11 mai 2012
Alain Damasio : interview pour "Aucun souvenir assez solide"
Interview d’Alain Damasio, un auteur dont je connaissais l’existence, mais dont je n’avais lu aucun livre. Rien. Nada.
Et puis, pour les besoins de mon travail, je me suis plongé dans Aucun souvenir assez solide. J'ai senti souvent qu'il me manquait quelques repères intellectuels liés à ce genre littéraire... dont, habituellement, je ne suis pas le plus fervent amateur.
Voici sa bio trouvée sur le site de sa maison d’édition :
Né à Lyon en 1969, Alain Damasio caracole sur les cimes de l'imaginaire depuis la parution en 2004 de son deuxième roman, La Horde du contrevent (La Volte), Grand Prix de l'Imaginaire. Il explique sa prédilection pour les récits polyphoniques, et pour le travail physique, physiologique de la langue, par un besoin vital d'habiter plusieurs corps, et de se laisser lui-même habiter. Après la réédition par la Volte en 2007 de La Zone du Dehors (Cylibris, 2001), récit d'anticipation inspiré par Michel Foucault, il s'est lancé dans la création d'un ambitieux jeu vidéo et prépare actuellement son troisième roman.
Amplement salué par la critique, dévoré par le public, Alain damasio construit une œuvre rare, sans équivalent dans les littératures de l'imaginaire. Bienvenue au cœur d'un cyclone !
La Horde du Contrevent a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2006 et le prix Imaginales des Lycéens 2006. La Zone du Dehors a reçu le Prix Européen Utopiales 2007.
Voici l'interview publiée dans Le Magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de mai 2012).




06:59 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain damasio, aucun souvenir assez solide, interview, le magazine des espaces culturels leclerc, mandor
09 mai 2012
Gaspard Proust : interview pour la sortie DVD de "L'amour dure trois ans"
Gaspard Proust est mon humoriste préféré. Il est cinglant, féroce, décapant, cru, une mauvaise foi jubilatoire. Un fils de bonne famille qui débite des horreurs sans ciller. Pas un mot plus haut que l'autre. Aucun effet théâtral.
Je suis fan.
Pour Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de mai 2012) qui sort aujourd’hui, je l’ai interviewé à l’occasion de la sortie en DVD du film L’amour dure trois ans. Avant de commencer notre conversation, je lui ai demandé d’abandonner son second degré pour le bien de mon article. Il a accepté.




