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16 janvier 2011

Mes livres de l'hiver 2011 (2) : Frédéric Mars pour "Lennon Paradise"

Après Mes livres de l’été 2010, Mes livres de l’automne 2010, voici le deuxième numéro de Mes livres de l’hiver 2010/2011. Après les frères Fouassier, Eric et Luc Michel pour leurs ouvrages respectifs, Le Traducteur et Les hommes à lunettes n’aiment pas se battre, voici Frédéric Mars pour son nouvel ouvrage, Lennon Paradise, le roman posthume de John Lennon.

 

9782352884859.jpgPrésentation de l’éditeur :

Je m’appelle John Lennon et je ne suis pas mort le 8 décembre 1980. La preuve : je vous parle de ma vie, de mes années de sursis. Au cours des ces décennies supplémentaires, je ne me suis pas contenté de dérouler mollement le fil de mon succès et de ma célébrité. Lors de l’attentat, j’ai vécu une expérience de mort imminente.

Cela m’a donné envie de revenir sur certains aspects de mon existence précédente pour tenter de les changer : les Beatles et l’effrayante célébrité, les femmes et l’amour, la politique et la paix, la religion, Dieu… et bien évidemment la mort.
Ces pages rassemblent mes réflexions sur ces sujets que je me sens aujourd’hui enfin en mesure d’affronter. Ou presque…

 

Et si John Lennon n’était pas mort ? Il aurait rédigé ce roman philosophique qui éclaire la vie de celui qui se disait « plus célèbre que le Christ ».

 

 

01.jpgL’auteur :

Frédéric Mars (né en 1968 à Paris) est un auteur français de romans dans des genres très divers, et scénariste pour la télévision. Il publie d'autres ouvrages sous diverses identités, y compris en qualité de nègre.

Après plusieurs années passées dans la presse magazine et diverses rédactions « online », Frédéric Mars a quitté le journalisme et la photo pour ne se consacrer qu'à son travail d'auteur de livres. Outre ses romans, il a publié plus d'une quarantaine d'essais, documents et livres illustrés, sous diverses identités.

Thèmes de prédilection : l'odorat, le sommeil, les rêves, la sexualité, les différentes facettes d'une même personnalité et les limites de notre conscience.

Pour ne rien cacher aux éventuels nouveaux lecteurs, c’est ma 5e mandorisation de Frédéric Mars. (Lire ou voir : la première, la deuxième, la troisième, la quatrième). Que voulez-vous, je suis fidèle.

J'ai demandé au prolifique auteur de me rejoindre dans mon restau (d'à côté le Grand Rex)... le 29 décembre dernier.

Frédéric Mars 29.12.10.JPG

Mandor : Tu portais en toi ce roman posthume depuis un moment, je crois…

 

Frédéric Mars : Depuis une dizaine d’années. Quand j’ai eu l’idée d’un roman posthume de cette forme là, j’ai eu l’idée de l’appliquer à John Lennon, précisément. Je ne vais pas te faire le couplet « depuis tout petit », je suis fan des Beatles, mais en l’occurrence, j’ai deux grandes sœurs qui ont 6, 7 ans de plus que moi, qui écoutaient en boucle ce groupe. Franchement, toute mon enfance, j’ai été biberonné aux Beatles, puis aux albums de Lennon. Voilà où ça m’a mené… mais assez tôt dans mon adolescence, j’ai compris que Lennon n’était pas que musicien, qu’il avait eu une influence et une importance phénoménale. Ce n’était pas un porte-parole, mais beaucoup de gens se reconnaissaient dans ce qu’il disait. C’est bizarre, jusqu’à 20 ans, pas grand-chose ne s’est passé dans sa vie, et à partir de 20 ans, c’est une espèce de concentré de ce que tu peux rêver dans une vie. Si tu mets les Beatles à côté de Madonna, Michael Jackson ou Lady Gaga, tu es obligé de constater que personne n’a acquis un tel niveau de notoriété aussi vite.

 

Revenons au concept de ton livre. En fait, tu pars de l’idée que John Lennon n’est pas mort.

 

J’ai juste imaginé que John Lennon avait survécu à sa tentative d’assassinat du 8 décembre 1980, dans le hall de son fameux Dakota Building à New York. Mark Chapman, un déséquilibré, lui a tiré dessus. J’ai basé mon livre sur le constat qu’il en réchappait. Pendant cette expérience extrême qu’est une tentative d’assassinat, Lennon a eu une NDE, c'est-à-dire une expérience de mort imminente. J’ai imaginé que cette expérience de mort imminente traçait se que pouvait être la suite de sa vie. 

 

Peux-tu nous remettre dans le contexte ?

