Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 novembre 2015

Geneviève Morissette : interview pour Me V'là

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Radios, magazines, webzines (et la Fnac) ne parlent plus que de ce phénomène venu de chez nos cousins d’outre Atlantique… Geneviève Morissette ! Elle vient de sortir en fanfare son premier album, Me v’là (Balandras éditions/ EPM/ Universal). Comme tous mes confrères et certains artistes me parlaient d’elle, je suis donc allé la découvrir aux Trois Baudets, lors de la soirée de lancement du disque. Le 10 septembre dernier. Et là, j’ai vu une pétillante (et excentrique) femme de mots. Une bête de scène comme on n’en fait moins, qui chante l’usure du couple, les menstruations ou l’accent québécois avec une énergie qui vient du rock.
La France est tombée en amour d’elle (Forum Léo Ferré d’Ivry, Manufacture de la chanson de Paris, Printemps de Bourges off…etc) et moi aussi.

J’ai rencontré la divine artiste à l’agence le 7 octobre dernier. Une constatation s’impose : même en interview, la dame est explosive et chaleureuse.

geneviève morissette,me v'là,interview,mandorBiographie officielle, mais modifiée et raccourcie (donc pas si officielle que cela finalement):

A l’adolescence, « la Morissette » hérite d’un vinyl de Janis Joplin dont elle adopte illico le style capillaire. C’est la révélation. La Québécoise serait chanteuse sur glace, et c’est en effet devant l’miroir qu’elle s’exerce en cachette, pendant des années.

Des scènes de concours québécois comme le Festival de la chanson de Granby où elle s’est distinguée avec quatre prix dont le celui des rencontres d’Astaffort dirigé par Francis Cabrel. C’est d’ailleurs là qu’elle croise Oldelaf avec qui elle compose un duo et Émilie Marsh qui devient plus tard, la directrice musicale de son groupe rock. La Morissette marche fièrement sur les traces de ses parents : Robert Charlebois et Diane Dufresne. Tout fraichement débarquée à Paris au début de l’année 2015 avec sa valise avec la ferme intention de mettre ses maudits cousins à genoux, la Morissette petit à petit a fait son nid.geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Olympia en juin 2014 lorsque Lynda Lemay l’a invitée à la rejoindre sur scène pour chanter en rappel de ses concerts. La chanteuse avait pris le pouvoir, offrant ce qu’elle a de meilleur, sa fougue, sa gaucherie désarmante, sa parlure ben québécoise assumée, sa sincérité et sa voix..quelle voix…Elle était là tout’ nu d’vant nous et le public est tombé en amour, tout de suite, inconditionnellement.

Elle ne devait rester que deux semaines à Paris, mais n’est jamais repartie, couvant son premier album, qui porte la double citoyenneté ! Enregistré à Montréal et à Paris, il a été réalisé par l’artiste québécois Antoine Gratton et quelques titres ont été enregistrés au studio Le Garage avec la précieuse collaboration de Bernard Natier.

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

geneviève morissette,me v'là,interview,mandorInterview :

La « légende » dit que tu es venue deux semaines en France et que, finalement, tu n’es jamais repartie.

C’est exactement ce qu’il s’est passé. Lors de précédents passages en France, il m’est arrivé d’être invitée « à l’arrache » sur scène. Par exemple à l’Olympia lors d’un rappel de Linda Lemay (photo à gauche). Ce n’était pas la première fois que l’on m’invitait sur scène alors que je ne m’y attendais pas. Mais, j’adore ce genre de surprise. Pour en revenir à la France, j’ai senti que j’avais rendez-vous avec ce pays, la preuve, j’ai pris un billet ouvert. Quand je ne suis pas partie deux semaines plus tard, je pensais que j’allais tenir trois mois et en fait, ça fait un an que je suis ici.

Le fait d’avoir rencontré Laurent Balandras, désormais ton éditeur, n’est pas pour rien dans ta décision de rester ici.

C’est une rencontre très importante. Un soir, il m’a vu à mon spectacle et immédiatement, il m’a proposé de devenir mon éditeur. Un mois plus tard, il m’a trouvé un deal de disque… j’avais commencé à le concevoir au Québec et je l’ai terminé à Paris. On a fait beaucoup de choses à distance avec mon équipe québécoise. Bref, grâce à Laurent, les choses se sont accélérées pour moi.

Tu as sorti le disque d’abord en France, avant le Québec.

J’adorais cette idée-là. Si c’était un peu téméraire de faire ça, c’était surtout un hasard. On a eu une offre, on a saisi l’opportunité immédiatement.

