Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19 octobre 2007

Daniel Lavoie... the piano man!

 

59a84ceb683b678f834ff42aa4cf682c.jpg

Daniel Lavoie est à l’Européen depuis lundi jusqu’à demain soir (samedi).

Ayant été invité, j’y suis allé lors de la première. Un peu à reculons, car je pensais que j’allais un peu m’ennuyer, ne connaissant pas bien le répertoire du monsieur. À part, Ils s’aiment, Je voudrais voir New York et les chansons qu’il interprétait dans Notre Dame de Paris (notamment celle-là!) ma culture « Lavoiesque » était assez réduite.

En fait, il s’en est très bien sorti et je me suis laissé piégé par son bel univers.

(Notez, que ce n’est pas pour autant que je vais courir acheter toute sa discographie).
6810bde08384d695f930a54c941abc27.jpg

Devant près de 200 personnes, le chanteur québécois a joué la carte de la simplicité.

Dès son arrivée sur la scène, il a enlevé ses chaussures (idée de Néry, son « collaborateur artistique ») et brisé le cadre qui aurait pu prendre les allures d'un récital de l'ère de Cro-Magnon.

8cdd141c7826253b811f0846b13eaf43.jpg
e95ba9587e6ebdb2fcf754e0d6741da2.jpg
Près de ses émotions, il a livré sans forcer et donné généreusement les chansons qui font les perles de son répertoire et quelques-unes de son nouvel album Docteur Tendresse.

Jean Guidoni (mandorisé ici) est venu chanter en duo la chanson La Naïade.

Très beau moment.
1ebc5d9a5da3081a49a922f629c9e92a.jpg

La formule piano-voix sied à merveille à Lavoie.

Lorsqu'il sort de scène après quelques rappels, Daniel Lavoie a réussi ce qu'il voulait: toucher et émouvoir.

Opération sincérité, sans artifice.

501397e76dac1092525af2ef07a7f897.jpg

Et c’est une jolie performance que d’attirer dans ses filets un Mandor pas fan de base, mais qui a très vite plongé.

Et qui a rendez-vous le lendemain avec lui…

 

77e53fbe0340d526920abb71b6805d1e.jpgAinsi donc, je me retrouve à 13 heures, ce mardi, rue des Abbesses.

Lors de ses venues à Paris, il loue un appartement gigantesque dans ce Montmartre si magique.

Il faut franchir deux portes avant d’atteindre son antre parisien.

Il m’ouvre (le sourire généreux), me présente les lieux puis me prépare un café. Nous nous installons dans le séjour et devisons de choses et d’autres avant de commencer réellement l’interview. Nous parlons d’abord de son spectacle de la veille. Il est très lucide :

 -Il y avait un bon noyau de fans. Ça fait longtemps que je les connais… vous savez, quand les choses vont clopin-clopant, quand la carrière est dans une période difficile, c’est très rassurant d’avoir des gens fidèles. Ils nous aident à franchir ces passes délicates.

Ce qui ne veut pas dire que c’est le cas en ce moment. Au contraire, tout va bien. « On ne me m’arrache pas ma chemise dans la rue, mais j’ai le succès modéré ! ». Un nouveau disque, une semaine de scène parisienne, il y a pire comme situation.

 

97e1a536ab47974b25d95cf16f8ad824.jpg-Après les comédies musicales Notre Dame de Paris et Le Petit Prince, j’ai réorienté ma façon d’aborder le métier. Je suis en reconstruction. Depuis quelques années j’ai quitté la pop attitude. Après 35 ans de métier, j’ai eu envie de revenir vers une chanson plus subtile, plus poétique, plus ressenti. Si on écoute mes chansons et que l’on cherche le sens, on s’y perd. Je veux procurer des cocktails d’émotion et non écrire des chansons « raisonnables ». La raison, c’est bien beau. Ca nous sert énormément à faire toutes sortes de choses et ça nous dessert souvent à faire des conneries…c7346f117ffbec3bd1029e615b50bf65.jpg

 

Ainsi, quand il n’écrit pas lui-même, il choisit des auteurs qui ont la même façon de "peindre la vie" que lui. Tout en nuance et en poésie… c’est le cas dans l’album Docteur Tendresse (le clip de la chanson titre est ici) avec des gens comme Allain Leprest ou encore Jean Rouaud et Marie Nimier

Daniel Lavoie parle de son métier d’artiste avec conviction et amour. Il est heureux d’être à la place qu’il est et a conscience chaque jour du bonheur qu’il possède.

 

-Moi, je suis un homme très libre. Je fais ce que je veux. Personne ne m’impose quoi que ce soit. Je n’ai pas envie de patron. La vie est trop courte pour se faire bousculer. Je suis un homme privilégié. Je le sais parfaitement…

 

Après 45 minutes de conversation passionnée, je demande au chanteur de prendre une photo Mandorienne. Il refuse d’abord.

 

-Je viens de me lever. J’ai les cheveux en bataille… j’ai l’air fatigué.

 

Je lui explique que c’est le principe de mon blog.

Rendre les artistes à la portée de tous. Les montrer tels qu’ils sont réellement, sans masque, ni maquillage, dans leur environnement.

Il accepte finalement, mais un peu contrarié.

Le résultat.

e31e794a21ffc24507c48309b5bece12.jpg

Vous avez encore ce soir et demain pour vous rendre à l’Européen…

Un beau spectacle, je vous assure.

 

Crédits: La photo d'ouverture est de Marie-Reine Mattera, celles du concert sont de Mandor (quoi, "ça se voit"?), celle du Petit Prince et de Notre Dame de Paris, je n'en sais fichtre rien...)

 

Et pour comprendre le titre de cette note...