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11 juillet 2010

Mes livres de l'été 2010 (3) : Laurent Terry pour "Usurpé"

Chaque année, sur ce blog, je consacre de nombreuses notes estivales sur mes lectures du moment. En cet été 2010, je ne vais pas faillir à la règle. Je vais vous présenter un choix de livres lus et appréciés quasi en temps réel. Évidemment exhaustif, le choix. Il y aura quelques livres de la nouvelle collection « Nuit Blanche » dirigée par Denis Bouchain chez Plon. Une collection de thriller 100% français. Mais, il n’y aura pas uniquement ce genre littéraire. Au programme aussi, Héroïc Fantaisy, roman épistolaire et roman dit « blanc», donc « normal ».

 

Après Thierry Brun pour Surhumain, Samantha Bailly pour Lignes de vie, mon troisième invité des « livres de l’été » est Laurent Terry pour Usurpé.

Laurent Terry est le deuxième auteur que je reçois de la collection « Nuit Blanche » sus citée.

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La quatrième de couverture :

"Brillant homme d’affaires de San Francisco, Thomas Eckelton ouvre les yeux ce matin-là sur un véritable cauchemar : il est au cœur d’El Paraíso, le tentaculaire bidonville de Bogotá, une des villes les plus dangereuses du monde.
Il n’a ni papiers d’identité ni argent.
Il est seul, dans un univers ultraviolent. Comble de l’horreur, il découvre qu’il a changé de visage !

Pourquoi l’a-t-on abandonné dans la métropole de tous les dangers ? Comment revenir dans la société lorsqu’on a perdu son identité ? Comment lutter contre ceux qui, dans l’ombre, ont tout fait pour vous détruire ?

Laurent Terry, l’auteur de Manipulé, un premier thriller remarqué, affirme ici sa maîtrise du suspense à travers une intrigue menée à cent à l’heure."

 

Laurent Terry est un auteur que je suis depuis son premier livre. Il a été mandorisé deux fois (ici et aussi ) pour Manipulé.

Le 6 juillet dernier, nous nous installons en terrasse (toujours de ce bar jouxtant le Grand Rex).

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Après la sortie de ton premier roman, as-tu appris des choses par rapport aux réflexions de lecteurs, de ton éditeur, de tes collègues écrivains ?

 

Non, pas par ces biais-là. Mais dans l’absolu, on en apprend beaucoup sur son écriture quand on termine un livre. Entre un manuscrit premier roman et le passage à la version éditée,  il y a eu un travail important, du coup, les erreurs que j’ai pu commettre et qui m’ont conduit à faire beaucoup de travail de réécriture, j’ai essayé d’en faire un peu moins. Du coup, on s’affine et j’espère qu’on s’améliore.

 

Qu’as-tu rectifié particulièrement ?

 

Ce que j’ai essayé de plus travailler, c’est la profondeur des personnages. J’ai tenté de leur donner plus de granularité. Après relecture de Manipulé, j’ai constaté que certains personnages auraient mérité d’être plus creusés.

 

25211_1319003648416_1030501983_975868_4627285_n.jpgTu continues à écrire des romans dont l’action se tient aux États-Unis…

Oui, que veux-tu, on ne se refait pas ! C’est là que mes histoires naissent, tout simplement. Les lieux sont inspirants et il y a un certain nombre de codes qui viennent avec. Ces codes correspondent parfaitement aux histoires que j’imagine. Selon moi, CIA, FBI, ça sonne mieux que PJ. Je me sens plus à l’aise dans l’univers de la Silicon Valley, je n’y peux rien…

 

Et c’est un univers que tu connais.

 

Oui, je travaille dans cette ambiance tous les jours. En tant que responsable du Lab innovation chez SFR, je travaille avec eux, les Apple, les Microsoft…

 

Dans tes romans, les gens de ce milieu sont un peu sans foi ni loi…

 

Ce n’est évidemment pas la réalité. Je grossis les traits. Tu sais, le business, ce n’est pas toujours tendre. Mais, c’est comme ça partout…de l’autre côté de l’atlantique comme en France.

