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05 février 2018

Noon : interview pour l'album Love in Translation

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(Photo : Jérémy Marlon)

J’ai rencontré Noon par hasard. Elle et moi étions invités dans l’émission de Jacky, Jacky Lave plus blanc sur IDF1 pour nos promos respectives. J’ai fait sa connaissance et je l’ai vu interpréter sa dernière chanson « Desire ». Je me suis dit que cette artiste avait une sacrée voix et une belle personnalité. Du coup, quelques semaines après, je lui ai demandé de venir chanter dans l’émission d’Yvan Cujious, Loft Music sur Sud Radio. En effet, j’étais son invité principal pour parler de mon livre sur Starmania et j’avais la possibilité de choisir des artistes pour venir chanter une chanson ou deux de l’opéra rock. Ce qu’elle a fait admirablement.

Afin d’évoquer son premier album Love in Translation, le 18 janvier dernier, nous nous sommes donné rendez-vous dans un salon de thé parisien.

Biographie officielle :

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(Photo : Jérémy Marlon, ainsi que toutes les autres photos "professionnelles".)

noon,manon rouas,love in translation,desire,interview,mandorInterview  :

Noon existe depuis combien de temps ?

Depuis deux ans. Avant j’avais un groupe d’electro funk, Shenkin, qui a duré un an. On a fait quelques titres, quelques concerts et le duo s’est séparé. Depuis, mon nouveau projet s’appelle donc Noon.

Tu es arrivée à la musique comment ?

Je fais de la musique depuis toute petite. J’ai même sorti un disque quand j’avais 18 ans sous le nom d’Eole. Il s’intitulait « Je veux des good news baby », c’était un peu dance. J’étais jeune...

Après ce disque ?

J’ai arrêté un peu la musique et j’ai fait des études de médiation. J'ai un diplôme de médiateur. J’ai eu ensuite l’occasion de rentrer dans des chaînes de télé. J’ai commencé à faire un stage dans une chaîne musicale. Pendant des années, j’ai préféré être derrière micros et caméras. J’ai débuté dans la programmation, ensuite, je suis devenu chef de produit des chaînes, notamment des chaînes musicales Nostalgie Télé et RFM télé. Je me suis occupée également des budgets presse radio. Il m’est arrivé de présenter des émissions sur Zic  qui était une chaîne rap et RN’B et sur RFM TV. Pendant cette période-là, j’ai tenté deux, trois expériences musicales, mais sans aller au bout. Je n’avais pas le courage d’affronter cette passion.

Shenkin : "Feel 4 You".

Et à un moment, cela t’a rattrapé, inévitablement ?noon,manon rouas,love in translation,desire,interview,mandor

J’ai fini par étouffer dans cette vie où je n’étais que derrière. J’ai commencé le piano à 6 ans, j’ai toujours composé de la musique, il fallait que j’aille au bout de cette passion absolue, mais je manquais cruellement de confiance en moi. A l’âge de 30 ans, mon cousin s’est mis à composer des chansons de son côté et il y en a une sur laquelle j’ai craqué. C’est ainsi que nous avons formé Shenkin.  Nous nous sommes séparés parce que mon cousin ne souhaitait pas particulièrement faire de la musique devant.

Quand Shenkin s’est séparé, tu as commencé à composer pour toi ?

J’ai décidé d’avoir plus confiance en moi. C’est ainsi que j’ai composé pas mal de chansons et mon propre univers finalement. En tant que Noon, j’ai démarré ma carrière à 35 ans.

C’est de la musique pop avec des sons « electro ».

A la base, je voulais que ma musique soit plus acoustique, mais je t’avoue que nous avons un peu formaté « radio » certains titres pour qu’ils puissent être diffusés.

Noon : "Logical Song".

noon,manon rouas,love in translation,desire,interview,mandorL’album ne contient que des chansons originales de toi, hormis la reprise du tube de Supertramp, « Logical Song ».

