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30 mars 2017

Eric Fouassier : interview pour Le piège de verre

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éric fouassier,piège de verre,interview,mandor,le magazine des loisirs culturels auchanÉric Fouassier membre de l’Académie nationale de pharmacie, grand spécialiste de l’histoire de la
pharmacie qu’il enseigne en faculté depuis plus de vingt ans, est un passionné de jeux de piste et d’énigmes. Bayard ou le Crime d’Amboise est le premier tome d’une série. Le deuxième tome, Le Piège de Verre, vient de sortir en parallèle aux Éditions Jean-Claude Lattès en grand format. De livre en livre, Éric Fouassier commence à se faire un nom dans le domaine du polar historique français. Je l’ai déjà mandorisé deux fois (en 2010 et en 2011 avec son frère Luc-Michel, lui aussi écrivain… de qualité). Cette fois-ci, je l’ai interviewé pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté de Février/Mars 2017).

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13 décembre 2016

Kevin Tran (Le Rire Jaune) : interview pour Ki & Hi

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(Photo : Christophe Panepinto)

Kevin Tran est un YouTuber français de 25 ans. Il compte près de 3,4 millions d'abonnés sur sa chaîne YouTube, Le Rire Jaune. Lancée en 2012, elle compile des vidéos humoristiques, réalisées en solo ou en duo avec son frère.

Le jeune homme a sorti il y a près de deux mois un manga. Son premier manga, Ki & Hi. Il  s'est écoulé en quelques jours à près de 50 000 exemplaires : un record absolu pour un manga français, et peut-être même pour un manga tout court. Dans le classement Edisat des meilleures ventes, tous livres confondus, semaine du 17 au 23 octobre, le titre se classe en 7e position. Au bout de trois jours, les libraires étaient en rupture de stock. Un retirage de 100 000 exemplaires a dû être effectué, soit autant que pour un tome de « Naruto », le 2e manga japonais le plus vendu en France...

Ce qu'en dit BFMTV.

Bref, Kevin passe à l’agence régulièrement. Il a son studio perso… On se voit, on discute, je l’apprécie. Il a la tête sur les épaules et une humilité.

Il a accepté que je le mandorise. De fil en anguille, j’ai utilisé une partie de cette interview pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté du mois de novembre 2016).

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Le Rire Jaune : "J'ai écrit un manga".

kevin tran,le rire jaune,interview,mandor,le magazine des loisirs culturels auchanBonus mandorien:

Tu as commencé tes activités de YouTuber en 2012 ? Qu’est-ce qui t’as donné envie de faire des vidéos ?

Je ne suis pas quelqu’un de communautariste, mais on a tous besoin d’une idole en qui on pourrait se reconnaitre. Dans ma jeunesse, je n’en voyais aucune d’origine asiatique en France ou même dans le monde, à part les comédiens qui font des arts martiaux. Je n’ai donc pas eu de français d’origine asiatique en qui me reconnaitre. Ceux qui avaient des rôles, c’était pour des compositions très clichés, avec l’accent qu’il faut : le traiteur chinois, le magouilleur… bref, des choses dans lesquelles je ne me reconnaissais absolument pas. J’ai eu très envie de changer les choses. Avec YouTube, ça devenait possible. J’ai décidé de partagé mon point de vue sur cette plateforme et prouver que l’on pouvait faire rire sans utiliser l’accent.

Ses caricatures sur le français d’origine asiatique, ça te blessait ?

Ça m’atteignait. Je peux comprendre que des personnes qui ont 35-40 ans acceptent ce genre de rôle parce qu’ils ont effectivement vécu ça… L’accent ne me dérange pas, mais quand on décide de faire des blagues qui sont de l’autodénigrement, je n’aime pas.

Tu t’es dit qu’il fallait combattre cela.