L’AMOUR DURE TROIS ANS : BANDE-ANNONCE Full HD... par baryla
11:37 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaspard proust, dvd, l'amour dure trois ans, interview, mandor, le magazine des espaces culturels leclerc
08 novembre 2011
Isabelle Boulay: Interview pour "Les grands espaces"
C’est la deuxième fois que je rencontre Isabelle Boulay. Pour un journaliste, elle est une « cliente » idéale. Elle parle beaucoup. Il y a de la belle matière à décrypter, elle sait s’entourer d’auteurs talentueux… et pas des moindres. Pour le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2011, voici quelques moments de notre conversation à propos de son nouvel albums Les Grands Espaces.
09:49 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : isabelle boulay, les grands espaces, interview, le magazine des espaces culturels leclerc
01 septembre 2011
Jean-Christophe Grangé: interview pour Le passager
De Jean-Christophe Grangé, je n’avais lu que les « classiques » : Le Vol des cigognes, Les Rivières pourpres, Le Concile de Pierre et L'Empire des loups. Et puis je m’étais arrêté là. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être avais-je lu des critiques moins enthousiastes… où simplement la vie qui fait qu’on s’intéresse à d’autres qui écrivent le même genre littéraire.
Quoiqu’il en soit, j’ai été ravi d’apprendre que Le Magazine des Espaces Culturels du mois de septembre allait consacrer sa page interview (et sa couverture) à cet auteur, à l'occasion de son nouveau roman, Le Passager.
Ainsi, le 22 août dernier, je me rends chez Albin Michel pour une interview d’une heure avec le maître du thriller français. L’homme t’observe, te jauge/juge, répond avec parcimonie au début et devient disert très rapidement. J’ose dire que la sympathie s’est installée…
Voilà ce qu’à donné cette rencontre:
Bonus : Il y a l'interview "officielle" qui doit rentrer dans un certain nombre de signes... et puis il y a les propos que je ne me résous pas à ne pas exploiter. Souvent, ici, je vous les propose.
Il y a de nombreux tiroirs dans vos romans. On ne peut pas se contenter d’une intrigue simple ?
C’est comme la peinture. Certains mettent beaucoup de choses dans leur tableau et d’autres font un monochrome. C’est à la fois votre style, votre imaginaire et votre rythme. Dans la mesure où j’écris beaucoup d’évènements assez saccadés, fatalement, qui dit évènements, dit informations, faits, éléments, donc, oui, c’est assez foisonnant.
Il est justement beaucoup question de la peinture dans ce roman. Vous comparez ces deux arts ?
Oui. Ce sont des boulots solitaires. A la fin de l’écriture d’un livre, je me sens comme un peintre qui aurait fini le matériau de son exposition. Que l’on soit peintre ou auteur, quand on a enfin trouvéson style… et bien, roule ma poule !
Dans Le Passage, vous mettez en avant des meurtres mythologiques…
C’est une trame de fond qu’il y a toujours plus ou moins dans mes livres. Mon flic ou mon héros, c’est toujours une espèce de héros mythologique, c’est toujours Saint-Michel contre le dragon et le méchant, c’est le dragon. J’aime l’aspect un peu mythique, western, un peu duel. Dans ce type qui cherche son identité, qui erre d’île en île, c’est un peu Ulysse. J’aime bien l’idée que les meurtres rappellent les mythes anciens de la méditerranée. J’adore ce côté à la fois primitif et toujours présent, à la fois.
Regardez-vous les séries américaines proches de votre univers?
Pas tant que ça ! Il y a 10 ans, quand il y a eu l’émergence de ses séries, j’ai commencé à en regarder certaines que j’ai énormément appréciées. Et puis, j’ai fini par trouver que c’était beaucoup trop chronophage. Les gens sont accros, quand on regarde par DVD, 1, 2, 3 épisodes par soir, on ne fait que ça, on est complètement absorbé, aspiré par ses séries, donc, ça fait des années que je ne les regarde plus.
Vous parlez du côté addictif de ses séries, mais il y a aussi un côté addictif dans les romans de Grangé…
Il est évident que je soutiens ce même rythme-là et les mêmes ressorts dramatiques. Ce que j’écris est feuilletonesque. A chaque fois, il y a une réponse à une question, mais cette réponse apporte une nouvelle question. C’est une machine à étonner en permanence, à surprendre. Moi, c’est ma ligne. Je l’avais déjà quand je faisais du grand reportage. J’étais tenu de raconter toujours des faits surprenants qui nous emmenaient au fait suivant. Je considère que mon début dans le thriller, ça a été dans le journalisme. On voyait bien que je feuilletonnais déjà.
Vous avez une façon d’écrire reconnaissable, des automatismes… bref, des réflexes stylistiques… ça ne vous gène pas?
C’est un peu comme un musicien. J’ai été musicien, donc je sais de quoi je parle. Il vous vient des mélodies et vous retenez toujours le même style de mélodies, celles qui correspondent à votre nature profonde. Quand j’écris, c’est pareil. J’estime avoir une histoire à raconter. Quand j’ai tissé le synopsis, c’est que j’ai aussi un réseau conséquent de rebondissements. On ne se refait pas ! Quand on sait faire quelque chose, comme moi des thrillers, on peut mesurer à quel point on ne sait pas faire autre chose. Je suis un artisan qui, à force d’exercer son métier, estime le maîtriser.
Vous avez été précurseur de ce genre littéraire en France, vous avez maintenant beaucoup de collègues.
Quand j’ai écrit mon premier roman, je pensais être dans le polar qu’on écrivait à l’époque, mais on m’a fait comprendre que j’avais tracé un nouveau sillon. Je suis content de savoir que les jeunes auteurs sont excités par le fait d’écrire ce genre de livre là.
Se revendiquent-ils de vous ?
Oui, très souvent. Ce qui ne les empêche pas de vouloir piquer ma place. Mais, bon, c’est normal.
Quand les jeunes viennent vous voir, vous vous dites que vous vieillissez?
Oui. Vous savez, je n’ai jamais eu de prix et tant mieux. Parce que le jour où on va commencer à me donner des médailles, ça va sentir le sapin (rires).
À partir de l’écriture du 4e roman, vous avez commencé à ne plus stresser dans l’écriture, à moins avoir de pression. Au 9e, ça va toujours ?
Oui, de plus en plus. D’abord, vous avez un principe de réalité qui est que vous avez toujours des idées. J’ai d’ailleurs toujours un livre d’avance. Parallèlement à ça, vous avez votre savoir-faire. Là, j’ai écrit 750 pages en un an et demi et aujourd’hui où je vous parle, j’ai déjà écrit un nouveau roman de 500 pages. Il y a un équilibre qui se fait. Vous écrivez de plus en plus vite, mais on a moins d’années devant soi. La seule chose qui me rassure le matin, c’est de me sentir bien dans mon savoir-faire. Je possède un métier artisanal. Je sais que, quand j’ai une idée, je saurai la traiter.
Écrire un scénario pour le cinéma, tel que vous l’avez fait pour Switch de Frédéric Schoendoerfer, c’est un pas de plus dans le monde du cinéma avant de réaliser vous-même ?
Ce n’est pas une nouvelle corde à mon arc. Ce n’est pas non plus une volonté de ma part de me rapprocher du cinéma. J’ai produit le film et je me suis beaucoup plus impliqué dans ce projet. Moi, je suis romancier. J’ai toujours cette relation d’attirance et en même temps orageuse avec le cinéma, mais je ne perds jamais de vue que ce que je sais faire, ce sont les livres. A une époque, je me disais : « c’est terminé le cinéma !». J’ai arrêté de dire ça, parce que, finalement, j’étudie toutes les propositions, mais je n’oublie jamais que mon territoire reste la littérature. Quand vous êtes scénariste vous êtes un maillon du système, un boulon de la machine, rien de plus.
SWITCH : BANDE-ANNONCE HD de Frédéric... par baryla
Avec votre public, vous êtres très discrets. Vous n’aimez pas précisément aller à leur rencontre.
Je vais vous faire une réponse sincère. Il n’y a rien de plus chiants que les signatures, que les tournées de province et même la promotion. Je ne dis pas ça pour être désagréable. Quand on me dit « j’aime bien faire une signature !», d’abord c’est faux. Quand quelqu’un comme moi ou comme Nothomb signe quelque part, il y a 300 personnes qui sont là, vous ne rencontrez donc vraiment personne. Parfois, je demande le prénom de la personne qui souhaite que je signe, le temps que je baisse les yeux, j’ai déjà oublié. Ca se passe comme ça. Il ne faut pas fantasmer avec ses histoires de contact avec le public. Il y a des gens qui aiment bien parler avec leurs lecteurs, savoir ce qu’ils ont aimé, pas aimé… moi non. Je considère que mon boulot, c’est de rester dans mon laboratoire, ça plait, tant mieux, ça ne plait pas, tant pis ! Finalement, je suis un système à sens unique. J’envoie des bouquins aux gens, je n’attends rien d’eux. Ca peut paraître violent, mais c’est vrai. En règle générale, si les auteurs jouent ce jeu, c’est qu’ils savent que ça va faire du bien à leur vente. Pour un type comme moi, faire un salon ou une séance de signature, ça n’a aucune espèce d’intérêt. Comprenez bien que je respecte mes lecteurs, sachez que je les remercie vivement d’apprécier mes livres, mais la littérature n’a pas besoin de faux semblants.

