Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18 septembre 2017

Lisa Portelli : interview pour l'album La nébuleuse

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

(Photo : Yann Orhan)

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor6 ans après son premier album, Lisa Portelli fait son retour avec un nouvel album, La Nébuleuse, entre rock et pop, formidable voyage aérien co-écrit avec Andoni Iturrioz (Je rigole, mandorisé en  2010 , en 2012 ici et en 2014 ). "On est séduit par cette tenue rock, intense, rythmée, ces textes ciselés aux mots évocateurs et cette voix claire, limpide."

Je suis la carrière de Lisa depuis 2007, je l’avais interviewé en 2009 dans une radio pour son premier album (autoproduit, il me semble) (), puis une seconde fois pour la sortie de Le régal en 2011 (ici). La même année, je l’avais interviewé  à la FNAC Val d’Europe à l’occasion des Muzik’Elles de Meaux () et revu aux Prix Constantin (ici). Bref, Mandor l’apprécie beaucoup. J'ai l'impression.

Cette fois-ci, Lisa Portelli m’a donné rendez-vous sur une terrasse d’un bar de Pigalle, le 5 juillet dernier. Détendue et souriante, visiblement bien dans sa peau et prête à défendre son nouveau disque étincelant.

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

(Photo : Yann Orhan)

Biographie officielle (par Sonia Bester) :lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

Jeune femme affranchie, Lisa Portelli sort un nouvel album « La Nébuleuse » aux sons rock envoûtants où s’élève sa voix aérienne et cristalline.

Remontons dans le temps… Lisa a passé son enfance en Seine-et-Marne dans une ambiance plutôt bohême avec des parents ouverts sur le monde artistique (le père est scénographe lumière et la mère infirmière). Attirée comme un aimant par la guitare dès l’âge de dix ans, elle obtiendra le premier prix de conservatoire. Mais son second instrument c’est sa voix. A seize ans, étudiante en pension à Reims, elle écume les bars pour chanter.
Très vite, les choses s’enchaînent avec un passage aux Découvertes du Printemps de Bourges, le prix Paris Jeune Talent, puis un premier opus « Le Régal » salué par la critique et les professionnels suivi d’une longue tournée (plus de cent cinquante dates). 
Quand les choses s’emballent, il est parfois salutaire d’appuyer sur pause. 
Lisa Portelli avoue avoir eu le sentiment de s’être un peu perdue et de ressentir le besoin de se retrouver. 
Sans doute parce qu’elle est habitée par une certaine spiritualité, elle part en retraite dans un couvent et fait vœu de silence pendant un temps pour se ressourcer. Ce qui démontre une indéniable force de caractère. 

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandorArgumentaire de presse (par Sonia Bester) :
Aujourd’hui Lisa Portelli revient en douceur et en force avec un nouvel album qu’elle a pensé du début à la fin. Son titre « La Nébuleuse », n’allez pas imaginer que c’est elle...
Co-écrit avec Andoni Iturrioz, elle s’y dévoile par touches et avec pudeur. 
Dans « Naviguer », ou la « Rocaille » elle parcourt le monde intérieur de chacun « ce vaste refuge que l’on porte en soi » pour peu que la sagesse de l’âme nous apprenne à l’atteindre. L’amour et tous ses états se traversent dans les titres « Longtemps », « Je suis la Terre » qui évoquent le désir et l’amour libre où dans le très beau et mystérieux morceau « Appartenir au large ». À l’écoute, on est séduit par cette tenue rock, intense, rythmée, ces textes ciselés aux mots évocateurs et cette voix claire, limpide. 
Deux excellents musiciens, Alexis Campet (basse), Norbert Labrousse (batterie), accompagnent divinement la demoiselle, dans une tension qui ne lâche pas du début à la fin. Ils seront rejoints sur scène par le guitariste Clément Simounet (Nilem)
Du très bon rock et de la très belle chanson telle est l’équation de cette « Nébuleuse ». 
Aujourd’hui Lisa Portelli peut tout affronter dans la vie, et en premier son talent qui lui promet un avenir radieux.

