10 décembre 2007

Vincent Delerm à la Cigale enchantée (part 2)!

 

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Bon.

Oui, je l’avoue, j’aime bien Delerm.

Lequel, me demanderiez-vous, si vous étiez curieux ?

Le père autant que le fils.

Moi, je suis le simple d'esprit.

Le père, c’est le premier que j’ai rencontré (voir ).

Le fils, je ne cesse de le croiser (voir ici).

Et de lui faire de la pub, tout récemment en plus.

(D’ailleurs avant de poursuivre la lecture de cette note, je vous conseille de lire ceci puisque ma rencontre avec le monsieur avait pour but d’en savoir plus sur la chose).

Tenez, je vais faire un truc nouveau (comme je sais que tout le monde ne clique pas sur les liens conseillés, (feignasses !) je vais faire un copié collé de moi-même, ce qui est un geste un peu prétentieux, je vous l’accorde, mais de toute façon, chacun l‘a compris ici, je ne suis qu’un fieffé vantard !) :

 

Vincent Delerm sort un coffret enregistré à la Cigale entre le 21 novembre et le 9 décembre dernier.

e150cd261607a3eae2ef86022f677c2d.jpgÇa s’appelle Favourite songs.

Il y a un cd simple, mais surtout, pour les fans de Vincent, le fameux coffret su cité comprenant 2 DVD + 2 CD.

Nous pouvons y admirer le concert à La Cigale et l’intégralité des 16 duos.

+ 45 minutes de bonus

Inclus 5 inédits

Un truc de dingue!

Chaque soir de concert, un invité a interprété un duo avec le chanteur. L’intégrale de ces duos inédits est disponible dans un CD simple audio ».

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Voilà, ça valait le coup de me copier-coller, car, ceci est un grand texte.

Ils devraient plaire à mes ami(e)s qui tiennent avec talent des blogs littéraires…

Bref, je suis « convié » vendredi dernier (il y a 3 jours) à prendre mon petit déjeuner en sa compagnie.

10 h du mat dans un café face à la Cigale (le QG interview de Vincent).

J’arrive à l’heure.

Personne. Enfin, ni Delerm, ni l’attaché de presse. À 10h05, le second arrive, tout sourire. À peine le temps de se saluer qu’une dame déboule vers nous en disant. « Encore vous ! La maison de disques a réservé la table à partir de 13 h. Pas à 10 h… »

L’attaché de presse, Xavier, un peu pas encore bien réveillé, bredouille un truc, même moi (qui suis pourtant parfaitement réveillé) je ne comprends pas tout.

Quoi qu’il en soit, ils ne vont pas virer des clients qui consomment, mais je me demande pour quelle raison la tenancière est en colère. Nous ne lui imposons pas la présence d’un serial killer quand même.

Je ne croyais pas Vincent Delerm capable de déchaîner de telles passions orageuses.

(J’hésite à sortir mon parapluie).

(Très drôle, cette remarque !)

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Je discute avec Xavier. Il commence à s’inquiéter du retard du chanteur. « J’espère qu’il ne croit pas que c’est à partir de 13 h… lui aussi ». Le doute s’installe en moi. Je n’aurais pas fait Groslay (c’est la ville dans laquelle je réside)-Pigalle pour rien quand même ?

Non, car je vois, au loin, baladeur sur les oreilles, marcher l’artiste sans précipitation. Il dodeline de la tête… je me demande ce qu’il peut bien écouter qui semble réellement le transporter.

 

-Bonjour, excusez-moi de mon retard, j’ai dû m’occuper de mon bébé…

(Comme il faut que je fasse mon travaille de journaliste culturel d’investigation, je peux vous indiquer, après de consciencieuses, longues et périlleuses recherches, que le trentenaire est papa d’un petit Sacha depuis juin 2007).

Je lui réponds que je comprends ça, car moi-même je suis passé par là. Je m’arrête là, remarquant subtilement que je ne suis sûrement pas le seul à avoir vécu les affres de la paternité. Donc, je ne parle pas de Stella.

