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10 juin 2013

Pic d'or 2013 : Bilan (1)... la finale en vidéo

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Le jury 2013, la directrice et la nounou des artistes...

389809_464222313646783_237346011_n.jpgL'édition 2013 du Pic d’Or  s’est tenue les 24 et 25 mai dernier au Théâtre de Nouveautés de Tarbes (Hautes-Pyrénées).

C’est la deuxième année que l’organisation du Pic d’Or me fait l’honneur de me demander de faire partie du jury de ce tremplin. J’avais accepté l’an dernier « pour voir », malgré les réticences énormes que j’avais à juger les artistes et, pour certains d'entre eux, les éliminer.

Être membre d’un jury, ce n’est évidemment pas que ça. Il s’agit surtout de mettre en avant et de récompenser ceux que nous estimons les plus méritants. Cette partie-là s’impose d’ailleurs moins à moi, je dois l’avouer.

Dans cette première chronique « bilan » et avant de publier celle des coulisses de ces trois jours formidables passées là-bas, je vous propose de voir les prestations des finalistes.

Force est de constater que le Pic d’Or est, depuis trois ans, un tremplin qui réunit une partie de la fine fleur de la scène française d’aujourd’hui. Je le disais déjà l’année dernière (c’est d’ailleurs ça qui est fou, un tel bis repetita), j’ai rarement vu sur une même scène, un plateau composé d’aussi talentueux artistes en devenir. Je ne dis pas ça en l’air. C’est la réalité des faits. A ce propos, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi le France 3 du coin ne couvre absolument pas l’évènement. Mystère et boule de gomme ! (Y a-t-il tant que cela des manifestations musicales de cette tenue dans la région. Très certainement (je ne vois que ça…).

Je remercie ici Corinne Labat (à l’énergie communicative), la présidente du Pic d’Or, ainsi que Florence Cortes, la nounou des artistes (et un peu celle du jury aussi) et tous les bénévoles (sympas et efficaces) de nous avoir tous accueillis admirablement et chaleureusement.

(Une pensée à Christian Garcia qui est à l'origine de mon entrée dans cette aventure. Je n’oublie pas.)

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(Photo : Nöt Pixbynot)

En tant que membre du jury, tout comme l'année dernière, je ne donne pas mon avis personnel sur les uns et sur les autres, mais j’ai évidemment mes préférences et mes évidences. Cela étant, vous lirez dans quelques futures chroniques des mandorisations de ceux qui ont eu ma faveur. (Je suis donc très hypocrite sur ce coup-là. Une fois n'est pas coutume.)

Des artistes, des organisateurs, des autres membres du jury (dont vous verrez les interviews à la fin de cette chronique), de l’ambiance générale, je parlerai dans ma prochaine chronique (avec photos et commentaires).

Pour toutes ces belles vidéos, un grand merci  et surtout un grand bravo à Pascale Sonneville Paugam et son mari (pour Via communication, une agence de communication multimédia créée depuis 8 ans sur Tarbes dont le cœur de métier est, justement, la production vidéo) !

Askehoug (mandorisé ici): Pic d'Or.

La remise du Pic d'Or à Askehoug.

Jesers (mandorisé là) : Pic d'argent.

La remise du Pic d'argent et du Prix du public à Jesers.

Leïla Ssina : Prix d'interprétation et prix de l'ACP Manufacture de la Chanson.

Remise du prix d'interprétation à Leïla Ssina.

Manon Tanguy (mandorisée ici) : Prix de la musique et prix de l'ACP Manufacture de la Chanson.

Remise du prix de la musique à Manon Tanguy.

Guillo : Prix du texte.

Remise du prix du texte (que je remets chaque année. Merci Corinne Labat et Stéphane Rigot) à Guillo.

Les autres finalistes non primés (mais qui aurait très largement pu l'être).

Simon Autain.

Tony Melvil.

Dyne.

Virgule (mandorisée ici).

Maeva.

Après les 10 finalistes, voici les interviews des 4 membres du jury "parisiens" par Pascale Sonneville Paugam.

Commençons avec le chef, le président Arnold Turboust (auteur, compositeur, interprète. On connait de lui le single "Adelaïde" en duo avec la comédienne Zabou et il est l'auteur des musiques de grands succès d'Etienne Daho tels que "La notte, la notte", "Tombé pour la France", "Pop satori", "Epaule tatoo", "Le grand sommeil" et "Pour nos vies martiennes"...)

