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11 décembre 2007

Benoît Dorémus... vu, l(o)u et corrigé!

 

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Comment vais-je traiter cette note ?

Je me suis posé cette question.

J’ai rencontré le jeune Benoît Dorémus vendredi dernier (quelques heures après Vincent Delerm), à l'occasion de la sortie de son premier disque Jeunesse se passe.

Dont est tirée cette chanson J'écris faux, je chante de la main gauche.

 

 

 

 

Ayant remarqué qu’une jeune blogueuse, amoureuse de la bonne chanson française, appréciait le bonhomme, je l’ai convié à se joindre à moi pour assister à l’interview.

Ma bonté me perdra.

Bon, comme Lou est jeune, forcément, elle est pressée… (moi, je ne suis qu’un lent et vieux croûton) et donc, dès le lendemain, la jeune demoiselle avait déjà écrit sa note sur le sujet (me grillant, au passage, la priorité... mais bon, rien ne sert de s’offusquer, j’ai 20 ans de plus, donc, plus beaucoup respectable…)

(C’est à ce moment, que normalement, vous devriez crier à la face de monde : « Non, Mandor, tu es encore tout jeune et beau et talentueux et toutes sortes de compliments hypocrites, mais qui font tout de même plaisir quand on atteint un âge « canonique »)

(Je dis ça, je dis rien.)

Donc, comment traiter cette note sur le jeune Benoît Dorémus, quand tout a été presque raconté ?

(Surtout qu'elle a bien compris la notion de "coulisses du show-biz"...)

Après de longues heures de méditation.

Hop ! Un coup de tantra, un coup de yoga et pim pam poum, je trouve la solution.

Sortez les cahiers et les crayons !

Aujourd’hui, commentaire de texte.

Pauvre Lou, si tu avais su…

Voici sa note intégrale. À partir de là, ce qui est un rouge est mon apport personnel à cette magnifique prose.

 

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Lou, c'est elle.

Il était une fois...

Ça commence bien !
Un beau matin où le réveil m'apporta la surprise d'un mail :

" Ça t'intéresse de venir avec moi interviewer (ou pas) Benito le vendredi 7 décembre à 15 h 45 chez EMI ?" Je me reconnais bien là...cette espèce de proposition complètement désintéressée…
Lui, c'est
Mandor, chroniqueur et journaliste remarquable notamment pour ses goûts musicaux de qualité.

Bon là, je ne vois pas grand-chose à redire. Tout est rigoureusement exact. Principalement la dernière phrase. Le mot « remarquable » est particulièrement bien trouvé. Même à la limite, vous pourriez vous arrêter ici, la suite est beaucoup moins intéressante.
Ce matin c'est le jour J....
Mais j'ai
rien à me mettre, j'envoie un mail à Merode "Jupe ou pantalon"... il me répond pantalon... par esprit de contradiction sûrement, je me retrouve en jupe et file, en retard, au boulot.

Je ne sais pas qui est Merode mais ce garçon devrait savoir que les vieux schnocks de mon espèce préfèrent les jeunes filles en jupe. Je loue l’esprit de contradiction de Lou (ça fait 3 loups dans la même phrase : Je, Lou et loue. Je ne sais pas si à ce stade de mes commentaires, vous me suivez, mais, bon, je me comprends et c’est déjà pas si mal…)
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Quel crâneur ce Benoît! Il verra quand il aura mon âge.


 

Quelques coups de fil avec divers centres culturels français en Asie... et je tente de ne pas angoisser. Pari réussi, je pars toute zen retrouver Mandor à 15 h à l'Ouest Bar...
 « Des coups de fil avec divers centre culturels français en Asie ! ». Ça en jette pas mal comme phrase. La grande classe internationale…Je la note et tenterai de la ressortir un jour.

Sinon, j’ai choisi l’Ouest Bar car c’est le troquet le plus près de la maison de disques EMI. Et moi, j’ai un certain côté pratique. Oh ! Ce n’est rien, ne soyez pas impressionné… des années d’expérience !
Première grande rencontre, celle avec un homme souriant, généreux et humble dont on pourrait sûrement passer des soirées entières à le questionner sur ses rencontres musicales d'Obispo à
Daphné (pour aller d'un extrême à l'autre!).