(Mais boudiou, comparer les mérites de son Sacha et de ma Stella me semblait une bien belle conversation, passionnante et constructive… mais voilà, avec un chanteur, même que l’on connaît un peu, on parle métier…)

 

À peine installé, Vincent Delerm se relève. « Je vais voir si on peut fermer les portes, j’ai peur de prendre froid ».

Poliment, il demande à la tenancière et elle l’interrompt. « Non, monsieur, nous devons aérer. Et puis, en plus, vous ne deviez arriver qu’à partir de 13 h ! »

L’artiste revient, tout penaud. Bon, tu viens Mandor ? On change de bar.

J'ai le temps de voir que le disque dans son lecteur laser est son propre disque, Favourite Songs.

Vincent Delerm marchait donc tout à l'heure en s'écoutant.

 

Nous laissons Xavier attendre dans l’accueillant troquet (Au Bar des artistes qu’il se nomme, ce qui est un comble) et sortons pour nous rendre au bar qui jouxte la Cigale.

04680d369fcbf97b3c90fca02ff49946.jpgJe sais bien qu’à ce stade, je n’ai toujours pas dit un mot du coffret de Vincent Delerm à la Cigale. Je tiens juste à signaler le concept. Nous sommes dans un établissement qui touche la Cigale pour évoquer un live enregistré à la Cigale … Fort non ?

Ne m’applaudissez pas, je n’y suis pas pour grand-chose…

Le prochain live de Bénabar, il n’y pas possibilité qu’il soit enregistré en Nouvelle-Zélande ?

Bénabar devant un public de Maori, j’aime bien l’idée.

Et Mandor qui viendrait l’interviewer là-bas…

Toujours rapport au concept.

Bref, je m‘égare.

Pour le moment, nous sommes Boulevard Rochechouart  et nous y sommes bien.

Café déca pour Vincent, thé rondelle pour moi.

(Si je ne précise pas ce genre de détail, à quoi sert d’avoir intitulé mon blog : les coulisses du show-biz ?)

Vincent Delerm me dit : « Tiens, tu traînes encore avec lui ? »

Il parle de mon Sanyo. Je suis sûr que la jalousie le tenaille.

Puisqu’il ironise, je lui pose une question sacrément vacharde.

Je suis un tueur moi, quand on me cherche.

Mandor : Alors, ce coffret, marketing imposé ou souhait réel de ta part ?

(Je sais, j’ai un talent fou pour poser des questions déstabilisantes et inattendues.)

Vincent Delerm : Tu sais, le « live » ne se vend pas et coûte assez cher. Dans le cas présent, c’était assez compliqué à faire, car pour mon spectacle, on a filmé 3 soirs en intégralité et pour les duos, il y avait 3 caméras tous les soirs. Je suis donc tenté de dire que c’est un cadeau que m’a fait la maison de disques parce que, crois-moi, elle ne va pas gagner un centime sur cette opération. C’est du luxe !

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M : Ça te donne de la pression supplémentaire ces contraintes techniques lors de tes concerts ?

V.D : Oui, mais, je fais en sorte de minimaliser la gêne que cela pourrait provoquer pour le public. J’ai refusé les plans de grues, par exemple et je demande aux cameramen de filmer avec des axes qui permettent de ne pas trop bouger. Mais, malgré tout, la plupart du temps, quand il y a des captations, les gens dans la salle sont moins dans l’histoire, parce qu’ils savent que c’est filmé.

M : Il me semble qu’un concert en DVD ne reflète jamais la réalité de ce qu’il se passe sur scène…

(Lapalissade, j’en suis conscient !)

V.D : C’est exact, c’est d’ailleurs ça le problème. C’est ma crainte première. Que les images restituent autre chose que le vécu personnel de chacun. Concernant, cette captation là, pour y mettre un peu d’humanité, j’ai choisi de la faire en début de tournée. En fin de tournée, c’est super pro, bien rodé, mais il n’y a pas d’accrocs. La patine est un peu trop forte car tu maîtrises parfaitement ton concert. J’aime bien les aspérités…

M : Quel est ton rapport à l’image ?