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

(Photo : Yann Orhan)

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandorInterview :

C’est quoi cette histoire de retraite dans un convent accompagnée d’un vœu de silence ? Tu comprends bien qu’à la lecture de ton argumentaire de presse, on s’interroge…

Vers la fin de la tournée en 2012, je n’étais vraiment pas bien dans mes baskets. 6 mois auparavant, j’avais prévu cette expérience et c’est arrivé au moment où j’en avais le plus besoin. J’ai ressenti le besoin de faire silence sans trop savoir où j’allais et comment j’allais le vivre. J’ai même presque eu peur avant de me rendre dans ce couvent. Mais l’envie intérieure était si forte que j’y suis allée.

Tu es resté dans ce monastère combien de jours ?

100. L’idée n’était pas de se taire complètement, mais de ne pas bavarder inutilement. Tout ce qui n’était pas important n’avait pas à être dit. Au début, c’est très dur. Il m’arrivait de chantonner pendant que je faisais mes activités, comme le jardinage. Je me suis rendu compte qu’on a en permanence besoin de remplir le silence. J’ai fait un vrai ménage dans ma tête et ça m’a fait énormément de bien. Je me suis libérée de plein de choses en me taisant et en méditant.

C’était 100 jours où tu es restée vraiment cloitrée ?

Oui ? Mais je n’avais même plus envie de sortir. Je voulais vivre l’expérience à fond. J’ai remarqué que quand on s’éloigne du monde, paradoxalement, on en devient plus proche.

Clip de "Appartenir au large".

Tu as vécu comment le retour à la vie « normale » ?lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

C’est étonnant. On se rend compte que dans le monde dans lequel on vit, on se protège énormément, on met plein de barrières.

Encore aujourd’hui, tu ressens les effets de ce cloisonnement et de ce silence ?

Oui, ça a changé complètement ma vie et la conception de ma vie en profondeur. L’idée s’est aussi d’entretenir ce que j’ai fait là-bas. J’ai mis en place des choses pour continuer à méditer et à ne pas parler inutilement. Je fais en sorte que le silence soit présent assez souvent. Mais ce n’est pas facile, c’est un combat au quotidien.

Parlons musique, cet album est plus rock que le précédent.

A la fin de la tournée du Régal, je voulais faire un album avec le groupe qui jouait avec moi sur scène. Je voulais quelque chose d’organique, ensuite, je ne sais pas pourquoi, je suis parti dans autre direction. Un truc electro, hyper produit. Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que ça n’allait pas du tout. C’était trop lisse, trop propre, j’ai donc pris la décision de tout jeter et de tout recommencer à zéro, alors que j’avais déjà dépensé un fric fou. Après un concert au Chabada, j’ai compris qu’il fallait que je revienne au rock.

Tu as l’esprit rock ?

Je pense. Ensuite, je fais avec la voix que j’ai, une voix claire. Je veux « salir » la musique dans la guitare et le son pour obtenir un contraste.

Nocturne Session enregistré au Studio des Variétés. Image : Guillaume Genetet. Mixage son : Alexis Campet.

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandorAs-tu déjà des retours sur ton disque ?

Oui, ils sont plutôt positifs. Les gens qui ont écouté me disent tous que mon projet a muri.

Ton album évoque les tourments intérieurs et les tourments d’amour.

Il y a aussi pas mal de chansons qui parlent de spiritualité. Plutôt de recherches et de voyages intérieurs. C’est un peu la même chose.

Tu parles aussi sexualité au sein du couple dans « Longtemps ».

Ça parle d’une histoire d’amour qui dure depuis longtemps. J’interroge sur comment retrouver un désir. Quand tu es au quotidien avec quelqu’un, au bout d’un moment, on a tous le même problème, on se connait trop. Je dis « oublie-moi », mais « reste avec moi quand même ».

On reste avec le couple dans « Je suis la terre ».

C’est mon compagnon, Andoni Iturrioz, qui a écrit ce texte, mais c’est moi qui lui ai demandé d’explorer ce thème. Il s’est donc mis à la place d’une femme. On peut penser que la personne dont il est question dans cette chanson trompe son conjoint, mais ce n’est pas forcément cela. Il a voulu dire qu’il faut accepter que l’être que l’on aime ait d’autres vies. J’ai l’impression que le secret d’un couple, c’est d’accepter la liberté de l’autre.

