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18 octobre 2016

Julien Doré : Interview pour &

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Quatrième mandorisation de Julien Doré (voir les autres là en 2009, là en 2011 et aussi là en 2013). Cette fois-ci, je l’ai rejoint dans un hôtel de la capitale pour parler avec lui de son nouvel album &. Notamment.

Voici le fruit de notre conversation pour Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois d’octobre 2016) + un minuscule bonus.

 

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Le clip de "Le lac".

julien doré,&,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorPetit bonus mandorien:

Je sais que tu as du mal à parler d’un nouveau disque, qu’il te faut du temps pour l’assimiler.

Ce qui est certain, c’est que quand je finis le disque, je n’ai aucun mot qui sort sur ce que j’ai fait. Je ne peux l’expliquer à personne, puisque que moi-même, je ne me l’explique pas. C’est comme si j’étais stupide par rapport à ma propre cohérence. Evidemment, ces chansons, elles ont un sens et une raison d’être, mais ils m’échappent.

Avec le recul, est-ce que tu finis par comprendre ton œuvre ?

(Rires) Déjà, le jour où un artiste arrive à prononcer le mot « œuvre » en parlant de ses propres chansons, c’est qu’il n’est guère modeste. Mes chansons, c’est un parcours, du travail, des choses digérées qui deviennent une matière à chaque fois différente. Le recul est extrêmement difficile à avoir. J’adore écrire, j’adore poser des mots, mais je trouve que ma bouche est bien plus maladroite que mes mains. J’ai toujours l’impression de pouvoir faire des phrases très simples, mais je complexifie systématiquement parce que j’en mets quatre à la fois dans ma tête au lieu d’une. Je suis compliqué dans ma tête.

Pendant la promo, il faut donc synthétiser toutes les informations que tu as en toi.

Pour moi, c’est délicat, parce que c’est très difficile de résumer. Donc ça se fait sur l’instant, comme je sens les choses. Mais très franchement, j’ai l’impression que mes chansons parlent mieux que moi.

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Le 22 septembre 2016, après l'interview.

14 novembre 2013

Julien Doré : interview pour LØVE

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Ne vous y trompez pas, le nouvel album de Julien Doré,  LØVE, ne veut pas dire amour. C'est en réalité la traduction danoise de « Lion ».  Ce troisième opus, qui succède à Ersatzt et Bichon, ne parle pas d'amour (quoique) mais plutôt de la perte de l'amour, de l'après, du manque… Entre ballades électros et chansons pop orchestrales, cet album enregistré avec ses amis de longue date, des musiciens qui le connaissent depuis longtemps, est à la fois grave et sensible. Ce lion-là nous fait rugir de plaisir. Autant dire que j’étais content d’aller une nouvelle fois à sa rencontre (mandorisations précédentes ici).

Le 2 septembre dernier, je suis allé à sa rencontre dans sa maison de disque, Sony.

julien doré,lØve,interview,mandorInterview :

Jusqu’au dernier moment, à l’instar d’un Voulzy, tu fignoles cet album. Tu es un besogneux ?

L’essentiel pour moi est de bien finaliser les chansons parce qu’elles sont extrêmement importantes pour moi. Quand on en a choisi pour figurer dans un album, on a envie que les dernières choses auxquelles on pense soient respectées. Vu que je n’ai travaillé qu’avec des potes pour ce disque, dont le réalisateur Antoine Gaillet que je connais depuis super longtemps, on pouvait se voir très vite, se comprendre très vite et modifier ce que je souhaitais. Tout a été simple dans le processus de l’enregistrement, comme si tout était une évidence. Je venais de finir la tournée en décembre et j’ai commencé à écrire. Autour de moi se sont greffés mes meilleurs amis, Darko, Baptiste Homo, Clément Agapitos. Ils sont venus et on a cocomposé sur mes textes. On a avancé comme ça. Je savais quel studio était idéal, je savais qu’il fallait que l’on parte dans le sud. Tout c’est fait sans réfléchir vraiment…

Tu as écrit ce disque après une rupture, du coup, les textes sont plutôt dans la tristesse,julien doré,lØve,interview,mandor  contrairement à la musique. Tu aimes ce genre de contraste ?