Oui, en maitrisant le français comme n’importe qui. Après, je suis asiatique et je suis fier de l’être. C’est une appartenance que je n’ai jamais nié et que, forcément, j’utilise dans mes vidéos. Je ne pense pas qu’une personne asiatique qui regarde une de mes vidéos se soit dit une seule fois : « cette personne nous fait honte ». Si on doit aller dans le cliché ou dans la culture asiatique, il faut parler de choses irréfutables. La sévérité des mères asiatiques, ça c’est vrai. J’en ai parlé souvent et ça fait toujours marrer les asiatiques parce qu’ils savent que c’est un phénomène rigoureusement exact.

Le Rire Jaune : "La langue chinoise".

Ta mère, tu ne l’épargnes pas beaucoup.

Je la taquine un petit peu. Quand elle voit un sketch dans lequel je la mets en scène, elle trouve que j’exagère trop les traits.

Elle te regarde ?

Elle regarde tout ce que je fais.

Et la relation avec ton petit frère, là aussi tu exagères le trait ?

Quand on était petit, on se chamaillait tout le temps. Je le frappais souvent. J’étais un grand frère très possessif, très dominateur, très contrôleur. Maintenant, je le suis beaucoup moins.

Et aujourd’hui ?

Tu sais, c’est comme quand on joue à la console, à un moment, on passe à autre chose. Je me suis lassé de le frapper. Je l’ai frappé avec toutes les techniques de main possibles et sous tous les angles. A un moment, je me suis dit : « c’est un art que je maitrise, je peux passer à autre chose » (rires).

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Kevin  Tran et son illustratrice Fanny Antigny (photo : Christophe Panepinto)

Avant de commencer tes vidéos, tu avais des idoles YouTubers ?

Je regardais beaucoup de YouTubers américains comme Ryanhiga. Ça fait 10 ans qu’il fait des vidéos d’un contenu extrêmement créatif et il est encore en activité. En France, il y avait Le Joueur du Grenier que j’aimais beaucoup. C’est d’ailleurs toujours celui que je préfère.  Après, je regardais les blockbusters français comme Norman et Cyprien.

Tu as tout de suite su ce que tu allais faire ?

Oui. Le face caméra s’est imposé à moi immédiatement. Ca me paraissait le plus simple pour raconter ce que j’avais envie de raconter. Je suis la dernière personne à avoir réussi en faisant du face caméra. En termes de positionnement, il suffit d’être plus drôle que les autres, c’est tout (sourire). Je me suis beaucoup appliqué sur la qualité des textes.

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Kevin  Tran et son illustratrice Fanny Antigny (photo : Christophe Panepinto)

Ton contenu est drôle et souvent très fin. C’est ça le secret de ta réussite ?

C’est de travailler beaucoup. Pour cela, il faut profondément aimer ce que l’on fait. Faire des videos, créativement parlant, c’est très complet. Il y a l’écriture, le jeu, la technique (montage et réalisation), il y  a des rencontres avec d’autres esprits créatifs, des collaborations… tout cela est très stimulant et épanouissant. Quand on goûte à ça, on a envie que cela dure pour toujours et donc, il faut travailler énormément.

Quel rapport as-tu à la notoriété ?

Accéder à elle peut être considéré comme génial. Mais une fois que l’on s’est fait reconnaitre dans la rue, ça devient banal. Après, je t’assure, c’est plus des problèmes qu’autre chose. Quand on est connu, il y a des gens qui trainent avec toi juste pour obtenir quelque chose de toi. Il faut gérer cette situation seul. Tes proches ne peuvent pas comprendre ce que tu vis. On peut vite péter un câble. Faire des vidéos sur Internet demande beaucoup de maturité si on veut durer.

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(Photo : Christophe Panepinto)

Tu as l’air très pudique.

Ca dépend. Je dévoile les parties que j’ai envie de dévoiler. Quand je les dévoile, je le dévoile à fond. Il y a des parties de ma vie que j’ai envie de garder privée, comme chacun d’entre nous.