 

Tu cites Apple, Google, mais l’ordure de première, John Bridge, travaille dans une société inventée par toi, Techsystem. Tu restes prudent.

 

(Il rit). Moi j’admire toutes les sociétés que je cite. Je ne vais pas calquer mon gros méchant sur ces boites-là. Il est à la fois personne et un cliché de tous.

 

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Il y a les États-Unis, mais aussi Bogota. Pourquoi la Colombie ?

 

La première image qui m’est venue de ce livre, c’est ce gars, Thomas Eckelton, un homme d’affaire de San Francisco, qui se réveille au milieu d’un bidon ville de Bogota. Après, je pouvais commencer à écrire une histoire. Moi, c’est comme ça que je fonctionne. Une première image apparaît et les idées se déclenchent… je construis une histoire autour de ça. Et puis, j’avoue, Bogota, c’est assez fantasmagorique comme univers. La violence, la drogue…

 

Ensuite, tu te bases sur la fin pour construire un squelette autour ?

 

Non. Pour celui-ci, je n’avais pas la fin en le démarrant. Du coup, ça m’a demandé pas mal de travail de réécriture. En fait, j’avais un plan et je l’ai complètement cassé en écrivant. Une fois que j’ai eu ma fin, j’ai dû reconstruire le canevas.

 

Tes romans s’intitulent Manipulé, Usurpé… tu aimes quand un homme est transformé contre son gré.

 

Ça doit être un truc qui me travaille. Toucher à l’identité de quelqu’un, c’est certainement ce qui doit être le plus déstabilisant pour un être humain. C’est une thématique constante de mes romans. Sans en dévoiler trop, mon troisième roman reste sur cette même ligne.

 

Ton héros, Thomas Eckelton n’est pas « blanc blanc » et malgré ses défauts, on ne peut s’empêcher d’apprécier le personnage. Peut-être aussi parce qu’il lui arrive tous les malheurs du monde.

 

Mais, tu sais, même les gens sympas ne sont jamais « blanc blanc ». Tu connais quelqu’un d’irréprochable ? Moi pas, en tout cas.

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On en avait déjà parlé ensemble pour le premier roman, Manupilé, mais je récidive ma remarque. Je vois des images en te lisant… je lis un film, en fait.

 

Voici ma technique d’écriture. J’écris le plan de la scène, ensuite, je ferme les yeux et je me l’imagine. J’essaie de noter dans mon esprit chaque détail jusqu’au fin fond du décor et je retranscris ma vision. Je suis autant inspiré par les lectures que j’ai lu que par les films que j’ai vu.

 

J’ai relevé une phrase qui résume pas mal le fond de ce roman : « Quelles que soient notre volonté et nos certitudes, parfois la vie se charge de nous remettre à notre place. »

 

Oui, c’est vrai. Nous avons tous des failles et de temps en temps, malheureusement, elles ressurgissent alors qu’on les croyait bien cachées quelque part. Là, au-delà de l’aventure complètement dingue qui arrive à Thomas, c’est surtout une remise en question de ce qu’il est, de ce qu’il a fait, de la vie qu’il s’est construite… oui, il y a des ressorts psychologiques évidents.

 

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Je termine cette note en vous affirmant que si vous ouvrez la première page de Usurpé, je vous fais le pari qu'il sera difficile pour vous de ne pas tourner la suivante.

Laurent Terry, un très fort "page turner" !

25 avril 2008

Une interview un peu "manipulée" de Laurent Terry

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Pub Saint-Germain : 15 avril 2008, 16h00.

Mandor : Nom, prénom, âge, profession ?

Laurent Terry : Laurent Terry, 33 ans, écrivain. J'ai un blog. Je sais que ce détail vous intéresse...

M : Mais encore ?

L.T : Je suis responsable marketing dans une grande société de haute technologie.

M : Tsss… comme John, le héros de votre premier thriller : Manipulé. Quelle coïncidence ! Bon, après vous avoir interrogé une première fois sans avoir lu votre livre, je vous convoque une seconde fois.

