Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 octobre 2012

Amélie-les-Crayons : interview pour Jusqu'à la mer

202528_10151017499873317_1003863353_o.jpgCinq ans après son dernier album studio, La Porte Plume, Amélie-les-Crayons (déjà mandorisée ici et aussi là) revient avec Jusqu’à la Mer, un disque chargé d’embruns et de couleurs, de falaises, de rochers et de créatures merveilleuses, servi par les instruments hétéroclites de l’arrangeur Olivier Longre (lyre, dulcimer, banjo…). Amélie-les-Crayons, mi-chanteuse, mi-fée, est venue à l’agence le jour de la sortie de son nouveau disque, le 8 octobre dernier. L’occasion d’évoquer ses nouvelles chansons, sa façon de travailler, la scène et ses 10 ans de carrière.

1433035500-1.jpgPrésentation officielle de Jusqu’à la mer.

2002-2012. Dix ans déjà !

L'eau a coulé sous les ponts depuis la sortie du premier 6 titres Le Chant des Coquelicots en 2002. 10 ans de tournée, 2 albums autour de 2 spectacles originaux et surprenants immortalisés sur DVD et pour la rentrée 2012, un nouveau projet, album et spectacle : Jusqu'à la Mer, encore plus ambitieux, mais toujours dans cet esprit si caractéristique d'Amélie-les-Crayons où la magie se mêle à la musique, le théâtre au concert et le rêve à l'humour...

Interview :

amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandorVous avez réussi, encore une fois, à nous emmener dans un nouvel univers. Toujours magique et féérique, mais nouveau.

C’est grâce au regard et à la complicité de mes acolytes. En l’occurrence Olivier Longre,  Bruno Cariou  et Samuel Ribeyron pour les illustrations. C’est vraiment à quatre que nous avons conçu et fabriqué l’album. Ces univers dont vous parlez sortent de mon imaginaire, mais ils les subliment.

Pour cet album, je me suis laissé dire que vous avez beaucoup jeté de chansons.

Je trouvais que ça ressemblait à ce que je faisais avant.  Peut-être que dans tout ce que j’ai jeté, ce n’était pas le cas.

J’irais bien fouiner dans votre corbeille à papier…

(Rires)

Il y a toujours eu de la musique celtique dans vos albums. Cette fois-ci,  un peu plus.

Avant, j’habitais à Lyon, aujourd’hui, j’habite en Bretagne. Du coup, je pense que je suis imprégné encore plus.

Vous n’écoutez que ça ?

Non, pas  du tout, même si je vais danser le festnoz régulièrement. Entre le brouillard, la pluie, la mer, il y a quelque chose qui appelle certaines mélodies, certains sons. Et le granite fabrique une énergie particulière…

Cela étant, je sais que la création, pour vous, garde une part de mystère.

Depuis que je fabrique des chansons, c’est curieux, mais je sens que ce sont elles qui nous guident. Mises bout à bout, ça donne une ambiance générale. Avec de la mesure, bien entendu. Il y a des choses que viennent de nos propres réflexions. Mais, globalement, on essaie de rester à l’écoute des chansons pour se laisser guider.

"Tout de nous", extrait de l'album "Jusqu'à La Mer" (sortie : octobre 2012)
images : David Caen
montage : Bruno Cariou
Texte & Musique : Amélie-les-crayons
Arrangements : Olivier Longre
(c)(p) Neômme/Rouge Poppi 2012

Dans Jusqu’à la mer, on entend de nouveaux instruments que vous n’aviez pas utilisés amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandoravant.

Ça, c’est l’effet Olivier Longre. Chez moi, dans ma chambre, il y a un piano et une guitare, c’est tout. Par contre, chez lui, on ne peut pas marcher par terre tellement il y a d’instruments. Parfois, j’en entends un qu’il me fait découvrir et je me dis que ce serait bien si on arrivait à la placer dans un morceau. Lui, il se moque d’où vient l’instrument, c’est le son qui l’intéresse.

Vous arrivez avec vos chansons en guitares-voix, ensuite, vous la décorez ?

Moi, je ne fais rien. A partir de ce moment-là, c’est Olivier qui s’y attelle. Je lui donne quelques pistes de temps en temps, mais pas toujours.