V.D : Je n’ai aucun problème avec ça. Si je fais ce métier, je suis capable de me voir devant un écran, quand même… C’est comme d’entendre mes chansons à la radio, ça ne me dérange pas du tout. Il y a quelques fausses pudeurs chez d’autres artistes qui me font un peu sourire.

M : Tu apprécies peu la promo mais tu joues le jeu quand même. À ce propos, ta chanson (présente sur le live) en duo avec Mathieu Boogaerts : Na na na, est une diatribe bien sentie sur les questions parfois un peu répétitives et banales des journalistes… Comme on s’est vu souvent, j’ai cherché à savoir si je faisais partie du lot.

Il se marre et me répond : « Qui se sent morveux se mouche ! »

Je le regarde en me demandant s’il plaisante. Non, parce que je sais que je lui ai parlé (aussi) de tout ça.

Avant de poursuivre, voici la chanson en question.

 (Pas extraite du DVD.)

 

 

 

Nous poursuivons donc sur le sujet.

V.D : Sans plaisanter, Mathieu et moi, on a souvent les mêmes questions. Il y en a certains qui me parlent toujours des mêmes trucs. Delerm, chanteur bobo, roi du name dropping, fils à papa… Depuis la sortie de mon premier album en 2002, je t’assure que c’est rare que je tombe sur un intervieweur original.

M : En même temps, tu n’as pas une carrière gigantesque !

V.D : Non, mais là, par exemple, tu as choisi  un angle, tu t’y tiens et c’est bien.

(Je vous avais prévenu au début, je ne suis qu’un affreux vantard !)

Mais je vais te dire, en fait, c’est la promo télé le plus difficile pour moi. Sur un plateau, honnêtement, je suis comme un lapin dans les phares d’une voiture. Ce qui est souvent chiant, c’est que l’on m’impose une fois sur deux Le sketch humoristique. Comme encore il y a 4 jours, chez Ruquier. Un mec vient faire mon imitation. 40 fois ça m’est arrivé. D'abord, on m’imite avec ma voix du premier album et le type lit, soit un annuaire, soit la liste des courses, soit le catalogue Ikéa. Tu dois faire semblant de te marrer comme si c’était la première fois. Ça me fait chier que l’on m’impose ça, je ne viens pas à la télé pour faire la gueule. Parfois, je tuerais ma mère pour que ce soit vraiment drôle. Ça arrive d’ailleurs. Un jour Ariel Wizman m’a parodié, j’étais mort de rire… 

Ce qui ne fut pas le cas avec Stéphane Guillon.

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Soudain, une femme nous interrompt.

 

-Vous ressemblez beaucoup à Vincent Delerm…

 

Ne remarquant rien, Delerm fait de l’humour.

 

-Un peu plus qu’à Bénabar, en tout cas.

 

Rire poli de cette dame qui est handicapée. Son handicap est très discret. Vincent Delerm s’aperçoit très vite de sa bévue et devient tout rouge.

La dame poursuit.

-Je suis une fervente admiratrice. J’ai tous vos CD, vos DVD, j’adore la Normandie , votre père aussi. La totale quoi !

L’artiste est touché. Je sens qu’il regrette ses premières paroles.

-Vous savez, je travaille pour une radio, ajoute-t-elle.

-Ah oui ? Laquelle ?

-Vivre FM. La radio du handicap et de l’exclusion… je suis vraiment émue de vous voir. C’est tellement poétique ce que vous chantez… Comme j’habite le quartier depuis 30 ans, les rues dont vous parlez me renvoient à des images, des souvenirs. Je suis tellement contente de vous voir là, en vrai. Je n’en reviens. Je peux avoir un petit autographe ?