Dans cette vidéo, beaucoup d'images des délibérations du jury...

Thierry Cadet, journaliste du site musical HorsCène, chanteur, animateur sur Télé Melody et co-créateur du Prix Georges Moustaki.

Jean-Charles Pasqualini, fondateur et rédacteur en chef de Platine et animateur sur Télé Mélody. Par ailleurs, il est régulièrement sollicité par les grandes chaînes de télévision pour des interviews (50 mn Inside, 100% Mag, Accès Privé, L’édition spéciale, Planète Music Mag…). Il a signé plusieurs livres sur la chanson et conçu plus d’une centaine de compilations et coffrets de Piaf à Sanson.

Et bibi, pour finir.

27 février 2013

Prix Georges Moustaki 2013: résultats et point de vue sur la soirée

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Quand on passe sa carrière professionnelle depuis plus de 25 ans à défendre et mettre en avant des artistes français qui n’ont pas pignon sur rue/peu de visibilité/aucun média acquis à sa cause, on est content qu’un prix comme le Prix Georges Moustaki (organisé par l’association « Poésie et Chanson Sorbonne » à l’initiative de Matthias Vincenot et Thierry Cadet) existe. Avant lui, j’étais content que le Prix Constantin existe, et puis… (voir là).

Alors quand Thierry et Matthias m’ont proposé de faire partie du jury, je n’ai évidemment pas hésité une seconde. Pensez-vous, un prix qui récompense l'album indé et/ou autoproduit de l'année, c’est le prix idéal/rêvé pour Mandor.

J’ai pris mon rôle très au sérieux en étant présent à chaque phase de pré sélection, en écoutant chacun des finalistes avec attention et en votant le plus objectivement possible (tsss... comment je me vante!). Ce n’est d’ailleurs pas le plus simple à faire étant donné que je connaissais personnellement quelques finalistes (quand on s'intéresse à la nouvelle scène française, c'était un risque à prévoir). Il faut donc extirper de sa caboche le côté humain pour se concentrer sur les parties voix, texte, musique, prestation scénique (y suis-je arrivé?).

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Avant l'ouverture des portes...

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(Photo : Françoise Ducastel)

Les portes sont ouvertes...

Cerise sur le gâteau, Thierry Cadet m’a proposé d’interviewer avec lui les artistes pendant les changements de plateau. Symboliquement, j’ai adoré l’idée. Et concrètement aussi. Exercice tout de même délicat. Je suis habitué à des interviews d’une demi-heure en tête à tête, là, nous étions en free-style. Autant dire qu’on ne peut rester qu’en surface. L’idée était de présenter les uns et les autres le mieux possible en un minimum de temps (5 à 10 minutes maximum). J’ai entendu dire que l’interview d’Askehoug, avec ses réponses surréalistes et drôles, a nettement participé à  l’intérêt que lui ont porté public et jury. Les rires ont fusé dans la salle et je dois dire qu’il m’a déstabilisé avec élégance. C’est bien. J’aime quand l’artiste sort des sentiers balisés surtout quand il reste d’une classe absolue.

Je rappelle que l’idée de base était de décerner deux prix.

-Le Prix du jury (ayant pour président d’honneur Georges Moustaki et pour président du jury 2013 Alexis HK. Les autres membres du jury sont ).

-Le Prix du Public, fort nombreux ce soir-là. Les plus de 500 personnes présentes dans la salle ont rempli leur bulletin de vote après la prestation de chaque finaliste.

Voici quelques clichés de la soirée qui s'est déroulée le vendredi 22 février dernier à l’Amphithéâtre du Centre Universitaire Malesherbes (Sorbonne) . Ils seront agrémentés de commentaires évidemment essentiels.

(Merci à Sand Mulas de "je-suis-indépendante-et-je-travaille-pour-qui-je-veux-mais-faut-que -j'aime" et Marylène Eytier de Longueur d'Ondes pour ces sublimes photos).

Commençons par les deux gagnants de cette soirée.