Nous nous sommes croisés dans la rue récemment. Tu marchais avec une capuche pour que les jeunes ne te reconnaissent pas…

Parfois, je suis pressé, je n’ai pas forcément envie de me faire reconnaître dans la rue parce qu’ils vont me retarder. Je ne refuse jamais un autographe ou une selfie. Il y a dans ces jeunes certains qui font partie de mes abonnés. Du coup, je suis obligé de mettre une capuche ou une casquette et tracer en baissant la tête.

Tu t’es expliqué le fait d’avoir du succès ?

Pour réussir, j’ai regardé beaucoup de vidéos avant de commencer. J’ai essayé d’analyser ce qui marchait le plus sur YouTube. J’ai la chance que ce qui fonctionne le mieux correspond à ce que j’ai envie de faire. Il faut trouver le juste milieu entre ce que j’ai envie de faire et ce qu’attend le public de toi. L’humour, ça marche toujours et j’adore ça. Même si dans la vie, je suis beaucoup moins drôle quand dans mes vidéos.

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Pendant l'interview...

Quand je te vois évoluer ici à l’agence, je te trouve  toujours calme, posé et tu sembles avoir un recul énorme sur ce qu’il t’arrive. Rien n’a voir avec le Kevin des vidéos !

A partir du moment où une vidéo est publiée sur ma chaine, je considère qu’elle est là pour divertir le public, donc forcément, je rentre dans mon rôle de « divertisseur », d’humoriste et de comédien. Pour cela, je vais tenter de diffuser des bonnes ondes et j’essaie de transmettre de bons messages. Je vais forcément être différent du Kevin de tous les jours, mais ce n’est pas pour autant que je vais manquer d’authenticité dans mes vidéos. Ce que je raconte dans mes vidéos avec un grand sourire et en parlant super vite, c’est ce que je pense dans la vraie vie en parlant plus lentement et posément.

Ta lucidité sur ton succès m’impressionne. J’ai l’impression que tu n’es pas dupe sur la fragilité de ce genre de notoriété.

Je ne suis pas dupe, mais je ne suis pas résigné non plus. Je sais que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, mais en même temps, je sais aussi que ça ne s’arrête pas si tu continues à fournir du bon contenu.

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Le 27 octobre 2016, après l'interview...

27 septembre 2016

Nina Bouraoui : interview pour Beaux rivages

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(Photo : Raphaël Devynck Sauvilliers)

Le sujet de la rupture amoureuse et du chagrin d'amour en littérature a été ausculté sous toutes les formes depuis des siècles, et ce, par une multitude d'auteurs. Aborder de nouveau ce sujet sans souffrir de la comparaison, sans ressentir du déjà lu, était une véritable gageure. Dans Beaux rivages, Nina Bouraoui a gagné son pari. On plonge dans les eaux de la souffrance intérieure que chacun de nous a déjà connue. Son écriture lumineuse et subtile nous emporte au tréfonds de l’âme humaine. Nina Bouraoui est venue à l’agence le 23 mars dernier pour nous parler de son livre, de la vie, de l’amour… et de musique. Voici le résultat de cette heure passée ensemble pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois de septembre et octobre 2016) + un bonus mandorien.

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nina bouraoui,beaux rivages,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorBonus mandorien:

A. et Adrian habitent loin l’un de l’autre, est-ce aussi une des raisons de la fin de leur histoire ?

Non, je ne pense pas que leur échec vienne de la distance. Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas dans deux lieux géographiques identiques qu’ils se quittent. Dans cette distance, il y avait un contrat de confiance : on est loin, mais on se fait confiance. C’est un peu la double peine.  Pour l’avoir vécu, un amour à distance c’est difficile. Les trains, les avions, la peur, la frustration de ne pas avoir l’autre tout de suite, près de soi. Si on est bien organisé, ça peut marcher (rires). A. et Adrien ont tenu huit ans en s’aimant comme des fous. Leur rupture vient simplement d’une troisième personne.

Cette troisième personne est d’ailleurs très méchante et Adrian ne veut pas s’en rendre compte.

Elle tient un blog où elle s’adresse par images à la femme abandonnée. Elle va la harceler. De son côté, Adrian ne veut pas mesurer la toxicité de cette femme pour laquelle il abandonne A. Il ne veut pas se dire qu’il l’a quitté pour une femme aussi perverse.

