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17 février 2018

Frédéric Zeitoun : interview pour Frédéric Zeitoun... en chanteur

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frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewTous les dimanches jusqu’au 25 mars, à l’Alhambra, Frédéric Zeitoun, auteur-compositeur-interprète (et auteur pour bon nombre d’artistes tels que Richard Dewitte, Enrico Macias, Carlos, Michelle Torr, Hugues Aufray, Charles Dumont, Lorie, Frédéric François, Smaïn, Lena Ka, Audrey Sara, Antoine, Annie Cordy, Louis Bertignac…), mais aussi grand spécialiste de la chanson française (il rencontre et interview de nombreux artistes depuis des années à Télé Matin et C’est au programme sur France 2  et sur la chaine Melody) propose son spectacle Frédéric Zeitoun… en chanteur. 1h15 de chansons à la fois émouvantes, tendres et drôles sur fond de mélodies magnifiques. Entre elles, les monologues de l'artiste sont irrésistibles. Accompagné par un guitariste fort talentueux, le généreux Frédéric Zeitoun a l’art de créer une ambiance conviviale. La sincérité et la bienveillance que l’on prend en pleine face font du bien. C’est si rare.

Le 29 janvier dernier, j’ai rencontré Frédéric Zeitoun dans une brasserie parisienne, l’occasion de faire le point sur sa carrière.

Argumentaire officiel du spectacle :

Et oui, il fallait bien que ça arrive.

Après avoir été entre autres, voyageur, bonimenteur, doux rêveur, gros mangeur, total glandeur et matinal chroniqueur, Frédéric Zeitoun vous revient... en chanteur ! Après avoir prêté sa plume à quelques artistes, il a décidé de donner de la voix. Parlée et chantée. Un genre de stand-up musical (ce qui est un comble pour un mec à la situation bien assise !) Cerise sur le gâteau, au rappel (s'il y en a un), une ou un ami(e) vient faire le bœuf !

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frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewInterview :

D’où te vient ce goût prononcé pour la chanson française ?

Je ne saurais pas te dire vraiment. D’aussi loin que ma mémoire peut me ramener, j’ai des souvenirs de sons, de souvenirs musicaux, de chansons comme celle d’Henri Salvador ou de Joe Dassin. Quand j’écoutais des chanteurs à la radio, ça me rendait heureux.

Tu étais malheureux ?

Oliver Twist, on va le laisser là où il est. Mais c’est vrai que, dans l’enfance, quand tu te trimballes une différence physique, ça te marginalise à l’école. C’est vrai que la chanson était un monde à moi et que ce monde-là était  peut-être plus doux dans la réalité. Les chansons m’apaisaient face à la violence que je pouvais prendre dans la gueule de temps en temps. Les chansons étaient donc ma parenthèse à moi.

Te souviens-tu t’être dit à un moment : « un jour, je serai dans ce domaine » ? 

Toujours.

Sans aucun doute ? frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interview

Jamais. La seule personne dont j’ai été fan quand j’étais petit, c’était Frédéric François. Aujourd’hui j’analyse que cet artiste incarnait le type qui sortait d’un milieu modeste et qu’en sortant de ce milieu modeste, il avait pu aider toute sa famille. Comme moi aussi j’évoluais dans un  milieu modeste, je me suis plu, gamin, à croire que je pouvais prendre le même chemin. A 8 ans, il y avait quelque chose qui me touchait chez lui. Je m’étais fait la promesse de travailler un jour pour lui.

Et 30 ans après, c’est ce qu’il s’est passé.

Et oui. Depuis 20 ans, j’écris beaucoup de ses chansons. Il y a quelque chose d’assez magique. C’est tout ce qui m’intéresse dans la vie. Arriver à faire ce que j’ai dit que je ferais quand j’étais petit. Mon moteur dans la vie, c’est suivre mes rêves de gosse.

Tu as écrit tes premières chansons à 11 ans. J’imagine qu’elles n’étaient pas encore parfaites…

Evidemment. J’écrivais des chansons pour attirer l’attention, parce que dans la classe, j’étais loin d’être le mec que les nanas draguaient. J’ai pris une guitare pour m’en sortir un peu. Je suis devenu très vite l’incontournable des fêtes du lycée, mais avec des chansons très maladroites. Cela dit, dans le tas, il y en a qui ont permis à mon prof de français de me dire « essaye ! »

frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewA 15 ans, tu rencontres Nicolas Peyrac.

