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19 juin 2015

Grégoire Delacourt : interview pour Les quatre saisons de l'été

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Voici la troisième mandorisation de l’écrivain Grégoire Delacourt (lire la première, la seconde et là, un café littéraire avec lui). Bref, j’aime beaucoup l’auteur (qui a rejoint depuis quelques années le petit cercle des écrivains français de best-sellers. Rappelons que son roman, La liste de nos envies, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires et qu’il a été adapté au théâtre et au cinéma)… mais j’aime aussi l’homme. Comme avec Guillaume Musso, Tatiana de Rosnay, Bernard Werber ou Jean-Christophe Grangé, malgré son succès international, je continue à entretenir des liens normaux et cordiaux avec lui.

Grégoire Delacourt reste encore celui dont je me sens le plus proche. Je ne sais pas pourquoi. La même sensibilité sans doute. Une vision de la vie, de l’amour, de la mort, pas si éloignée…

Pour la sortie de son nouveau roman, Les quatre saisons de l'été, je l’ai donc interviewé une nouvelle fois pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté de l'été 2015).

Ensuite, il y aura un bonus… plus personnel.

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Daniel Balavoine : "Aimer est plus fort que d'être aimé".

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Francis Cabrel : "Hors saison".

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Après l'interview, le 12 mai 2015, dans un bar PMU de la Plaine Saint-Denis.

Grégoire Delacourt aime la prétendue.JPGBonus (sous forme de petite histoire d’amitié et de coïncidence) :

En lisant ce nouveau  livre de Grégoire Delacourt, je n’en revenais pas. Il y évoquait (notamment) le langage des fleurs. Moi qui faisait tout pour que l’on connaisse l’excellent livre de mes amis d’enfance, Franck Caldéron et Hervé de Moras (d’enfance, d’enfance… genre nous nous sommes connus morpions de 7 ans et plus jamais séparés depuis. Enfin si, mais pas toujours et jamais totalement). Bref, ce livre s’appelle La prétendue innocence des fleurs (j’en ai parlé là) et l’intrigue à un (très)  gros rapport avec le langage des fleurs (c’est le moins que l’on puisse dire). J’ai pris ça comme un signe, simplet que je suis. Je me suis dit : « Tiens, si tu apportais le livre pour l’offrir à ton ami Grégoire ! ». Sans but particulier. Parce que j’ai toujours aimé connecter les gens que j’aime.

Ainsi fut fait.

Après l'interview pour le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan, en off, je lui explique l’histoire.

Grégoire Delacourt et moi, je crois que nous ne sommes pas aux antipodes. Il adore ce genre de coïncidence et je pense que les histoires d’amitié le touchent.

« Ça tombe bien », me dit-il, « je repars à Nice tout à l’heure et je n’ai rien à lire dans l’avion. Je le lis et je te dis ce que j’en pense. Si je n’aime pas, je serai sincère…»

Et puis, nous nous sommes quittés.

Et deux jours plus tard, Grégoire m’envoie un mail pour m’annoncer qu’il avait beaucoup aimé. Et (encore) deux jours plus tard, je découvre ce qu’il en a dit sur son blog :

« Alors bien sûr, lorsque François Alquier (excellent journaliste doublé d’un vrai chouette type) l’a Fleurs2.jpglu*, il a aussitôt établi un lien avec mes Quatre Saisons de l’été, à cause du langage des fleurs. Il m’en a donc fait une : il m’a offert ce premier roman, écrit à quatre mains par Franck Calderon et Hervé de Moras. La Prétendue innocence des fleurs (quel beau titre) est, comme un bouquet multicolore, multi savoureux, tout à la fois un chant d’amour pourpre, un thriller vénéneux, une intrigue judiciaire à épines, une histoire d’amitié rugueuse, un chemin de rédemption à l’odeur de glycines, un concerto enivrant, une course au trésor où le trésor serait la vérité, et un pardon douloureux qui porte le jaune d’une rose. L’ensemble -a priori hétéroclite- offre une composition d’une rare virtuosité, qui laisse dans son sillon le parfum d’un très, très bon bouquin. »

*La Prétendue innocence des fleurs, de Calderon et de Moras, éditions Scrinéo. En librairie depuis le 7 mai 2015.

Merci Grégoire. Vraiment merci !