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L.T : Alors, pas trop déçu ?

M : Non, mais je suis très énervé. J’ai commencé hier soir, je n’ai pas dormi de la nuit…

L.T : Vous avez eu peur ?

M : Non, je me suis fait prendre au piège par votre façon d’écrire. Je suis obligé de reconnaître que vous êtes un malin. Mais, bon, vous écrivez comme les auteurs de polars américains, quand même… avouez-le !

L.T : Pour moi, c’est un compliment. C’est comme ça que je l’écris et que je le pense. L’action se situe aux États-Unis, entre Boston et New York, je peux difficilement dire que je ne m’inspire pas de l’univers américain.

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M : OK ! Mais, bon, quand même, vous utilisez les ficelles du bon vieux polar !

L.T : Il y a effectivement des codes dans le thriller. D’abord, j’évite les phrases de 5 lignes, ça casse le rythme dans les scènes où il y a de l’action et du suspens. Il faut que ce soit court, nerveux, saccadé, musclé.

: Et quid du style, dans tout ça ?

L.T : Je revendique mon côté « page turner ». Il faut être efficace. Si je fais tout de même attention à écrire correctement, je m’attache plus à l’intrigue qu’à la forme. Mon obsession est de mener mes lecteurs en bateau, de le transporter rapidement de droite à gauche. C’est très difficile, vous savez.

: Vous allez faire hurler les puristes là ! Je les connais, ils y trouveront à redire.

L.T : Moi, j’aime bien la littérature dans toutes ses formes. Après, que l’on me dise que le genre de littérature dans lequel j’ai choisi de sévir est peut-être moins honorable que d’autres, ça ne me dérange pas. Chacun est libre de penser de qu’il veut. Je m’attache avant tout à ce que vont penser les gens qui lisent réellement mon livre plutôt qu’à un petit milieu qui pourrait avoir un avis sur mes écrits, sans m’avoir lu.

: C’est comme si je voyais un film en vous lisant, que dois-je en déduire ?

L.T : Quand j’écris un chapitre, je pense et vois des images, ensuite je décris ce que j’ai vu. Le passage à l’image me paraîtrait assez naturel. Vous pouvez donc en déduire que ça ne me déplairait pas d’avoir des propositions dans ce sens. J’ai d’ailleurs déjà le casting en tête. Il est très hollywoodien. Je verrais bien Ben Affleck dans le rôle de John et Halle Berry dans celui de Téa, la jeune femme qui travaille au FBI.

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M : Bon, pour finir, comment vivez-vous votre intrusion dans le monde des écrivains ?

L.T : C’est très sympa comme expérience. Ça a réellement démarré au Salon du Livre lors de la remise par Henri Loevenbruck (il y a d’ailleurs une excellente vidéo d’une interview du monsieur ici, je dis ça, je dis rien…) du premier prix Blogauteurs/Plon. Juste avant il y avait une conférence sur le thème du numérique… ça m’a plongé dans la peau d’un écrivain qui débat sur des idées. Sinon, comme le livre est sorti il y a un mois, en ce moment, je suis en pleine promo.

M : Qui consiste en quoi exactement ?

L.T : À faire le tour des salons du livre en province. J’ai mes week-ends bien occupés.

: Comment vivez-vous cette notoriété naissante ?

L.T : Avec humilité, d’autant plus que je ne suis pas Marc Lévy, ni Guillaume Musso… il faut raison garder. Le succès ne me pèse pas trop, je vous l’assure. Si je ne suis pas très connu, les réactions des lecteurs sur mon livre sont positives et cela m’enchante.

: Vous n’êtes pas vexé que je ne vous pose pas de questions sur le fond de votre roman ?

L.T : Si, beaucoup.

: À part expliquer que c’est l’histoire d’un homme qui découvre un jour qu’il est beaucoup plus intelligent que la moyenne et qu’il est victime d’une manipulation qui remet en cause jusqu’à sa propre identité, en dire plus serait criminel.