A. ne peut pas s’empêcher d’aller consulter ce blog alors qu’elle sait que cela va la faire souffrir. A l’heure des réseaux sociaux, on n’a pas le droit de ne pas savoir ce que fait l’autre.

On n’a plus le droit à l’oubli, au silence, à l’indifférence… C’est si humain d’être tenté de savoir ce que fait la personne qui est partie, ce qu’elle devient. C’est une addiction masochiste qui fait mal. A. ne peut absolument pas s’en passer. Elle va vivre par le prisme de ce blog, l’autre le sait et va en abuser. D’ailleurs, je tiens à dire que j’ai minimisé les actes de cette femme par rapport à la réalité. Ce qui m’intéressait aussi, c’était de démontrer que les réseaux sociaux, donc l’irréel, sont devenus presque plus fort que le réel. C’est aussi effrayant que subjuguant. Ils ont dématérialisé ce que nous sommes.

Adrian est juste tombé amoureux d’une autre femme. Au fond il n’y peut rien.

On a le droit de tomber amoureux d’une autre personne. C’est la loi de l’amour. Elle fait mal. Elle est cruelle, terrible, mais il faut l’accepter. C’est le jeu. Adrian n’est pas un monstre, j’ai beaucoup de tendresse pour lui. C’est un gentleman un peu bourru. C’est très masculin d’être maladroit.

Quand on a un chagrin d’amour, on est très seul. On est incapable d’avoir une vie sociale.nina bouraoui,beaux rivages,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

C’est vrai. Et on n’écoute pas les conseils des autres. On dit oui, mais on ne les applique pas. Rien ne peut guérir cette peine et chaque seconde est vouée à la cruauté. Quand on a un chagrin d’amour, on ne pense qu’à ça.

Avez-vous traversé des chagrins d’amour ?

Oui… et des épouvantables. J’étais à terre et j’avais l’impression que le ciel allait s’effondrer. Vous savez, les amoureux éconduits forment une belle communauté.

Votre écriture est extrêmement ciselée, comme toujours.

J’ai essayé d’écrire un livre très lisible, mais quand même poétique. Quand j’écris, je chante en même temps. La musicalité est toujours au centre de mon travail. Je ne dis pas que je suis à la recherche de l’hyper style, mais je suis à la recherche de la vérité dans une forme d’esthétisme pure. Je suis obsédée par la pureté dans l’écriture.

Vous écrivez souvent ?

J’ai des phases de non écriture, mais qui font partie de la phase d’écriture. Mes temps d’écriture durent un mois. Ensuite, il y a quatre ou cinq mois de latence, puis un mois de construction et enfin cinq mois d’écriture intense.

Quand on écrit sur un chagrin d’amour, on n’a pas peur de tomber dans les clichés ?

Oui, j’ai craint de me vautrer dans un romantisme souffreteux ou dans quelque chose de larmoyant. Raconter une rupture amoureuse, c’est le truc le plus banal du monde, alors il fallait que je trouve les mots justes.

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Pendant l'interview...

J’aimerais aborder un côté de vous que les gens ne connaissent pas beaucoup. Vous écrivez des chansons pour certains artistes.

J’en suis très fière. C’est fabuleux d’écrire des textes portés par quelqu’un d’autre. Je suis en retrait, je n’existe pas et j’adore ça.

Vous avez écrit pour qui ?

Notamment pour Céline Dion et pour deux de ses albums. J’ai écrit « Immensité », « Celle qui m’a tout appris » et « Les paradis ». En 2012, je l'ai vu chanter à Bercy deux de mes chansons, c’était un truc de fou. J’ai vu 15 000 personnes reprendre « Immensité ».

Clip de "Immensité".

Comment vous êtes-vous retrouvée à écrire pour la plus grande chanteuse du monde ?