Mais dans ton pays, tu avais déjà une petite notoriété ?geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

J’avais déjà fait la route des concours, ce qui est très important au Québec. J’ai fait les trois tremplins les plus importants : Ma première Place des Arts, le Festival international de la chanson de Granby et le Festival en chanson de Petite-Vallée. Granby, c’est le plus gros festival et c’est là que j’ai gagné les résidences de création à Astaffort, dirigé par Francis Cabrel. C’est là que j’ai rencontré Emilie Marsh et Oldelaf. C’est là aussi que j’ai commencé à collaborer avec des Français. J’ai adoré la manière de travailler avec votre « culte du moment ».

C’est-à-dire ?

Les français sont en amour avec le moment présent. Moi aussi, je suis comme ça. Vivre à fond tout le temps.

Geneviève Morissette dans "Exploser" lors du concert de lancement d'album aux Trois Baudets, le 10 septembre 2015. (Hexagone).

"Comme dans un film" en duo avec Oldelaf (La Bande Sonore).

geneviève morissette,me v'là,interview,mandorDans ton spectacle, tu te moques de toi… et des français.

Il faut savoir prendre du recul et s’amuser des travers de soi et des autres. Et je me moque aussi beaucoup des hommes. Ils s’en prennent plein la gueule. A ma manière, je suis un peu féministe, je crois. Si on a pas mal avancé pour les droits et le respect des femmes, il y a encore des trucs à faire.

Je précise que ton disque n’est pas un disque féministe.

J’hésite à me mettre dans une boite, mais je répète ce que les gens me disent de leur perception de mes chansons, notamment quand on me parle de « La femme en beige » ou de « Crise de nerf ». Ce sont des chansons où la femme est un peu plus forte que l’homme. J’ai eu besoin d’écrire des choses comme ça dans mon art.

Quand on est un homme, ça doit être dur de suivre Geneviève Morissette !

(Rires) Oui, il y a un truc comme ça. Je ne suis pas la petite princesse qui dit « oui mon chéri, qu’est-ce qu’on fait ce soir ? » En vrai, j’aime prendre des initiatives et que l’on me suive. J’ai conscience d’avoir une forte personnalité.

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Geneviève Morissette entourée de son éditeur, Laurent Balandras (qui rime avec  classe) et Luc Plamondon.

Deux extraits du premier album de Geneviève Morissette, "Me v'là!" (Balandras éditions/ EPM/ Universal) réalisé par Antoine Gratton: "M'acheter un jet" et "Gueuler ma vie".

Sur scène, en fait, tu es toi dans la vie.

Je n’ai aucune autre option. Toute autre tentative devient un flop monumental. A mes débuts, j’étais à l’Ecole nationale de la chanson. Au Québec, c’est une école très importante pour les auteurs-compositeurs-interprètes. J’ai essayé plusieurs styles d’écriture et des manières de chanter différentes. A un moment donné, on apprend à descendre au fond de soi, à être complètement ce que nous sommes, avec notre héritage et notre culture. Moi, je chante dans mon français à moi, un français un peu de rue…

Alors que nous parlons la même langue, il y a des variantes de signification entre deux mots similaires.

En québécois, le sens est beaucoup à l’intonation. Pour vous, les Français, chaque mot à une définition. Vous, c’est pur, détaillé, nous c’est vraiment avec l’émotion.

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

(Photo : Marylène Eytier - aubondeclic.com)

Tu es une rockeuse ?

Quand j’étais plus jeune, j’ai beaucoup été influencée par Janis Joplin et par Diane Dufresne. Quand je ne suis plus sûre de quelque chose dans la façon de concevoir mon métier, je regarde et écoute Janis. Elle est allée tellement loin que je me dis que je veux aller aussi dans cette direction-là. Il ne faut pas se contenter de peu. Je veux donner le plus possible.

Tu peux être fan d’un autre artiste ?geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Bien sûr. C’est important d’être aussi fan. On a des familles artistiques. Des pères, des mères, des grands-pères, des grands-mères. On vient de quelque part. Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. J’ai du respect et beaucoup d’admiration pour les gens qui m’ont porté et influencé. J’ai dit à Robert Charlebois, « vous ne le savez pas, mais vous êtes mon père ! »

Ton disque reflète bien ce que tu es sur scène.

Mon côté brut, à fleur de peau, devait se retrouver sur l’album. Il ne fallait pas qu’il soit escamoté. Avec mon réalisateur, on a décidé de faire venir des gens en studio, avec des écouteurs, et on a joué devant. Ça nous a donné beaucoup d’énergie. La majorité des prises sont « live ». Quand tu es en live, tu es sur le qui-vive tout le temps, tu as peur de te tromper, tu as peur que ce soit la dernière fois que tu joues de ta vie… il se dégage quelque chose de cet état.

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Enregistrement live de l'album.