Clip de "Cherche la joie". 

Dans « Cherche la joie » tu chantes : « il ne faut pas se conforter dans ses amertumes ».  

J’ai tendance à me conforter dans mes amertumes. Je me parle à moi-même. C’est comme si je parlais à la gamine que je vois parfois chez moi, qui est toujours en train de se plaindre. Dans le clip, je suis peintre et l’idée est de démontrer que par la création, la cogitation, le beau arrive.

Tu as voulu faire un album plus grand public ?

Non, je ne pense jamais à ce genre de considération. Si on pense au public quand on crée, on se disperse. Si on pense au public, on pense à ce qui marche. Si on pense à ce qui marche, on devient désespéré (rires).

Nocturne Session, enregistré au Studio des Variétés. Image : Guillaume Genetet. Mixage son : Alexis Campet.

Tu t’ennuies quand tu n’écris pas ?

Oui, et surtout j’angoisse. Je ne supporte pas quand il ne se passe rien. La créativité me fait beaucoup de bien, mais je ne m’en rends pas toujours compte.

Pourquoi aimes-tu être sur scène ?

Si on veut aller à un endroit, il faut cultiver l’opposé. Vouloir être sur scène, c’est vouloir se montrer profondément. Si on est juste sur l’extérieur, on ne se supporte plus. On ne voit que l’image que l’on voudrait projeter et c’est insupportable.

Filmé et Monté par Pierre Guenoun. Captation du concert du 18 Septembre 2017 aux Trois Baudets. Chanson extraite de l'album "La Nébuleuse"

Tu me sembles plus détendue qu’avant.

C’est une certitude. Quand j’étais dans le monastère, quelqu’un m’a dit : « quand tu es arrivée, on avait l’impression que tu avais une armure. » A la fin, je souriais souvent. Avant, j’avais peur de regarder les gens, je baissais souvent les yeux, aujourd’hui, je leur souris. J’ai l’impression d’avoir vécu dans la peur pendant très longtemps... ça va désormais beaucoup mieux.

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

Après l'interview, le 5 juillet 2017.

lisa portelli,la nébuleuse,interview,athome,mandor

26 septembre 2011

Retour sur le Prix Constantin 2011.

prix constantin.jpg

Le 21 septembre dernier, je me suis rendu à la conférence de presse de la 10e édition du Prix Constantin. Mon prix musical préféré. Parce que je suis souvent d'accord avec leur choix et parce que je trouve que c’est un sacré encouragement que de récompenser les nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent, leur originalité et leur potentiel. Souvent, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils ont peu de moyens. Si, être artiste en 2011, même remarqué par la presse et les médias en général, ça ne signifie pas vivre dans l'opulence, encore moins vivre de son/sa métier/passion. De plus, « ce prix a pour ambition d'offrir aux talents d'aujourd'hui, que l'on pressent être ceux de demain, un véritable tremplin, une vitrine mettant en valeur la qualité et la diversité de la production musicale française », dixit la version officielle.

Pour cette nouvelle édition, c'est Gaëtan Roussel, grand vainqueur des Victoires de la Musique 2011, qui présidera la cérémonie. Et donc, ce mercredi, les noms des dix artistes révélations ont été donnés.

Voici une photo prise à l’Olympia de 8 des 10 sélectionnés :

En haut, de gauche à droite : Cyril Mokaeish, The Shoes, Cascadeur et Bertrand Belin.

En bas, de gauche à droite : Alex Beaupain, Brigitte (x2), Gaëtan Roussel (le parrain), Lisa Portelli et Sly Johnson.

On note deux absents pour cause de concerts. L et Selah Sue.

constantin.jpg

prix constantin 2011,nominés,lisa portelli

Les mêmes, dans le désordre, devant la salle...

prix constantin 2011,nominés,lisa portelli

Quand le parrain de l'édition 2011, Gaëtan Roussel, se joint aux photographes pour immortaliser les nominés…

DSC01317.JPG

Découvrez la vidéo de présentation de la conférence de presse et la sélection des nommés pour le Prix Constantin 2011, le tout présenté par l’excellentissime Thomas VDB (pour en savoir plus sur ce monsieur, voir là!)