 

En 1980, John Lennon ressort en album. Il reprend du poil de la bête et redevient créatif, mais il sort tout de même de 10 ans de tunnel. En gros depuis qu’il s’est installé au début des années 70 aux États-Unis, rien n’allait vraiment… il végétait. Déjà, il a mis 5 ans à se faire accepter aux États-Unis. Le FBI et les services secrets américains se sont mis dans la tête que c’était un odieux comploteur et qu’il en voulait à l’administration Nixon. Il s’est donc mis à dos toute cette administration. On a cherché à le mouiller dans des histoires pas possibles, on a cherché à le dégager des États-Unis, il a eu procès sur procès et enfin en 1975, il obtient sa carte verte, mais ça a été presque 6 ans de bataille. En 75, il y a son deuxième fils, Sean qui naît et lui sombre dans une espèce de vague à l’âme ou d’un côté, il s’occupe de son fils pendant que Yoko Ono fait fructifier le capital familial en faisant divers investissements qui n’ont rien à voir avec la musique.

 

Il est donc complètement improductif.

 

C’est ça, il n’écrit pas une ligne, pas une chanson. Il se goinfre de lectures ésotériques et de truc un peu fumeux… et il va en vacances aux Bermudes l’été 1980 et, miraculeusement, lui revient une sève musicale qui l’avait quitté depuis presque 10 ans. En même pas 3 semaines, il fait les maquettes de Double Fantaisy, il revient à New York, il boucle l’album et voilà. C’est cette période charnière du début des années 80, il est peut-être reparti pour faire de belles choses…

 

Tu as imaginé qu’à partir de cet évènement qu’est le NDE, il va chercher à corriger ce qu’il estime avoir raté dans sa vie. Tu fais même intervenir Raymond Moody.

 

Oui, c’est la première personne qui a fait de la littérature sur les expériences de mort imminente. Dans mon livre, Lennon est contacté par lui. Il trouve que l’expérience de mort imminente est un shoot incroyable et il veut lui donner un sens. Raymond Moody va l’aider en le suivant les 40 années suivantes en reproduisant artificiellement cette expérience de mort imminente 8 fois afin de régler les problèmes psychologiques de Lennon et à chaque fois de se libérer d’un poids, de se libérer de quelque chose qui le handicape depuis toujours… sa relation aux femmes par exemple, sa mère et Yoko Ono. Yoko a eu une emprise totale sur lui, ce que les fans lui reprocheront toute sa vie. Moi j’imagine que grâce à ses expériences, il finit par se séparer d’elle et je lui fais vivre d’autres histoires d’amour…

 

Tu as essayé de deviner ce qu’il aurait pu faire ses 40 dernières années. Ce n’est pas un peu casse-gueule comme exercice ?

 

Pour rassurer les fans, sachez que les 40 premières années sont rigoureusement exactes. Je ne touche pas au mythe des Beatles. J’ai épluché tout ce qui a été écrit sur Lennon et je me suis mis à imaginer ce qui me semblait semblable et amusant. Je fais des aller-retour constants entre le passé et le futur. Ce que j’ai trouvé extrêmement jubilatoire quand j’écrivais, c’est de mélanger biographie véridique et extrapolation. Il faut démêler le vrai du faux. Les choses sont à la limite du probable. Je n’ai fait que pousser le curser dans la démesure qui était la sienne. La vraie question c’est : que faire quand on s’appelle John Lennon et que l’on a l’impression d’avoir déjà tout fait ? Il est au bout du rouleau par épuisement du possible. Il a 40 ans, il a eu la gloire et le succès universel, les expériences les plus extrêmes qu’on puisse imaginer : drogues, sexualités, vies communautaires, expériences politiques, engagements… il a quand même passé la fin de sa vie à se demander ce qu’il pouvait faire pour se mettre en danger. Il a cherché tous les moyens pour se débarrasser de son étiquette Beatles.

 

Yoko Ono tient un rôle peu reluisant dans ton livre.

 

Peut-être a-t-elle pressé un peu trop le citron Lennon. En fait, ce que je cherche à mettre en perspective, c’est qu’elle était surtout une artiste frustrée. Elle a toujours voulu être musicienne, mais hélas pour elle, elle n’a jamais été très bonne dans ce domaine. Du coup, on disait de sa musique qu’elle était « expérimentale ». Dans les années 60-70, ça passait bien comme ça. Avoir de grandes ambitions musicales, ne pas en avoir les capacités et vivre à côté de quelqu’un considéré comme un génie universel vivant, c’est odieux ! Donc, elle était en permanence dans l’extrême admiration de ce qu’il était, dans l’envie d’attirer à elle une part de son génie et aussi dans une forme de jalousie.

 

John Lennon était-il ton Beatles préféré ? Et que penses-tu de Paul McCartney ?