Parfois, vous découvrez un morceau terminé?

Complètement. Il travaille pendant dix jours, on ne peut d’ailleurs pas lui parler. Et puis, quand il a fini, il nous livre le fruit de son travail. Donc, effectivement, je suis dans une totale redécouverte du morceau. Pour moi, à chaque fois, c’est un beau cadeau d’anniversaire.

Ça vous arrive de contester un fichier qui arrive ?

Oui, bien sûr. Nous travaillons dans un véritable échange de création et nous avons une vraie affinité musicale. Moi, quand j’écris une chanson, j’ai l’impression qu’il comprend tout de suite la vision de l’après, la vision de ce que je veux qu’elle devienne. Je pense que c’est une histoire de connivence intense. Ce n’est pas juste une connivence musicale, c’est aussi une vraie histoire d’amitié et de complicité. On travaille dans le plaisir. Lui il se fait plaisir dans le fait d’habiller mes chansons et moi de les entendre habillées ainsi. Ce qu’il y a de génial, c’est que l’on rigole bien.

amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandor

Il s’est passé 5 ans entre La Porte Plume et Jusqu’à la mer.

On a fini la tournée de La Porte Plume en décembre 2009. Ensuite, j’ai eu besoin de tranquillité pour me ressourcer. Depuis 2001, depuis le début de l’histoire d’Amélie-les-Crayons, nous ne nous étions pas arrêtés. Du coup, je pense qu’il était nécessaire pour moi de faire le point pour savoir où j’en étais. Et puis, très franchement, à chaque fois que j’arrête une tournée, j’ai envie de changer de métier.

Ah bon ! Expliquez-moi ça.

Ça ne dure pas longtemps, mais deux fois, ça m’est arrivé et je me suis dit qu’en fait, je voulais faire de l’agriculture. Complètement autre chose, quoi.

amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandorMais pourquoi ? Quand vous faites des concerts, les salles sont systématiquement remplies, votre public est d’une fidélité sans réserve...

Oui, tout à fait. Mais j’ai trop peur d’être malhonnête à un moment donné. J’ai peur de ne pas écrire les chansons qu’il faut. Je veux que mes créations musicales soient hyper justes et sincères et à chaque fin de tournée, j’ai l’impression que je ne vais jamais plus y arriver.

Ah d’accord ! Le doute de l’artiste, en somme.

Non, il ne faut pas prendre cela à la légère, c’est plus profond. C’est comme une mini dépression. Ça dure quelques mois.

Et qu’est-ce qui fait que vous revenez finalement ?

J’ai recommencé à faire quelques petits concerts complètement informels, pour faire plaisir à des personnes qui me le demandent. Et je me suis rendu compte qu’être confrontée au public, c’est ce que j’aime. Il y a vraiment un endroit où je me sens à ma place, c’est sur scène, quoi.  Et pour que le monde aille bien, il faut que chacun soit à sa place.

amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandor

Avez-vous déjà fait de la scène avec cet album ?

On a fait une petite résidence au Train Théâtre à Porte-lès-Valence. On est encore dans des réflexions. Le spectacle n’a pas encore été présenté tel quel, mais ce que je peux dire, c’est qu’en terme de mise en scène, ce sera un peu plus épuré qu’à l’accoutumée. Ce sera plus « concert » que ça ne l’a été avec La porte plume. Moins théâtral. C’est marrant comme les aventures, les projets ont tous leur vie, un caractère, une personnalité en fait.

Qui peut vous échapper parfois ?

Complètement. Mais, c’est ça qui est magique et extraordinaire. J’aime arriver à me laisser porter par les chansons, même si parfois, c’est difficile.

Vous me faites la gentillesse de venir à ma rencontre le jour même de la sortie de l’album, le 8 octobre, je vous en remercie. Vous êtes comment le jour de la sortie d’un nouveau disque ?

On ne s’habitue pas. En plus, ce n’est que mon troisième. Ce qui est génial, enfin, ce qui est flippant, c’est de se demander s’il va plaire aux gens parce qu’on y a mis tout notre cœur, et aussi notre âme. Après, il y a des gens dont l’avis est particulièrement important. Ma sœur par exemple.