Les caméras de France Inter (paradoxe quand on parle d'une radio) étaient là...

Alors qu'habituellement le nom du vainqueur est connu courant novembre, exceptionnellement à l'occasion des dix ans du Prix Constantin la cérémonie se déroulera à l'Olympia le 17 octobre prochain.(En cliquant sur le lien précédent, vous saurez tout sur ce prix. Historique, règlements... bref, le pourquoi du comment du Prix Constantin).

Je ne suis pas membre du jury.

J’ai donc le droit de donner mon avis.

Non ?

Déontologiquement, un journaliste ne devrait pas s’employer à influencer quiconque !

Je ne suis pas un vrai journaliste.

Enfin si, mais je ne pratique pas le métier de manière parfaitement conventionnelle.

Et surtout, je n’ai aucune influence auprès de mes confrères.

Bref, je soutiens à fond Lisa Portelli (qui (je le dis et le répète) est quelqu’un que je défends depuis 2009, mais qui n’est pas, à proprement parlé, une « amie ». Ce qui est sûr, c’est que l’on aime bien se voir dans le cadre professionnel (avant-hier encore, aux Muzik’Elles) et boire du thé (???) ensemble en refaisant le monde (de la chanson)).

Cette photo a été prise après la cérémonie du Prix Constantin 2011. Nous étions avec Laurence Goubet et Vicken Sayrin, deux de ses protecteurs professionnels au bar de l’Olympia.

DSC01320.JPG

DSC01323.JPG

24 septembre 2011

Muzik'Elles 2011 à la Fnac Val d'Europe: Brune, Lisa Portelli et Anna Bell

DSC01287.JPG

Alors que débute à Meaux aujourd’hui le Festival Muzik’Elles, comme chaque année, (là en 2008, ici en 2009 et enfin en 2010), je reviens en photo sur le Plateau FNAC Muzik'Elles que j'anime chaque année pour 77FM, une semaine avant le début de ce festival musical féminin.

C’était donc le samedi 17 septembre dernier. Au programme : interview suivie de questions-réponses avec les organisateurs. Puis, rencontre Show case avec 3 artistes du Festival : Brune, Lisa Portelli et le coup de cœur du festival, Anna Bell.

Commençons avec cette dernière. Cette "cast member" de chez Disney a été découverte en juin dernier pendant une soirée d'employés. Et très vite, Anna Bell a été intégrée au Festival. Il faut bien l'avouer, sa voix est exceptionnelle et elle a du chien. J'en mets ma main à couper, demain dimanche, un producteur, un manager, enfin, quelqu'un du métier va forcément la repérer. On en reparle bientôt ici...

DSC01248.JPG

DSC01251.JPG

DSC01252.JPG

DSC01253.JPG

Il n'existe encore aucun clip d'Anna Bell. Voilà donc un petit aperçu de son talent vocal..

Avec Pierre Corbel, directeur des Muzik'Elles (et par ailleurs, directeur du Théâtre Luxembourg de Meaux). 

DSC01256.JPG

À présent, Lisa Portelli. Les lecteurs de ce blog savent bien que je suis avec assiduité cette chanteuse hors norme depuis longtemps. Avoir deux mandorisations à son actif est, de ma part, un signe de soutien total à un artiste. (Voir là en 2009 et ici en mai dernier). Elle chantera ce soir deux chansons au côté de Raphael, puisqu’elle sera avec Dani, l’une de ses deux invités.

DSC01288.JPG

DSC01260.JPG

DSC01261.JPG

DSC01262.JPG

DSC01263.JPG

Le dernier clip de Lisa Portelli, "L'échelle".

Avec Tina Charrier, conseillère municipale de Meaux, déléguée aux Muzik'Elles.

DSC01267.JPG

Enfin, la chanteuse Brune. Elle écrit, compose, joue et chante. Lyonnaise d'origine, son arrivée sur Paris lui a inspiré des chansons à l'allure french pop lumineuse ou plus noire et révèlent une femme déterminée et sensuelle, au regard acide et léger sur les relations amoureuses et le temps qui passe. Son premier album n’est pas passé inaperçu. Le second devrait la révéler complètement…

DSC01289.JPG

DSC01272.JPG

DSC01273.JPG

DSC01277.JPG

Le dernier clip de Brune, "Un cheveu blanc".