Après mon prix Renaudot, j’ai été invitée dans une émission de Guillaume Durand. Jean-Jacques Goldman regardait l’émission. A l’époque, Céline Dion ne cherchait que des auteurs féminins pour son album D’elles. Goldman appelle mon éditeur Jean-Marc Roberts. Il lui demande si j’ai déjà écrit des chansons, Jean-Marc dit oui, alors qu’il savait que je n’en avais jamais écrit. Le chanteur m’a envoyé un fax et j’ai accepté le pari. Du coup, il a écrit à Céline Dion au sujet de mes textes. Pendant un mois, je me suis pris la tête. Je me suis rendu compte que c’était compliqué d’écrire une chanson.

Vous avez écrit pour qui encore ?

« Une  arrière-saison » pour Johnny Hallyday, mais la chanson est restée dans un tiroir. Finalement, c’est Sheila qui l’a interprété. J’ai écrit aussi pour Garou et pour Chimène Badi… et là, je viens d’écrire 6 textes pour un grand chanteur français. Je croise les doigts…

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Le 23 mars 2016, après l'interview. 

04 septembre 2016

Vincent Niclo : interview pour 5.0

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Ce n’est pas parce que je ne suis pas particulièrement fan du répertoire de cet artiste que je ne le respecte pas. Au contraire, comme vous le lirez ci-dessous, Vincent Niclo, chanteur lyrique d’abord, de variété ensuite tente de multiples expériences musicales. Et il parvient à convaincre à chaque fois. De plus, humainement, l’homme est charmant. Cela fait deux fois que je l’interviewe (voir la première mandorisation ) et j’ai ressenti un type humble et étonné de ce qui lui arrive. Pour la sortie de son 5e album, 5.0, je lui ai posé quelques questions pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois de septembre et octobre 2016).

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Clip de "Je ne sais pas" tiré de 5.0.

26 juillet 2016

Pauline Croze : interview pour Bossa Nova

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Pauline Croze, Claire Pathé (9).jpgPauline Croze signe son grand retour musical quatre ans après Le Prix de l'Eden. La chanteuse bouleverse ses habitudes dans les onze titres de Bossa Nova. Entourée d'artistes de jazz du monde tels que Flavia Coelho, Marie Navarro, Manda Sissoko et Vinicius Cantuaria, elle s'illustre dans des reprises douces et mélodieuses des chansons les plus mythiques du répertoire brésilien.
On découvre « Voce Abusou », remix franco-portugais de « Fais comme l'oiseau », la réinterprétation de « La Rua Madureira » de Nino Ferrer et celle de « Jardin d'Hiver » signée Henri Salvador, teintée de sonorités reggae. 

Le pari est donc parfaitement réussi : le voile suave de sa voix accompagnée des guitares sèches nous fait traverser l'Atlantique, direction Rio.

Je suis allé prendre un café le 11 mai dernier avec elle. Même si nous n’étions pas à Rio (mais à Paris), c’est toujours très agréable de converser avec Pauline Croze que je suis et interviewe depuis son premier album (première mandorisation , la seconde ici).

Voici le fruit de notre entretien, publié dans Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du juillet-août 2016).

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Quelques vidéos tirées de Bossa Nova :

"Voce Abusou".

"Tu verras".

"Les eaux de Mars", session acoustique.

"La Rua Madureira", session acoustique.

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Après l'interview, le 11 mai 2016.

19 juillet 2016

Maxime Chattam : interview pour Le coma des mortels

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Troisième  mandorisation de Maxime Chattam (la première ici, la deuxième ). Pour Le magazine des Loisirs Culturels Auchan (daté de juillet-août 2016), je l'ai interrogé sur son nouveau livre, Le coma des mortels

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27 avril 2016

Boulevard des Airs : interviews de Sylvain Duthu et Florent Dasque pour la réédition de Bruxelles

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Au mois de juillet 2015, j’avais interviewé Florent Dasque, l’un des deux « capitaines » du vaisseau Boulevard des Airs,  pour Mandor, afin d'évoquer l’album Bruxelles (lire là). A l’occasion de la réédition du disque (succès oblige) agrémenté de quelques bonus essentiels, j’ai passé un coup de fil au deuxième « capitaine », Sylvain Duthu. J’ai fait un mix des deux interviews pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril-mai 2016). Voici le résultat.

