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03 février 2017

Klo Pelgag : interview pour la sortie L'étoile Thoracique

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6.jpgDe retour trois ans après le succès de son premier album L’alchimie des Monstres qui lui a valu maintes récompenses et une large reconnaissance au Canada et en France (sacrée Révélation de l’année au Gala de l’ADISQ 2014, en plus des Prix Barbara 2015 en France, Révélation chanson Radio-Canada 2014-15, Grand Prix de la francophonie de l’Académie Charles Cros 2014, Prix Miroir Célébration de la langue française au Festival d’été de Québec 2013…etc.), Klô Pelgag revient avec un nouveau disque toujours aussi créatif et surprenant, L’étoile Thoracique (sortie aujourd’hui). Elle profite des treize nouveaux titres, pour continuer son exploration d’une pop francophone ultra originale qui puise dans l’électro, le rock, et la musique contemporaine. Nous voilà de nouveau transporté dans un monde féérique qui embrasse différents thèmes comme l'amour, la liberté et la désillusion. La jeune femme sera en concert le 8 février au Café de la Danse à Paris. Elle est passée à l’agence le 12 décembre dernier pour sa deuxième mandorisation (la première est à lire ici).

Biographie officielle :15267773_1342101759156306_8289284588388489532_n.png

Trois ans après L'Alchimie des Monstres loué par la critique et le public, l'artiste québécoise Klô Pelgag revient avec L'Etoile Thoracique, nouvel album à l'originalité totale : une fresque surréaliste pleine de fougue et aux arrangements détonants qui propulse la pop de Klô Pelgag dans un monde créatif inédit.

Avec L'Etoile Thoracique, Klô Pelgag nous parle de la terre, des étoiles, du ciel et d'amour aussi. La musique inclassable de cette jeune artiste est une histoire de passion et de sensibilité. Tout au long des treize titres de l'album, Klô Pelgag ne ménage pas ses envolées vocales, sa folie et son imagination débordante. A la fois inspirée par la liberté, les fruits, les légumes, les grandes tragédies, les fleurs et les herbes, Klô Pelgag s’impose comme une sibylline bouffée d’air frais dans le paysage musical francophone. Dès son entrée en scène, il y a quelques cinq années, l’auteure-compositrice-interprète est devenue l’une des voix les plus probantes et singulières de sa génération. Portant sur son dos un univers chargé de chansons, de baroque, et d’absurde, la demoiselle séduit et déstabilise en déployant une musique finement concoctée et qui braque les feux sur un désir instinctif de la créatrice à confronter ses propres fins. En témoignent les 13 titres qui s’emboîtent sur L’Étoile Thoracique, fresque déliée sur laquelle l’artiste se donne des airs de concerto aux contours arachnéens.

Sa démesure n’a d’égal que la beauté et la poésie qui, au final, se déploient sous notre regard dans une fresque musicale, à mi-chemin entre la fanfare et la symphonie. Et c’est dans tout cet espace, cette zone obscure que la fougue et les délires de Klô Pelgag prennent tout leur sens.

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(Photo : Etienne Dufresne)

2.jpgInterview :

Depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, il y a deux ans, il s’est passé beaucoup de choses pour toi.

Après la sortie de L’alchimie des Monstres, j’ai fait 230 spectacles ici et au Québec. C’était difficile à ce moment-là d’écrire, mais ça me manquait énormément. Déjà que c’est difficile d’écrire et d’être en connexion avec soi-même dans le calme, alors, en pleine tournée... Mais j’avais tellement besoin d’être dans la création que, finalement, l’album est arrivé assez rapidement.

Tu places la musique au même niveau que les textes ?

Les deux ont autant d’importance. Dans ce deuxième album, je laisse encore plus de place à l’instrumental. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, par rapport au premier disque, les musiques sont plus dépouillées au niveau des arrangements.

Tu as l’impression d’avoir beaucoup évolué entre les deux albums ?

J’ose espérer. Dire que j’ai progressé serait prétentieux, mais disons que mon objectif est de m’améliorer d’album en album.

Le doute doit être là pour ne pas se laisser aller à la facilité ?

Je pense que oui. On n’est moins dans la réinvention et le dépassement de soi si on est sûr de son talent. Je ne dis pas qu’il faut être stressé en permanence, mais il faut rester méfiant par rapport à ses capacités. Il ne faut jamais s’endormir sur ses lauriers intellectuellement et créativement.

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Clip de "Samedi soir à la violence", tiré de l'album L'étoile Thoracite

Tu chantes des histoires graves, mais on ne s’en rend pas compte tout de suite.5.jpg

La musique amène souvent un autre aspect aux mots. S’il y avait une musique plus lourde derrière, le texte prendrait un autre sens. Les deux s’influencent. J’aime quand les contraires s’alimentent.

