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26 septembre 2007

Elisabeth Robert... blogauteur(e)!

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Élisabeth Robert, je l’ai connu par hasard, en furetant de blog en blog. Un jour, je tombe sur le sien. En constatant que la demoiselle parlait lectures, évoquait et rencontrait des auteurs et des artistes de tout poil et que surtout, elle-même écrivait des livres, je me suis arrêté un moment. Aujourd’hui, j’y reviens quotidiennement. J’ai25ead977a683ca5c34c91e8115846c9f.jpg laissé un commentaire, elle est venue à son tour et voilà, nous communiquons donc.

Ainsi, je lui ai donné rendez-vous sur la terrasse d’un grand hôtel proche de la porte Maillot, pour faire connaissance « en vrai ». (Elle raconte un peu, chez elle). Élisabeth Robert est venue avec son « homme de sa vie » et son adorable petite fille… Nous avons discuté un peu, le temps pour moi de constater que le responsable des Hors-séries de l’Auto-Journal est très sympathique. Il nous a laissés ensuite en tête à tête, le temps de l’interview. Pour tout dire, Élisabeth est une jeune femme lumineuse. Toujours souriante, un brin timide, mais qui semble avoir la tête sur les épaules.

5a98014ae3c534bc881ad482e32f5387.gifJe lui explique que lorsque j’ai commencé son deuxième roman Te souviens-tu de nous ? (un titre très Musso-Lévy et consorts, ne trouvez-vous pas ?), j’ai eu un peu peur. Je ne suis pas féru de ce genre de livre destiné aux célibattantes trentenaires en quête d’amour. Trop « un livre de fille » pour moi. Et puis, plus je tournais les pages, plus j’y ai pris de l’intérêt. Parce qu’Élisabeth est maligne. Elle a fait en sorte que chacun s’y retrouve.

-En plaçant plusieurs personnages avec plusieurs visions de l’amour et plusieurs parcours, de nombreux lecteurs pouvaient ainsi s’identifier à l’un d’eux.

Dans ce roman, il y a Charline, Cécile, Orlane, Léo, Damien, Thibault et Maxime. Tous recherchent l’amour et ne savent pas trop le saisir. Tel un vaudeville, les couples changent parfois, les hasards et coïncidences sont fa5fe776ff6be3e214abc66d4b24b959.jpgnombreux et le destin de ces 7 personnes est toujours bousculé.

Car au fond, telle est la vie. Rien n’est limpide. Il faut savoir nager en eau trouble au milieu de la tempête.

Te souviens-tu de nous ? est un livre sur la difficulté d’être en couple, sur les illusions qui s’envolent, sur le fossé qui sépare parfois les hommes et les femmes et sur le parcours du combattant pour trouver son « chacun ». Ce n’est, en tout cas (et heureusement !) pas du tout un roman « anti mecs ». Tous les personnages ont leurs faiblesses.

-Malgré les apparences, mon livre dit aussi qu’il faut garder espoir. Même après un échec, on peut croire de nouveau à l’amour, on peut le retrouver, encore faut-il savoir le garder…

Je lui demande si elle ne craint pas que l’on dise que son livre est trop « romantique ». Elle semble parfaitement assumer.

-Je ne me pose même pas la question. Ce que j’écris me ressemble. Ça peut paraître léger et fleur bleue, mais je suis ainsi faite.

0539efac52b1f5b7643f6075f8794c5c.jpgNotre entretien dévie rapidement sur nos vies respectives. J’apprends que lorsqu’elle est amoureuse, Élisabeth a le petit doigt qui la chatouille, puis qui tremble. Aussitôt, je ne peux m’empêcher de regarder ses mains.

Complètement immobiles ses petits doigts.

Faut dire, le responsable de L’Auto-Journal est un garçon très beau, en plus d’être un type bien…

Et moi, en plus, je ne regarde pas les autres filles parce que je suis marié.

Oui, oui.

Quoi qu'il en soit, je lui demande si, comme elle l’écrit dans son livre, elle pense qu’une rencontre peut tout changer.

-Oui, mais je crois qu’on n’est pas forcément disponible aux rencontres. Quand on aime vraiment et sincèrement, les gens ne nous regardent pas de la même façon parce qu’on n’a pas les yeux grands ouverts sur les autres. On n’est plus disponible et ça se sent.

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Il n’empêche qu'Élisabeth Robert, pose bien des questions qui font réfléchir :

-Peut-on doser l’amour ?

-A-t-on le droit d’aller frapper à la porte du destin sans y avoir été invité ?

-Est-ce que l’amour et l’eau fraîche suffisent pour être comblé ?

Elisabeth et moi avons discuté longuement, mais nous avons été interrompus par une attachée de presse pressée (justement) de me voir rejoindre son artiste à elle qui m’attendait à l’intérieur du bar de l’hôtel…

Je sais, ce n’est pas bien de donner tous ses rendez-vous au même endroit. Logistiquement parlant, c'est quand même bien pratique...

Pour diverses raisons, au final, j’ai préféré ma rencontre avec Élisabeth que celle avec Youssou N' Dour (qui pourtant s’est formidablement bien déroulée, c’est dire…).
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92a7a6fc2f203076a807617c7ce5e04a.jpgNous nous sommes séparés dans la précipitation, mais elle a eu le temps de m’offrir son premier roman Au-delà des regards.

Je ne l'ai pas encore lu. Voilà ce qu'en dit la quatrième de couverture:

"Un roman qui fabrique des destins, qui nous permet de plonger dans l'envers du décor. Une multitude de tranches de vies à découvrir au traavers d'une ville imaginaire qui pourrait être la vôtre. Les personnages se croisent, se voient, s'observent... parfois ils se devinent, parfois, non...

Votre regard sera-t-il le reflet de leurs réalités?"

 

Elisabeth Robert... terriblement humaine.