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Askehoug d’abord qui a reçu le prix du jury (assez facilement, je dois dire).

prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie d'Askehoug:

Askehoug commence la musique avec le piano de 6 a 10 ans et, adolescence oblige, il apprend la guitare classique des 13 ans. Progressivement, il glisse vers la guitare électrique, la basse puis la contrebasse. Après de brillantes études d’arts plastiques, notre ami se décide : il sera musicien.

Pas classique, mais instinctif, il accompagne Violette s’il te plait, Stupéflip, Le soldat rose, Louis Chédid et Grégoire à la basse. Il compose également des BO et pièces de théâtre. En parallèle, il crée le groupe de rock The Tchaks et écume les salles parisiennes : La Scène, la Maroquinerie….

C’est sous son patronyme norvégien Askehoug qu’il décide de s’affranchir des règles dans une forme plus libre, mais risquée : le solo.

Il a sorti deux albums: Smart et Piggy et récemment Je te tuerai un jeudi.

A lire, sa mandorisation.

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"Toi ma petite Sand, je te regarde parce que je t'aime, tu sais. Je t'ai à l'œil moi aussi."

Prestation d'Askehoug  (http://www.watchaprod.com).

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de 3 Minutes Sur Mer:

C'est un duo d’une chanson francophone nourrie au rock indé anglo-saxon. Samuel Cajal (compositeur) et Guilhem Valayé (auteur-interprète) sont sur scène depuis 2007 grâce à une maquette acoustique qui les amène en finale des découvertes du Printemps de Bourges. Ils sont parrainés par Life Live en 2008 comme artiste PAP du COACH et produisent deux EP distribués par Lazy Live et Microsillon.

Accompagnés par les trois baudets en 2009, ils sont « découvertes » du festival « ALORS… CHANTE !» en 2010 après plus de 200 concerts en quatre ans.

Leur album "Des espoirs de singes" est sortit le 5 mars 2012.

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"Il jouait du piano debout, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup..."

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La prestation de 3 minutes sur mer (http://www.watchaprod.com).

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie d’Aliose :

Aliose est un duo d’auteurs-compositeurs-interprètes suisse originaire de Nyon, composé d’Alizé Oswald et Xavier Michel. Formé en 2007, il a sorti deux albums, Aliose en 2009 et Le vent a tourné en 2012.

Alizé et Xavier se rencontrent en 2004 aux Ateliers du funambule à Nyon et démarrent une collaboration, esquissant les débuts de ce qui deviendra Aliose en 2007.

En 2010, Aliose représente la Suisse dans l’émission Talents Acoustic de TV Monde. À la fin de cette même année, la Télévision suisse romande désigne le groupe pour se rendre à la finale nationale déterminant le candidat suisse au Concours Eurovision de la chanson 2011.

Aliose s’impose comme un digne représentant notable de la chanson helvétique.

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La prestation d'Aliose (http://www.watchaprod.com)

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de La Jeanne:

La Jeanne naît en 2007 de la rencontre entre la comédienne Jane Bréduillard, et le musicien Robert Baccherini. Fasciné par le timbre de voix et la présence de Jane, ce “disciple” de Paolo Conté composera un répertoire de chansons aux couleurs latines où tango, rumba, bossa et même cumbia s’enlacent sur un lit aux couleurs de jazz.

Sous une apparente légèreté, il y a chez La Jeanne toute l’élégance de mélodies finement ciselées, toute l’exigence de mots choisis, intimes et qui font sens. Un pied dans l’acoustique, l’autre dans la chanson et le cœur latin, il y a ce style sans cesse oscillant entre une certaine tradition et une modernité évidente, à la fois sensible et direct, touchant et entrainant.

Il y a ce contraste saisissant entre la nostalgie des textes et le soleil des rythmes, entre un univers coloré, souriant, et une voix profonde.

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La prestation de La Jeanne (http://www.watchaprod.com).

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de Luciole:

Du haut de ses 22 ans, Luciole, mêle parlé, chanté, interprétation et textes envolés dans un projet qui serait de trouver sa propre parole, celle qui lui ressemblerait…

Depuis ses 6 ans, elle apprend la musique : le piano puis le chant. À 9 ans elle tombe dans le théâtre pour ne jamais vraiment en sortir. Elle intégrera  par la suite, le Conservatoire National de Région de Rennes. Comédienne dans des spectacles musicaux, chanteuse dans un groupe de funk, c’est dès son plus jeune âge qu’elle prend goût à la scène. La découverte du slam en 2003, va développer chez elle une pratique qu’elle ne faisait alors qu’effleurer, l’écriture. Elle s’y jette à corps perdu et de cafés en scènes ouvertes se retrouve très vite sur celle du Championnat de France de Slam qu’elle remporte à deux reprises.