Pour moi, c’est plus la rupture avec le deuxième album qui est important. En écrivant mes premiers textes, j’avais l’impression que ce que j’avais écrit musicalement venait envelopper mes propos de la même façon. Pour ce nouveau disque, la première chose que j’ai précisée à mes gars, c’est que je voulais que ça groove. Je voulais qu’il y ait des lignes de basses, que la batterie soit rapide et je voulais aussi que l’on puisse danser sur mes textes qui évoquent des souvenirs et une histoire d’amour  aujourd’hui terminée. Je trouve que toute la première partie du disque à une espèce d’équilibre dans la production qui est assez fraîche, assez solaire et assez dense.

Tes albums sont toujours plus doux que ce que tu fais sur scène.

Mon dernier spectacle était vraiment étudié,  presque théâtral. Quand j’écoute un artiste, j’aime bien que ses chansons soient musicalement légèrement différentes sur scène que sur disque. J’aime bien quand il y a une recherche, l’idée de prolonger des choses, couper, modifier, étonner… Mes musiciens et moi, très vite, on s’éloigne des versions du disque, mais on garde le fond.

LØVE est un disque plein d’espoir ?

J’ai voulu dire dans mes chansons que quelque chose qui a existé sera toujours là en nous. Autant faire appel aux plus beaux souvenirs pour décrire ces choses-là. C’est le thème d’une chanson comme « Paris-Seychelles » par exemple. Dans ce sens-là, c’est vraiment le disque que je voulais faire.

Clip de "Paris-Seychelles".

julien doré,lØve,interview,mandorIl y a une unité musicale dans ce disque, même s’il y a des changements de rythme.

C’est parfaitement juste et c’est la première fois que j’y parviens. Encore une fois, ça a été possible parce que j’ai bossé avec mes potes de musique, très proches. Le soleil a été emmené par le lieu où on a enregistré, par les lignes de basses écrites par Clément et par Darko. Je savais que le soleil viendrait de cette façon-là. J’ai aussi focalisé sur l’écriture de mes textes et j’ai gardé une ligne de conduite dans mes mots. En fait, j’ai essayé de simplifier mon écriture. Tous ensemble, on a réussi à trouver l’équilibre qui est celui que l’on a dans la vie. L’amitié sert beaucoup en musique.

Trouvais-tu que ton écriture était trop complexe ?

Le deuxième album a été celui où j’ai décidé de me faire confiance sur mes textes. J’adore écrire en français. Pendant cette période-là, j’ai même écrit pour Julien Clerc ou Françoise Hardy. Dans mes tous premiers textes, j’étais plus dans l’écriture automatique et j’avais la sensation de mettre trop d’images. Je suis aujourd’hui plus clair et plus premier degré.

La chanson « Corbeau blanc », je me suis demandé si c’était du premier ou du deuxième degré, par exemple. Je ne savais pas si tu évoquais un suicide ou la fin d’un concert où l’on se dit au revoir…

En ce moment, je pense plus à la fin des concerts, mais quand je l’ai écrite, c’était plus dans ce que tu imaginais. Ce texte-là s’est imposé tout seul. D’un coup.

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Parlons de duo. Il y en a un avec Micky Green, « Chou wasabi ».

Cette chanson, je l’ai écrite en sachant que je voulais faire un duo assez simple. Une espèce d’histoire d’amour avec un ping-pong verbal. J’ai pensé hyper vite à Micky parce que l’on s’était croisé pas mal de fois quand j’étais en promo pour mon premier album. Elle sortait le sien au même moment. Je lui ai envoyé une première version, mais je tenais à ce qu’elle écrive aussi ce qu’elle allait interpréter. C’est elle qui a écrit son couplet en Anglais.