Est-ce que si on écoute ton premier album, on connait Geneviève Morissette ?geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Il y a encore de la matière pour d’autres disques (rires). Me V’là est un album où je mets mon pied dans la porte et où j’essaie de montrer que je ne suis pas comme tout le monde et que je ne vais pas faire pareil que les autres chanteuses. Je suis un peu rebelle et j'ai sans doute la de punk attitude en moi.

Parle-moi de la guitariste-chanteuse qui joue avec toi, Émilie Marsh, et que tu taquines beaucoup sur scène.

Avec sa permission. Ce que j’aime avec l’humour, c’est que l’on peut toujours faire passer des réflexions assez profondes. Émilie, elle est toujours partante pour délirer.

Scopitone de "Michel Drucker".

geneviève morissette,me v'là,interview,mandorQu’est-ce que tu espères désormais, pour ta carrière française.

Je veux passer à la télé. Je veux passer chez Michel Drucker. Pour les artistes québécois, Michel Drucker, il est proche de Dieu. La télé, c’est un média qui me va bien. C’est un peu comme un spectacle. Et puis, franchement, la télé française, ça me fait rêver. Et plus généralement, vous ne vous en rendez pas compte, mais vous êtes un peuple qui fait rêver.

Tu es en France pour combien de temps, du coup ?

Je suis sur le même truc qu’au début. On verra bien. A priori, je suis là pour tout l’automne parce qu’il y des choses de calées, comme La Boule Noire de Paris le 3 décembre. J’espère que je vais exploser, comme ça, je n’aurais pas à rentrer tout de suite (rires).

geneviève morissette,me v'là,interview,mandor

Après l'interview, le 7 octobre 2015.

31 mars 2015

Camille Saillant : interview pour son premier EP

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

« Rêves de gloires perdues et fantômes personnels planent au-dessus des chansons de Camille Saillant. Elle s'y livre, sans pudeur ni mensonges ». J’ai découvert Camilla Saillant parce qu’un ami, Benoît Clerc, lui écrit et compose des chansons. J’ai été charmé par la personnalité (un peu exalté) et le talent de la jeune femme (comédienne et chanteuse). Je suis donc allé la voir aux Trois Baudets le 10 mars dernier et j’ai rarement vu une salle si enthousiaste pour une artiste encore inconnue. Trois jours plus tard, j’ai reçu Camille Saillant à l’agence pour sa première mandorisation.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissetteBiographie officielle :

L’amour, la cocasserie, la douleur, le regret et la volupté sont les événements les plus communs et les plus intimes au monde.
Camille Saillant chante les siens et ils paraissent être de votre vie. À une époque de surenchère artistique, elle trouve ce qu’il y a de mutuel dans la musique : une mélodie, un texte, et une voix qui donnent envie d’être dans la même pièce qu'elle.
On l’écoute comme on peut aller, dans sa mémoire, renouer avec quelques gloires secrètes, nos frasques d’enfant, cet au-revoir qu’on a dit mais qu’on ne pensait pas, et les chemins délaissés du passé qui sont une réserve d’aventure.camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

Camille Saillant chante en noir et blanc parce qu’elle raconte les choses qui ne mourront jamais.
Démonstratif et ambigu, bienveillant et un peu vache, son premier EP arrive sur la scène de la chanson française au printemps, quelque part entre les esprits d’Emily Loizeau et de Bashung.
Aux côtés de l’auteur/compositeur Benoît Clerc, accompagnée par le Studio des Variétés, arrangée par Frédéric Féraud et mise en émotion par ses musiciens, elle prépare un premier album. En attendant, son premier EP, est sorti le 10 mars 2015.

Vous pouvez écouter les quatre chansons de l'EP ici!

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissetteInterview :

Comme je n’avais jamais entendu parler de toi, je vais te poser une question un peu brutale : d’où sors-tu ?

Je chante depuis longtemps, mais je me suis surtout occupée de ma vie de comédienne. J’ai été aussi assistante de prod dans l’audiovisuel, journaliste déco… j’ai fait pas mal de choses avant de me lancer dans ce projet. Le chant m’a toujours attiré, mais j’ai mis du temps à me lancer dans la musique.

En te voyant pour la première fois sur scène, aux Trois Baudets, j’ai eu le sentiment de voir en Camille Saillant un personnage, pas une simple chanteuse qui débute. J’ai vu un look et un comportement étudié, contrôlé. Ai-je tort ?

Ah bon ? Ça veut dire que je fais bien mon travail. Le fait d’avoir été comédienne me nourrit aujourd’hui dans cette nouvelle activité. J’ai commencé ce projet en épousant ce que me proposait l’auteur compositeur Benoît Clerc. Ce qu’il me proposait me plaisait, mais je n’ai pas décidé de faire de la chanson française un peu folk. J’aime bien quand Barbara dit : « Je suis une femme qui chante ». Je me sens plus une femme qui chante qu’une chanteuse. J’ai envie de chanter les histoires que je raconte en cherchant la vibration du chant. J’ai beaucoup plus de plaisir à chanter qu’à jouer, en fait.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

As-tu pris des cours de chant ?