J’avais très envie de faire cette reprise parce que j’adore cette chanson, j’adore Supertramp, mais j’adore surtout ce texte. Quand je l’ai sorti, dans les 10 jours, on a reçu un message de la manageuse de Roger Hodgson pour nous féliciter de cette reprise. Il l’avait beaucoup aimé.

Comment est-il tombé dessus ?

Je n’en sais rien, mais c’est sorti chez Warner et la video était visible sur YouTube. En tout cas, il y a eu un enchainement de bonne étoile sur ce coup-là, car il devait passer en concert à Paris peu de temps après. Du coup, il m’a invité à le voir. A la fin du concert, il m’attendait. On a discuté un long moment. Parfois, je lui envoie des nouvelles chansons. Nous sommes donc restés en contact.

C’est un album autoproduit, mais tu es dans un label.

Je me suis autoproduite. J’ai investi de l’argent pour réaliser le rêve de ma vie. Aujourd’hui, je ne fais plus rien d’autres que ça.

J’adore ta voix. As-tu appris à chanter ?

Je crois que j’ai pris un cours dans ma vie, mais je n’en voyais pas l’utilité, car je ne voulais pas être formatée et chanter comme tout le monde. Je voulais garder mon feeling. Après, il y a un training. J’ai beaucoup beaucoup chanté. Et puis, j’ai fait du doublage, des voix off, mine de rien, ça t’apprend à poser ta voix.

Noon : "Let My Soul".

Tes clips passent beaucoup en télé.noon,manon rouas,love in translation,desire,interview,mandor

J’ai été très étonnée de constater cela. M6 a diffusé en boucle mon titre « Let My Soul ». 

Ton prochain single s’appelle « Intime paradis (Just to live) ». Ce titre a une histoire.

Toutes les chansons sont composées par moi et certains titres sont écrits par d’autres auteurs. Celui-ci a été écrit par ma sœur. Ce texte me tient à cœur car il parle de la vie et comment réussir à vivre  et créer son paradis artificiel dans le quotidien de cette vie. Ce texte est d’autant plus important parce que j’ai perdu ma nièce qui avait 15 ans, la fille de ma sœur qui a écrit ce texte. Ce titre résonne plus que jamais aujourd’hui.

Clip de "Intime Paradis (Just to live)".

noon,manon rouas,love in translation,desire,interview,mandorY a-t-il un artiste qui t’a influencé ?

Il y en a beaucoup, mais peut-être Stevie Wonder, période Songs in the Key of Life, album qui est sorti en 1976. J’aime aussi beaucoup son album sorti en 1979, Journey Through the Secret Life of Plants, qui est beaucoup moins connu, mais qui mériterait de l’être. Les musiques sont sublimes.

Rien en français ?

J’ai une maman qui a écouté beaucoup de chansons françaises. Elle est fan de Brassens. Elle aime aussi Brel, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier. Du côté de mon père, c’était plus de la bossa nova. En fait, j’ai baigné dans la musique toute mon enfance.

Noon : "Desire".

Que pensent tes parents de ce disque ?

Ma mère, ça fait des années qu’elle m’incitait à chanter, à sortir un disque. J’ai repoussé l’échéance, car j’avais peur de l’humiliation, peur de me planter. Je vais te dire franchement, depuis le décès de ma nièce, je n’ai plus rien à faire de ce que l’on pense de moi. La vie est parfois trop courte, autant en profiter.

Après cet album, tu en enregistreras un autre ?

Oui, je vais continuer, mais en me dirigeant vers plus d’acoustique, mon souhait initial.

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Avec Noon, le 18 janvier 2018.

Dernière minute : 

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A l'occasion de la Saint-Valentin, Noon vous propose de faire des rencontres et de dîner en tête à tête dans un restaurant romantique avec celui ou celle qui a les mêmes goûts musicaux que vous ! Il suffit juste de voter pour la chanson de son album que vous préférez. Et si cette rencontre changeait votre vie ? À vous de jouer ! C'est ici que ça se passe