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30 janvier 2017

Thomas Fersen : interview pour Un coup de queue de vache

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(Photo : Jean-Baptiste Mondino)

thomas fersen,un coup de queue de vache,interview,mandorAvec ses 25 ans de carrière et un univers poétique bien à lui, les inconditionnels de l’univers de Thomas Fersen vont être naturellement comblés par ce 10e album, Coup de queue de vache. Les profanes vont découvrir ce personnage chaleureux et généreux, véritable artisan des mots et ciseleur de rimes. Ce nouveau disque (réalisé pour la première fois en indépendant), hors du temps et des modes, en marge d'une industrie musicale dans laquelle le chanteur de 54 ans ne se reconnaît plus vraiment, est encore plus drôle, insolent et décalé que d’habitude. Accompagné d’un quatuor à cordes, d’un banjo et d’une mandoline, on y retrouve un nouveau bestiaire aux traits humains : Des coqs et des cochons, des lièvres et des biches… bref ça sent le terroir et la vie champêtre. L'oiseau rare de la chanson française m’a une nouvelle fois reçu très gentiment (la précédente mandorisation du poète chanteur, en 2013, est à lire ici). C’était le 13 décembre 2016, dans un café de la capitale... et il ne mâche pas ses mots et ses maux.

Argumentaire officiel :

Toutes les chansons se déroulent dans une ferme, les champs et les bois qui l'entourent, mais aussi en ville où la nature s'est installée dans les vies tristes et sauvages, ou encore dans les baisers qu'une jeune fille reçoit de son amoureux au cou de chevreuil. Elles sont accompagnées par un quatuor à cordes, dans lequel s’est glissé un cinquième élément, un « intrus » selon Thomas Fersen - comme le renard rôdant dans la basse-cour - à cordes lui aussi mais issu de l'instrumentarium populaire (mandoline, banjo, ukulele, guitare), piano, contrebasse, batterie.

Ils en parlent...
 
"Ces petits airs content et comptent parmi les plus charmants, les plus cruels et les plus oniriques de la chanson francophone."
 
"Thomas Fersen fait de la langue française un festin"
 
"... L'enchanteur conteur qui nous régale... "

"Des cordes tour à tour harmonieuses et dissonantes, des mélodies pétillantes entraînantes..."
 
"Pourquoi on est fan ? Pour les arrangements soignés. Pour l'humour qui émaille
les paroles. Pour le mystère de la personne qui se cache derrière tout cela..."
 
"Joie des surprises, gourmandise des mots, Thomas Fersen régale son public avec un nouvel album"

"Osons le dire : ce dixième opus de Thomas Fersen est un bon coup !"

"D'intemporelles histoires d'animaux très humains et
des histoires d'humains, ces drôles d'animaux"
 
"11 chansons à l’écriture fine, aux vers ciselés, aux accompagnements
élaborés traversent cet album à l’évidente réussite"

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(Photo : Jean-Baptiste Mondino)

 thomas fersen,un coup de queue de vache,interview,mandorInterview : 

A travers ton nouveau bestiaire, quel est le sujet principal de ton album ? 

Les histoires que je raconte à travers les chansons se déroulent dans une ferme, les champs et la forêt qui l’entourent, et la mer car nous sommes en Bretagne. Et pourtant, par l’intermédiaire d’une jeune femme, nous sommes aussi en ville, où la nature s’est installée dans les vies tristes et sauvages, l’aventure, les vices et tous les instincts. Le sujet, c’est donc l’homme, secoué par " un coup de queue de vache ".

La chanson « Un coup de queue de vache » fait allusion aux attentats parisiens.

C’est une façon imagée de parler de quelqu’un qui se prend un grand coup dans la tronche, le coq étant le symbole de la nation… Tout le monde n’a pas saisi l’image, mais ce n’est pas grave. J’ai toujours écrit par image parce que je n’aime pas traiter les sujets directement. Cette chanson est aussi une allégorie sur la vie de chanteur.  Quand on est chanteur, on prend toujours des coups de queue, vous savez pourquoi ?

Non.

Parce que la voix résonne dans la tête, ça rend un peu moisi. Enfin, moisi, ce n’est pas gentil... disons que ça rend les chanteurs un peu cinglés.

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(Photo : Jean-Baptiste Mondino)

Parfois, j’aime bien me laisser porter par tes textes, sans chercher à savoir ce qu’il se cache derrièrethomas fersen,un coup de queue de vache,interview,mandor tes allégories. Je n’ai pas toujours envie de gratter sous tes couches successives… et puis parfois si.