Les yeux de Vincent Delerm brillent.

-Évidemment. C’est pour ?

-C‘est pour un autographe.

Sans rien laisser passer, il questionne de nouveau, avec tact.

-Oui. Quel est votre prénom ?

-Christelle. K.R.I.S.T.E.L. Il n’y a pas de E à la fin.

-Allez, je vous le signe sur mon programme promo.

-Quelle joie, vraiment, je n’en reviens pas !

Je dis alors, cette phrase mémorable : « C’est le destin ! ». Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça, mais j’ai dit ça.

Parfois, je dis bien des conneries.

La femme s’en va, transportée de bonheur. Je demande à Delerm si ça lui arrive souvent.

-Deux fois par jour, à peu près. Là, je suis con, je n’avais pas vu son handicap… j’espère qu’elle n’a pas pensé que je me moquais d’elle…

Je le rassure, sur ce point. Les handicapés n’aiment pas la commisération ou la pitié. La normalité comportementale leur suffit.

(Quoi, vous pensiez que dans une si longue note, je n’allais pas laisser des messages qui font réfléchir ?)

(C’est mal me connaître).

Nous finissons l’interview, mais ce n’est plus pareil. Comme si tout ceci nous paraissait dérisoire.

C’est tellement le cas.

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Matinée tranquille à Pigalle... ce vendredi.

Je le salue ainsi que Xavier qui a fini par nous rejoindre. Il est accompagné par une jeune journaliste du Parisien.fr.

Je laisse ma place.

Et je pars en chantant, « na na na na, na na na na na… »

21 novembre 2007

Vincent Delerm à la Cigale (enchantée)!

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Vincent Delerm sort un coffret enregistré à la Cigale entre le 21 novembre et le 9 décembre dernier.

J’avais promis à Hervé Resse dans parler ici.

(Je n’oublie jamais une promesse...)

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Il y a un cd simple mais surtout, pour les fans de Vincent (comme monsieur Resse, beaucoup et moi, un peu) le fameux coffret sus-cité comprenant 2 DVD + 2 CD.

Nous pouvons y admirer le concert à La Cigale et l’intégralité des 16 duos.

+ 45 minutes de bonus

Inclus 5 inédits

Un truc de dingue!

Hervé, tu vas prendre ton pied!

Rends-toi compte, chaque soir de concert, un invité a interprété un duo avec Delerm fils. L’intégrale de ces duos inédits est disponible dans un CD simple audio.

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Y a du beau monde et ils sont tous réunis. Je serais tenté de crier Youpiiiii ! (mais je sais me tenir) 

1- Votre fille a vingt ans avec Georges Moustaki

2 - Cent ans avec Renaud & Bénabar

3 - L’ennemi dans la glace avec Alain Chamfort

4– Quoi avec Cali

5- Les cerfs-volants avec Benjamin Biolay

6-Désir désir avec Irène Jacob

7- Poulet n. 728 120 avec Katerine

8- C’était bien avec Helena

9- Les embellies de mai avec Franck Monnet

10- Favourite song avec Neil Hannon

11- Le coup d’ soleil avec Valérie Lemercier

12– Marine avec Peter von Poehl

13- Au pays des merveilles de Juliet avec Yves Simon

14 - Les gens qui doutent avec Jeanne Cherhal & Albin de la Simone

15 - Na na na avec Mathieu Boogaerts

16- Y’a d’la rumba dans l’air avec Alain Souchon

Comme je suis ne suis pas un mauvais bougre (si on y réfléchit), je vous offre une des chansons…

Une de celle que je préfère de la grande Anne Sylvestre, dont je ne cesserai de dire du bien ici.

(Parce que cette dame est une grande dame. Je vous signale).

Et Cherhal et de la Simone , je peux les écouter sans être agacé.

Au contraire…

Hervé, tu es content ?

Oui ?

Merci.

De rien, ça me fait plaisir…

(Ta pub Télé 2, franchement, la classe internationale!)

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