L.T : C’est vous qui voyez. Mais enfin, j'espère que vous ne vous considérez pas comme un journaliste littéraire.

M : Si, pourtant. Allez, faisons nous la bise et réconcilions-nous... j’ai amené un monitor. On va tous regarder le trailer du livre réalisé par vos soins.

L.T : Ah ! C’est gentil merci.

 

(Précision importante : J’ai un peu « habillé » le dialogue. Il fut moins « interrogatoire de police » que retranscrit ici. Nos rapports sont beaucoup plus conviviaux en vrai.)

24 janvier 2008

Laurent Terry... le gagnant du 1er prix Blogauteurs/Plon

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Photo: Denis Guignebourt/Abacapress

 

Un flash-back s’impose. En mars 2007, le collectif d’écrivains officiant sur le blog « les Blogauteurs », a lancé le premier Prix Littéraire des Blogauteurs/Plon (le premier prix littéraire 100% issu d’Internet !).

Après des mois de suspens, de délibérations compliquées, de réactions diverses et variées (souvent houleuses), c’est un auteur de thriller qui a été choisi. Laurent le Toriellec.

Voir la vidéo des explications d’Anna Topaloff, journaliste du magazine Marianne, lors d’un déjeuner des blogauteurs… C’est assez parlant.

 


Blogauteurs
envoyé par fploton

33a397756047cc5dc9903f315b4c6758.jpgLe livre Manipulé sera donc publié chez Plon en mars prochain.

Voici « l’argumentaire » trouvé sur le site de l’auteur…

Lorsqu'il regarde dans le rétroviseur de la vie, John D. Helling n’y voit que du bonheur : un pavillon dans la banlieue résidentielle de Boston, une situation enviée de cadre dans la haute technologie, une femme charmante avec qui il construit peu à peu son avenir. Tout cela aurait dû continuer ad vitam mais un grain de sable va venir bousculer ce destin sans heurts. Une émission de télévision anodine sera l’élément déclencheur d’un tourbillon de d'événements plus terrifiants les uns que les autres et qui le conduiront à remettre en cause toutes ses certitudes. Au péril de sa vie, il devra aller jusqu'au bout pour passer de l'autre côté du miroir, celui où la vérité vous frappe en plein visage. 

Laurent est un lecteur de mes chroniques et semble pétri d’un certain talent pour raconter des histoires bien ficelées (même si je n’ai lu que les 10 premiers chapitres).

Je lui ai donc demandé s’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que nous nous croisions pour une première rencontre.

(Il y en aura une seconde à la sortie du livre).

(Pourquoi, je fais ça ? Faire de la pub en deux parties pour un auteur dont je n'ai pas lu le livre. Je ne sais pas. Tout ce que je fais n’a pas toujours de sens, mais je suis un intuitif... il doit y avoir une bonne raison, mais, je ne la connais pas encore.)

Laurent s’appelle désormais Terry. Son éditeur lui a demandé de changer de patronyme.

(Les raisons sont expliquées ici).

Vendredi dernier, nous avions donc rendez-vous au Pub Saint Germain. J’arrive avant lui, m’installe, commande un jus de raisin fermenté et patiente en regardant qui, un couple qui me semble illégitime, qui deux hommes d’affaires affairés, qui une étudiante stupide avec un homme beaucoup plus âgé…

Je ne m’ennuie jamais tout seul.

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Laurent arrive, souriant et il me sert la louche avec vigueur. On sent l’homme déterminé, l’homme de communication, l’homme qui a des fonctions importantes dans son entreprise… ce qui est le cas dans sa vie professionnelle. Il ne souhaite pas que j’en dise trop sur ses activités. Je respecte ce choix. Je ne dirai pas qu’il est dans la Télécommunication  en tant que « Marketing Coordination Manager », ce serait trahir sa confiance…

Non, je vous rassure, ça, j’ai le droit de l’indiquer, mais pas qu’il travaille chez BIP !!!