 

Je pense que John Lennon, même s’il n’a pas tout réussi de ses tentatives multi disciplinaires, il n’a pas été un bon écrivain, ni un grand poète, il avait en tout cas cette envie de toucher à tout et surtout d’aller là où on ne l’attendait pas. Dans un sens, il avait une forme d’ambition qui confinait à la prétention. McCartney, lui, était plus modeste et certainement meilleur musicien. Bien sûr, sa musique était dans une forme plus consensuelle, plus pop, plus ronde, moins rock et surtout sans discours. C’est d’ailleurs ce que lui reprochent les aficionados de Lennon. De ne pas se positionner politiquement et donc d’être un « gentil mou ». Mais c’est un musicien au génie beaucoup plus avéré.

 

Dans ton livre, dans les années imaginées, tu présentes un McCartney assez lâche !


Oui, il est un peu faible et un peu ambivalent. Très souvent, il a pris la tangente, il fuit. Dès qu’une situation est ingérable, il a un peu des rodomontades de matador, bref, ce n’est pas un fighter, quoi !

 

As-tu des retours de certains protagonistes du livre encore vivant?

 

Je l’ai envoyé au « studio One », le bureau officiel de Yoko Ono. Je n’ai pas encore de retour. Ceci étant, le livre n’est pas traduit en anglais. Je ne sais pas vraiment s’il est arrivé entre les mains de Yoko Ono… je ne désespère pas d’avoir une réaction. Je l’ai aussi envoyé à Sean et à Julian, les deux fils de John Lennon. Comme à peu près 150.000 personnes, je suis ami Facebook avec Julian… (rires).

 

Quel est ton nouveau projet littéraire important ?

 

Je bosse sur un thriller contemporain qui implique notamment du terrorisme et de la géopolitique. L’action se situe à New York en septembre 2012, donc 11 ans après le 11 septembre.

 

Comment s’appellera ce livre ?

 

Je sais que tu aimes bien les scoops, mais le titre est provisoire, alors quand même… ce que je peux te dire, c’est qu’il sortira chez Blackmoon. Ce sont eux qui ont sorti en France une saga qui a vaguement marché : Twilight.

23 janvier 2010

Planète Ploton ou planète Mars... telle est la question.

fred-home-base-signa.jpgCe mercredi (20 janvier), j’ai demandé à Frédéric Ploton aka Frédéric Mars de venir dans les studios de 77FM pour réaliser un podcast. Je rencontre régulièrement ce stakhanoviste de l’écriture, parfois quand il sort un nouvel ouvrage pour l’interviewer (première et deuxième mandorisation), parfois pour le plaisir de se voir (sans micro, ni photo, donc). 

Frédéric Ploton ne cesse d’écrire. Deux romans sous son pseudo, Frédéric Mars : Son Parfum et L’amour est une femme. Et aussi une tripotée de documents, d’essais ou de livres « pratiques » sous son vrai patronyme.

Frédéric Mars sort en avril un livre qui va beaucoup faire parler de lui.

« Le sang du Christ », chez Michel Lafon.

(Il en parle sur son blog perso...)

L’idée était donc de faire le point sur sa bibliographie et qu’il me parle de son futur roman en exclu Lulu.

 

Je félicite Frédéric quand il arrive à destination (sans GPS !). Il s’est un peu perdu dans la ville, mais enfin… il a fini par trouver la radio.

 

Après avoir papoté un peu, c’est parti pour une conversation improvisée.

Complètement improvisée.

Exercice de style…

 

Première partie :

-Pourquoi utiliser deux noms ?

-Écrivain multifonction.

-Comment devient-on auteurs à tout faire ?

-Doit-on savoir tout sur tout ?
podcast

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51jCvbCfviL__SS500_.jpgDeuxième partie :

 

-Quand on écrit autant de livres différents, faut-il avoir une écriture neutre ou son propre style ?

-Pourquoi écrit-il parfois à quatre mains ?
podcast

Troisième partie :

-Ses deux derniers ouvrages, un essai et un livre à tendance érotique.
podcast

Quatrième partie :

-L’œuvre de Frédéric Mars : Son parfum et L’amour est une femme.
podcast

41IFBgGND7L__SS500_.jpgCinquième partie :

-Ses références littéraires.

-Son prochain roman, « Le sang du Christ ».
podcast

Sixième partie :

-La trame du « Sang du Christ ».
podcast

Septième partie :

-Les coulisses de l’édition… sur la future publication du « Sang du Christ ».

-Frédéric Mars/Dan Brown… même combat ?
podcast

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Le mercredi 20 janvier dans les locaux de 77FM (au cas ou ça ne serait pas visible sur les visuels discrets apposés sur les murs...)
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Huitième partie :

 

-Revisiter l’histoire… une bonne chose ?

-Projets littéraires futurs.


podcast

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