Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09 mai 2018

Liz Cherhal : interview pour L'alliance

liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

(Photos : François Guillement).

liz cherhal,l'alliance,interview,mandorAuteure, compositrice et interprète, Liz Cherhal vient de sortir son troisième album L’alliance. Il évoque les difficultés du couple, la séparation, les conséquences sur l'enfant, la maternité, l'avortement, la nouvelle rencontre, le retour de l'amour, tout ce qu'une femme peut rencontrer dans sa vie. Et pour la première fois dans l’histoire de la chanson française, Liz Cherhal a décidé de partager ses chansons avec un public souvent laissé-pour-compte, les sourds et malentendants. Elle s'est donc entourée d'un chorégraphe, d'un metteur en scène et de deux interprètes en langue des signes. Respect.

Le 15 mars dernier, je l’ai rencontré au FGO-Barbara de la Goutte d’Or à Paris où elle chantait le soir même. (C’était sa deuxième mandorisation. La première date de 2011, elle sortait alors son premier album).

Biographie officielle un peu écourtée (par Sophie Chauvey) :liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

Liz Cherhal, avec son air angélique, son charme piquant et son humour flingueur, démarre sa carrière l'accordéon en bandoulière, comme chanteuse-comédienne au sein du trio nantais Uztaglote aux côtés d'Olivier Touati et Nicolas Berton (2003-2008). Depuis, Liz n'a eu de cesse de tracer un chemin personnel et sensible à hauteur de femme, entre gravité et légèreté, passant à chaque nouvel album une étape la rapprochant toujours un peu plus d'elle-même et de l'essentiel.

En 2011, Il est arrivé quelque chose, album-transitoire ouvre un nouveau chapitre éminemment personnel, plus pop aussi. Seule aux commandes, Liz donne voix à ses fêlures et blessures, avec ironie et humour, un sens aigu du récit, abordant des thèmes aussi forts que la folie, l'amour, le deuil, le suicide ou le handicap. Coup de cœur de l'Académie Charles Cros, l'album reçoit plus qu'un bel accueil critique et les bravos des professionnels du festival Alors Chante! de Montauban pour sa version scénique.

On retrouve Liz en 2015 avec Les Survivantes et Morvan Prat déjà présent sur la tournée, à la réalisation. Apaisée, plus libre que jamais, pour la première fois sans son accordéon, avec une nouvelle vitalité, elle se raconte en femme plurielle, vous prend de sa voix pure d'emblée par les sentiments au travers de titres lancés comme des canots de sauvetage, des mains tendues ou bouteilles à la mer.

liz cherhal,l'alliance,interview,mandorLe disque (par Sophie Chauvey) :

Pour L'Alliance, Liz confie de nouveau les arrangements à Morvan Prat ainsi que les musiques de 4 des 11 titres. Elle a volontairement écrit seule la totalité des textes et les 7 autres musiques. Avec cet album Liz nous plonge une nouvelle fois au cœur du sensible aux travers d'histoires qui lui appartiennent, celles d'une femme ancrée dans son époque et sa société avec ce don si particulier de rendre l'intime universel. Au travers d'instants clés, d'éclats de vies cabossées ou de parcours in-tranquilles, il est question des liens, que l'on fait ou que l'on défait, de la séparation, de la difficulté d'être parent, de violence physique ou verbale au sein du couple, du choix d'interruption volontaire de grossesse, de recomposition, de reprendre les rênes, de nouvelle chance et de nouveau souffle. Un souffle nouveau, donné également par les arrangements pop-rock alliés aux cordes et au piano qui épousent à merveille les thématiques et donnent aux mots et à la voix cristalline de Liz une nouvelle ampleur.

Le spectacle (par Sophie Chauvey) : liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

Passionnée depuis longtemps par la langue des signes qu'elle apprend depuis plusieurs années, Liz a choisi de présenter  son nouveau spectacle dans une version entièrement traduite, accueillant sur scène un danseur-interprète. C'est aussi l'occasion pour elle d'explorer de nouveaux territoires, du côté de la danse en faisant appel au chorégraphe Hervé Maigret qui a d'ailleurs participé à son clip "Les heures en or" pour chorégraphier quelques chansons.

liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

(Photo : François Guillement)

liz cherhal,l'alliance,interview,mandorInterview :

Tout n’est pas négatif dans une séparation ?

Tout n’est pas négatif, mais on s’en rend compte après coup, notamment quand on a des enfants. Quoi qu’on en dise, même si on a envie de se séparer, quand on a enfant, ce n’est jamais facile, c’est même douloureux. Dans une séparation, tout est compliqué. Il n’y a pas un gentil et un méchant.

Dans ta chanson « J’aimais mieux quand c’était toi », tu dis à l’ex-compagne d’un de tes amis que pour toi, c’est dur de ne plus les voir ensemble.