Derrière ta folie, on décèle beaucoup de tristesses.

L’être humain est complexe. On n’est pas juste la joie ou la tristesse, on est plein de sentiments, plein de contradictions.

Que représente la scène pour toi ?

Sur scène, j’aime m’éclater, j’aime avoir du plaisir, j’aime surprendre, j’aime me surprendre aussi… Je parle beaucoup au public, mais je ne fais jamais les mêmes blagues et les mêmes interventions. Tous les soirs, j’improvise selon la salle, le public, mon humeur… ça me garde en vie. C’est hyper exigeant d’être en réaction totale avec une salle. Mais c’est de l’art vivant. J’ai besoin que tout change de soir en soir, sinon, ce métier me serait insupportable.

Les musiciens doivent te suivre…

Oui, mais ils aiment ça. Enfin, c’est ce qu’ils me disent (rires). Quand ils rient aux blagues, ils ne font pas semblant. Ils ne savent jamais ce que je vais faire… Parfois, je vais quand même très loin, mais comme ça amuse tout le monde, je continue le lendemain.

Clip de "Les ferrofluides-fleurs", tiré de l'album L'étoile Thoracique.

T4.jpgu portes des costumes délirants… te déguiser est-il un moyen de ne pas te montrer telle que tu es ?

Je n’aime pas me montrer comme je suis dans la vie, mais cela ne veut pas dire que je ne suis pas moi. En règle général, je n’aime pas faire la promotion de moi-même, alors j’emploie des subterfuges visuels…

Il y a deux Klo Pelgag ?

Non. Je me sens très cohérente avec moi sur scène. Tout ce que je dis, je le pense. Sur scène, c’est moi, mais x10.

Tu montes sur scène, comme tu monterais sur un ring ?

Toujours. Quand je joue à Montréal, le public est déjà acquis, j’aime ça, mais il ne faut pas que je me sente trop bien, sinon, je ne suis pas au maximum de mes capacités. Il faut que je me sente en danger. Par exemple, en France, il m’arrive de jouer en province, dans des centres culturels ou personne ne me connait. Là, je dois tout donner pour convaincre. Si un public est mort, je me dois de le ranimer. J’aime bien faire face à ça.

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Pendant l'interview 1.

Tu fais ce métier pour la scène ?1.jpg

Non, je fais ce métier pour la création. J’aime écrire, mettre en musique mes textes, les enregistrer sur un disque et ensuite, faire des spectacles. C’est un tout.

Arrives-tu à canaliser ton univers si complexe et luxuriant.

Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas tout que mes textes ne veulent rien dire.

Je n’ai jamais dit ça !

Naturellement, je sais où je ne veux pas aller, dans le n’importe quoi par exemple. J’ai toujours une idée très précise de ce que je veux exprimer, de ce que j’aime et de ce que je veux faire. J’essaie de ne pas trop contrôler, car le contrôle est l’ennemi de la spontanéité.

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Pendant l'interview 2.

unspecified.jpgC’est fou, comme tu fais l’unanimité artistique.

Je ne pense pas plaire à tout le monde, mais je n’ai jamais eu de mauvaises critiques d’albums de la part des professionnels. On critique parfois mon comportement. Mon attitude n’est pas toujours comprise. Certaines personnes, quand ils m’entendent parler à la télévision, me prennent pour une dingue.

Ce que tu n’es pas !

Assurément (rires).

Aimes-tu la notoriété ?

Tout ce qui m’intéresse, c’est de jouer dans une salle et qu’il y ait du monde qui apprécie. Je n’ai pas d’autres ambitions. Autant je suis excentrique sur scène, autant dans la rue, je n’aime pas que l’on me reconnaisse et que l’on se retourne sur mon passage.

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Après  l'interview, le 12 décembre 2017.

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25 janvier 2014

Klô Pelgag : interview pour L'alchimie des monstres

klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandor

klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandorKlô Pelgag déboule avec ses 23 ans et un premier album, L’alchimie des monstres, absolument formidable, en tout point (musicalement, textuellement et vocalement). L’auteure-compositrice-interprète, pianiste et guitariste, impose des gâteries oniriques vêtues de musiques qui se fichent des étiquettes. Elle chante la taxidermie, la chimiothérapie, le Nicaragua, les mariages d’oiseaux ! Des chansons pour le moins originales, remplies d’images fortes et inquiétantes, livrées sur des airs baignés de cordes. Le répertoire de la jeune femme est captivant.

Lors d’un récent passage à Paris, le 15 octobre dernier, Klô Pelgag s’est arrêté à l’agence.