« Habemus Papaye » est, lui, interprété avec les Brigitte. Une collaboration discrète. Elles font juste les chœurs.

C’était autant leur volonté que la mienne. J’aimais bien le fait d’être au centre avec une voix basse et qu’elles chantent de manière angélique, enveloppante, respectueuse et assez sexy. J’aime beaucoup leur voix.

Je suis très fan d’Arman Mélias (mandorisé là). Il a écrit 3 chansons pour cet album, tu n’en as retenu qu’une, « Mon apache ». julien doré,lØve,interview,mandor

Il y a un vrai échange entre nous. Nous avons coécrit une chanson sur son dernier album, « Pompéi » et c’est pour moi une sacrée marque de confiance. Ce que j’aime aussi chez lui, c’est notre échange sur scène. C’est fort. Le voir responsable de son projet musical personnel, en l’assumant en tant que leader, et voir ce qu’il est capable de lâcher pour moi à la guitare et aux chants sur scène, ça me touche. Il repart avec moi sur scène pour la tournée. Pour ce disque-là, il m’a encouragé fortement à affirmer mon écriture en français. Il a souhaité que ce soit mes mots que j’interprète enfin.

Toutes les chansons s’imbriquent parfaitement  les unes dans les autres. Le choix de l’ordre des chansons, c’est comme quand on fabrique un puzzle?

C’est encore plus compliqué. On assemble tout doucement les choses dans un premier temps, puis on les défait en studio, pour les refaire ensuite. C’est un puzzle qu’on fait et refait bien quatre fois avant de décider comment l’encadrer. Et puis sur scène, on va défaire tout ça. Une chanson est vivante, un disque se doit d’être malléable une fois qu’il prend vie devant le public.

A chaque fois que je te croise, je te sens impatient.

C’est marrant ce que tu me dis parce que c’est ce que je pense de moi et tout le monde me dit le contraire. Les gens me disent que j’ai une grande patience. En fait, je suis impatient, notamment avec tout ce qui me fait chier.

Quoi, par exemple ?

Toutes les parties liées à des codes à respecter dans l’industrie de la musique et du disque. Il faut aussi faire attention avec internet, avec la télévision et tant mieux. C’est nécessaire de prévoir les choses et de ne pas faire n’importe quoi. Quand j’étais aux Beaux-arts, je faisais un truc, ensuite, je passais à autre chose, là, c’est plus compliqué.

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Trois photos prises lors de l'écoute "privée" du 3 juillet dernier de quelques titres de LØVE.

julien doré,lØve,interview,mandorLe 3 juillet dernier, tu as fait écouter cinq extraits de ton disque au Studio de la Seine, en ta présence, à quelques journalistes triés sur le volet… dont moi, merci. Ce n’est pas gênant d’être là et de regarder les journalistes découvrir tes nouveaux morceaux ?

Ce n’était pas un poste de surveillance pour voir comment les journalistes réagissent. Pour moi, c’est plutôt respectueux d’accompagner son travail, surtout quand il est encore en chantier. C’est peut-être con, peut-être désuet, mais c’était une évidence pour moi. Je ne vois pas qui pouvait venir à ma place. Moi, je trouve ça normal de défendre un projet nourri de bonnes ondes et dont je suis fier.

Est-ce que c’était aussi un moyen de vérifier qu’on est sur le bon chemin ?

 Ce serait hypocrite de dire l’inverse. J’avais envie d’être là parce que c’est ma voix, mon travail et que c’était le fruit d’un long processus. Ça m’a rassuré que des gens comme toi viennent me dire ce qu’ils en pensaient après. Je me souviens, toi, tu m’avais parlé de « Corbeau blanc ».

Tu as une chanson qui t’importe plus que les autres, toi ?

J’aime énormément « Paris-Seychelles » parce que pour moi cette chanson est le soleil du disque. J’aime aussi beaucoup « On attendra l’hiver » et « Corbeau blanc ».

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Après l'interview, le 2 septembre 2013.