J’ai commencé à prendre des cours de chant il y a longtemps, mais de manière assez épisodique, voire même décousue. Tant que je ne me lançais pas réellement, il y avait d’autres projets qui venaient télescoper ce profond désir. Plus le désir est grand pour moi, plus il est effrayant, parce qu’à chaque fois, j’y mets beaucoup de moi-même. Maintenant que je me suis engagée dans cette aventure, je ne sais pas ce qui aboutira, mais je sais que j’irai le plus loin possible. J’y vais à fond et je m’y consacre totalement.

Comment peut-on qualifier ta musique ?

C’est de la chanson française traditionnelle très écrite. Les textes sont vraiment devant, car j’y attache beaucoup d’importance. Cela dit, la direction artistique, de concert en concert, devient de plus en plus rock. Ce n’est pas encore Alain Bashung ou Joseph d’Anvers, mais c’est le chemin que je veux prendre.

Avec la personnalité que tu as, tu devrais écrire avec Benoît et même essayer quelques textes seule, je suis sûr qu’il en sortirait quelque chose d’original.

Au début, j’étais très frileuse sur la question parce qu’il y a beaucoup d’auteurs que j’admire. A ce propos, j’ai un ami que tu connais, Olivier Bas (du Studio des Variétés), qui m’a conseillé, presque ordonné d’écrire mes textes. J’en ai écrit un, « Super », que Benoît a mis en musique. Je suis assez tiraillée parce que j’aime beaucoup les textes de Benoît et, à la fois, je sens que ça va être un enrichissement de chanter mes textes.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

Que représente l’EP qui vient de sortir ?

C’est une étape importante, une carte de visite et un investissement important en énergie.

Et un investissement financier ?

A ce niveau-là, j’ai beaucoup de chance car j’ai un mécène qui a financé l’EP. C’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’amitié. Il m’a toujours suivi et soutenu. 

On peut savoir qui est cet homme ?

Non. Il m’a donné de l’argent de manière discrète et désintéressée, alors je ne vais pas donner son identité. Je l’appelle LC dans les remerciements du disque.

Tu parles beaucoup d’amour dans tes chansons. C’est un sujet universel.

Universel et, finalement, inépuisable. Comme le dit la chanson, les histoires d’amour finissent mal. Souvent en tout cas. Je parle aussi des amours saphiques, l’amour entre deux femmes. C’est un sujet que j’aborderai encore. Je n’ai pas envie de l’épuiser, car c’est un sujet qui me touche particulièrement et qui me concerne.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

Pendant l'interview...

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissetteVous êtes nombreux à sortir des EP ou des albums et beaucoup sont talentueux. Sais-tu que tu t’apprêtes à mener un long combat ?

Je le sais parfaitement. Je sais aussi que personne ne m’attend. Je n’ai aucun rendez-vous, pas de bureau, aucun collègue, ni patron. C’est une aventure et tant que je vais au bout d’elle, peu importe le résultat. J’ai une foi en la vie qui est assez forte. Je ne me sens pas meilleure que plein d’artistes que j’écoute, mais je suis certaine que ce projet va aboutir à quelque chose de sérieux. Je n’ai jamais ressenti une telle intensité de réussite avant cela.

Tu me sembles pressée de réussir.

Non, je suis impatiente. Il y a une nuance. Je suis impatiente, mais je suis contente de me mettre des échéances. Je sens une certaine incandescence en moi, ce qui me rend très volontaire. Je ne suis pas pressée parce que je ne veux pas non plus bâcler ce que je fais.

Tu te donnes combien de temps pour vivre de ton projet ?

Je ne me donne pas dix ans.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette
"Dès que la sécurité les auront relâchées, elles te donneront un spectacle que tu n'oublieras pas de si tôt! Fougue, insolence et sex appeal au rendez vous."

Le 1er avril, tu es sur scène au forum Léo Ferré à Ivry-sur-Seine avec Pauline Paris et Geneviève Morissette pour « Les filles qui s'affichent ».

C’est une rencontre par l’association « Les beaux esprits ». Garance m’a invité récemment à jouer avec elle, ainsi que Geneviève. Gilles Tcherniak, du Forum Léo Ferré, cherchait un co-plateau un peu décalé et décapant. Il a pensé à nous trois, mais Garance n’était pas libre, donc Geneviève a proposé à Pauline.

Tu espères quoi aujourd’hui ?

J’espère écrire des textes moi-même et qu’ils soient mis en musique. Je souhaite aussi faire un album et que les professionnels le remarquent.

camille saillant,ep,interview,mandor,en attendant les filles,genevieve paris,genevieve morissette

Après l'interview, le 13 mars 2015.