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Extrait de la réédition de l'album Bruxelles qui comprend 7 nouveaux titres et remixes inédits.

Boulevard des Airs (feat L.E.J) : "Emmène-moi".

Boulevard des Airs : clip de "Bruxelles".

11 octobre 2015

Tenny : interview pour Yin & Yang

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tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorEncore une fois, depuis que ce blog existe (il y a presque 10 ans), je relaie toutes mes interviews des magazines pour lesquels je travaille. Parfois, ça tombe sur des artistes qui ne me passionnent pas particulièrement (mais qui génèrent du trafic ici). Parce que je ne suis pas du tout le public visé. Malgré tout, je fais mon travail. Le plus consciencieusement possible.

Alors, évidemment, cette jeune artiste, Tenny (dont le marketing mis en place prétend qu'elle est la Beyoncé française) fait partie de ces artistes vers lesquels je ne me tournerai pas spontanément.

Voici son interview pour Le magazine des loisirs culturels Leclerc (daté des mois de septembre et octobre 2015). Nous nous sommes rencontrés dans les locaux de sa maison de disque le 27 août dernier.

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Le clip de "Le temps"

Le clip de "Action ou vérité"

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Après l'interview, le 27 août 2015.

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23 juin 2015

Collectif Métissé: interview pour Rendez-vous au soleil

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Allez, c'est les vacances! Ne bavassons pas sur l'intérêt de la musique festive estivale. Ce n'est pas du tout ce que j'aime, mais je ne fais pas partie du public visé non plus. Pour Le Magazine des Loisirs Culturels Auchan (daté de l’été 2015), j'ai interviewé le leader de cette formation haute en couleur.

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Clip officiel de "Rendez-vous au soleil".

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06 mai 2015

Guillaume Musso : interview pour L'instant présent

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Voici ma troisième interview de Guillaume Musso. La première, c’était en 2004, à l’occasion de la sortie de son premier livre, Et après (je crois d’ailleurs avoir été l’un des premiers à l’avoir interviewé… ou alors ça fait partie de ma légende personnelle et je finis par y croire, je ne sais pas).

L’année dernière, le 20 mars 2014, à l’occasion de la sortie de Central Park, je suis allé lui poser des questions chez XO Éditions, déjà pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril-mai 2014).

Un an plus tard, le 31 mars dernier, bis repetita pour son nouveau roman L’instant présent, toujours chez XO Editions et toujours pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (cette fois-ci daté des mois d’avril-mai 2015). Je me mets à espérer que nous aurons désormais un rendez-vous annuel, tant j’aime nos rencontres. Guillaume Musso donne ses interviews « au compte-goutte » et il me fait l’amitié d’accepter de faire partie des heureux élus dès que je le souhaite. Voici donc le résultat de notre entretien pour le magazine, puis vous pourrez lire le bonus mandorien.

Avant cela, voilà un résumé de son livre.

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L'interview :

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guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandorBonus mandorien :

Il y a quelques années, tu me disais que tu te moquais des critiques, tant que les lecteurs étaient là, ça n’avait pas d’importance.  Mais au final, quand les critiques sont bonnes, comme c’est le cas depuis tes deux derniers romans, tu es content, non ?

Évidemment, je suis humain. Tu sais, une bonne critique te fait plaisir cinq minutes, une mauvais t’ennuie cinq minutes, après, ça ne change ni ta vie, ni tes ventes. En avançant dans l’âge, tu apprends à te dépouiller un peu et à moins tenir compte de l’écume. A quarante ans, tu sais comment la vie fonctionne, tu te connais mieux avec tes points positifs, négatifs, tes failles, tes qualités, tes défauts. Tu as plus de distance et de recul. Moi, je ne veux plus que ma vie soit polluée par des pensées trop négatives. Ma devise est : « Ne fréquente pas la médiocrité, c’est une maladie contagieuse ».