Le festival commence aujourd'hui et se termine demain... je m'y rends évidemment. Voir les concerts et retrouver des amis (artistes, photographes, collègues journalistes, meldois...). Peut-être vous y retrouverai-je...

10 mai 2011

Lisa Portelli: interview et session acoustique pour "Le régal"

Lisa Portelli.jpg

Lisa Portelli est une jeune auteur-compositeur-interprète de 24 ans. Je suis sa carrière de près depuis 2007. Je ne vais pas raconter comment j’ai découvert cette artiste, puisque je l’ai déjà mandorisé il y a tout juste deux ans. Quoi qu'il en soit, après des années à se produire dans les bars, à parcourir les tremplins et les festivals, elle arrive enfin avec un premier album "officiel" enregistré par Lionel Gaillardin (Keren Ann, Benjamin Biolay...). Le 7 avril dernier, j’ai demandé à la lauréate de Paris Jeunes Talents 2010 de venir dans les locaux de MusiqueMag pour une session acoustique de sa chanson "Le tableau". J’en ai profité pour lui poser quelques questions sur cet album. A mon avis, l’un des plus beaux de la production discographique française de cette année.

Tu avais déjà un mini-album, mais là, les choses deviennent sérieuses…

Mon premier album était plus une maquette qui m’a permis de faire des concerts. Mais, j'ai un peu de bouteille, donc, ce qui m’arrive en ce moment, j'arrive à le gérer. Avec cet album, je n'ai pas si peur que ça, parce que c’est vraiment le fruit de trois ans de travail et que je suis plutôt contente du résultat. J’ai beaucoup recomposé, trois mois avant de rentrer en studio. Les autres morceaux se sont faits dans l'urgence, mais comme j'avais une vision d'ensemble de ce que je voulais faire, ça n'a pas été un exercice trop difficile.

Lionel Gaillardin a réalisé l’album. C'est un cador.

Entre nous, il y a eu une vraie relation humaine, du coup, j'ai été en totale confiance avec lui et on a travaillé très facilement ensemble. Il a réalisé, mais il a également enregistré… On cherchait les sons de gratte ensemble. Pour lui, j'ai un son de guitare un peu particulier, il voulait que je mette ça un peu en avant. Il m'a aussi donné des conseils pour la voix. J’ai utilisé pas mal de textures de voix différentes. Il n’a pas fait beaucoup d’arrangements, car il a voulu conserver mon univers. Il a trouvé que c’était déjà très riche au niveau des chansons.

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

Il y a beaucoup de cohérence dans ton album. J’ai l'impression qu’aucune chanson n’est placée au hasard…

Tu as raison, il y a une histoire dans l'ordre choisi. L'album raconte quelque chose. On commence dans une ambiance très terrienne, blues avec une voix chaude, dans les bas, et on finit dans l'air… Comme si l'esprit s'en allait. Dans la chanson "L’échelle", il y a du mouvement. Je trouve qu'elle est symbolique. Elle représente l'élévation.

Ton album sur scène est beaucoup plus rock que dans la version originale.

Oui. Les clips qui sont sur internet, ce sont des chansons calmes de moi, du coup, on peut s'imaginer que mon répertoire est sage et lent, alors que non. Sur scène, ça peut être complètement déchaîné.

Tu as un côté même provocatrice parfois.

Je ne suis pas toujours provoc. C’est vrai qu'il m’est arrivé de l'être, mais ce n'est pas une arme pour moi. Ce n'est pas un rôle que je me donne, je ne veux surtout pas jouer un personnage sur scène. C'est plutôt une envie de tout donner, un côté brut et sauvage sur scène ! Quand on va voir quelqu’un en concert, ce n’est pas pour voir quelqu’un de la vie de tous les jours.

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

Pourquoi ne fais-tu pas un disque carrément rock ?