C’est en février 2007, qu’elle rencontre celui qui deviendra par la suite le réalisateur musical de son album, Dominique Dalcan. Avec lui, elle travaillera durant plus d’un an à la composition d’un bon nombre de morceaux. Le premier album de Luciole « Ombres » sortira en février 2009. Elle vient de sortir un EP, Et en attendant… annonciateur d’un album à venir.

Trois de mes mandorisations évoquent la jeune femme...

prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur mer"Laissez parler
Les p´tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon..."

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La prestation de Luciole (http://www.watchaprod.com).

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de Scotch et Sofa :

Scotch & Sofa se révèlent « Par petits bouts », un premier album remarqué en 2012, aux influences chanson française, folk et jazz. Le tandem qui s’est fait connaître sur scène, propose un univers singulier qui mêle voix, sampler et beat-box.

Lui, c’est Romain Preuss, alias Scotch, à la guitare et au beat-box. Elle, c’est Chloé Monin, alias Sofa, au chant et aux percussions.

L’histoire commence à Montpellier où Sofa, enfant du Conservatoire de piano, licence de musicologie en poche, entre à JAM, école de jazz de la ville. Scotch, originaire de Corrèze, musicien autodidacte, fan de jazz, fait ses études à Oxford. La suite, c’est l’adhésion de Scotch à Sofa lors de leur connexion à JAM et la collaboration avec Céline Reghi, enseignante rouennaise qui fait chanter le duo en français. Scotch & Sofa voient en 2005 son premier titre « Visite des recoins » sélectionné sur la compilation « Quand Je Pense à Fernande », remportent le tremplin du Festival Musik’elles de Meaux (2006) et concourent au Prix Pierre Delanoë 2008, avec prestation à l’Olympia. En 2012, Scotch & Sofa remportent le Pic d’Or de Tarbes (dont Thierry Cadet et moi-même sommes membres du jury, ne le cachons pas).

La mandorisation de Scotch et Sofa est à découvrir ici.

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Respect pour Scotch et Sofa... qui ont connu quelques déboires sonores. Ils ont été d'un professionnalisme et d'une bonne humeur à toute épreuve, alors qu'ils auraient eu de bonnes raisons de se sentir lésés.

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(Photo : Françoise Ducastel)

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prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de Céline Ollivier :

Affranchi de la médiocrité musicale ambiante, sa poésie organique de Céline Ollivier fait foi de tout consensualisme et susurre aux audacieux une douce invitation à l’errance. Oui, l’introspection peut être un gage de partage, oui, les maux de l’existence vraie ne sont jamais plus beaux que lorsqu’ils nous sont contés.

Céline Ollivier a fait ses armes au conservatoire, en classe de Jazz, à Caen, à la guitare et au chant. Au Conservatoire, on apprend la mathématique de l’improvisation, l’acrobatie des gammes, l’analyse de la musique, et bien sûr l’Histoire de la musique. C’est au sein du Collectif Manouche qu’elle apprend réellement la musique.

En 2012, Céline Ollivier nous offre un premier album intitulé : « La femme à l’éventail »

Cet album est racé, élégant, à la frontière d’une pop, poétique et nerveuse, et d’un blues latin granuleux, ensablé, chaud. Imparfait et vivant. Bref, il est humain.

A lire, si le coeur vous en dit, sa mandorisation.

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Céline ollivier accompagnée par Mell, ça le fait vraiment!

La prestation de Céline Ollivier (http://www.watchaprod.com).

