne pas faire pleurer dans les chaumières sont l’humour et la dérision.

-Dans la mesure où j’ai mis beaucoup de moi, de ma vie dans ce roman, je voulais dédramatiser les situations. Je n’ai pas eu une enfance plus malheureuse que plein d’autres, juste parfois, c’était un peu difficile. Si je tente d’écrire de manière humoristique, c’est pour mieux faire passer la pilule.

Mais globalement, ce livre raconte une vie censée être banale.

Censée, parce qu’en vrai…

Son quotidien, hors contexte familial, est un peu particulier. Évidemment, en dire plus serait sacrilège. Il y a du suspens dans cet ouvrage.

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Donc, je m’arrête là. Je tiens juste à dire qu’il est en train d’écrire son 3eme roman.

-Un polar humoristique. Le polar est un prétexte… le but est encore d’amuser le lecteur.

Une obsession pour Luc Doyelle. Montrer la vie pas facile en prenant un recul conséquent et finir par en rire…

Ce n’est pas évident à faire, vous savez.

Encore une fois, merci à lui de s’être déplacé jusqu’à 77FM

Pour en savoir plus sur l’auteur:

Son blog.

Son site photo.

Une interview.

Un portrait.

EDIT:

Le magazine concernant Luc Doyelle, diffusé sur 77FM.