C’est très dur de faire un disque de rock, surtout en français. Un disque rock, ça s’enregistre en live. En plus, à l’époque où nous avons enregistré je n’avais pas encore mon groupe. Et puis, j’ai beaucoup de chansons atmosphériques qui sont intéressantes aussi. On a voulu plus expérimenter, c’est pour cela que c'est plus pop que rock. Je trouve aussi que c'est intéressant d'avoir ce contraste-là. Que l'album soit différent de la scène. C'est juste une question d’énergie qui n'est pas la même.

Tu as quasiment dix ans de scène, mais tu estimes que tu continues tous les jours à apprendre.

J'ai beaucoup travaillé sur ça, je me suis posé beaucoup de questions. Le "lâcher-prise ", ça prend du temps. Il faut jouer le plus possible devant un public. C'est comme ça que tu deviens de plus en plus naturelle.

Dans tes chansons, on sent bien que tu es une contemplative…

J'adore passer des moments à regarder des choses où on a l'impression qu'il ne se passe rien. Dans la musique, c'est très important d’avoir l'impression qu'il ne se passe rien, alors qu’il se passe tout. Si les gens l’entendent, c’est gagné.

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

Quand on te demande de raconter tes chansons, ce n'est pas un peu gênant ?

Même si mes chansons paraissent poétiques, il y a toujours une explication rationnelle que je pourrais éventuellement donner. Il y a toujours un vrai propos, mais il y a aussi beaucoup de mystère. J’aime la notion de flou dans la chanson.

Tu es confiante en ton avenir musical ?

Ce qui est certain, c’est que je ne suis pas dans une optique de buzz. Mon univers est quand même un peu fort et je pense que ma carrière se jouera sur le long terme. Je ne me fais pas d'illusion sur la vente des disques.

Voici à présent la session acoustique de sa chanson "Le tableau", tirée de son album et réalisée dans les locaux de MusiqueMag.

Et pour finir quelques photos…

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

Et la dernière. On ne se refait pas !

lisa portelli,interview,musiquemag,mandor,le régal

Terminons avec les deux clips de Lisa Portelli tiré de cet album. "Dans l'air" et "L'échelle".


Lisa Portelli - Dans l'air (premier album : 09... par wagramlabel


Lisa Portelli - LEchelle par wagramlabel

08 avril 2009

Lisa Portelli... la relève!

04.03.09 Lisa Portelli 2.jpg

Le 4 mars dernier, j’étais content d’aller récupérer Lisa Portelli à la gare de Meaux.

Je la vois sortir avec sa guitare. Pimpante et souriante. Elle grimpe dans ma voiture et hop ! Direction 77FM.

Feeling immédiat.

Jeune fille simple et naturelle.

Mais bon sang, avec un talent fou encore méconnu.

04.03.09 Lisa Portelli 6.jpg

J’avais remarqué la demoiselle lors des dernières Muzik’Elles de Meaux.

J’étais présent lors de sa prestation.

Filmée ici…

 

C’est mon amie Lou (Laurence Goubet), dont le (bon) goût pour la bonne chanson française est proche du mien (en toute modestie... hum!), qui m’avait incité il y a deux ans à m’intéresser à Lisa Portelli. Un premier album difficile d’accès quand on l’écoutait juste une fois, mais de plus en plus envoutant à chaque écoute supplémentaire. Un truc de dingue.

J’attendais avec impatience la suite de ses aventures musicales. Un second album, pas encore sorti, dont certains morceaux sont écoutables sur son MySpace.

04.03.09 Lisa Portelli 1.jpg

Plus abordable, mais toujours aussi exigeant.

Pour moi, c’est un compliment. Lisa Portelli ne donne pas de la soussoupe à ses contemporains.

Ne partez pas en courant, elle finira par vous rattraper.

Pop et intimiste.

Textes minutieux, universels.

 

Fraîche et spontanée, découvrez là en écoutant le magazine que je lui ai consacré…

C’est ici que ça se passe !

 

04.03.09 Lisa Portelli 3.jpg
04.03.09 Lisa Portelli 4.jpg
04.03.09 Lisa Portelli 5.jpg

Je lui souhaite une bien longue carrière.

Prochain concert de Lisa Portelli, là...
l_3367ada1c5c04a80831436bd5d15f8f6.jpg