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(Photo : Françoise Ducastel)

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Puis, pendant les délibérations du jury, le parrain de cette promotion 2013 a chanté devant un public conquis de la première à la dernière chanson... Cet artiste est réellement un des plus intéressants et inventifs de la scène française actuelle.

prix georges moustaki 2013,bilan,point de vue,askehoug,3 minutes sur merLa petite biographie de Barcella :

Distinction et perfection de la diction servent une ironie féroce et une imagination débridée. Barcella se joue de la logique et des genres étriqués pour composer un monde merveilleux. Il établit des ponts lumineux entre les canons de la chanson française et le hip-hop, entre les siècles et les lieux, entre les rimes et la déclamation des fois de l’homme. Il laisse deviner une farce dont on ne verra que le bout du nez alors que l’excellente interprétation de ses morceaux force l’admiration. La maitrise de ses allers-retours entre humour, auto-dérision, grandiloquence et émotion bringuebale l’auditeur sur un fleuve aux remous étonnants. Ce charmant personnage semble prendre un malin plaisir à explorer les époques et les courants musicaux, sans se soucier des convenances et des modes passagères…
Son nouvel album « Charabia » est à découvrir et à faire découvrir.

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"Envole-moi, envole-moi, loin de cette fatalité qui colle à ma peau...".

La remise des prix. Prix du Jury : Askehoug, donc.

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Prix du public : 3 Minutes Sur Mer.

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Photos finales avec les finalistes (ce qui, ma foi, est assez logique).

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Pour voir la soirée par le prisme de l'oeil de Sand Mulas, toutes les photos sont ici.

Et par celui de Marylène Eytier, c'est par .

Quelques photos par L'oeil du spectacle.

Pour finir, voici quelques liens racontant avec talents cette soirée:

-Laure Petit pour Le Ptit Blog.

-Peter Arnold pour HorScène.

-Clodelle pour Obiwi.

-Elsa Songis pour Longueur d'Ondes.

-Norbert Gabriel pour NosEnchanteurs.

Pour finir, voici la page consacrée au Prix Georges Moustaki paru dans le magazine Platine (daté des mois de mai-juin 2013). Par son directeur de publication et rédacteur en chef, Jean-Pierre Pasqualini.

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27 avril 2012

Askehoug : interview pour "Je te tuerai un jeudi"

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L’histoire est simple, l’attachée de presse (et néanmoins amie) d’un chanteur m’envoie le disque de son protégé. Je ne le reçois pas. Puis, elle me le renvoie. Je n’ai pas le temps de l’écouter. Elle insiste par mail, me demandant ce que j’en pense. Plusieurs fois, mais diplomatiquement, comme sait si bien le faire Patricia Espana. Comme je fais confiance au goût de cette attachée de presse-là, j’obtempère. J’écoute Askehoug. Puis, je réécoute. Puis j’appelle Patricia lui « intimant l’ordre » de faire en sorte que je puisse mandoriser l’artiste au plus vite. Ainsi fut fait.

Et de manière agréable.

Le 18 avril dernier, Askehoug est venu me rejoindre à l’agence et nous sommes allés dans un bar à proximité. Très sympathique artiste. Un mélange étonnant de timidité, d’humour et de franchise.

askehoug,je te tuerai un jeudi,interview,mandorBiographie officielle 2012 (mais un peu raccourcie):

Des textes racés, à mi-chemin entre l’écriture ludique de Prévert et la noirceur assumée de Bukowsky, Askehoug raconte de façon délibérément provocante les pérégrinations d’individus trop romantiques pour ne pas être balayés par leur propre existence, dont la mégalomanie souffre d’une maladresse congénitale. Une sorte d’autoportrait déformant en somme…
Un ou deux traits de guitare électrique, trituration samplée et le décor est planté. Le groupe (car ils sont trois) réconcilie subtilement rythmique hip hop et orchestration, hargne urbaine et style pompier, trivialité et bonnes manières, à l’image du titre de son premier album autoproduit Smart & Piggy.
Si l’on devait parler d’influence, Askehoug se trouve presque exactement à mi-chemin entre Arthur H et les Wampas, Serge Lama et les Beasty boys !

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DSC03673.JPGInterview:

C’est ton deuxième album… ton premier, en 2009, Smart & Piggy, je ne l’ai même pas vu passer.

Il était autoproduit, beaucoup d’idées, un peu foutraques, avec un son improbable enregistré quasiment entièrement à la maison, pas vraiment mixé… peu de moyen pour le faire, peu de moyen pour le défendre. Je n’avais pas fait appel à une attachée de presse et je me rends compte qu’un artiste a besoin de cette interface-là pour rencontrer les journalistes. Ce n’est pas un luxe, la preuve. Avec ce premier album, en tout cas, la gageure était principalement de savoir si je savais faire réellement un album de bout en bout.

