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12 juillet 2018

Francofolies de La Rochelle : interview de Foé

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Foé est l’une des grandes révélations de la chanson de cette année. Cette année, aux Francofolies, il s’est produit sur différentes scènes. Ce samedi 14 juillet, à 17h00, à la maison des Francofolies, les Francofolies de La Rochelle et les éditions Raoul Breton vont remettre le Prix Félix Leclerc dont il est le lauréat 2018.

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Remise du Prix Félix Leclerc, deux jours après l'interview… (Photo : Aurèle Bossan)

En ce 12 juillet, accaparé par tous les médias, il m'a tout de même accordé une interview.

29541719_527403484326917_8399696509303127369_n.jpgBiographie officielle :

Chad Boccara, producteur et manager, tombe sur une de ses vidéos postées sur YouTube. Curiosité immédiate et sensation de tomber sur une pépite en or massif. Il prend le jeune toulousain sous son aile. Avant cette rencontre déterminante, Foé embrasse un itinéraire musical plutôt commun: cours de piano à domicile de l'âge de huit à quinze ans, apprentissage de la guitare dans une MJC de quartier, groupe de lycée tendance rock alternatif et dans lequel il écrit en anglais. A la maison, beaucoup de musique classique. Lui carbure plutôt à AC/DC, Red Hot Chili Peppers, Alt-J, Stupeflip et rap américain. Très peu, ou plutôt quasiment pas, de chansons françaises. Il exprime rapidement un désir tenace d'évasion sonore. Ni vitesse ni précipitation. De toute façon, les parents exigent qu'il décroche un diplôme. Chose faite l'an dernier avec l'obtention d'un DUT génie mécanique et productique, spécialité aérospatiale.

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IMG_4681.JPGInterview :

2018 est un peu ton année.

Oui, j’avoue, il se passe beaucoup de choses pour moi cette année. Tout est allé très rapidement, il parait que c’est assez rare dans le métier, à ce point-là.

Le fait d’être aux Francos représente quelque chose pour toi ?

J’ai d’abord fait les Chantiers des Francos pour apprendre notamment la gestuelle et la présence scénique. Aujourd’hui, me retrouver sur des scènes officielles des Francofolies est symboliquement très fort.

Clip de "Bouquet de pleurs".

Tu es comparé à des grands de la chanson alors qu’à la base, dans ta jeunesse, tu écoutais surtout du classique.

J’ai appris le piano et beaucoup écouté Rachmaninov ou Bach. J’ai commencé la musique au conservatoire. Ensuite je me suis mis au piano, vers mes 8 ans. Plus tard, j’ai aimé le hard rock. Je n’avais quasiment pas de connaissance en matière de chanson française. C’est aujourd’hui que j’en écoute beaucoup. J’en avais un peu  marre de ne pas connaître l’œuvre de ceux avec lesquels on me comparait. Un jour, j’ai commis une énorme bourde sur une grande radio, j’ai parlé de Léo Ferrer. Là, je me suis dit qu’il y avait urgence à parfaire mes connaissances (rires).

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(Photo : Aurèle Bossan)

Tu es jeune, te laisse-t-on libre de tes choix artistiques ?

Complètement. Je vais vers la musique que j’ai envie de faire et d’entendre. 

Ton album est très diversifié. Il y a autant de ballades que de chansons electro-pop rythmés, mais il en ressort tout de même beaucoup de mélancolie.

Oui, je dois l’être un peu, mais je ne m’en rends pas bien compte. Ces chansons ont quelques  années maintenant. Je ne sais pas si je vais continuer sur cette trace-là ou si je vais explorer d’autres terrains. C’est encore trop tôt pour savoir.

Clip de "Mommy".

Tu as eu le temps d’aller voir d’autres artistes ici ?

C’est un peu compliqué. On m’emmène à droite à gauche et je n’ai pas vraiment le temps de me poser pour voir mes collègues. Je le regrette un peu, mais je ne suis pas ici pour ça, donc, je ne me plains pas.

Tu es de Toulouse, tu habites toujours là-bas, chez tes parents. Pourquoi ?

Ça me permet de garder les pieds sur terre. Quand je ne suis pas en représentation à la télé, à la radio ou sur scène, je redeviens l’enfant de mes parents. Je ne peux donc pas péter les plombs. 

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Après l'interview...