Jean-Christophe Grangé, le 22 août 2011, dans une salle de réunion d'Albin Michel, me signant son livre, version "épreuves non corrigées".
Edit:
Quelques jours plus tard, pour "raisons personnelles", Jean-Christophe Grangé est venue à l'agence pour laquelle je travaille. Il est reparti avec mon livre...
22:07 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean-christophe grangé, le passager, interview, le magazine des espaces culturels leclerc
01 juin 2010
Patxi : l'interview !
Sans doute le candidat le plus charismatique de l’édition 2003 de Star Academy, Patxi est revenu dans les bacs le 31 mai 2010 avec un deuxième album. Intitulé Amour carabine, cet opus succède à S’embrasser paru en 2006. C'est Sébastien Lafargue du groupe Autour de Lucie qui a collaboré avec le jeune chanteur pour concocter ce petit joyau composé de 11 titres. A l'instar de Stéphan Eicher, Patxi a trouvé son Philippe Djian. En effet, l’écrivain Philippe Besson a co-écrit quelques chansons de ce disque élégant et poétique. On décèle aussi quelques fragments Durassien, des synthés jouxtant ceux de Benjamin Biolay et des discrets échos 80’s.
Petit retour en arrière…
Né le 20 août 1981 à Saint-Jean-De-Luz, Patxi Garat passe son bac avant de se lancer corps et âme dans sa carrière musicale. Il apprend alors à jouer de la guitare. La chance lui sourit en août 2003 lorsqu’il est choisi pour participer à l’émission Star Academy. Sa personnalité et sa sensibilité charment les téléspectateurs.
À la sortie, il livre un single, A l’anglaise, qu’il a écrit et composé lui-même. Son premier album
S’embrasser, réalisé par JP Nataf, bénéficie de la participation de Louis Chédid ou Pierre Souchon et sort à l’été 2006.
J’ai rencontré Patxi le 10 mai dernier dans un bar parisien pour Le magazine des espaces culturels Leclerc et pour MusiqueMag.
À l’oral et à l’écrit, voici l’interview du sympathique Patxi.
La version filmée pour MusiqueMag pour commencer :
Et pour finir, la version écrite pour Le magazine des espaces culturels Leclerc.
21:39 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patxi, interview, musiquemag, le magazine des espaces culturels leclerc
21 mai 2010
Pauline... l'interview!