Oui, mais enfin, je tiens à dire ici qu’il m’arrive de parler d’autres choses que de mes souvenirs de guerre, surtout en soirée. J’irais presque jusqu’à affirmer que je ne cause pas de mes états de service en société. Sauf, si on me pose des questions avec insistance.

Je vous rappelle que je suis humble, souriant et généreux. Doublé d’un parfait modeste. Si.
Très vite (en courant ?) on rejoint les locaux d'EMI pour rencontrer et interviewer
Benito !Anagramme de Benoît ! C’est le double du chanteur dans ces chansons. Oui, Lou, il faut préciser ce genre de détail sinon, comment veux-tu que les lecteurs comprennent ?

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1ère rencontre avec son agent de presse, fort sympathique... mais Benito est en retard dans son interview précédente.C’est assez habituelle comme circonstance. Généralement, il y a le quart d’heure de retard réglementaire. Petite précision : cette loi systématique de physique n’a qu’un défaut : elle ne fonctionne pas (du tout) à l’envers. Le journaliste se doit d’être toujours à l’heure pile. Pas avant, pas après.
Nous aurons donc 20 min, chrono en main, pour l'interviewer, avant qu'il ne parte : direction le téléthon...

1er contact...Benoît qui court, direction les toilettes "je vais faire un petit pipi et j'arrive"
Mais je t'en prie !! ...
Là, très bien. Moi aussi, je n’aurais pas hésité à souligner cette phrase. Elle n’est pas anodine, car elle prouve que le chanteur ne se la pète pas. Pas encore, en tout cas. Il est resté naturel.
Comme Mandor se l'est dit aussi, je me dis tellement de choses, vous savez, le souci avec Benoit Dorémus est de trouver un point d'entrée original pour faire son interview. Oui, que voulez-vous ? C’est mon obsession: ne pas me diriger tête baissée dans la banalité la plus confondante (voir Delerm hier). Le faire parler de lui ? Il le fait dans ses chansons... et si on écoute son album de A à Z, on aura vite découvert l'histoire de Sarclo / Renaud / la guitare / la production de l'album et le lancement de sa carrière ... Bon, en fait, pour ceux qui entendent parler de Benoît Dorémus pour la première fois, je suis quand même obligé de donner quelques éclaircissements à ce que vous venez de lire. C’est le chanteur suisse Sarcloret (voir ma note sur lui) qui s’est arrangé pour que le jeune artiste rencontre Renaud (voir ma note sur lui bis), son idole de jeunesse. Le premier lui a donné une guitare à remettre en main propre au second. Benoît en a profité pour lui donner une démo et c’est ainsi que quelques jours plus tard, Renaud, conquis par son talent, décide de produire son premier album. Mais aussi son caractère, sa façon de se protéger en nous prévenant qu'il écrit faux et chante de la main gauche (le comble étant que ce sont les plus doués qui s'excusent, quand d'autres s'affirment malgré leurs incompétences!) Bien dit !... sa peur de ce temps qui passe et qu'il aimerait parfois ralentir voir stopper !
Mais t'inquiètes Benito, t'as toujours
17 ans non ?!

Alors pour éviter de lui faire parler de Renaud, Mandor lui demande de nous raconter sa rencontre avec Sarclo...

Moi aussi, j’ai l’esprit de contradiction.

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Benoît avec Sarcloret à Genève. Septembre 2005.


 

Depuis 2003, Benoit connaît la scène... partant d'un 1er petit concert dans un bar du 11ème La Fontaine , il sillonne peu à peu les bars de la capitale, sans sono, la guitare à la main... faisant croire qu'il a 15 titres alors qu'il n'en a alors que 8... le coquin ! tentant de trouver des musiciens.

Lou ? Tu as un magnéto à la place du cerveau où quoi ? Je viens de réécouter l’interview, c’est exactement ça !
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Peu à peu il s'entoure, prend de l'assurance, et complète son carnet de bord de nouveaux textes...
Puis commençant à épuiser sa liste des bars parisiens à écumer (je passe sous silence ses confidences quant aux troquets ! ;-) ) ...Non, non, vas-y, raconte ! il s'exporte et rencontre en Suisse le fameux Sarclo.

De là découle l'histoire avec
Renaud qu'il a du tant de fois répété.
Bon, ça, je l’ai dit aussi.