Exactement. Mais moi aussi je suis la nouvelle compagne de quelqu’un, donc j’arrive dans la vie d’une nouvelle personne. Dans cette chanson, je dis qu’on n’est jamais un seul personnage dans une histoire. Moi-même, je suis tous les personnages de la séparation. Je suis la nouvelle compagne, je suis l’ex de quelqu’un d’autre, je suis la mère de l’enfant de l’autre… etc...

C’est aussi le thème de la chanson « La recomposition ».

Quand on se met avec quelqu’un qui, lui aussi, a des enfants d’une autre personne, que se passe-t-il ? J’en ai fait une chanson plutôt enjouée et rigolote, tout en expliquant en filigrane qu’il faut que chacun sache rester à sa place. Dans une famille recomposée, chacun doit conserver son rôle. 

liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

Liz Cherhal et Morvan Prat

(Photo : François Guillement).

Dans « Tu respires », tu évoques la culpabilité de faire souffrir l’enfant qui est obligé de vivre deux liz cherhal,l'alliance,interview,mandorvies. Est-ce vraiment de la souffrance ?

C’est la question que je pose dans la chanson, peut-être pour me persuader moi-même que non et pour gérer ma propre culpabilité. Je vois que l’enfant souffre, que c’est compliqué pour lui, mais c’est ça qui va le construire. Cette vie partagée entre ses deux maisons va faire son identité et cette identité sera sa force.

Il fallait que cette histoire de séparation et de ses conséquences sortent ?

Ce n’était pas impératif, mais c’est ma manière de faire. Mes deux premiers disques étaient très liés à mon père, à sa maladie et à sa mort. C’est ce que je vivais à ce moment-là. Il se trouve que ces dernières années, j’ai eu l’expérience de la parentalité, je me suis séparée de l’homme avec qui j’étais, ensuite, j’ai rencontré quelqu’un qui a des enfants… forcément, c’est source d’inspiration tout ça.

Clip de "J'ai marché tant marché".

liz cherhal,l'alliance,interview,mandorJe crois que personne n’échappe à ce que tu dis dans cet album.

Tant mieux. Quand on vit l’expérience de la parentalité, qui peut être parfois compliquée, voire douloureuse, on se sent seul. C'est ce que je raconte dans "J'ai marché, tant marché". J’aurais aimé entendre une chanteuse qui me raconte qu’elle aussi a traversé la même chose que moi. On se sent souvent seul, alors que l’on vit tous la même chose. Mon disque, c’est finalement l’universalité de l’intime.

« Pas que je pleure » et « Les mots, les bourreaux » sont deux chansons dures.

Je ne me suis pas inspirée que de moi et de ma vie personnelle, j’ai aussi fait beaucoup de recherches. J’ai passé énormément de temps à la médiathèque Jacques Demy à Nantes dans les rayons de psychologie. Pour écrire « Les mots, les bourreaux », j’ai lu beaucoup d’interviews de femmes victimes de pervers narcissiques. J’avais besoin de matière pour ça.

Pareil pour la chanson « Sauvage » ?

Oui, j’ai fait beaucoup de recherche sur Jacqueline Sauvage et Alexandra Lange qui m’ont inspiré cette chanson. Là, je ne parle pas du tout de moi.

Clip de "sauvage".

« Hija » est la seule chanson qui ne parle de la séparation ou d'une nouvelle vie amoureuse...liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

C’est l’ovni du disque. C’est l’histoire d’une de mes amies colombiennes qui a été adopté à l’âge de 4 ans en France. Elle m’a demandé d’écrire une chanson sur l’adoption. Comme je ne savais pas exactement ce que c’était, elle m’a expliqué sa vie pendant une semaine, chaque matin. J’ai pris des notes, des notes et des notes et ça a fait cette chanson. Ça m’a rappelé mes études de sociologie (rires).

Pourquoi ton disque s’intitule L’alliance, alors que tu racontes le contraire ?

Au départ, ce disque devait s’appelait La recomposition. Au final, j’ai trouvé que ce mot était trop sociologique et pas forcément agréable à entendre. Je voulais un titre d’album qui évoque le rassemblement et qui soit positif. Avec Morvan et mon producteur, on a lu toutes les paroles des nouvelles chansons en entourant les mots qui pouvaient potentiellement devenir un titre d’album. Dans la chanson « Vibrante », on a trouvé le mot alliance. Avec Morvan, on a décidé de le choisir et de nous mettre tous les deux sur la pochette.

Est-ce que tu trouves ton album positif ?

Pour moi, oui (rires). Mais, je sais bien qu’il ne l’est pas tant que cela. Dans la dernière chanson « La vibrante »,  je dis que, malgré tout, même quand tu te dis que ta vie est un putain d’échec, il y a toujours un moment où ça va remonter.