Elle est le baromètre officieux ?

Voilà, c’est ça. J’ai eu un mail d’elle dans lequel elle me disait qu’elle avait beaucoup aimé, donc, je suis un peu rassurée… une chape de plomb qui tombe. Après, il y a les journalistes comme vous, les gens proches, les gens avec lesquels on travaille et puis après, et surtout, il y a le public.

amélie-les-crayons,jusqu'à la mer,interview,mandorVous fêtez cette année vos 10 ans de carrière. Ça commence à faire une belle carrière…

Je n’ai pas l’impression que cela fait 10 ans. Je n’ai pas vu le temps passer, du coup, ça ne me donne pas envie de fêter cet anniversaire. Mine de rien, il n’y a eu que trois projets et ce n’est pas beaucoup. Peut-être au qu’au dixième album, je ferai un anniversaire, mais là, c’est trop tôt.

Vous me disiez tout à l’heure, que chaque album, chaque spectacle à sa vie ? Peut-on considérer qu’à chaque fois, ce sont des petites carrières ?

Voilà, c’est exactement comme ça que j’envisage la chose. Du coup, le travail d’équipe, c’est ce qu’il y a de plus génial. On part de zéro et grâce au talent de chacun, on arrive à faire des trucs un peu hallucinants. Toute seule, je n’y arriverai jamais. Ce travail en équipe me gratifie très fort. Le rapport au public, l’échange, tous les retours qu’on peut avoir, complètement délirants parfois, des gens sont une sacrée récompense. Quand ils nous renvoient que ce que nous fabriquons à une utilité, il n’y a rien de plus qui puissent nous faire plus plaisir. Parce que, dans l’absolu, on a tendance à se dire que ça ne sert à rien de faire des chansons.

Alors que c’est tout le contraire. Vous faites le plus beau métier du monde. Donner du rêve aux gens, les sortir de leur morosité, de leur quotidien…

Effectivement, mais les trois dernières années que je viens de passer sans être confronté à un public m’ont fait perdre cette conscience-là. Il est arrivé pourtant que quelqu’un m’explique que ce que nous avons fabriqué les accompagne dans leur vie, d’une manière même très intime. C’est super émouvant et très fort pour moi. Je suis souvent étonnée et je suis bouleversé de savoir que j’ai une place dans la vie de telle ou telle personne. Quand je reçois ce genre de témoignage, je me dis que c’est une bonne raison de continuer.

Vous êtes venus ici avec votre bébé de 3 mois. Ça a changé quelque chose dans vos textes cette période où vous étiez enceinte ?

Il y a quelques chansons qui ont été écrites pendant la grossesse. Même si j’étais dans un état particulier, je ne sais pas si ça a vraiment influencé l’écriture ou les compositions de ce nouvel album. Je pense que ce sera sur mes prochaines chansons que l’on sentira l’écho de ma vie de jeune maman.

"Si tu veux", 2eme extrait de l'album Jusqu'à la Mer,
écrit et composé par : Amélie-les-Crayons
arrangements : Olivier Longre
prises de vue : David Caen
montage : Bruno Cariou
(c) (P) Neômme/Rouge Popi

Pour cet album, vous me disiez en off que l’on vous a fait le coup de « l’album de la maturité »…

(Rires). Vous seriez gentil, François de ne pas prononcer cette phrase. Mais effectivement, ça fait 10 ans qu’Amélie-les-Crayons existe et en 10 ans, on vit plein de choses différentes, on évolue donc on change, on grandit.

En termes d’écriture, vous avez la sensation d’avoir progressé.

En tout cas, je suis plus exigeante. Je ne sais pas si ça se voit, mais en tout cas, je travaille plus. Même si je suis toujours à la recherche de la liberté et de la spontanéité, le fait de se laisser guider, d’être dans un état ou c’est plus l’instinct qui parle que la tête qui réfléchit, je peux tout de même affirmer que le travail de l’écriture, j’y reviens plus qu’avant. Pour résumé, j’ai un premier jet un peu instinctif et après, je le retravaille.

Vous faites le distinguo entre écrire des textes et écrire des chansons.