Il me demande si ça ne me gêne pas d’aller dans la salle du fond. « On voit la rue, c’est plus éclairé ! ». Pas de souci. Moi, je ne suis pas regardant.

Avant de parler de son livre, nous échangeons nos points de vues sur la blogosphère, car le monsieur est féru de la chose. Lecteur insatiable de certains d’entre nous… et lui-même très lié à l’Internet.

e1f50ed671055a7639729cd7c9d7eaba.jpgIl a son site officiel, son blog et son MySpace.

Un homme de son temps.

Mais il me précise que ce n’est pas pour autant que la blogosphère littéraire française va l’aider à promouvoir son livre.

 

-Il y a manifestement un rejet des gens qui bloguent sur le thème de la littérature en France, parce qu’ils sont loin des thématiques que j’aborde. Je compte plus sur mon réseau MySpace… mais de toute manière, très franchement, le net, pour faire connaître la littérature, c’est un canal supplémentaire, mais certainement pas le canal majeur.

Je comprends parfaitement le discours de Laurent Terry. Quand il a gagné le concours, il a eu le droit à une volée de bois vert dans les commentaires du blog. Il s’est littéralement fait incendié par pas mal d’internautes… Chat échaudé craignant l’eau froide, il n’attend plus rien de personne par ce biais là.

-Beaucoup ont été féroces avec moi. Ils ne se rendent pas compte à quel point certaines réflexions  peuvent blesser. Enfin, il faut prendre beaucoup de recul… Je sais qu’en France, le thriller est considéré comme un sous-genre, mais quand même…

Il réfléchit, puis continue :

- …alors, qu’au fond, je suis tout à fait persuadé du contraire. Les lecteurs ont envie de lire ça !

Ce livre, Laurent l’avait déjà écrit et proposé à d’autres éditeurs. Sans succès, donc, il apprécie la chance que lui a apportée ce prix.

-Il m’est arrivé d’avoir des réponses négatives en deux jours. En deux jours ! C’est très fort d’être si rapide pour lire...
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Bien sûr, il s’attend à ce qu’on lui reproche son écriture trop "américanisée", mais il m’explique que c’est sa culture personnelle.

 

-Je lis beaucoup. En majorité des auteurs américains, beaucoup de SF, de romans d’anticipation, de polars et de thrillers. Je ne peux qu’écrire ce genre de roman, je baigne dedans. J’ai compris la mécanique alors, je construis mes histoires comme un Meccano, un jeu de lego ou un puzzle… mais rassurez-vous, au final, toutes les pièces s’imbriquent ! » »

Quel est le postulat de départ de son livre ?

-C’est un homme normal, un monsieur tout le monde qui, d’un seul coup, en regardant la télé voit sa vie basculer. Il découvre que tout ce à quoi il croit, tout ce qu’il croit connaître de sa vie, de la vie en générale, n’est qu’apparence. Je voulais développer l’idée que, quelque part, ce que l’on voit n’est pas la vérité.

Je parodie X Files en prenant une grosse voix (ce qui est extrêmement difficile pour moi !) : « En somme, la vérité est ailleurs ! ».

Il me regarde bizarrement, et moi, je me demande pourquoi son auriculaire est raide.

Bref, je finis mon vert de jus de raisin fermenté et prétexte une autre interview pour filer… d’ici à ce que je vois Laurent s’enflammer dans un halo rougeâtre, il n’y a qu’un pas.

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(Sinon, là aussi, la vérité est ailleurs... nous avons longuement discuté de nos vies respectives et parlé boulot… en plus, c’est lui qui est parti parce qu’il avait rendez-vous avec son éditeur. Mais, je trouve que, comme fin de note, c’est moins fun !).

Au Salon du Livre de Paris, il est question qu’il se passe des choses autour de Manipulé et de son auteur. Mandor sera là.

(Eh oui, ça recommence, Mandor, de nouveau, parle de lui à la 3e personne…)

(J’pensais que c’était fini son "alaindelonite aiguë".)

(Ben non.)