Il y a beaucoup de densité dans mes disques parce qu’il y a plusieurs « moi-même ». J’ajoute des idées qui me viennent, sur des idées, sur des idées… Je sens que je fabrique des strates et le travail de Joseph Racaille vient en rajouter encore. J’aime l’idée qu’on puisse rentrer dans différents univers, dans différentes profondeurs dans un même disque. Je pense que ça permet à l’imaginaire de se mettre en route. J’aime donner de la matière. C’est peut-être anachronique avec notre époque qui veut que l’on ne passe pas du temps à écouter vraiment un album.

Tu as toujours été anachronique, non ?

Oui, mais je le suis de plus en plus. Le temps passe, moi, je ne change pas, c’est l’époque qui change.

Tu n’es plus chez TôtOuTard, tu es chez Believe, mais juste en distribution.

Oui, donc, je fais tout moi-même. Je passe maintenant 16 heures par jour derrière mon ordi, non pas à écrire des textes, mais à répondre aux mails et à gérer beaucoup de choses.

Ça parasite sacrément la création, non ?

J’ai toujours eu des moments sans création. Lors de l’enregistrement, de la préparation de sortie et exploitation de tous mes albums… et après, ça revient. En vieillissant, le temps se réduit, je n’ai pas envie de consacrer des mois comme ça à quelque chose qui n’est pas mon métier, que je fais par nécessité parce que l’industrie m’a poussé à devenir indépendant. Sinon, je n’avais pas ma liberté. Sinon, on tentait de me faire rentrer dans le rang.

Clip de "Encore cassé", tiré de l'album Un coup de queue de vache.

thomas fersen,un coup de queue de vache,interview,mandorOn ne fait pas de Thomas Fersen ce que l’on veut.

Ce n’est pas ça. Ça ne m’intéressait plus de devoir me confronter aux désidératas de l’industrie. Je ne critique pas, elle a ses raisons de fonctionner ainsi, mais moi, je ne veux pas faire ce que l’on me demande de faire. Je veux juste écrire, composer et chanter ce qui m’intéresse.

Pourtant, te revoilà avec un nouvel album.

Que veux-tu, j’avais envie de refaire des chansons avec Joseph Racaille. C’est quelqu’un que j’adore. Il n’y a pas beaucoup de gens à qui je peux donner une carte blanche absolue. C’est même le seul. J’aime fréquenter cet homme. J’aime le voir, j’aime l’entendre, j’aime parler avec lui, j’aime sa conversation, j’aime ses idées, son humour, sa façon de s’amuser…

Tu as fait ce disque juste pour passer des moments avec lui.

Nous vieillissons tous. Je veux en profiter avant qu’il ne soit trop tard. La fête est courte (rires).

Tu n’aimes pas que l’on te dise que tu as encore fait du Fersen.

Non, je n’aime pas ça du tout. C’est me prendre pour un con. Croire que je vais refaire quelque chose que j’ai déjà fait, c’est me prendre pour un con. Mon album précédent, pour lequel nous nous étions vus chez moi, je l’avais confié à un groupe, les Ginger Accident. C’était un moyen que j’avais trouvé pour « changé ». Mais je ne veux plus avoir besoin de faire ce genre de chose pour enregistrer de nouveaux disques.

Parle-moi des monologues que tu clames sur scène dans ta tournée actuelle.

Ce sont des textes qui ne sont pas destinés à devenir des chansons. Déjà que je suis en marge dans ma façon d’écrire des chansons, si je chante mes monologues, on va finir par me regarder bizarrement. Alors, comme je ne veux pas brider mon écriture et que je veux continuer à m’amuser, ses monologues m’ouvrent des perspectives immenses.

Avant ses monologues, tu bridais ton écriture ?

Je faisais attention de ne pas partir trop loin. Toutes mes idées ne pouvaient pas rentrer dans mes chansons. Certains monologues sont très longs et ne peuvent pas se chanter.

Monologue de "Orléans".

Il n’y a que le spectacle vivant qui t’intéresse désormais?thomas fersen,un coup de queue de vache,interview,mandor

Exactement ! Toute ma vie, c’est ça. Tu m’as vu en spectacle ! Tu vois comment je me donne. Je fais des chansons qui sont destinées à être incarnées sur scène, pas pour faire un album destiné à l’industrie musicale. Je n’en ai rien à foutre de ça. Tu sais, ce disque-là est vraiment peut-être le dernier. Je suis mon propre producteur, mon propre promoteur, mon propre marketeur, mon propre tout. Si le sac que j’ai vidé ne se remplit pas, je n’y arriverai plus. Je ne dis pas ça pour faire pleurer ou que l’on s’apitoie sur mon sort, mais c’est ainsi.

Je te trouve un peu pessimiste aujourd’hui. Il y a plein de gens qui t’aiment et qui te suivent.

J’ai la prétention de ne pas en douter. Beaucoup viennent me voir en spectacle, je remplis les salles où je passe… mais les gens n’achètent plus de disques, même ceux qui me suivent depuis longtemps et qui apprécient mon travail.

