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11 septembre 2007

Bo... pop mélodique bidouillée!

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J’avais repéré le gaillard lors de la sortie de son premier album en 2004 : 323 Zap Shangaï Baseball. J’étais d’accord avec le journaliste de Rock & Folk quand il soulignait que Bo s’amusait « à baguenauder entre pop enjouée et embardées funky, au gré de textes plaisants et refrains pétillants… ».

d1ddbfb1c3bdd7d053dd17ce598051d8.jpgAvec son deuxième album, sorti il y a à peine deux semaines, cet artiste sympathiquement déjanté est resté dans son droit chemin. Koma Stadium est une merveille de pop à la fois merveilleusement ciselé et complètement foutraque. Du « plastic music », il appelle ça.

Son MySpace est là.

J’ai donc donné rendez-vous à Bo dans un bar de Pigalle. Le Chao Ba. A peu de chose près, nous nous retrouvions au Chao Bo, ce qui, il est vrai, aurait été cocasse.

J’arrive et le vois déjà attablé avec son ami de 20 ans (qui est aussi son manager) Olivier (Olaf Boldèche pour le public)…

Ils ont d’ailleurs un blog en commun (et Olaf avait gentiment écrit une note sur notre rencontre).

Les deux sont taquins, mais ils me paraissent simples et généreux. Très rapidement, nous évoquons son passé.

-Très jeune, je jouais dans un groupe à tendance progressive. Nous mettions un point d’honneur à n’interpréter que des musiques qui dépassaient les 7 minutes. Peu à peu, c’est devenu un trio un peu « cabaret dadaïste ».

f690d2471323c069bfe336c6ef86ac5d.jpgC’est Olivier (à gauche, là) qui a incité Bo à travailler tout seul. A la fin des années 90, il s’est enfermé chez lui et a travaillé sur un 8 pistes. C’est là qu’il a constaté que finalement, il s’amusait mieux seul qu’accompagné.

Bien sûr, il a quelques musiciens sur son disque et lorsqu’il se produit sur scène, mais ce sont des amis proches.

-D’abord, cela me permet de moins les payer et de pouvoir mieux les humilier parce que je connais les failles de chacun. Je suis la vedette, ils me doivent respect et servitude. C’est un truc un peu dictatorial, mais qui marche très bien.

(Ceux qui n’ont pas compris le second degré de cette affirmation peuvent aller faire un tour, boire un bol de boldoflorine et revenir dans une heure, merci !)

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Et de la scène, Bo en a mangé. Des troquets aux salles de concert « officielles », cet « adepte du gimmick53815f167d94c9d9edd8f360661d814f.jpg poétique, ce fanatique du sample aléatoire, ce prince de la mélodie imparable » tâtonne puis fini par trouver exactement son style.

Un anti morosité.

Une solution à la déprime.

Il devrait être remboursé à par la Sécu.

-Je n’arrive pas à me prendre suffisamment au sérieux. Il est impossible pour moi d’avoir des propos aiguisés et bien foutus pour décrire un pathos. Je ne peux m’empêcher de mettre de la légèreté dans mon propos et dans ma musique. Cela dit, c’est très dur de faire léger.

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Ses chansons si légères finissent par virevolter dans l’air… du temps.

-Même si on sent mes influences de la Pop des années 60, j’espère que l’on perçoit aussi mon goût fort prononcé pour le hip-hop et le sample. J’ai vraiment envie de m’ancrer dans l’époque. Dans mon « œuvre », c’est le son qui doit faire sens et pas l’inverse. Il faut que les paroles swinguent et groovent, sinon, je n’arrive pas à caser des mots comme rhétorique et parabole… (Rires).

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Et dans l’émission Tracks (que vous pouvez voir ici), il explique qu’il est devenu « le Lars Von Triers de la pop underground ». Il a d’ailleurs écrit son propre dogme.

-Une liste de mots à bannir des lyrics parce qu’ils filent le bourdon. « Le sang qui coule sur le destin de la pluie ». Ce n’est pas facile à exploiter…

52b390b72e8372d6e31530bc6ae231d6.jpgGageons que ce charmeur provocateur de talent va bien finir par trouver un public plus large. Moi, j’espère sincèrement que ce sera son année.

Un showman accompli doublé d’un musicien halluciné.

Ici vous trouverez des clips de Bo... et plus si affinités.

Bo, vraiment, ça le fait !

(Une conclusion comme celle-ci, ça le fait aussi.)

(Mais, quand même, j’ai mal au crâne.)

 

(Tant de sens dans mes propos.)

 

(Impressionnant !)

 

(Amen !)