30 mars 2012
Revolver : interview pour "Let Go"

Le 12 mars dernier, je me suis rendu dans les locaux d’EMI, afin d’aller interviewer les 3 membres du groupe Revolver. J’aime bien musicalement et humainement ces jeunes hommes particulièrement matures et talentueux. Voici le fruit de notre conversation pour ActuFnac (daté du mois d’avril 2012 et dans les FNAC à partir de lundi).



Pendant l'interview...
Après l'interview, avec la participation amicale et discrète de David Robert Jones.
Pour finir, le premier clip de Revolver tiré de ce deuxième album, Wind Song.
22:10 Publié dans Actu Fnac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revolver, let go, interview, actufnac, mandor
16 mars 2012
Rover : interview d'une future star mondiale !

Le titre de cette chronique est un brin exagéré et provocateur, mais bon, je ne suis pas loin de le penser. Ce serait, en tout cas, assez logique étant donné le talent immense de la personne concernée…
Le 5 mars dernier, j’ai reçu le très charismatique Rover à MusiqueMag pour une session acoustique et pour une interview. J’ai eu un vrai gros coup de cœur pour son premier et magnifique album. Ses compositions et sa voix m’ont bluffé au plus haut point. Comme très rarement, en fait. J’avais écrit dans le FNAC ACTU daté du mois février 2012 un article pour le moins dithyrambique sur la sortie de son EP. À lire pour comprendre un peu mieux le personnage.


Les deux sessions acoustiques...
Vous venez de nous interpréter deux titres en acoustique. Je vous sens habité quand vous chantez…
C’est la première fois que l’on me le fait remarquer, mais personnellement, je sais que c’est indispensable pour interpréter les morceaux de Rover. Inconsciemment, je suis obligé de rentrer dans une émotion qui est la plus vraie possible. Les morceaux ont été écrits avec une émotion assez forte qui j’espère est ressentie à leur écoute. Le plus facile pour bien chanter une chanson, c’est de savoir et comprendre ce qu’on est en train de chanter, pourquoi on a écrit ces paroles et s’appuyer là-dessus. Je fais comme un acteur qui joue son texte au théâtre. Je prends donc votre réflexion comme un compliment. J’ai une tendance à avoir une relation amoureuse avec la musique. Je la consomme et je la joue de façon passionnelle. J’essaie d’être le plus « dedans » et le plus « avec ».
Il y a des influences évidentes quand on vous entend, Bowie et les Beach Boys par exemple, et pourtant, vous avez votre propre style… c’est difficile de se détacher des gens qu’on a beaucoup écoutés ?
Oui, pour être franc, c’est difficile évidemment. Je suis absolument certain qu’il ne faut jamais renier ses influences, les disques avec lesquels on a grandi… Il faut bien assimiler ses influences, les assimiler, bien les passer dans son filtre. Il faut s’appuyer sur leur travail prémâché et parvenir à mettre ses propres émotions, sa patte, à travers les clés qu’ils nous donnent. Ce sont des alliés, pas des concurrents. David Bowie en fait partie et c’est un nom qui revient très souvent quand on parle de ma voix. C’est très flatteur, du moins si cela fait écho à la première période de son travail, dont je grand fan. Il fait partie des 5 grands song writers de ses 50 dernières années, alors j’accepte volontiers cette remarque élogieuse.
Vous venez d’un groupe punk rock. J’ai remarqué que les artistes qui viennent de ce genre musical ont besoin d’apaisement et ont tendance à avoir en solo un répertoire calme.
C’est drôle comme réflexion. Je n’y avais jamais songé, mais c’est fort possible. Les rockeurs sont souvent des gens très doux, tout comme les balèzes, les gens très forts et très grands… en fait, s’ils font peur au premier abord, ils sont très sensibles. Un rockeur, c’est un song writer qui crie juste un peu plus fort pour qu’on l’entende. Moi, je ne fais pas une grande différence entre les catégories de chansons, entre un chanteur de folk, un rockeur ou un rappeur. Ce sont juste des habillages qu’on utilise qui diffère. Que ce soient les influences, les outils, les instruments ou les codes vestimentaires, tout ça permet de faire passer son message. Mais au fond, peut être que vous avez raison, il y a ce sentiment de prendre une retraite après le rock…
Vous venez parler de message. Quel est le vôtre ?
Il y a une thématique qui rejoint le ressenti que j’ai au moment d’écrire des chansons. Quand je vis mon quotidien, c’est ce temps qui passe. La musique, c’est la raison n° 1 qui me donne la foi au quotidien, pour écrire une chanson, pour prendre ma guitare ou me mettre au piano… j’essaie d’avoir un peu d’emprise sur le temps qui passe, je crois que c’est ce qu’il y a de plus dur à notre époque. Tout est chronométré dans la vie, la musique me permet de me mettre dans une bulle intime ou je peux suspendre le temps. Ce n’est pas une volonté de ne pas vieillir, c’est juste ne pas en être le témoin chaque minute qui passe.
Quand vous créez, vous êtes un solitaire ?
Plus on met d’éléments, plus ça peut devenir des pollutions potentielles. On est toujours diverti de l’essentiel quand on est plusieurs. La solitude à cela de fantastique qu’on est en relation qu’avec soi même et on apprend à se connaître, du coup, on en sort enrichi.
Quand vous êtes sur scène, vous avez des musiciens. C’est facile pour vous de donner votre musique à d’autres personnes. Les musiciens doivent s’accaparer votre musique.
Non, ce n’est pas facile. Les musiciens qui composent l’équipe qui m’accompagne sur scène sont des gens humains, brillants, fins et intelligents. Ils ont tout de suite compris l’ambiance de l’album et ils ont su se l’approprier avec respect tout en injectant leur « touch ».
Pour un musicien, c’est dur de jouer du Rover ?
A mon avis oui. C’est un projet tellement personnel et je suis tellement exigeant avec moi-même au moment d’écrire et d’interpréter les morceaux que je le suis forcément avec les autres. Dans mon répertoire, il y a une zone de sensibilité très fragile. L’émotion peut très vite devenir pathétique si elle est prise à la légère. Il n’y a rien de pire que de jouer avec les émotions. Il faut qu’elles soient pures, blanches, dans le sens translucides, et sans maquillage. C’est ce que j’aime en musique, c’est ce que j’aime en peinture et chez les gens en général.
Vous venez de parler de peinture. Vous dites qu’elle vous inspire souvent.
Au-delà du support artistique, c’est une façon d’aborder son travail. Je ne suis pas un grand historien de la peinture. Je découvre des toiles, des peintres, mais ce sont les peintres romantiques du début du 20e siècle qui me fascinent le plus. La peinture, c’est comme la musique, il y a quelque chose d’impossible à toucher idéalement. Quand on y arrive, on se rend compte qu’il faut s’y remettre le lendemain.
Vous sentez qu’il se passe des choses autour de vous en ce moment ?
Indéniablement. Je perçois une vraie réception des gens qui ont acheté le disque et qui écoutent. C’est toujours angoissant parce que c’est une musique très personnelle. J’ai voulu un disque vrai, sans fioritures et qui ne suit pas les modes. Voir cet engouement autour de lui et de moi, ça me touche réellement.
Pour finir voici son premier clip officiel...
05:53 Publié dans Actu Fnac | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rover, interview, actufnac, mandor
07 novembre 2011
Kid Bombardos: Session acoustique pour MusiqueMag