03 mai 2015

Grégoire Delacourt fait La Poz' à Ozoir-la-Ferrière

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grégoire delacourt,la poz,ozoir-la-ferrière,interview,mandor,luc-michel fouassierGrégoire Delacourt est un écrivain/homme que j’apprécie beaucoup. Il me semble que l’on s’en aperçoit dans les deux mandorisations qui lui sont consacrés. Ici en 2014 pour On ne voyait que le bonheur et là en 2013 pour La première chose qu’on regarde. Deux grandes interviews dans lesquelles l’auteur se confie comme jamais. Il y a une espèce de confiance mutuelle entre l’auteur et le journaliste, je crois. J’étais donc ravi de lui proposer un débat en public, autre exercice dans "l’art" de l’interview, dans le cadre des cafés littéraires proposés par Luc-Michel Fouassier, adjoint à la mairie d’Ozoir-la-Ferrière, délégué à l’événementiel littéraire (et aussi auteur maintes fois mandorisés).

Petit rappel : Le premier café littéraire d’Ozoir-la-Ferrière, c’était avec François Bégaudeau, le second avec Mercedes Deambrosis.

Bref, Grégoire Delacourt a accepté ce rendez-vous en sachant qu’il allait être entre des mains et des personnes plutôt bienveillantes. Cette « Poz’ » s’est tenue le 27 mars dernier. L’homme a conquis l’assistance, car il sait y faire. Il est, ce qu’on appelle plus communément, un « bon client »… moi, je vais jusqu’à dire, un "client idéal ».

Je regrette toujours de ne pas penser à enregistrer ces entretiens, mais, globalement, si vous lisez les deux mandorisations sus-citées, on se rapproche de ce qui a été dit.

Voici donc quelques photos de cette soirée.

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(Photo : Lionel Brard)

Qu'il est agréable d'animer un débat dans une salle bien remplie, quand on sait Ô combien il est difficile de faire bouger les gens pour assister à une rencontre culturelle. Je ne compte plus les débats avec des écrivains que j'ai animé devant un public très restreint... Il est triste de constater que seuls les noms connus permettent d'attirer le chaland.

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Animer un débat avec Grégoire Delacourt, ce sont des moments qui n'engendrent pas la mélancolie...

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(Photo : Lionel Brard)

Quoique... parfois si. L'écrivain sait captiver son public en lui faisait traverser toutes sortes d'émotions. Il émeut son auditoire, comme il est capable de le faire rire aux éclats. C'est tout Grégoire Delacourt.

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(Photo : Lionel Brard)

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Après le show Delacourt, évidemment, petite séance de signatures...

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Ici l'auteur avec l'organisateur de cet évènement, Luc-Michel Fouassier (qui me fait confiance depuis 2009 pour animer les salons du livre et les cafés littéraires dont il a la charge. Encore une fois, merci à lui!)

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Après La Poz', c'est la pause et la pose avec Grégoire Delacourt.

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grégoire delacourt,la poz,ozoir-la-ferrière,interview,mandor,luc-michel fouassierA noter que, depuis cette rencontre, son nouveau livre est sorti (c’était la semaine dernière, pour être précis), Les quatre saisons de l'été. Il fera l’objet d’une quatrième mandorisation (j’espère). En attendant, voici ce qu’en dit l’éditeur :

Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Après le succès mondial de La Liste de mes envies (plus d’un million d’exemplaires vendus), de La première chose qu’on regarde et à la rentrée littéraire 2014 d’On ne voyait que le bonheur (130 000 exemplaires vendus), Grégoire Delacourt ausculte avec brio et délicatesse le sentiment amoureux.

27 septembre 2014

Grégoire Delacourt : interview pour On ne voyait que le bonheur

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DSC09198f.JPGDeuxième interview/mandorisation de Grégoire Delacourt (voir la précédente pour La première chose que l’on regarde). Son nouveau livre, On ne voyait que le bonheur, fait beaucoup parler de lui, car l’auteur a modifié sensiblement son écriture. Elle est peut-être un peu plus grave, profonde… disons, un peu moins légère. Quitte à déstabiliser ses lecteurs habituels. Un auteur a besoin d’évoluer, de « capturer » de nouveaux lecteurs, de se prouver qu’on peut sortir de ses habitudes littéraires, même si elles ont fait leur preuve. Pour Le Magazine des Loisirs Culturels Auchan, je suis allé à sa rencontre dans un hôtel de la capitale. C’était le 25 juillet dernier.