Absolument. Mais, je peux aller encore plus loin. En fait, j’écris à des gens. Quand j’écris, je pense toujours à quelqu’un. Du coup, mes chansons ne sont pas informelles, mais chacun à une lecture qui lui est personnelle. Dans cet album, il y a de vraies chansons d’amour. Je les ai écrites pour mon amoureux… et comme on vit tous plus ou moins les mêmes histoires, à un moment donné, chacun peut s’y retrouver.

DSC05719.JPG

(Merci à Patricia Espana sans qui ce rendez-vous n'aurait pas eu lieu. Ou peut-être, si, mais quand même.)

01 septembre 2008

Conversation téléphonique avec Amélie-les-crayons

3760047480087.jpg

Ce vendredi (29 août).

 

-Allo !Amélie-les-crayons !

-Oui, c’est moi.

-Bonjour, c’est Mandor ! Je devais vous appeler à 11 heures pour l’interview.

-Oui. Il est 11 heures, d’ailleurs. Bravo pour l’exactitude ! C’est rare de nos jours…

-De rien, de rien… en fait, là, j’appelais juste pour vous dire que je ne serai pas à l’heure. Je suis coincé dans d’affreux embouteillages.

-Ah ! Ce n’est pas grave. Rappelez-moi dès que vous serez prêt.

-Mais si c’est grave. Je déteste être en retard. Je ne suis jamais en retard ! Aujourd’hui si, alors, je vous prie d’accepter mes excuses.

-Non, pas de soucis… je suis chez moi, ne vous inquiétez pas !

-Encore une fois, je suis désolé, j’ai honte, je me confonds en excuses, vraiment, c’est pas de chance, figurez-vous que…etc.

-Euh… oui, d’accord. Allez, à tout à l’heure !

 

Bon, en vrai, je n’étais pas coincé dans les embouteillages, je suis parti de chez moi à la bourre.

Et puis, en vrai aussi, je n’étais pas loin d’être aussi lourd que je l’écris. Ce besoin de me justifier en permanence commence à me sortir par les trous de nez.

l_d80eb57213db9965afcc91f890f77d7c.jpg

 

À 11 h 30, j’arrive enfin à 77FM (à Crégy-les-Meaux city). Je vire le directeur des programmes, tranquillement installé pour programmer je ne sais quoi.

 

-‘scuse, ch’uis à la bourre, tu peux me laisser le studio fissa.

-Oui bonjour, je vais bien, merci.

-Ah oui pardon. Bonjour, tu vas bien ?

-Oui.

-Ah tant mieux ! Tu n’as pas bonne mine, je trouve. Me voilà donc rassuré !

 

Je compose le numéro d’Amélie les crayons.

Et à partir de ce moment-là, le fébrile François se métamorphose en super Mandor.

l_e737b51d668e267bc7c4a4a9af20f734.jpg

 

-Bonjour Amélie les crayons, votre spectacle La porte plume est poétique, étrange, farfelu, émouvant… C’est facile d’amener le public dans votre monde imaginaire ?

 

- On a fait en sorte que les choses soient plus faciles pour emporter le public par rapport au fait qu’il y a un décor sur scène, l’univers visuel apporte un pont pour emmener les gens avec nous, c’est plutôt agréable. Bien sûr, le public varie selon les régions. C’est bizarre de constater cela, mais c’est la réalité. Il y en a qui sont plus faciles à transporter que d’autres. Globalement, ça se passe plutôt bien en fait. Les gens sortent du spectacle avec le sourire donc c’est bien l’essentiel.

 

-Dans votre spectacle, il y a beaucoup de pitreries et d’improvisations. Là aussi, c’est en fonction de la réactivité des gens présents dans la salle ?

 

- En fait, il y a une trame très précise dans laquelle on a besoin de se sentir bien nous pour pouvoir en sortir, justement. En fonction de la réaction des gens, il se passe parfois des choses imprévues… des improvisations, des chansons qui durent plus longtemps.

l_830a6e000e6d39f66a1a93bf183c60f6.jpg

 

-Vous êtes chanteuse, conteuse, danseuse, magicienne, comédienne, tout ça à la fois… pour vous un tour de chant lambda, c’est inconcevable ?