Ça me rend un peu triste tout ça parce que j’aime depuis longtemps ce que tu fais.

Moi aussi, ça me rend triste, mais c’est mathématique. Si personne n’achète mon disque, je ne pourrai pas en refaire. Les disques m’ont apporté énormément de bonheur dans ma vie, de joie, de consolations à la dureté de la vie, mais malheureusement, la gratuité de la musique a fait que le disque c’est rationnalisé et a perdu de sa poésie pour être efficace. C’est une question de survie pour cette industrie. On a écarté tout ce qui était un peu étrange, fou et poétique. Je n’ai pas d’amertume parce que je le comprends, je n’ai juste plus rien à faire dans cette industrie-là.

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Après l'interview, le 13 décembre 2013.

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18 janvier 2008

Thomas Fersen... enfin, la vidéo!

9f32aac7c21dd4b8725443ff86fd6217.jpgUne mise en scène époustanflante !

Des truquages ahurissants !

Un jeu d’acteur (avant et après l'interview du chanteur), à côté, De Niro, il peut aller se rhabiller !

Une interview de 20 minutes réduite à la tronçonneuse à 10 !

Des décors de Roger Hart !

Des costumes de Donald Cardwell !

Une musique de Thomas Fersen !

Un montage brillant de Benoît Luciani  (avec, vers la fin, en cadeau bonus des panneaux verts, hommage appuyé à la Terre qu’il faut préserver).

Des commentaires signés par la truculente plume du même Benoît.

Tournage réalisé en un seul jour (le 20 décembre 2007).

Exclusif: Une vidéo interactive!!! (Il faut monter un chouia le son au début de la conversation avec le grand Thomas.)

 

(Petite précision : ce truc que je mets en ligne (j’ai honte, vous savez) connaît une ou deux (pas plus, j’vous jure !) imperfections techniques. « C’est la faute au matos ! » me dit f63802ea6e7cc27531edfc2ad45db74d.jpgBenoît. Il tente de convertir, re convertir…etc.  mais il y a plantage systématique. Comme cela fait une semaine qu’il se penche sur la question jour et nuit, je lui ai demandé d’arrêter les frais, pour qu’il puisse continuer sa vie familiale et professionnelle (et à 500, 00 euros TTC l’heure, je pense que je vais appeler Cofidis, j’ai besoin d’aide…)

(Notice : Avant visionnage de ce chez d’œuvre (en péril ?), peut-être pourriez-vous jeter un coup d’œil ici, histoire de vous remettre un peu dans le bain.)

 


Fersen
envoyé par Capra1313
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20 décembre 2007

Thomas Fersen... quelques heures avant le rencontre+ (NEW VERSION) quelques heures après la rencontre!

Aujourd'hui, à 11h, je vais chez un de mes artistes français préférés. J'exulte de joie!

Pour ses deux actualités de la semaine.

Un livre de désordre, d'éparpillement avec des tas de souvenirs ne respectant pas la chronologie:

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On y découvre l'élaboration de son oeuvre grâce à des documents inédits et intimes. Photos d'enfance, cahier d'écolier, carnet de travail, notes sur les mises en scènes de ses concerts... mais aussi des objets, des costumes, des instruments, un fourre tout réjouissant à l'image de Fersen. Il explique aussi le genèse de certaines chansons: Croque, Les Cravates, Pièce montée des grands jours, Zaza, Mon iguanadon...

Les fans apprécieront.

Et un disque dans lequel Thomas Fersen revisite 18 de ses succès (+un inédit et un titre emprunté au folklore italien) en compagnie de son guitariste, Pierre Sangra. Chacun un ukulélé dans les mains (Thomas:soprano, Pierre:barython) et hop! C'est parti mon quiqui! Nouvelles versions qui mettent en avant une sorte de vérité sobre et légère...

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Deux beaux cadeaux pour Noël....

Voilà, c'est dit.

Thomas Fersen est de la trempe des artistes essentiels. Ceux qui laissent une empreinte originale et intemporelle dans l'univers de la chanson française.

J'aime l'univers poétique, étrange, souvent noir de Thomas Fersen.

 

Je m'épanche peu sur la question habituellement mais, je dois vous dire que quand je suis vraiment amateur de quelqu'un que j'admire profondément, j'ai effroyablement peur que ça ne se passe pas aussi bien que je le souhaite. Peur d'être déçu par le personnage, peur d'être déçu par mon attitude, mon aptitude professionnelle ou d'autres paramètres imprévus.

C'est ce qui fait le sel de mon métier.

Je reste enthousiaste, je ne suis sûr de rien, j'ai souvent les pétoches. Les années d'expériences ne m'ont strictement rien enlevées de tout ça!