Oui, et c’était une énorme vedette à l’époque. Il m’a reçu chez lui pendant plus d’une heure pour écouter mes chansons. Il m’a dit que c’était encore totalement vert, mais qu’il y avait un truc. Il m’a conseillé de faire des maquettes. Il a appelé son éditeur et m’a dégagé deux après-midi de studio. Je ne lui rendrai jamais assez hommage pour ça.

Et comment ça s’est passé ?

Les gens du studio m’ont dit comme Nicolas Peyrac… j’ai très vite compris que la composition pour moi était annexe, mais qu’il fallait que je persiste dans les textes. Il fallait juste que je murisse et que je travaille. 

Il y a un disque qui a été important pour toi, c’est l’album blanc sur fond rouge d’Alain Souchon, frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewJamais Content.

J’étais en 1ere et j’écoutais ça en boucle. J’étais fou de joie de savoir que l’on pouvait chanter des textes comme ça. C’était un type qui arrivait à parler de son malaise sans être gênant. Je n’ai jamais aimé les gens impudiques, qui me foutaient leur merde dans la tronche. « Allo maman bobo » exprimait un putain de mal de vivre, mais avec des mots d’enfants. J’aimais cette nouvelle façon d’écrire.

Comment as-tu fait ton premier 45 tours ?

A 20 ans, c’était en 1982, le directeur artistique de Chapell, Dominique Cotten m’appelle et me dit : « J’ai écouté vos chansons, c’est très mal foutu, mais il y a des textes que j’aime bien. Vous, en tant que chanteur, je ne sais pas, mais venez me voir ! »  Je déboule et il me propose de faire des maquettes avec Jean-Yves d’Angelo au clavier, Dominique Bertram à la basse, Manu Katché à la batterie, qui débutaient mais qui sont aujourd’hui la fine fleur des musiciens français. Ensuite, on fait le tour des maisons de disque. Ils trouvent les chansons intéressantes, mais très clairement, on me signifie que mon physique dérange. Ils voulaient donc plus placer les titres à d’autres artistes.

Tu n’as pas été vexé ?

Il n’y avait pas à me convaincre, si mon physique ne passait pas, tant pis ! Je ne dis pas que je n’avais pas un petit pincement au cœur, mais profondément, je voulais juste m’exprimer et gagner ma vie en faisant des chansons. Que je les chante ou que je ne les chante pas. Je préférais que les chansons existent plutôt qu’elles n’existent pas.

frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewEnsuite, tu pars en Israël en vacances. Que se passe-t-il après ?

Un soir, il y avait une veillée à l’université de Jérusalem et j’ai rencontré un « vieux » monsieur de 40 ans, Jean-Yves Laneurie. Il se trouve qu’il était directeur  commercial à Europe 1. Chacun chante sa chanson et quand arrive mon tour, contrairement aux autres qui reprenaient des gens comme Mouloudji, Montand ou Peyrac, je chante à la guitare une chanson que j’avais faite. Jean-Yves vient me voir et me demande de qui est cette chanson. Je lui réponds qu’elle est de moi. Il me demande d’arrêter mes conneries et de lui avouer la vérité. Je finis par le convaincre. Il m’interroge sur qui je suis. Je lui dis que j’ai signé en édition avant de partir. Il me signifie qu’il est pote avec Albert Amsellem, le directeur des variétés à Europe 1… de fil en aiguille l’affaire s’est faite, grâce à mon éditeur Gérard Davoust, même si ce 45 tours, « Ces matins », n’a eu qu’un succès d’estime. Mais ça a été le début de quelque chose. J’avais 20 ans, je ne renie pas du tout ce disque.  

Parlons télé. Tout le monde croit que tu as commencé à Télé Matin. Mais en fait, tu as commencé frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewchez Jacques Martin.

C’était la première fois que l’on me donnait un chèque. Je ne savais même pas pourquoi on me payait tellement j’aurais payé pour être là. Travailler avec un mec aussi cinglé, pour moi c’est un compliment, était jubilatoire. Il n’y a pas une semaine qui passe sur un plateau de télé où je ne pense pas à un conseil de Jacques. Il aimait les gens avec lesquels il travaillait. Attention, c’était un fêlé qui pouvait partir vers des excès. Des excès de générosité et parfois des excès de paranoïa. Mais à l’arrivée, ce qui le caractérisait, c’est qu’il avait un cœur comme j’en ai rarement vu, un professionnalisme  comme j’en ai rarement vu aussi et une volonté de te donner les choses, une volonté de te révéler à toi-même. Il ne se contentait pas de se regarder le nombril, il portait ses collaborateurs. Il fallait juste être motivé à fond, il n’aimait pas les glandeurs, ceux qui ne travaillaient pas. Et il payait super bien en respectant parfaitement les droits d’auteur. Dans ma vie, j’ai eu un avant et un après cette expérience. J’ai découvert ce que c’était d’avoir une certaine aisance. Merci Jacques pour ça, mais merci Jacques pour tout le reste. Apprendre à se tenir devant une caméra, m’avoir décomplexé de mon image… et tous les conseils qu’il m’a donnés. C’était un vrai mec bien.