 

- Dans un tour de chant traditionnel, il peut se passer aussi de très belles choses. J’en ai vu beaucoup dans lesquels il y a de l’émotion. Moi, juste, je viens du théâtre, j’ai donc envie d’exploiter l’aspect visuel et scénographique et mise en scène, mais, vous savez, j’aime bien aussi chanter des chansons pour chanter des chansons. C’est loin d’être incompatible. Tout est une affaire d’épanouissement.

 

-Vous jouez la comédie lorsque vous êtes sur scène ?

 

-Tout le temps en fait… à partir du moment où je suis sur scène, ce n’est plus tout à fait moi. Ce n’est pas facile à expliquer, mais par exemple, quand je me regarde en vidéo, je n’ai pas le sentiment que ce soit moi. Ce n’est pas non plus de la schizophrénie dans le sens où je considère que c’est un deuxième moi-même qui se met en vie sur scène, mais de toute façon, à partir du moment où on est exposé à un public, je pense qu’il faut démultiplier ce qu’on est pour faire en sorte que les choses soient vues et entendues. Il faut qu’il s’opère une transformation de toute façon.

l_480191f1c289f8e98a83995e679bb1ee.jpg

 

-Il y a un personnage important dans votre vie et dans votre spectacle. Votre piano, qui est un peu particulier.

 

-Moi aussi je parle de lui comme un personnage. Je considère que c’est la cinquième personne qui est sur scène. C’est mon instrument et c’est avec lui que j’écris mes chansons. C’est par là que j’ai appris la musique, donc le piano est pour moi quelque chose de très affectif. Mon piano n’est pas comme les autres. IL fait deux mètres de haut. Il est à la fois en ferraille et en bois. C’est aussi un piano porte, c'est-à-dire que c’est une porte qui s’ouvre vers l’univers pour rappeler la porte plume. Ce piano ne me quitte jamais, sauf quand il ne rentre pas…

 

-Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de chanter.

 

-J’ai beaucoup écouté Anne Sylvestre, Thomas Fersen, les vieux de la vieille, Barbara, Brel, Brassens.. mais je crois que ce n’est pas par la chanson que j’ai eu envie d’aller sur scène, c’est plutôt par le théâtre. L’inspiration de vouloir se mettre en scène vient plutôt du théâtre de rue, tous ces petits trucs que j’ai fait avant de faire de la chanson. Du coup, j’ai peut-être une approche différente de la scène que les chanteurs habituels.

 

l_204e99b999041523fae3d981e795f122.jpg

-Aujourd’hui, vous jouez souvent à guichet fermé. Vous êtes devenue une rock star finalement !

 

-(Rires).  Bien sûr ! Une rock star interplanétaire ! (Re rires). Écoutez, en tout cas, ce qui me plait, c’est de pouvoir partager cet univers-là que l’on s’est inventé avec cette équipe de choc que je côtoie depuis maintenant un petit moment. C’est bien ça l’essentiel.

 

-Comment expliquez-vous l’enthousiasme qu’il y en ce moment autour de votre personne ?

 

-Je vis ça sereinement, même si je me rends bien compte que c’est un luxe de jouer à guichet fermé sur certaines dates. Je n’ai pas l’impression de faire ce métier avec pression. C’est ça qui me permet d’être libre, en fait. Libre dans ce que je fabrique, libre dans ce que j’écris. Je ne suis pas en train de me dire « qu’est-ce que je vais faire pour ne pas les décevoir ? » J’essaie simplement, pour respecter le public, d’être le plus proche de moi-même…

 

l_882c20c4fa58ec5c26cd6ac0b1e6819e.jpg

-Merci Amélie les crayons, j’ai tout ce qu’il me faut… c’était génial ! Je ne sais plus si je me suis excusé pour le retard tout à l’heure. Je vous présente donc mes plus plates excuses, non, parce que je ne supporte pas le retard et … patati et patata…

 

-D’accord, d’accord ! Sinon, passez me voir avant ou après le concert des Muzik’Elles, le 26 septembre. On parlera de vive voix !

 

-Évidemment que je serai là. Je couvre l’évènement pendant les 3 jours. Et je compte bien ne plus vous lâcher…

 

Pour entendre des extraits de notre conversation... c'est là!

 

Son MySpace.