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Renaud et Benoît au studio ICB de Bruxelles. Mars 2006.


Mais si on l'interroge sur ses influences, Benoit tient à en citer d'autres... Alain Souchon notamment, sans oublier Eminem.
Mandor cherche d'ailleurs à expliquer son style vocal... entre chanson française, hip-hop, slam... ? Je sais, c’est très fort comme interrogation !
et là je sens que justement ce que Benoît apprécie, c'est qu'on lui dise qu'il n'est pas complètement l'un d'eux, mais bel et bien le résultat de toutes ces influences revendiquées qui fait de lui un artiste à part entière et unique.
Amen !
On évoque également son goût pour l'écriture, et il nous parle alors de son roman « impubliable » et de sa fierté d'avoir achevé alors un projet... mais nous explique que bizarrement la versification lui sied mieux que la prose malgré les contraintes qui en découlent, justifiant cela par son goût de la rime, etc...
Il faut avouer qu'il n'en a pas que le goût mais aussi le talent !

Amen !
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Il nous parle aussi de sa jalousie... petit sourire rougissant, Benito reconnaît qu'il y a une part (petite?) d'exagération... mais c'est trop tard il s'est une fois de plus dénudé dans ses textes !
Je confirme. Ca n’a servi à rien que je me retape, ce matin, les 25 minutes d’interview, vu que Lou ressort tout par cœur.
C’est dégueulasse de me mâcher autant le travail. Je ne peux rien ajouter au débat…
Puis petite réflexion sur sa notoriété... est-ce vraiment ça qui lui plaît... la reconnaissance du public, des médias et de la critique musicale, voire littéraire ? (on passera sous silence ses relations purement sexuelles avec ses 9 fans exclusifs dont je lui avoue vouloir faire parti alors... ;) Malheureuse, ne passe pas ça sous silence ! Tout le monde aime le croustillant. Et mes stats, tu y penses à mes stats ??? Tu as une certaine propension à ne pas raconter ce qu’il y a de plus passionnant, je trouve petit clin d'oeil de Benoit... comment pourrait-on ne pas être sous le charme?) Tu n’exagères pas un peu ? Il n’est pas si beau, si sympathique et talentueux que ça. Non, son petit côté rebelle ne plait pas autant aux filles que tu le crois. Hein, les filles ? Finalement, il s'attache assez peu à cette notoriété... il est d'ailleurs subtilement humble, mais il apprécie le contact avec son public, avec ses "fans", ceux qui ne le connaissent pas d'aujourd'hui... le tout avec modestie, naturel et aisance. Un peu comme Mandor, en somme. Beaucoup de points communs avec moi, c’est fou 
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Sa fierté serait plutôt d'avoir réussi son pari... d'être enfin chanteur, reconnu, entouré et diffusé... de faire ce qui lui plaît et il faut avouer que c'est un luxe qu'il a malgré tout du mal à savourer tandis que tout s'enchaîne, lui laissant peu le répit de le faire.1ère télé en direct pour le Téléthon, c'est une nouvelle expérience qui s'ajoute à ce bout de chemin qu'on te souhaite de continuer sur ta si belle lancée.
Merci Benito !
Merci Mandor ! J'attends ton article avec impatience...

 

De rien.

Heu… pas trop déçue ?

D’aucun dirait que je ne me suis pas foulé.

Alors, qu’en vrai, si, je me suis foulé.

On se boit un dernier thé, débrieffing, réflexions... du thé, les amis ! Oui, vous avez bien lu. Pour un premier rendez-vous, je reste raisonnable…il faut avouer qu'il nous a charmé et convaincu par sa sympathie le Dorémus !

Son MySpace...

Un autre clip, celui-ci tourné avec des bouts de ficelle... J'apprends le métier. La chanson figure aussi sur l'album. 

 

 

Rendez-vous jeudi (après-demain) au Zèbre de Belleville. 

 

Oui, et puis aussi ce soir. Lou organise une petite rencontre de blogueurs (et gueuses).

Bon, franchement, c’est plus que pas mal ton compte-rendu, mademoiselle.

Sincèrement.

Et puis, ça m’a fait gagner du temps, j’ai une longue journée aujourd’hui.

Merci à toi!