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10 décembre 2012

Adamo: CD'Aujourd'hui + interview pour "La grande roue" + photos

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Salvatore Adamo est un artiste important dans ma vie. Il fait partie des artistes qui figurent dans mon livre Les chroniques de Mandor (avec cette chronique) … Quand on m’a proposé d’aller de nouveau à sa rencontre pour CD’aujourd’hui, j’ai été ravi.

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Ainsi le 12 novembre dernier, rendez-vous fut pris dans un hôtel (caché) de la capitale.

Pour voir l’émission, cliquez ici !

Comme, rien ne se perd avec moi, voici l'interview décliné pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois de décembre 2012/janvier 2013), suivi de son bonus mandorien...

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Extrait du clip "je vous parle d'un ami".

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Interview bonus:

Votre précédent album d’il y a deux ans a été disque d’or, est-ce que vous êtes étonnés d’être encore un chanteur en état de marche ?

Je prends ça comme un moteur. Les moindres encouragements sont les bienvenus. Ce disque a suscité un bel intérêt. Je me sens un peu gâté. Si ça veut continuer encore.

Vous ne vieillissez pas. Je trouve ça complètement dingue.

Intellectuellement, il s’agit simplement de rester curieux des choses du monde, de s’intéresser aux autres. Après, avoir l’impression de ne pas vieillir, cette impression de garder cette adolescence en soi, c’est sans doute le statut de l’artiste. Nous les artistes, on a cet immense privilège que le public attende que nous voyions les choses avec un peu de candeur, de naïveté ou une lucidité terrible qu’on essaie de faire passer à travers une forme de poésie. De par mon métier, j’ai été un peu éloigné de la vraie vie. Attention, je ne dis pas « préservé » de la vraie vie. À partir du moment où j’ai commencé à être connu, j’ai dû renoncer à certaines choses que tout le monde fait tranquillement, ne serait-ce que ces courses. Il y a 3 ans, au Québec, pour une émission de télé, on m’a lâché dans un supermarché pour faire mes courses. J’étais complètement perdu. Malheureusement, je vis un peu comme au théâtre et c’est une des raisons pour lesquelles je m’étais permis d’écrire un roman pour me forcer à retrouver les choses de la vie. J’ai peut-être une vision parfois édulcorée de la vie, je le sais. Quand je vais quelque part, même dans des pays où il y a des problèmes, les organisateurs me montrent ce qu’il y a de mieux. Après, c’est à moi de décider si je veux aller voir le reste. Ce que je fais souvent, d’ailleurs. Grâce à certains engagements, l’UNICEF notamment, là au contraire, je vais au cœur de certains problèmes du monde. Je suis allé au Vietnam, au Kosovo et en Afghanistan. Là, j’ai vu des choses que tout à chacun n’aurait pas vues. Je me considère comme privilégié parce que ça me permet d’être encore plus en paix avec ma conscience…

Parlons de l’état d’artiste. Vous faites rêver le monde… c’est très méritoire.

C’est une belle mission et je suis heureux, fier, et d’une certaine façon honoré, de pouvoir la pratiquer. Après, il y a sans doute que j’ai l’air d’une personne facile à vivre, ce qui n’est pas forcément le cas dans le privé, parce que tous ces privilèges que j’ai la chance d’avoir impliquent que j’ai dû sacrifier une partie de ma vie privée, du temps avec mes enfants, avec ma famille, avec ma femme, avec mes amis. Quand je rentre, je suis encore dans mon rêve et on me parle de réalité. Il y a parfois ce décalage dont je vous parlais dans la vraie vie, c’est plus souvent à domicile qu’il se révèle.

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Avez-vous été tenté d’aller vers le spirituel, comme vous le chantez dans « La grande roue » ?

J’ai l’impression que le fait d’écrire des chansons, d’essayer d’amener le public vers des ailleurs plus faciles à vivre, il y a un début de spiritualité. Moi, à 20 ans, j’étais en technique de diffusion relation publique à Saint-Luc à Tournay. C’était des frères des écoles chrétiennes, j’étais donc tout imprégné de relation et de liturgie. Avec le temps, je me suis posé des tas de questions, j’ai abandonné des tas de choses qu’on m’a apprises. Quand on me demande si je crois, je dis, « j’espère ». J’espère toujours que nous ne sommes pas le fruit du hasard. Il y a un tel agencement magistral dans le monde, qu’il doit y avoir un ingénieur. Je ne mettrai pas de nom dessus. Même une appartenance à une âme cosmique. J’aime aussi l’idée très poétique que notre âme soit une parcelle d’une âme universelle.

C’est cette âme-là qui donnerait l’inspiration aux artistes ?

Il y a peut-être aussi une transmission de ce côté-là. Euh… je ne veux pas aller dans le paranormal, ce n’est pas du tout ma tasse de thé, mais il m’est arrivé, et j’en ai discuté avec des collègues, de me réveiller en ayant une chanson. Je parle en collectif. On se réveille, on a son petit carnet, on note des choses. Maintenant, est-ce que c’est simplement un effet mathématique de toutes ces notes que nous entendons dans la journée et qui dans le sommeil continue à s’amalgamer et qui pousse tellement que ça réveille l’artiste parce qu’une mélodie s’est formée… Il m’est même arrivé de me réveiller avec une mélodie sur des harmonies que je n’ai pas étudiées. Il y a une espèce de gestation spontanée dans la tête, dans le rêve.

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Pour finir, voici quelques photos de la session acoustique tournée pour CD'Aujourd'hui...

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