24 novembre 2007

L'intriguant comte de Paris et le gentil Duc de Vendôme!

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En fait, je me rends compte que j’adore cette rubrique du week-end, Tout petit déjà.

Parce qu’elle me permet de retrouver des archives que j’avais oubliées.

Et puis de me replonger dans des souvenirs, des moments, des situations que j’ai aimé vivre (ou pas).

Parfois, je souris en me rappelant à quel point j’ai pu être naïf ou influençable. Parce que des interviews, (je crois que vous l’avez compris), j’en ai fait à la pelle.

De toutes personnalités.

Des belles âmes, de moins belles, des riches et célèbres, des pauvres et magnifiques.

À chaque fois, je prends le même plaisir.

Quelle que soit la personne que j’ai devant moi, je ne fais strictement aucune différence.

La même passion m’anime.

 

Quand je suis devant un micro, une bombe peut exploser, je n’entends pas. Presque en transe.

(C’est une image… n’empêche que Fishturn et Benoît, lorsque nous avons tourné Exit savent de quoi je parle.)

Quand je suis devant un micro, je ne crains personne.

Et personne ne m’impressionne.

C’est comme ça, je n’ai aucun mérite, car pour moi, le micro est une arme.

Mon arme à moi pour délivrer les âmes.

(Celle là, je la note !)

Bref, tout ça pour dire, qu’il m’est arrivé d’accepter des rencontres avec certaines personnes, uniquement par amitié.

Souvent, en plus.

 

J’avais un copain qui était royaliste. Un vrai, un dur, un qui croyait à cette « noble » cause.

Il m’a demandé d’interviewer celui qu’il « vénérait ».

Son Altesse Royale, Henri Robert Ferdinand Marie Louis Philippe d’Orléans, comte de Paris.

Le chef de la maison de France, d’alors.

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J’ai passé un après-midi entier chez le chef de la branche des Bourbons-Orléans issus de Philippe de France, Monsieur, Frère du roi Louis XIV, et fils de Louis XIII.

(J’ai vérifié rigoureusement toutes ces informations. En tant que journaliste d’investigation de premier ordre, je vous devais bien l’exactitude des faits !).

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Cet homme (mort en 1999) intriguait.

Il était séduisant. Son charme était indéniable et son intelligence indiscutable.

Mais, il était fort décrié pour des raisons expliquées en détail dans son implacable biographie trouvée sur Wikipédia.

Des histoires politiques, des histoires financières, des histoires familiales.

 

Ici, une ultime interview...

Je me souviens que mon ami royaliste, m’avait tout bien expliqué.

Comment il fallait se tenir en sa présence, comment il fallait le nommer, le saluer…etc.

Évidemment, je n’en ai pas tenu compte, car l’homme que j’ai rencontré avait l’air de s’en moquer éperdument.

(En plus, Mandor est un sacré rebelle, je vous ferais dire…)

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Nous étions au Château de Chantilly, à la Fondation de Condé.

Le comte de Paris, à l'issue de l'entretien, nous a fait visiter la propriété.

C’était le 18 août 1987.

11 ans après, il fêtait ses 90 ans.

Message personnel :

Toi que je ne nomme pas mais qui se reconnaîtra puisque je sais que tu me visites parfois, je n’ai pas décliné ton identité parce que je ne sais pas si tu assumes encore cette période où tu rêvais d'une monarchie... mais n’hésite pas à compléter cette note avec tes réactions, tes explications sur le pourquoi du comment…

Ca me ferait bien plaisir parce que, franchement, c’est assez lointain cette rencontre et je n’en garde qu’un souvenir opaque.

P.S : Toujours influencé par cet ami de longue date, j’ai rencontré le petit fils du comte de Paris (devenu son successeur), pour un déjeuner à la Closerie des Lilas…

À suivre demain dimanche !

 

Edit: Dimanche 25 novembre, 8h00:

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(Extrait d'un article publié dans Libé le lendemain des évènements qui suivent.)

Suite de mon incartade involontaire dans le monde de la monarchie (utopique) française de la fin du 20e siècle.

Après le grand-père, je demande le petit-fils…

Toujours le même ami, dont je ne révèle pas l’identité, me demande si je peux lui permettre de rencontrer Jean d’Orléans par le biais d’une excuse professionnelle. Une interview, par exemple.

Qui ça ? Fais-je, un peu lassé par ces rencontres d’un monde dont je me fiche "royalement".

- Jean de France, Dauphin de France, héritier de la couronne. Il est le descendant direct de Louis-Philippe, roi des Français, et, par les femmes, de la duchesse de Berry et de Charles X. Il est apparenté à la plupart des familles royales régnant en Europe.

-Oui, et bien tant mieux pour lui ! Je refuse ta sollicitation et tu sais bien que rien ne peut me faire revenir sur mes décisions. Je suis quelqu’un d’ implacable doublé d'un parfait incorruptible.

Le lendemain, j’appelle mon ami Jacques Duchemin. (Qui ne l’est plus, mon ami. J’ai appris rapidement quel genre d’homme il était. Une carrière époustouflante, mais sujette à controverse, c'est le moins que je puisse dire...). Si vous êtes curieux. et , par exemple.

Ce monsieur connaissait tout le monde. Je dois avouer qu’il m’a permis de rencontrer un certain nombre de personnalités très facilement.

Une semaine plus tard, donc, Jacques Duchemin nous convie, mon ami royaliste et moi, à un déjeuner à la Closerie des Lilas.

En sa compagnie et celle de Jean de France.

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Ainsi, le 12 octobre1987 (année de la célébration du millénaire capétien), le Prince Jean, titré le surlendemain "Duc de Vendôme" par son grand-père, est assis à mes côtés et me raconte sa vie, ses espoirs de trôner un jour…etc.

(Le …etc. me sert bien, car je n’ai aucun souvenir des propos échangés ce jour-là. Cela dit, c’était il y a 20 ans, presque jour pour jour.)

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Je me rappelle tout de même que le jeune homme était d’une exquise courtoisie et d’une vraie gentillesse. A la fois lucide sur ses activités futures éventuelles et nourrit de folles espérances. Voilà ce qu’il est devenu.

Pour clore ce sujet passionnant, je publie une photo de groupe de toutes les forces en présence.

J'ai flouté mon ami et à droite, c'est Jacques Duchemin.

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J’ai passé un bon moment.

Mais, j’ai tout de même arrêté de fréquenter ce gotha-là.

J’en ai préféré d’autres…