Tu étais déjà musicien avant d’enregistrer ton premier disque.askehoug,je te tuerai un jeudi,interview,mandor

Oui, mais je me réfugiais derrière les autres. J’ai mis beaucoup de temps avant d’admettre que j’avais des trucs à dire et que je voulais chanter. Tu as entendu la voix que j’ai ? Jamais je n’aurais pu m’imaginer devenir chanteur. Je pensais qu’il fallait avoir une voix plus haut perchée, plus fluide. À un moment, je me suis lancé quand même.

Au départ, d’après ce que tu me racontes, même pour le premier album d’Askehoug, tu étais avec un groupe officiel ?

À l’origine, je jouais dans un groupe de rock qui avait deux chanteurs. L’un des deux est décédé d’une crise cardiaque à 35 ans. À sa mort, il ne restait plus que moi à chanter et avec les autres membres on a décidé de poursuivre quand même sous un autre nom. Moi, je voulais juste composer des titres et à la rigueur, diriger le groupe. Pour tenir le rôle de chanteur principal, je n’avais pas un orgueil assez assumé à l’époque. Le groupe s’est arrêté parce qu’il était à deux vitesses. Certains voulaient en faire leur métier et d’autres, faire ça en dilettante. Mon guitariste, Pierre-Antoine Combard (guitariste de Mademoiselle K) et moi, on a décidé de continuer ce métier professionnellement. Il fallait que l’on vive de la musique.

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Aujourd’hui, tu joues avec deux autres musiciens.

Je me suis offert les services d’un super contrebassiste, James Sindatry, et d’un batteur extraordinaire, Nicolas Krassilchik. Avec le groupe de rock, j’avais un problème pour placer ma voix par rapport aux guitares. Il fallait chanter très haut et souvent, c’était très moche. Je me suis donc dit qu’on allait faire une musique plus douce, plus calme. J’ai plus de facilité à mettre ma voix grave dans cette musique-là.

Avec ce deuxième album, quels sont les changements notables ?

L’écriture est plus condensée et homogène. Je n’ai pas mixé moi-même. J’ai filé le bébé à un très bon ingénieur du son, Bertrand Lantz. Il avait beaucoup de recul et c’était ce dont j’avais le plus besoin. Quand tu es auteur compositeur, tu n’es pas trop objectif.

Ce que j’aime dans tes textes, c’est l’insolence, l’ironie, l’humour et la poésie qui s’en dégagent.

L’aspect poétique, je le recherche. J’aime les belles choses, les belles phrases. Par contre, l’aspect ironique dont on me parle souvent me dépasse un peu.

Ah ! Tu ne te trouves pas un peu sarcastique, même ?

On me parle même de cynisme, ce qui me gêne un peu. Je me trouve simplement critique.

Tu es un homme de l’ombre qui passe à la lumière finalement.

J’ai pas mal joué pour des chanteurs installés, en effet. Dernièrement, j’ai joué lors de la dernière tournée de Louis Chédid, par exemple. C’est une espèce de parrain, il écoute ce que je fais, me donne son avis, me pousse à sortir des choses… c’est un super modèle. Je suis impressionné par cette carrière de 35 ans. Je ne dirais pas qu’il n’a plus rien à prouver, mais son image est faite. De mon côté, j’ai tout un travail à faire pour me faire connaître, pour accéder à un certain confort de création. Un disque comme le mien n’a pas beaucoup de place dans les têtes de gondole. Je ne suis pas très « mainstream », il faut bien le dire.

askehoug,je te tuerai un jeudi,interview,mandorTu as joué aussi pour Grégoire

J’étais bassiste sur sa tournée. Au début, personne ne le connaissait et un jour, on se retrouve à jouer au Stade de France. Expérience à vivre. Après, j’ai arrêté, ça commençait à me poser des problèmes. J’avais l’impression d’être schizo. Je ne renie pas que c’était une période confortable, j’étais bien payé, mais au bout d’un moment, il faut être en accord avec soi même. Pendant cette période, je disais toujours que je prenais l’argent de la variété française pour la réinvestir dans la chanson française.

Tu aimes les grands écarts. Il y a 10 ans, tu jouais aussi pour Stupeflip…

J’ai commencé ma carrière de musicien professionnel avec eux. C’était ultra créatif et ça partait dans tous les sens.