(Après l’interview publiée, je vous propose un petit bonus. Nous revenons notamment sur les déboires qu'il a eu avec la comédienne Scarlett Johansson.)

(J'en profite aussi pour annoncer que j'animerai un café littéraire avec Grégoire Delacourt le 27 mars prochain à la Ferme Pereire d'Ozoir-la-Ferrière).

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Bonus mandorien :

Vous écrivez : « Grandir, c’est comprendre qu’on n’est pas autant aimé que ça »…

Ça correspond aussi à l’idée que je suis devenu orphelin en écrivant le livre. Ma mère est décédée quand j’ai écrit L’écrivain de la famille et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, mon père est mort quand je venais de finir celui-ci. Je me suis dit que plus personne ne va m’aimer de cet amour-là. De cet amour d’enfant. De cet amour qui nous a fait grandir. Je crois qu’on n’a pas tant aimé que ça, parce que les gens nous quittent.

Pourquoi ce titre, On ne voyait que le bonheur ? J’aurais tendance à dire « On ne voyait que le malheur ».

Dans les albums photos, il n’y a que des clichés de gens heureux. On ne veut voir et montrer que le bonheur. On ne voit que ça parce que ça nous arrange. Derrière certaines photos, en fait, ça gronde. Il n’y a jamais de photos où le malheur est présent. Vous avez déjà vu une maman qui crie ou un papa qui casse un verre de rage? On ne montre que les jolies choses. Avec ce titre, j’ai voulu montrer qu’une famille, c’est une grenade qui peut se dégoupiller malgré les sourires et les apparences. Dans notre société, on se doit d’être une famille heureuse. La pub, les films et les contes de fées racontent ça. Il n’y a pas que le bonheur dans notre monde.

grégoire delacourt,on ne voyait que le bonheur,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorJe vais terminer avec l’affaire Scarlett Johansson. Elle a attaqué conjointement les Éditions Lattès et vous pour «violation et exploitation frauduleuse et illicite de son nom, de sa notoriété et de son image, au mépris de ses droits de la personnalité pour les besoins de la commercialisation et de la promotion d'un ouvrage qui contient de surcroît des allégations attentatoires à sa vie privée ». La comédienne a réclamé ainsi la somme de 50.000 euros de dommages et intérêts et l'interdiction de la cession des droits de reproduction et d'adaptation de l'ouvrage, ainsi que de toute utilisation de son nom. Ça s’est bien terminé pour vous puisqu’elle a été déboutée de toutes ses demandes (mais obtient néanmoins 2500 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée), mais vous avez été touché ?

Ça m’a touché parce que c’était un livre bienveillant autour d’elle. Moi, je rêvais d’aller plus loin avec elle, en faire un film et qu’elle le réalise. J’ai été un peu blessé parce que ça a été le contraire qui s’est produit. Je ne suis pas sûr qu’elle ait lu le livre parce qu’il n’est pas sorti en anglais. On a dû lui rapporter des choses malveillantes. C’est une fille qui souffre qu’on la prenne pour elle, je ne comprends pas qu’elle attaque ce livre. Dans cette société, je trouve toujours suspect qu’on attaque, des artistes. Je n’ai rien dévoilé d’intime et il n’y a aucune information négative. De plus, je ne raconte pas son histoire. Ça a duré un an avant d’avoir le verdict.

Ca parasite un peu l’esprit, j’imagine.

Je suis étanche par rapport à ça, mais je trouve que c’est embêtant pour l’éditeur.  Elle avait des demandes tellement extravagantes. Elle a interdit les traductions, la possibilité de faire un film… ça bloquait aussi les pays qui voulaient acheter le livre, l’Angleterre, notamment, qui attendait le verdict. Scarlett n’a pas gagné, moi, je n’ai pas gagné...  c’est le livre qui a gagné. Tout le reste, c’est de la broutille. J’ai reçu beaucoup de courriers, de mots, de coups de fil d’écrivains qui étaient ravis de l’issue du procès. Ça conforte beaucoup de monde dans leur liberté, tant qu’elle n’est pas malveillante, de pouvoir se nourrir de la réalité. L’épisode est clôt. C’est beaucoup de bruit pour rien.

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Après l'interview, le 25 juillet 2014, à l'Hôtel Amour.