Kid Bombardos était de passage le 23 septembre dernier (oui, je sais... encore très en avance le Mandor) dans les locaux de MusiqueMag pour interpréter deux titres tirés de son premier album Turnin' Wrong. Kid Bombardos a débarqué sur la scène française en 2006. Le groupe commence sérieusement à prendre ses marques. Il faut dire qu’il a sillonné la France dans tous les sens à travers ses nombreuses scènes et festivals.
Avant de continuer, parce que je ne suis pas certain que tout le monde sache qui sont les Kid Bombardos, voici une chronique que j’ai écrite sur leur premier album dans ActuFnac daté du mois de septembre 2011.
Les kids (comme on va sûrement bientôt les appeler), n’hésitent pas à renvoyer le rock new-yorkais et la pop anglaise dans les cordes. Leurs compositions sont solides, précises et leurs rifs de guitares ne sont pas sans rappeler ceux des Strokes. Ce jeune (mais pas immature) combo est parfaitement décomplexé. Leurs morceaux sont souvent radieux et dotés d’un swing enivrant. Parfois, les membres de Kid Bombardos se déguisent en crooners et ça marche tout autant. Bref, ils sont de cette veine de rockeurs qui ont la classe, des mélodies subtiles et une énergie volcanique sur scène.
Voici deux extraits de leur album en version acoustique pour MusiqueMag:
Pour commencer, "Running for time".
Et "Sundays"...
Une photo du tournage de la session...
Petite conversation avec le groupe...
22:33 Publié dans musiquemag.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kid bombardos, turnin' wrong, session acoustique, chronique, actufnac
10 septembre 2011
dEUS: interview pour Keep You Close
Pour le magazine ActuFNAC daté du mois de septembre 2011, j’ai interviewé le groupe dEUS. Impossible de les rencontrer à Paris, ils ne sont pas encore en promo. J’ai donc fait ce que je n’aime pas faire, interviewer un artiste par téléphone.
Bon, là, pas le choix. C’est urgent !
Voilà ce qu’à donné mon coup de fil en Belgique au leader et chanteur du groupe, Tom Barman…
08:18 Publié dans Actu Fnac | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : deus, interview, actufnac, keep you close