C’est aussi grâce à lui que tu as rencontré Laurent Gerra.

Effectivement, c’est encore Jacques Martin qui a suggéré à Laurent Gerra de travailler avec moi pour les parodies. Il n’était pas obligé de faire ça. Martin était vraiment quelqu’un d’extra ordinaire, au sens étymologique du terme.

Frédéric Zeitoun et Laurent Gerra à Vivement Dimanche en 2012.

frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewTa vraie notoriété, c’est depuis ta participation à Télé Matin, non?

Ça fait 20 ans que j’y suis quasiment deux fois par semaine. J’avais écrit un livre qui était parvenu à l’assistant de William Leymergie. Cet assistant avait trouvé le concept de mon livre sympa. William me connaissait parce qu’il regardait Jacques Martin. Vincent Ferniot qui bossait aussi à Télé Matin avait dit des choses sympas sur moi à William. Ce dernier m’appelle le 30 juin 1998 en me disant qu’il a un boulot de bouche trou à me proposer. 8 chroniques d’été, 8 histoires de chansons. Je lui réponds que « bouche trou,  j’en rêvais ». Les 8 chroniques d’été se sont transformées en presque 20 chroniques. A la rentrée, satisfait de ce que les gens disaient sur moi, il m’a proposé de rejoindre officiellement l’équipe de C’est au programme. Pour rester, il a fallu que j’apprenne à faire des sujets. Aujourd’hui, ça fait 20 ans que ça dure.

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Première chronique à Télé Matin, il y a 20 ans. 

Sans lassitude aucune ?

Sans lassitude aucune parce que je travaille pour les deux émissions, Télé Matin présenté par Laurent Bignolas et C’est au programme présenté par Sophie Davant. Tu vis la lassitude si tu t’endors. Moi, j’essaie de me remettre en question, de faire les choses différemment très souvent. Je me mets des petits défis pour lutter contre la lassitude.

Revenons à ton métier d’intervieweur. Tu n’interroges que des gens que tu respectes professionnellement ?

Si vraiment je déteste quelqu’un, évidemment, je n’y vais pas.  Je suppose que tu fais la même chose. Il m’arrive de ne pas avoir d’avis sur quelqu’un, mais il faut toujours que je respecte la personne. Et le respect, c’est un déjà un acte affectueux. Ce qui est certain, c’est que quand je me mets en mode « intervieweur », je ne me mets jamais dans une posture. Je ne suis pas là pour juger les gens, mais pour faire en sorte de mettre en valeur leur spectacle ou leur disque. Qui je suis pour snober mes invités ? Tu poses des questions, les gens te répondent. Tu vois les gens sincères, ceux qui le sont moins.

frédéric zeitoun,en chanteur,télé matin,c'est au  programme,chansons,mandor,interviewParlons théâtre à présent. Tu es à l’Alhambra pour ton Frédéric Zeitoun… en chanteur.

C’est mon troisième spectacle. J’ai fait pendant quatre ans Toutes les chansons ont une histoire adapté de mon livre du même nom, ensuite j’ai fait L’Histoire enchantée du petit juif à roulettes, sorte de biographie en musique de ma vie qui m’a permis de dire pas mal de choses sur la différence et le regard des autres qui commençaient à me gonfler et enfin En chanteur.

Là, c’est un spectacle de chansons qui a pour but de « combattre le blues du dimanche soir ».

Depuis le 24 septembre, on n’a pas à se plaindre. Nous avons une régularité dans la cadence. Nous sommes en prolongations jusqu’à la fin du mois de mars.

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Bruno Bongarçon et Frédéric Zeitoun à l'Alhambra, le dimanche 21 janvier.

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Le chanteur Alain Turban, moi, la chanteuse Nathalie Lermitte et Frédéric Zeitoun à l'Alhambra, le dimanche 21 janvier, à l'issue de En chanteur.

Pourquoi ces spectacles ?