En tout cas, on ne peut pas te reprocher de faire de la variété… dans ta bio, des comparaisons sont faites avec Bashung, Serge Lama, Les Beastie Boys et Jean Rochefort (pour le look, je suppose). Moi, j’ai pensé à CharlElie Couture, Arthur H et parfois, à Kent aussi.

Dans l’intonation, dans le timbre de la voix ou dans l’écriture ?

Surtout dans la voix et la façon de chanter.

J’ai toujours eu de l’habileté à imiter mes ainés. Il faut juste que je trouve ma signature. Moi, je fais du parlé-chanté avec une diction à l’ancienne.

Attention, je ne suis pas en train de dire que tu imites ce beau monde. J’ai juste repéré quelques références, mais je t’assure que tu as une identité vocale bien marquée. Unique. Très élégante.

En tout cas, ça me rassure que tu dises qu’il y a de la poésie qui se dégage de ça et pas uniquement du cynisme. J’aime bien la poésie à la Prévert. J’aime bien l’écriture imagée. J’ai étudié les arts plastiques pendant longtemps et je suis diplômé. Mon ambition première était de devenir dessinateur. Et puis, un jour à Art Déco, j’ai croisé de très bons dessinateurs avec un trait hyper sensible. Cela m’a incité à changer de direction. À partir du moment où j’ai arrêté de dessiner, l’écriture texte est venue. Quand j’écris, je tente d’écrire une image, de décrire une image.

Tu ne fais aucune concession à la facilité… ta carrière prendra du temps, je pense.askehoug,je te tuerai un jeudi,interview,mandor

Un professionnel du spectacle me disait récemment que ce que je faisais était vraiment bien, et que donc, ça prendrait au moins 10 ans pour que j’en vive vraiment. Moi, je me dis très égoïstement que si je fais un disque, je veux pouvoir l’écouter dans 15 ans sans en avoir honte et en me disant que c’était un témoignage d’une époque. Je veux savoir ce que je laisse derrière moi et que chacun de mes albums ait du sens. Par contre, je ne veux pas devenir une marque de fabrique dans laquelle je ne pourrai pas sortir.

Depuis l’écriture de ce deuxième album, tu es devenu père de famille. Crois-tu que ça va changer ton inspiration et ton écriture ?

J’ai une petite fille qui est arrivée il y a 7 mois, du coup, je suis en effet persuadé que mon troisième album ne sera pas du tout écrit de la même manière. Je risque d’abandonner ce côté critique que j’ai. C’était là peut-être mon dernier album de vieil ado de 40 ans qui a encore envie de cracher sur le système. Cela étant, je ne dis pas que je ne continuerai pas… mais différemment.

Askehoug sur scène, il paraît qu’il assure franchement.

C’est pour moi un laboratoire. Il me permet de développer mon personnage. J’aime beaucoup la scène. Même si elle m’angoisse, c’est une récréation dont j’ai du mal à me passer. C’est un moment d’existence où tu peux faire ce que tu veux. Même te foutre à poil, si tu veux…

Tu te fous à poil parfois ?

Pas tout à fait. Presque. Torse poil, ça m’arrive. Tu sais, je suis un grand timide, c’est une bonne thérapie la scène. Je peux dire des trucs que je ne dirais pas dans la vraie vie. C’est le remède le plus efficace que j’ai trouvé pour lutter contre ma timidité maladive.

Tu parlais de « personnage ». Askehoug, c’est une création.

Non, pas du tout, c’est bien moi, mais libéré de tout un tas de contraintes et complètement décalé. C’est celui que j’aimerais être en toute circonstance. J’aimerais dire tout le temps ce que je pense, quitte à être vulgaire, obscène, dans le mauvais goût. Askehoug est le personnage que je ne peux être dans la réalité d’aujourd’hui, car socialement, nous sommes un peu trop cadrés. Askehoug, c’est mon moi non autorisé.

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Pour terminer, voici quelques captations et clips "maisons" de chansons tirées de l'album Je te tuerai un jeudi...

"Je veux du style", clip salle de bain.

"Je te tuerai", aux Trois Baudets, le 19 mai 2011.

"Muse", au Sax, à Achères.

"Rien" (Travelling dans un appartement vide)

"La mer", aux trois baudets, le 19 mai 2011.

"Les vagues font leur boulot", clip maison.