05 décembre 2011
Laurent Voulzy: interview pour Lys and Love et tournage du clip de "Jeanne"

Le 27 octobre dernier, je me suis rendu chez Sony afin de prendre un van en compagniede quelques journalistes triés sur le volet (ce qui n’est pas pratique, je le conçois). Direction, le studio d’enregistrement de Laurent Voulzy, situé à Joinville-le-Pont. Le but : écouter son nouvel album Lys and Love, à l’époque, pas encore tout à fait terminé.
Divinement accueilli par l’hôte du lieu, il nous installe dans son salon pour écouter une bonne dizaine de titres de manière la plus confortable qui soit. Moi, je suis plutôt amateur du monsieur, donc, je craignais d’être déçu. Je ne sais pas faire semblant si je n’aime pas. Je ne dis pas que je n’aime pas, mais je suis tout à fait évasif quand je suis obligé de donner mon opinion. Ou je fuis. Et dans cette circonstance, fuir était impossible.
Mais, de toute façon, tel ne fut pas le cas.
Entre les chansons, Laurent Voulzy venait nous expliquer les tenants et les aboutissants du pourquoi du comment. C’était passionnant. Et ces chansons m’ont laissé baba. Meilleur album de Voulzy depuis au moins la nuit des temps.
Voici quelques clichés de cette matinée. (À ce moment-là de cette note, vous vous dites : « Bon sang ! En plus, il fait des photos magistrales ! Merci.)

Quelques jours plus tard, le 15 novembre, pour CD’Aujourd’hui, je suis allé avec un cameraman au Château d'Aunoy à Champeaux (77). Ci-dessus.
L’idée de base était de filmer des images de Laurent Voulzy en plein tournage de son clip de « Jeanne » puis de l’interviewer à l’issue. C’est ce que nous avons fait, sous un froid de canard (mais dans une ambiance chaleureuse, ce qui n’a pas rendu l’ambiance tiède pour autant…).
(Hum ! Non, je n’ai mangé aucun clown aujourd’hui).
Pour visionner l’émission, c’est ici.
Après l'interview et avant qu'il ne poursuive le tournage du clip...
Et finalement le clip de "Jeanne" terminé (qui vient tout juste d'être mis en ligne).
Heureuse coïncidence, Le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de décembre-janvier 2012 a consacré sa Une et deux pages au chanteur. Étant donné que c’est bibi qui s’occupe des pages « Musique » de ce journal, je vous propose la version écrite de l’interview.
19:52 Publié dans CD'Aujourd'hui, Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : laurent voulzy, lys and love, interview, cd'aujourdhui, clip, jeanne
11 novembre 2010
Yael Naim : première interview pour la sortie de "She was a boy"
Pour MusiqueMag (voir ici) et Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2010, j'ai interviewé Yael Naim. Le résultat est là :
Et voici le clip qu'elle était en train de tourner lors de l'interview: Go to river.
Clip "Go to the River" de Yael Naim
envoyé par totoutard. - Clip, interview et concert.
09:09 Publié dans Interview Culturissimo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yael naim, she was a boy, go to river, interview, clip
27 mars 2009
Alexis HK: le clip de "Les Affranchis" et l'interview!

J'ai rencontré Alexis HK, le 6 mars dernier, tard, un soir... chez Danièle Molko, une grande dame pour laquelle j'ai un profond respect (pour ce qu'elle a fait et ce qu'elle continue à faire pour la belle chanson francophone...).
Une petite sauterie, à laquelle j'étais convié, était organisée la veille du tournage du clip de "Les Affranchis".
Un clip dont tout le monde va parler car il est tout à fait exceptionnel.
Des guests de la chanson française par dizaines.
Alors qu'Alexis HK compare le monde de la chanson française avec la mafia...
Très second degré, comme la majeure partie du répertoire de ce garçon que je suis depuis le premier album.
Là, c'est le troisième (qui est sorti ce lundi).
Amusez-vous à compter combien il y a d'artistes présents... et éventuellement, tentez de tous les citer.
Si le coeur vous en dit...
(J'ai compté à peu près 10 ex mandorisés...)
Un tel casting, c'est dans l'ordre du "jamais vu"!
Faites buzzer!
(Oui, je trouve que, pour une fois, le jeu en vaut la chandelle!)