Parlons scène. Actuellement, tu te produis avec un comédien qui traduit tout en langue des signes.

Quand j’étais ado, dans la rue, j’ai vu deux personnes sourdes se parler dans leur langue. Je m’étais promis de l’apprendre. C’est ce que je fais depuis 5 ans. J’ai découvert le potentiel de cette langue. Je ne la domine absolument pas, car elle est très compliquée. J’arrive juste à communiquer basiquement avec des personnes sourdes.

liz cherhal,l'alliance,interview,mandorDans tes concerts, tu danses beaucoup.

C’est ma troisième langue. Celle du corps. Je l’utilise au maximum.

Puisque la danse et le langue des sourds sont intégrés dans tes concerts, cela nécessite donc beaucoup plus de concentration sur scène ?

Oui. C’est un travail méticuleux pour moi et aussi pour les lumières. Il y a une réflexion hyper poussée de scénographie et de mise en scène pour que le traducteur trouve sa place à mes côtés.

Est-ce que tu as l’impression de faire de mieux en mieux ton métier ?

Là, je n’ai pas eu l’impression d’avoir fait des progrès, mais carrément d’avoir fait un bond. J’ai beaucoup bossé. Le fait de réfléchir à ce spectacle accessible aux sourds, ça m’a obligé à faire les choses le plus rigoureusement possible. Je me suis pris la tête des heures et des heures sur des détails. Ca a été payant.

 Ta musique aussi a évolué. C’est plus rock !liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

C’est grâce à Morvan Prat. C’est lui qui m’a apporté cette espèce d’énergie rock hyper soutenue et puissante. Aujourd’hui, en concert, ça joue vraiment, alors ça me porte.

Cette énergie te fait changer ta façon de chanter ?

Complètement. Il faut que j’envoie du bois, que je sois plus forte que les musiciens (rires). Je dis ça, mais je me sens vraiment soutenue par les gars derrière. Pour la première fois, j’ai l’impression que je suis à la place où je dois être. Je ne me pose plus la question du bien fondé de ma présence sur scène. 

liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

Pendant l'interview...

Le problème de légitimité s’est posée à toi ?

Forcément, de par la présence lumineuse et éclairante de ma sœur Jeanne, la légitimité m’a toujours posé question. Elle est beaucoup plus connue que moi et très reconnue par le milieu professionnel. Aujourd’hui, je sais que ma présence à du sens.

Les gens du métier savent que la petite sœur est là et qu’elle est douée.

Je ne m’en rends pas encore compte. En tout cas, les gens du métier savaient que j’existais, mais n’avaient jamais cherché à me connaître vraiment, ni connaître mon travail d’ailleurs. Ils se faisaient juste une idée de moi-même. Ça m’a pénalisé, mais ça m’a amené aussi à beaucoup bosser et à faire ce que je fais aujourd’hui. A un moment, il faut arrêter de s’excuser d’être là.

liz cherhal,l'alliance,interview,mandor

Le 15 mars 2018, après l'interview.

16 décembre 2011

Liz Cherhal: chronique et interview pour "Il est arrivé quelque chose"

liz cherhal,il est arrivé quelque chose,interview,chronique

Quand l’attachée de presse de Liz Cherhal (bonjour Patricia !) m’a envoyé son disque, je l’ai écouté avec un mélange de curiosité, d’impatience et d’angoisse (enfin d’angoisse, c’est une façon de parler… ça ne m’a tout de même pas empêché de dormir !).

Et si la chanteuse d’Uztaglote me décevait en solo ?

Il n’en fut rien. A tel point que j’ai décidé de chroniquer son disque dans Addiction, le mag et de la mandoriser. Commençons par la chronique parue cette semaine (dans le numéro daté du mois de décembre -janvier 2012).

Scan10030.JPG

Le 22 novembre dernier, dans un bar de la Place de la République, nous avons conversé sur cet album, entre autres joyeusetés.

llll.jpgInterview:

Votre carrière ne se résume pas à ce premier album.

Beaucoup connaissent mon expérience avec Uztaglote et mon album pour enfant avec Alexis HK (mandorisé là), Ronchonchon et compagnie. Si on me demande si je commence avec ce premier album, j’ai envie de dire oui aussi, parce que c’est comme un nouveau départ, le début de quelque chose. J’ai commencé à faire des scènes en « solo », c'est-à-dire sans le groupe Uztaglote, en 2005. Ce spectacle a tourné pendant 5 ans et on n’a pas fait de disque. Pour le deuxième spectacle avec les chansons de ce disque qui n’existait pas encore, on s’est dit que, cette fois-ci, elles devaient exister physiquement… pour passer une étape. Pour aller un peu plus loin. Pour moi, ce disque est un genre de carte de visite.