En 2007, un monsieur qui s’appelle Michel Algay m’a proposé de présenter le tournée Age tendre et têtes de bois qu’on avait été les premiers à couvrir pour Télé Matin. On a fait 60 Zénith dans l’année et je me suis bien marré. J’ai pris du plaisir avec le public. Cela n’est pas étranger au fait d’envisager de monter un spectacle. 

Les gens t’aiment bien. Je l’ai remarqué en allant te voir à l’Alhambra et là, depuis une heure que nous sommes ici. Ils viennent te voir et sont très gentils avec toi.

Oui, mais parfois, on ne me resitue pas vraiment. On me connait, mais d’où ? J’essaie d’avoir de la distance avec ça. Chaque dimanche, je remets tout à zéro. Je ne sais pas ce que c’est qu’une salle acquise. C’est ce que je te disais tout à l’heure quand on parlait de la télé. Vraiment, il faut se remettre en permanence en question et savoir que rien n’est jamais acquis ou gagné.

Frédéric Zeitoun chante "Juif de gauche" à l'Alhambra.

Ecrire des chansons, c’est le plus beau métier du monde ?

Pour moi oui.

Quand tu entends une chanson de toi à la radio, ça te fait quoi ?

Toujours la même émotion. Je me dis que c’est merveilleux d’écrire un texte sur un coin de table et de l’entendre quelques mois ou années plus tard chanté par quelqu’un. Je trouve formidable que les artistes qui reprennent mes chansons les subliment. Ils apportent quelque chose que je ne peux pas leur apporter moi. Tu vois, par exemple, je  n’ai pas le pouvoir de faire rire les gens. Mais avec Laurent Gerra par exemple, on a écrit une chanson qui s’appelle « Ah qu’elles sont jolies les filles en burkini » avec la voix d’Enrico Macias. Chanté par lui, ça devient irrésistible. Quand tu écris un texte et que tu entends via ce vecteur ô combien génial d’un artiste de la trempe de Laurent Gerra, c’est-à-dire certainement le plus doué de sa génération, une salle de 4000 personnes se marrer à ses conneries-là, je ne peux être que fier.

Pourquoi écris-tu ?

Quand on écrit, on ne se dit pas qu’on le fait pour laisser un message. Moi, je me dis juste que j’ai ça ou ça à dire et que j’irais mieux si je le dis. C’est presque un besoin de l’écrire. Au départ, c’est un acte parfaitement égoïste. Après, que les gens adhèrent à ça et que, par hasard, une phrase peut faire infléchir une vision des choses, je trouve cela formidable… mais je n’y crois pas beaucoup.

Frédéric Zeitoun chante "Le monsieur de la télé" à l'Alhambra.

Tu aimes la célébrité ?

Je ne peux pas te dire que c’est désagréable. Les gens sont plutôt gentils avec moi. Mais, il faut bien se rendre compte que tout ceci est éphémère, que tout peut s’arrêter du jour au lendemain et que ce n’est pas toi qu’on aime, c’est le mec qu’on a vu à la télé. Une fois que tu as compris cela, tu relativises beaucoup de choses.

J’ai la sensation que tu n’es dupe de rien, que tu as beaucoup de distance sur tout ça.

Ne pas avoir de distance sur ça, c’est être con. Le mec qui croit qu’il est arrivé quelque part parce qu’il fait des chroniques le matin à la télé, le type je le plains. Je rappelle qu’il y a des gens qui sauvent des vies en greffant des cœurs. Nous, on est des rigolos.

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Le 15 janvier 2019, lors d'un tournage de C'est au programme dans lequel j'étais l'invité de Frédéric Zeitoun pour parler de Starmania. C'est là que j'ai découvert un professionnel irréprochable et bienveillant.

J’ai une thèse personnelle et j’aime la répéter aux artistes qui me tiennent ton langage.

Je vous en prie maître.

Ne te moque pas. Les artistes sont un élément essentiel de la chaine humaine. Vous ne sauvez pas des vies, mais vous sauvez des âmes. Et ce n’est pas rien. Ce n’est pas anodin.

Peut-être que les chansons peuvent sauver des vies, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut commencer à se prendre au sérieux.

Ah ! Là, je suis d’accord.

Que l’on fasse notre métier sérieusement et que l’on fasse rêver les gens, c’est très bien, mais ça ne donne en aucun cas le droit de se prendre pour un être supérieur. Ce qui m’a toujours sidéré, c’est de voir que des vrais gens importants qui ont fait des choses héroïques, ce sont les plus simples. Au-delà de tout, on va tous clamser un jour et il y a des choses plus importantes dans la vie que la télé. 

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Après l'interview, le 29 janvier 2018.