Elle est aussi calme et douce dans la vie qu’elle est vive et déjantée sur scène. Une charmante rencontre…

Autobiographie officielle :

L’essence Pelgagien se puise devant le fleuve St-Laurent. C’est à Rivière-Ouelle qu’est basé le laboratoire de création où un piano sans brassière, accoté à une fenêtre qui offre un regard plongeant jusque dans le creux de la petite baie où les histoires s’inventent. Inspirées par l’art visuel (Botero, Dali, Magritte, Marc Séguin), la littérature et le théâtre (Vian, Ionesco, Réjean Ducharme), le cinéma (André Forcier, Jean-Claude Lauzon, Pierre Perrault, Wes Anderson) et la musique (Chopin, Brel, King Crimson, Gentle Giant etc.), je m’efforce à faire de mes chansons un paysage pour les aveugles. Je veux que la musique et les mots se confondent. Que l’un n’existe pas sans l’autre.

(La suite ici)

klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandor

klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandorInterview :

Tu arrives subitement en France et le charme opère. Mais tu chantes au Québec depuis plusieurs années.

Ça fait 4 ans que j’écris des chansons. Mais à l’origine, je souhaitais devenir comédienne. Après l’école secondaire, j’ai pris des cours de théâtre. Ça a été super révélateur de mon choix de vie par la suite. C’était la première fois que je me sentais bien dans quelque chose.

Tu ressentais des trucs en toi, mais tu ne savais pas comment les ressortir, c’est ça ?

Comme tout adolescent qui se cherche. En plus, j’habitais un petit village où artistiquement, on ne pouvait rien faire. Il fallait que j’aille chercher l’art, puisque l’art ne venait pas à moi. Je me contentais d’écrire des chansons.

En écoutant les chansons de ton album, j’ai été impressionné par ton univers foisonnant.

J’ai des trucs bizarres dans la tête depuis toute petite. Les choses qui m’intéressent ne sont pas nécessairement les histoires qui parlent de la réalité. Moi, j’aime les histoires qui nous font entrer à l’intérieur de soi ou de quelqu’un. Je suis certaine que tout le monde a ça en lui, mais ne l’exploite pas. J’ai toujours un intérêt pour inventer des histoires. Ce que je raconte est très spontané. Ça jaillit en moi sans que je réfléchisse.

Il y a beaucoup d’images dans tes chansons.

Quand je lis un roman ou que j’écoute une chanson, je ne retiens pas forcément tout, mais plutôt une image qui m’a frappé. Je fonctionne beaucoup en image dans mes chansons parce que c’est ce qui m’intéresse et que je trouve cela percutant.

Clip de "La fièvre des fleurs".

klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandorIl y a dans tes chansons des sujets récurrents et très noirs, comme la maladie et la mort. On pourrait croire que c’est anxiogène, et bien  même pas ! La musique plutôt joyeuse et la façon de chanter vive et intense déplombent tout ça.

Dans la vie en général, j’adore les contrastes. Quand je parle de la leucémie dans « La fièvre des fleurs », je ne peux pas utiliser une musique triste. On peut tout chanter, je pense, mais il faut amener la chanson dans la bonne dimension et le bon point de vue.

Tu as des obsessions, quand même !

J’ai remarqué ça quand j’ai terminé l’album. Je ne peux pas analyser les raisons pour lesquelles je pense à tous ces sujets noirs. J’aime les trucs violents. J’aime quand c’est percutant et que ça va chercher au fond de soi. Je n’aime pas les choses sans intérêt, les choses plates.

Il y a aussi un grand rapport au corps dans tes textes.

Le corps, ça concerne tout le monde. Avec notre pensée, c’est la seule chose qui nous appartient.

J’ai écouté tes chansons comme je lis des nouvelles.

Je donne des clés pour que l’on comprenne mes chansons peu à peu, pas frontalement. J’adore pouvoir relire un roman trois fois et redécouvrir des choses à chaque fois. Les différents degrés dans un texte, je trouve ça primordial et riche. C’est fou parce que je procède ainsi presque inconsciemment.

Clip de "Les maladies de cœur".

Quand tu as commencé à écrire, c’était immédiatement dans le but d’en faire des chansons ?

J’ai commencé en écrivant des nouvelles pour des journaux littéraires d’école. Mais je trouve que la chanson est quelque chose de très expressif et qui se partage comme aucun autre art. J’aime quand mon texte colle à mes musiques.

On peut dire que tu es une chanteuse à texte avant tout.

Je ne suis pas d’accord. « Le dermatologue », par exemple, est une chanson plus musicale que textuelle. Pour moi les lignes mélodiques sont très importantes, j’adore les harmonies. Les arrangements prennent une grande place aussi dans ma façon de travailler.