J’imagine que votre expérience de groupe vous a apporté beaucoup de choses?

Je considère cela comme un stage professionnel, dans le sens où on a fait des concerts dans des cafés, dans des petites salles et dans plein d’endroits. C’était une époque où on n’avait pas l’idée de devenir professionnelle. On faisait tout et on prenait beaucoup de plaisir. Avec Uztaglote, j’ai découvert ce qu’était une tournée et un enregistrement en studio. Ce sont mes années de formations intensives… et surtout, c’était une aventure d’amis qui était très agréable.

Ce disque est très autobiographique. Vous le revendiquez.ff.jpg

Je raconte une bonne fois pour toutes des histoires qui m’appartiennent. Maintenant que ces chansons existent, je me tourne vers autre chose. Aujourd’hui, je me retrouve à parler de beaucoup de choses qui datent d’il y a trois-quatre ans. J’ai commencé à maquetter ces chansons en 2008 et on est rentré en studio en janvier 2011. Ça a pris du temps et beaucoup de choses dans ma vie personnelle se sont déroulées depuis.

Maintenant que le disque est sorti, vous plait-il ?

Au niveau du son, et aussi de la pochette, il est comme je le souhaitai. En tant qu’indépendante, j’ai fait un peu ce que je voulais. Mon producteur était là pour me soutenir et pour m’aider à réaliser ce dont j’avais envie. Je suis hyper fier du disque et j’ai vraiment zéro regret. Ce disque est complètement en rapport avec ce que je suis. Tout à une raison d’être.

« Il est arrivé quelque chose » est une chanson, on s’en doute, très personnelle, pourtant je m’y suis retrouvé pour x raisons…

Pour moi, cette chanson était la plus intime du monde. Et pourtant, je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont dit que c’était leur histoire. C’est, finalement, hyper touchant. J’aime bien l’idée que quand on fait de la musique et que l’on chante des chansons, on chante pour soi et pour les gens qui sont autour.


Emission France 3 "Ce soir avec vous" | Il est... par LizCherhalofficiel

Ca fait du bien de raconter des choses personnelles ?

Oui. Il faut avoir vécu de vrais évènements pour pouvoir les raconter. C’est pareil pour la sculpture, la littérature ou la peinture. Il n’y a rien de pire que les chansons aux kilomètres qui ne racontent pas grand-chose. En ce moment, je vais vous avouer que je suis complètement vide. J’ai l’impression d’avoir tout mis dans ce disque.

DSC02132.JPG

Vos chansons sont tristes, mais pas uniquement. Drôles aussi, cyniques beaucoup.

J’aime beaucoup faire rigoler. C’est agréable de rire et de faire rire. Au départ, les chansons étaient écrites pour la scène, pour les concerts et il n’est pas possible de faire des chansons uniquement plombantes. J’ai besoin, à un moment de faire rigoler les gens et de dédramatiser en étant positive.

Les textes sont beaucoup travaillés ou vous êtes une instinctive ?

J’écris et je réécris et je retravaille jusqu’à ce que je sois satisfaite de tous les mots.

Quand savez-vous qu’un texte n’a plus besoin d’être retouché ?

Quand les gens de mon entourage, qui écrivent des chansons, ne me posent plus de questions sur ce que j’ai voulu dire. Quand plus personne ne me fait de retour sur mes textes, je considère que c’est terminé. J’ai la sensation d’avoir fait une chanson correcte quand on me le dit. Il me faut un miroir.

Denis Prodhomme.JPG

(Photo: Denis Prodhomme)

Vous chantez le cynisme avec tendresse, le malheur avec le sourire… Est-ce que l’album reflète ce que vous êtes dans la vie ?

Comment je suis dans la vie, je ne sais pas. Comment je suis sur scène, je ne sais pas plus. Je dois être tout ça à la fois, avec un fond gentil tout de même.

Je sais que vous faites le distinguo entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Je distingue vraiment la chanteuse et la fille de tous les jours. Ce sont deux personnes différentes. Par exemple, je n’aime que moyennement que mes amis ou ma famille viennent me voir en concert. Avec eux, j’ai envie de parler d’autre chose. Je pense que cette envie là de ne pas mélanger est plutôt saine.

Vous ne parlez jamais de chansons en famille ?

Si, mais comme une discussion de tous les jours.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier professionnellement. Il y a eu un déclic ?

Quand j’ai commencé avec Uztaglote, on a fait ça pour s’amuser. Et au bout d’un moment, on a constaté que l’on pouvait gagner de l’argent en vendant nos concerts. Et puis, j’avais l’exemple de ma sœur ainée, Jeanne, qui est chanteuse et qui gagne bien sa vie depuis quelques années… Aujourd’hui, c’est un confort de vie qui est extraordinaire parce que je suis contente d’aller à mon travail.

dd.jpg