Comme beaucoup, j’ai découvert la chanteuse Pauline, il y a deux ans en regardant son clip « Allo le monde » qui tournait en boucle. Cette jeune, fraîche et jolie demoiselle avait un grain de voix « Zaziesque »et un sens de la mélodie qui n’avait échappé à pas grand monde. Ceci étant, je n’avais pas approfondi ma connaissance musicale de l’œuvre de mademoiselle Vasseur.
Et puis, ma vie professionnelle a fait que je l’ai rencontré récemment (le 21 avril dernier) dans les locaux de sa maison de disque EMI.
Accompagnée de sa maman (sa manageuse), elle nous accueille (mon camarade Clément, qui tient la caméra, et moi) de manière chaleureuse. Maman s’éclipse pendant l’interview et Pauline répond à mes questions avec beaucoup de franchise et d’enthousiasme. Je sens qu’elle est contente de parler d’elle, de son métier, de son nouvel album.
(Je précise ce détail parce que si vous saviez le nombre d’artistes sympas, mais blasés que j’ai rencontré en presque 30 ans d’interviews…)
Bref, voici mon interview filmée pour MusiqueMag.
Et mon article pour le numéro du mois de mai du "magazine des espaces culturels Leclerc".
07:23 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pauline vasseur, interview, article, chronique, musiquemag, le magazine des espaces culturels leclerc
13 mars 2010
Camelia Jordana en interview!
Pour le magazine des espaces culturels Leclerc, j’ai rencontré Camélia Jordana.
Dans les bureaux parisiens de son manager.
Le 15 février dernier.
Voici le résultat de cette rencontre pour le journal suivi du podcast dont je me suis inspiré pour écrire l’article.
Et son premier clip, pour terminer cette note.
Voici, à présent, le podcast en 5 parties de l'entretien...
-Très vite les auteurs étaient trouvés.
-Connaissait-elle Babx ?
-Les histoires d’Amour finissent mal.

Deuxième partie :
-Chansons autobiographiques.
-Séverin.
-Abel K1
-Camélia, compromis entre Séverin et Babx.

Troisième partie :
-Elle chante comme Babx.
-Mathieu Boogaerts.
-Doriand.
-Est-elle casanière comme le suggère sa chanson « Non, non, non… » ?

Quatrième partie :
-A-t-elle peur des réactions liées à la sortie de son album ?
-Défendre l’album seule.
-La promo.
-Une seule chanson écrite par elle (et en Anglais).

Cinquième partie :
-Un disque sans aucun duo.
-Etat d’esprit du moment.
Pour clore cette note, voici le clip officiel de son premier single: "Non, non, non... écouter Barbara".
Extrait de l'album de Camélia Jordana à paraître le 29 mars.
télécharger le titre : http://bit.ly/aQYM5C
10:45 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : camelia jordana, interview, podacst, le magazine des espaces culturels leclerc
18 février 2010
Jérémie Kisling : Antimatière.
Sade : Soldier of love
Sade : Soldier Of Love (Official Video) HQ
envoyé par wonderful-life1989.
04:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sade, soldier of love, chronique, le magazine des espaces culturels leclerc
Massive Attack : Heligo Land.
MASSIVE ATTACK Paradise Circus - Heligoland 2010
envoyé par Goodspeech.