Ce n’est pas innocent si le roman s’intitule L’instant présent ?

Vivons l’instant et arrêtons d’avoir nos vies saccagées par les regrets et les remords liés au passé ou aux projections, les plans sur la comète que tu peux faire par rapport au futur. Il faut savoir saisir sa chance quand elle se présente. Il faut bouger, ne pas attendre, être actif, c’est ainsi que les choses finissent par arriver.

C’est marrant que tu dises cela parce que dans tes romans, il y a toujours cette idée de mouvement.

J’ai toujours peur de lasser. Dans mes romans, à la Hitchcock, il y a toujours des personnages ordinaires qui sont pris dans des évènements qui les dépassent. Souvent, ils sont la tête dans le guidon parce que leur vie bouge trop vite.

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Finalement, tes livres sont tout le temps des enquêtes sur les personnages eux-mêmes,guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor non ?

C’est Jean-Christophe Grangé qui me disait : « qu’est-ce qu’un thriller sinon une enquête sur soi-même ? » Le danger et l’inconnu servent de révélateurs de personnalité. Ce n’est jamais l’intrigue proprement dite qui m’intéresse, ce sont plutôt les personnages qui vont apprendre qui ils sont vraiment.

Parlons un peu de ta vie privée, mais cela à un rapport direct avec ton nouveau roman. Ta femme te reproche-t-elle d’être trop souvent coupé du monde et de ne pas passer suffisamment de temps avec elle et votre enfant ?

Quand je l’ai connu, je lui ai expliqué que lorsque j’écrivais, j’avais des rituels, que ça me prenait beaucoup de temps, parfois quinze heures par jour. Elle a rapidement constaté que c’était vrai et un jour elle m’a dit : « Tu te rends compte que tu passes quinze heures avec des personnages de papier dans un univers imaginaire ? Tu te rends compte que c’est pathologique, au minimum un peu singulier ?». Elle me reprochait gentiment de passer plus de temps avec un univers chimérique qu’avec elle ou qu’avec ma famille. Depuis, c’est resté en moi et je lui ai répondu en écrivant un livre, La fille de papier. Moi, contrairement à ce que tout le monde croit parce que je sors un livre par an depuis dix ans, je n’écris pas vite. Je travaille très lentement, mais je travaille tous les jours. J’ai besoin de passer du temps à écrire, à faire des recherches, à polir mes dialogues…

Tu n’es donc pas comme Bernard Werber qui est l’exact opposé de toi à ce niveau-là.

Effectivement, quand j’ouvre le robinet, ça ne coule pas forcément. L’écriture est une activité qui structure ma vie. Je suis même un peu monomaniaque. Je n’arrive jamais à appuyer sur le bouton « off ». Même quand on part en vacances, pour moi, c’est un terrain de jeu pour trouver des idées pour le roman suivant.

Tu dis dans le livre qu’un roman « est presque toujours autobiographique puisque l’auteur raconte son histoire à travers le prisme de ses sentiments et de sa sensibilité ».

Ça, c’est un débat sans fin. A partir du moment où c’est vous qui écrivez, ça passe à travers le filtre de votre personnalité. L’instant présent est mon livre le plus personnel, mais n’est pas du tout autobiographique.

Tu fais le parallèle entre une histoire d’amour et un roman…

Une histoire d’amour réussie c’est « rencontrer la bonne personne au bon moment » et un roman réussi c’est « la bonne histoire, mais racontée à un moment où vous êtes capable vous-même de développer les thèmes et les exploiter le mieux possible. »

Faut-il écrire un livre, à chaque fois, comme si c’était le dernier ?

D’abord, il ne faut pas écrire un livre pour rien. Il faut écrire des livres qui ont du sens dans ta vie d’homme et ta vie d’auteur. Il faut toujours être fier de son nouveau roman. J’ai besoin d’être convaincu que, si je terminais ma vie avec le dernier livre écrit, je puisse en être fier.

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

Après l'interview, le 31 mars dernier.