30 novembre 2008
Un après-midi (en noir et blanc) avec Richard Bohringer...
Ce vendredi soir :
-Salut Mandor, c’est Gilles ! Excuse-moi, mais demain, ça ne t’embête pas d’aller chercher Richard à Paris chez lui ?
-Ben… Gilles, j’habite dans le Val d’Oise, ce n’est pas tout prêt de chez moi le 6e arrondissement de Paris. Surtout qu’après, on va dans la Seine-et-Marne…
-Bon, bon, je n’insiste pas, je comprends. Ne t’inquiètes pas je vais m’arranger…
Silence.
-Non, je te demande ça, parce que, tu sais, Richard, ça lui permettra de te connaître avant l’interview. Il n’est pas toujours facile, il a ses humeurs… ce serait bien qu’il te connaisse avant. Il se sentira plus à l’aise avec toi et vice versa. Enfin, je te dis ça, en même temps, tu habites loin. Non, laisse tomber !
Que croyez-vous que je fis?
Hier, samedi : Rendez-vous devant cher Richard Bohringer, dans une rue de la rive gauche, à 14h30.
J’arrive à 14h15. Je reste en double file devant chez lui et m’apprête à relire des passages de son livre Bouts de lambeaux (Editions Arthaud).
Tout d’un coup, j’entends des bruits secs sur la fenêtre avant droite.
Je sursaute.
Richard Bohringer est en avance et il m’a fait peur.
Je me présente, il me répond.
-Tournez là, passez par là…
Ah ce moment là, je me demande juste s’il sait que je ne suis pas chauffeur professionnel, mais celui qui va animer la rencontre à la FNAC de Val d’Europe…
J'ai mon Tom Tom. Je lui fais une confiance absolue.
-Je vais vous indiquer le chemin pour rejoindre la Francilienne !
-Mais, monsieur Bohringer, j’ai mon GPS, je vais m’en sortir, vous savez.
-Pas question ! Je veux savoir où je vais !
Dès la première rue, je pile sec. Un accident devant nous. Un deux roues par terre, son engin à côté. Bohringer sort de la voiture, visiblement bouleversé. Il y a déjà du monde autour de l’accidenté qui ne bouge pas. 5 minutes plus tard, le comédien, auteur, chanteur revient.
-C’est bon, il est conscient le pauvre homme…
Richard Bohringer continue à m’indiquer la route (qui est le même trajet que celui que me propose mon GPS, soit dit en passant).
En arrivant vers Serris, mon passager finit par me demander où j’habite précisément dans le 9.5.
Je réponds le nom de ma ville.
-Ah oui ! Je connais bien Groslay, c’est à côté d’Enghien. Je suis du 9.5 moi, vous savez… En tout cas, c’est très gentil à vous d’être venu me chercher.
On m’avait dit qu’il était un chouia lunatique… il l’est.
Le reste de l’après-midi, tout s’est bien passé.
Bon, pendant l’entretien, il a été comme je m’attendais qu’il soit : hâbleur, provocateur, ironique, un peu moqueur… parfois calme et posé parfois bouillonnant.
Interviewer Bohringer est éprouvant, mais intéressant. Je suis sorti de ces 30 minutes d’entretien sur les rotules.
Voici quelques photos prises hier après-midi par le stagiaire de 77FM, Jonathan...
Merci à lui!
EDIT DU VENDREDI 5 DECEMBRE!
Ca y est! C'est en ligne...
Ici, vous pouvez écouter l'intégralité de la rencontre (20 minutes).
Un échange verbal qui ne laissera personne indifférent! (Je vous l'assure!)
Voici quelques photos: 2 en couleurs signées de la FNAC Val d'Europe et celles en noir et blanc, signées 77FM...
09:34 Publié dans 77FM | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : richard bohringer, bouts lambeaux, fnac val d'europe, 77fm
24 novembre 2008
Richard Bohringer... à la FNAC Val d'Europe!

Ce samedi (29 novembre) à la FNAC Val d'Europe...
- Rencontre Dédicace avec Richard Bohringer
- à 16h30
- Littérature
- forum de rencontres

Ce que Bohringer dit de son roman...
« Je voulais les débuts de la vie avec les mots le début des mots dans ma vie j’avais vingt ans je voulais écrire le plus beau des poèmes. Rimbaud avait déjà fait le boulot. Alors j’ai fracassé la vie. Je voulais le jus. Le jus divin. Celui qui donne des ailes aux mots. Jamais découragé. C’est trop beau les mots. C’est trop fou. Les années ont passé. J’ai vécu l’attente du génie. Jamais venu. Juste une fleur a poussé en moi. J’ai pris la fleur et voilà tout. Il y avait tellement de monde en moi, d’humain croisé, raté parce que c’était pas le jour et tu te rajoutes une gamelle en te disant que tu t’étais levé con et qu’il y avait de fortes chances que tu te recouches aussi con.
Je voulais faire ce film aussi. Des jours je voulais fort et d’autres un peu moins. C’est Denis mon pote, celui qui jouait au rugby. Qui jouait bien même très bien, c’est lui c’est de sa faute et de la merveilleuse foi du groupe Aventures pour son incroyable énergie et amour que ce putain de film existe. Alors chaque jour avec des bouts de papier des bouts-bouts de mémoire des acteurs oh Dieu combien habités — pas de petits, que des humains brûlants. Et puis la lumière si belle par instant. Chef Dominique merci. Merci la vie. Tous les jours construire se laisser instruire par l’inspiration. Faire un joli film. Et se faire détruire dans les couloirs par des spadassins du royaume des ignares »
16:36 Publié dans Pub! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : richard bohringer, bouts lambeaux, fnac val d'europe