Mandor : Dans votre troisième album, musicalement, il y a une évolution notable avec quelques variations musicales.
A HK : Effectivement. Dans tous ce que j’ai pu faire précédemment, l’accordéon avait une place prépondérante. Dans mon humeur du moment, j’avais envie de le mettre de côté et de passer à des sonorités beaucoup plus folk : des guitares, des batteries plus péchues. Je me suis aussi laissé porter par les gens qui ont travaillé avec moi. Le fait d’avoir un autre réalisateur, Matthieu Ballet, on a échangé plutôt que de s’imposer chacun son point de vue.
Mandor : Dans vos chansons, il y a beaucoup d’ironies, de doubles sens… Il faut toujours gratter pour savoir ce qu’il se cache derrière. C’est le cas par exemple de Les Affranchis. Parler de la chanson française en évoquant la mafia à la Scorsese… Vous aimez bien aller dans un univers pour en décrire un autre ?
Alexis HK : J’aime bien mélanger ce qui peut représenter mes influences, les films de ma vie, leurs morales. Je fais autant de « clin d’œil » aux œuvres que j’aime autant que je les utilise. Moi, je suis un auteur de chanson française qui aime le film Les Affranchis donc, j’en fais un disque. Tout ce que je raconte dans mes chansons est cohérent avec ce que je suis. Il y a une certaine logique à tout ce que je décide d’imposer.
Mandor : La chanson française, dites-moi franchement, c’est vraiment la mafia ?
Alexis HK : Je n’ai pas voulu dire que nous étions tous des crapules. Je voulais juste dire que dans la musique en général, tout comme chez les gangsters, il y a des familles et on ne peut pas aller jouer sur les territoires des uns et des autres. J’ai vu ce cloisonnement des familles sous un aspect ludique. L’autre idée que j’ai voulu faire passer, c’est que le mode de vie d’un chanteur, c’est le mode de vie d’un affranchi. Pas dans le sens d’un gangster, mais dans le sens de l’homme qui est libre de sa vie et qui échappe au modèle social un peu astreignant du salariat ou de ce genre de situation. Je trouvais, en tout cas, le parallèle intéressant.
Mandor : Autre parallèle intéressant : la politique et la basse cour dans Chicken Manager. Chanson que vous « rapper » presque.
Alexis HK : J’avais envie d’écrire une fable depuis très longtemps. J’aime beaucoup les anachronismes, les retours en arrière. Le contexte politique se prêtait à écrire une fable sur les animaux. Ce n’est pas très méchant, mais par contre, assez réaliste.
Mandor : R-wan, vous a offert un superbe texte : La fille du fossoyeur.
Alexis HK : Je suis très client de Java et d’R-wan dans son écriture et sa personnalité. Je le trouve fin, irrévérencieux et dérangeant. Pas du tout dans le consensuel actuel, c’était donc un honneur de recevoir un texte de lui.
Mandor : Il y aussi votre pote Renan Luce et Lise Cherhal (la femme que vous préférez au monde). C’est la familia ?
Alexis HK : Oui. J’ai dans l’idée qu’un album, c’est aussi un album photo. Il représente un instant de notre vie avec les gens que l’on croise à ce moment-là et les histoires qu’on a envie de raconter. Au-delà du succès ou non d’un disque, il sera toujours là, il représentera toujours une certaine époque. Je ne suis pas très conservateur, ni un grand archiviste, je ne prends pas de photo*… pour me souvenir des étapes de ma vie, j’aurai mes disques.
Mandor : Vous n’êtes pas encore un chanteur populaire. Comment vous sentez-vous accepté dans ce milieu ?
Alexis HK : Je me sens accepté comme quelqu’un qui ne pratique pas un art populaire par excellence. Je n’ai jamais été à la recherche d’un public immense. S’il arrive, j’en serai ravi, mais je ne ferai aucune concession pour y parvenir. Atteindre le public ne se fait pas à coup de concessions. Parfois, on fait une chanson, le message passe et on devient « grand public », on ne sait pas trop pourquoi. On peut le calculer, mais pour moi, c’est une autre démarche. Il faut faire les choses telles qu’on les aime.
Mandor : Bon, en même temps, vous avez des millions d’amis sur Internet.
Alexis HK : Je ne suis pas seul grâce à internet. Je peux m’adresser au monde entier. Cette chanson sur Myspace, Thanks for the Add, est aussi un clin d’œil. Dans la réalité des faits, je ne me sens pas seul. J’ai toujours réussi à réunir autour de moi des équipes de personnes qui m’ont toujours suivi fidèlement, avec respect, et qui n’attendaient pas de moi que je devienne populaire pour un public de masse. Ceci étant, ils font le travail pour qu’éventuellement, cela le devienne. C’est une démarche assez saine tout ça. Moi, j’ai juste besoin d’humanité autour de moi.
Mandor : Vous aimez la langue française. Le vieux français même… Maudits Anglois en est la preuve.
Alexis HK : Je tenais absolument à ce qu’il y ait une chanson de geste et puis, j’aime beaucoup les formes anciennes remises au goût du jour avec un peu d’humour. Je parle dans cette chanson de la lutte perpétuelle entre les français et les anglais. Je l’ai toujours adoré car, elle est pleine de mauvaise foi et en même temps pleine de tendresse. Au fond, ces deux peuples s’adorent et font semblant de se détester.
Mandor : Dans cet album, dans la deuxième partie, vous vous dévoilez un peu plus qu’à l’accoutumée, je trouve. Il y a des textes plus personnels.
Alexis HK : J’ai considéré que si je voulais faire ce métier encore un moment, il fallait prendre le parti d’être un peu plus frontal avec des émotions, avec des sentiments, avec des événements plus personnels sans être pour autant barbant ni trop impudique. Je me suis permis deux/trois titres dans lesquels j’évoque quelques souvenirs d’enfance et des nostalgies que j’ai. C’est intéressant de faire partager des sentiments dont on sait qu’ils ont été partagés ou vécus par d’autres…
Mandor : C’est l’album qui vous ressemble le plus ?
Alexis HK : Si cet album s’appelle Les affranchis, c’est aussi parce que j’ai l’impression de reprendre une certaine liberté. Mes nouvelles chansons sont nées d’une remise en question de mon passé et de mon chemin. J’ai voulu faire les choses uniquement selon mes envies. On m’en a donné les moyens humains et logistiques. Quand on me fait confiance, je donne tout.

08:54 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : alexis hk, clip, les affranchis
01 mars 2009
Clarika: le clip!

Je suis fan de Clarika. Voilà, c'est dit.
Je l'ai rencontré plusieurs fois, et, là, tout récemment pour une interview filmée (visible ici dans quelques jours...)
Je n'aime pas les chansons démagogiques, moralisatrices...
... ou qui donnent bonne conscience (à ceux qui les interprètent) et mauvaises (à ceux qui les écoutent)...
(Salut les Sinsémilia!)
Mais Clarika parvient à dire des tas de choses avec intelligence, finesse et humour.
Second degré comme j'aime!
Voici la premier single tiré de l'album, Moi en mieux.
Bien mérité.
12:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : clarika, bien mérité, clip, moi en mieux