Tu commences par les textes ?

Non, je fais les deux en même temps. Quand je veux créer une chanson, je commence au piano, peu à peu, je rentre dans un genre de bulle. La musique et les accords qui arrivent, au bout d’un moment, me donnent l’idée d’un texte. Les deux s’influencent peu à peu.

Ce qui revient sur toi quand je lis la presse, ce sont des mots comme « absurde », « folle », « délirante », « passionnée », « surréaliste », « poétique »… tous ces mots te conviennent-ils ?

Ça fait longtemps que j’entends et lis ça sur moi, donc je suis habituée. Je vois un sens à ça. Je l’ai un peu cherché quand même. (Sourire).

"Comme des rames", dans l'émission Belle et Bum, le 11 novembre 2013.

"Les corbeaux", dans l'émission Belle et Bum, le 11 novembre 2013.

Regardes-tu dans les journaux ou sur internet ce que disent les gens de toi ou es-tu klô pelgag,l'alchimie des monstres,interview,mandorcomplètement détachée du regard des autres ?

Non, je regarde. C’est intéressant d’avoir les opinions des gens. Dans mes chansons, le voyage est intense et il y a une grande place à l’interprétation qu’on peut faire des textes, donc, je suis curieuse d’en découvrir des différentes des miennes par d’autres personnes.

Y a-t-il des artistes qui t’ont donné envie de faire ce métier ?

Je n’ai jamais eu d’idée fixe sur ce que j’aurais aimé devenir ou faire, mais quand j’ai lu Boris Vian ou Eugène Ionesco, ça a été de gros coups de cœur pour moi et ça m’a donné envie de passer beaucoup de temps avec les mots. Quand j’ai lu leurs œuvres respectives, je me suis dit que je n’étais pas la seule à être folle (rires). Ça m’a incité à faire ce que j’avais au fond de moi, mais que je n’osais pas sortir. Vian et Ionesco m’ont permis de me situer quelque part.

Avec l’imaginaire que tu avais, tu te sentais seule ?

Oui. Quand j’étais adolescente surtout. D’où je viens, les gens n’aimaient pas tellement la littérature, le théâtre ou l’art en général. Ça m’a beaucoup isolée.

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Aujourd’hui, tu deviens une artiste populaire dans ton pays. Ce paradoxe te rassure-t-il ?

Oui, quand même. Comme j’adore faire ce métier, j’adore faire des spectacles, j’adore le contact avec les gens, j’espère qu’il y aura de plus en plus de monde à mes rendez-vous. La scène, pour moi, c’est un art vivant. Il faut se battre et donner de sa personne sans limites. Plus les gens embarquent dans mon univers, plus j’ai envie de donner. C’est tellement un échange les concerts… Je ne fais jamais deux fois le même. J’aime me renouveler constamment.

Qu’est-ce que te donne le public en échange de ta prestation ?

Les réactions, la spontanéité, la surprise… j’aime parfois créer des malaises, tester un peu les gens, aller voir ce que sont leurs limites, alors si personne ne réagit, ce que je fais ou dis tombe à l’eau. Mais c’est rare (sourire).

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Pendant l'interview...

Est-ce que tu es consciente du rôle de l’artiste dans la vie des gens ?

Ce qui m’a amené à faire ce travail, c’est beaucoup l’inconscience. Quand j’ai commencé, pas mal de personnes me disaient que mes textes étaient compliqués et que les gens ne comprendraient rien. Mais il y a aussi des gens qui me disaient que je prenais le bon chemin et qui m’ont encouragée. C’est important de ne pas trop réfléchir, mais d’être conscient de l’utilité de faire de la musique. Je pense que je peux apporter quelque chose de bien, quelque chose de pertinent. Je vais tout faire pour me dépasser continuellement.

Quand tu étais petite, je sais que tu voulais être travailleuse sociale.

Je voulais faire quelque chose qui aide les gens. Au début, quand j’ai commencé à écrire des chansons, je ne savais pas si j’avais pris la bonne voie parce que je ne voyais pas en quoi ça pouvait aider les gens. Aujourd’hui, je reçois tant de lettres de personnes à qui mes chansons font du bien que je me dis que ce que je fais n’est pas si inutile de ça.

Tu sembles un peu timide dans la vie, alors que sur scène, tu exploses…

Je le suis vraiment. Par contre, en concert, c’est moi puissance cinq. Je suis moins gênée dans une salle remplie que devant une personne. C’est paradoxal, parce que je n’aime pas quand il y a plein de monde en société, car je ne peux pas parler profondément avec les gens. Je suis un peu compliquée dans mon fonctionnement. 

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Après l'interview, le 15 octobre 2014...

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