(Je ne suis pas très prolifique en ce moment. Par monts et par vaux... La semaine prochaine, retour à une certaine normalité.)

(Qu'est-ce que la normalité?)

(Bonne question, mais, franchement, là, ce n'est pas le sujet.)

Allez, une autre, pour la route:

 

EDIT , le même jour à 15h10:

J’imagine que le suspens a dû être insupportable… durant ces quelques heures.

Mandor a-t-il assuré comme une bête où s’est-il lamentablement planté devant son idole ?

(Euh…idole, faudrait peut-être pas exagérer!)

Et bien, pas comme une bête, certes, mais je m’en suis tiré honorablement.

Le truc, c’est que je perds toute trouille dès que je commence une interview.

Il n’y a rien à expliquer, c’est comme ça.

Je ne suis plus tout à fait moi.

Je suis arrivé un peu en avance, comme d’habitude. Je m’apprêtais à me rendre dans un café, comme j’ai l’habitude de la faire avant un rendez-vous, quand mon portable sonne.

DRELINE DRELINE !

(Onomatopée imitant à la perfection la sonnerie de mon Sony Ericson.)

(Pas une thune, il me file Sony Ericson, je vous jure !)

 

(Enfin, pas beaucoup.)

-Hello ! C’est Xavier…

(Un de ces attachés de presse.)

Je ne lui laisse pas le temps de continuer.

-Hello ! C’est Mandor ! Tu n’appelles pas pour annuler, j’espère ?

(Je l’aurais assez mal vécu, je pense.)

-Pas du tout, c’est juste pour te dire que si tu es dans le coin, tu peux venir tout de suite, on a un peu d’avance dans le planning.

(Le truc qui n’arrive JAMAIS !)

-Je suis devant chez lui. J’arrive.

-Je t’ouvre.

Xavier me fait pénétrer dans une superbe cour, puis chez l’artiste.

Grand, beau, classieux.

Dans la cuisine, il me présente une autre attachée de presse (de chez tôt Ou tard).

Nous papotons quelques secondes avant qu’ils m’invitent dans le salon.

Je prépare mon matos.

(Ah oui… je fais une petite pause. Juste pour dire que ce matin, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma petite tête, mais j’ai décidé de filmer l’entretien. Tout seul, comme un grand. Je tente la chose. On verra ce que ça donne.)

(Je la diffuse la semaine prochaine, parce que je me suis mis un peu en scène et tout ça a besoin d’un peu de montage, je pense…)

Thomas Fersen, que je n’avais pas encore vu jusqu’à présent, descend d’un escalier.

-Bonjour, je suis Thomas !

(Pas possible !!!)

Souriant, étincelle dans les yeux. Je lui demande de s’installer.

Les deux attachées de presse retournent dans la cuisine qui donne sur le salon.

(Donc, je sais qu’ils nous écoutent, il y a un silence de mort...)

Je le filme durant 15 minutes. Comme je veux diffuser en intégralité l’interview, je vais droit à l’essentiel.

Pas de fioritures, directement au cœur des sujets qui me préoccupent.

Son livre, son disque, la littérature, la création de chansons…

(Évidemment, je ne vais rien relater des propos tenus… je ne vais pas faire redite avec la vidéo à venir… un peu de logique, voyons !)

Ça se passe bien. Je veux gratter plus loin, le sortir de ses retranchements. Il se laisse faire mais avec parcimonie. 15 minutes, ce n’est pas suffisant pour que j’obtienne le vrai Fersen.

J’en ai une partie.

J’arrête subitement l’interview, il semble surpris.

Je lui explique que je ne fais jamais plus que nécessaire. Quand j’ai ce qu’il me faut, je ne m’amuse pas à faire perdre du temps à quiconque.

-Courte mais efficace votre façon de faire.

Me dit-il.

Oui.

Avant de partir, je demande à Xavier de nous prendre en photo.

(Il a l’habitude, il connaît mon blog).

La première, sur un de des canapés du chanteur…

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Mais, bon... un attaché de presse (émule ou pas de David Hamilton) n’est pas obligé de savoir qu’il y a parfois des soucis de surexposition.

Voyant le résultat du cliché, je prends les choses en main.

Debout, en évitant la lumière du jour derrière (et en ajoutant le flash).

Voilà, voilà.

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Thomas me serre la pince, me remercie et remonte les escaliers pour vaquer à je ne sais quelle occupation.

C’est pratique de donner ses interviews chez soi.

Pas trop de pertes de temps.

Bonne idée.

Je pars satisfait et heureux de cette nouvelle rencontre.

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit (1000 fois, Mandor !!! D’ailleurs, tu nous énerves avec ça !), mais chaque jour, tout m’oblige à me rappeler que je fais là un beau métier.

Qui me passionne.

Par-dessus tout.