03 mars 2011

Julien Doré : interview pour la sortie de "Bichon"!

C’est la deuxième fois que je rencontre Julien Doré… Le chanteur (et désormais comédien) me reçoit dans un salon de l’Hôtel de Sers le 15 février dernier. J’aime bien ce personnage. Son mode de fonctionnement est simple avec les journalistes. S’il est devant quelqu’un qui le respecte, il le respecte. Si on a préparé l’interview sérieusement et si on ne tente pas de s’engouffrer dans sa vie privée, l’homme est disert et franchement sympathique.

Il parle beaucoup et part dans tous les sens, parce que passionné, voire exalté.

J’adore.

Bon, après, il faut trier et retirer la substantifique moelle de son discours.

Voilà ce que cela donne.

Mon interview dans le magazine des Espaces Culturels Leclerc

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ici la version MusiqueMag (synergie d’entreprise…).

Et à l’issue de l’entretien…

;o)



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 Et pour finir, le 1er clip, tiré de l'album... "Kiss Me Forever".


Julien Doré - Kiss Me Forever

10 octobre 2009

Julien Doré et Cindy Sander: interview croisée!

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Bon, ben, encore une fois, je suis très à la bourre. Non, parce que Julien Doré, je l’ai rencontré quand même le 17 septembre dernier.

Dans un bar de la rue de Richelieu (le H.A.N.D).

J’étais parti dans l’idée de mettre très rapidement en ligne cette interview sur ce blog.

J’veux dire avant sa prestation aux Muzik’Elles de Meaux.

Voilà, quoi.

Les Muzik’Elles sont passées.

Le rockeur a chanté le 25 septembre avec pléthore de jeunes filles/femmes non dénuées de talent.

Parmi lesquelles Cindy Sander.

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(photo de Julien Doré et Cindy Sander aux Muzik'Elles: Nicolas Maillard/Atome 77.

Julien Doré, il a fallu l’apprivoiser. Il juge/jauge son interlocuteur l’animal. Il fallait le mettre en confiance, l’amadouer.

Cindy Sander, j’ai voulu comprendre le personnage. L’hystérie collective dont a été victime cette chanteuse a un côté fascinant (et débectant).

 

Je vous propose donc les podcasts de Julien Doré.

 

J’ai intercalé ceux de Cindy Sander.

 

L’un parle de l’autre et réciproquement.

 

Les deux se confient (prudemment).

 

Le premier devient peu à peu un des artistes important de la scène française, la deuxième continue de rêver… continue de croire à sa bonne étoile, aussi.

Des univers et des personnages aux antipodes l’un de l’autre, mais un vrai respect mutuel.

 

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(Photo: Marino Le Bleis)

Julien Doré : partie nº 1 (Les Muzik’Elles, Cindy Sander, le monde médiatique, La Nouvelle Star, émission cynique et moqueuse…).


podcast

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(Photo: le mari de Cindy Sander...oui, oui).

Cindy Sander : partie nº 1 (Julien Doré, le buzz systématique, le paranormal).


podcast

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(Photo: le mari de Cindy Sander, bis).

 

Cindy Sander : partie nº 2 (nouvel album, projets, « Papillon de lumière »).



podcast

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(Photo: Valentine Rousseau/Le Parisien).


Julien Doré : partie nº 2 (un show man permanent, la difficulté de raconter son art et l’art de gérer un succès soudain).


podcast

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(Photo: Valentine Rousseau/Le Parisien).

 Julien Doré : partie nº 3 (l’âme d’un comédien, son 2e album).


podcast

Voici le duo en question. Filmé dans de mauvaises conditions, mais c’est le seul document existant.

 


Duo de l'année
envoyé par Benle13.

Et le final de son « Misogyne Show ». Julien Doré chante "Excellent", a capella, accompagné des invitées de son Misogyne show des Musik'elles 2009 : Juliette,La Grande Sophie, Barbara Carlotti, Camélia Jordana, Virginie Efira, Johana et… Cindy Sander.