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25 juin 2018

Christian Olivier : interview pour l'album After, avant

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(Photo : Sabine Normand)

christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandorChristian Olivier (la tête pensante des Têtes Raides) sort un album solo (le second), After, avant. Il y crie son désir de voir revenir la fraternité, la solidarité et l’amour entre tous les hommes. Il est bon d’entendre encore des artistes parfois utopistes, mais profonds, humains et généreux. 

La troisième mandorisation de Christian Olivier (la première ici en 2007 et la seconde en 2014) s’est tenue le 15 juin dernier sur une terrasse du 10e arrondissement. Passionnant, comme toujours.

Biographie officielle :christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandor

Après avoir prêché du côté des Têtes Raides et des Chats Pelés, Christian Olivier revient avec un deuxième album solo,  After Avant, qui sortira le 8 juin. Véritable amoureux d'art, ce touche-à-tout a exploré la musique sous toutes ses coutures : en collectif ou en duo, à travers des lectures (Prévert) ou des musiques de films (On a 20 ans pour changer le monde, sorti en salle le 11 avril).

Avec ce nouvel opus aux couleurs et aux atmosphères riches et lumineuses, Christian Olivier propose une palette entièrement renouvelée : "J’avais envie d’ouvrir d’autres portes" explique-t-il. Au milieu des 14 titres, "Micorazón" attire l'oreille et nous entraîne dans des envolées World Music soutenues par des paroles toujours aussi poétiques.

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christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandorInterview :

Pourquoi un deuxième album solo ?

Je souhaitais revenir à la source artistiquement et rejouer dans des petits lieux… avant de basculer dans des salles plus importantes. J’aime jouer dans des endroits atypiques. Hier on jouait dans un pub de bikers et bientôt dans un bowling. Avec le groupe qui joue avec moi, je vais tourner un an en tant que Christian Olivier avant de retrouver les Têtes Raides. Je suis content parce que les musiciens avec lesquels je tourne ont une belle énergie. 

Comment vas-tu faire puisque tu vas jouer ton spectacle sur Prévert avec Yolande Moreau  dans quelques semaines en province et à Paris ?

Je vais alterner les deux spectacles. Il faut juste gérer les dates.

Tu as parfois besoin de faire une pause « Têtes Raides » ?

Oui, à tous les niveaux, que ce soit artistique ou humain. Ça fait trente ans que Têtes Raides existe, il est important parfois de s’isoler. C’est bien aussi pour l’écriture et les compositions. Quand j’écris pour Têtes Raides, il y a des choses que j’entends tout de suite musicalement, comme par reflexe. Il faut que je sorte de mes automatismes et de ma manière de travailler.

C’est pour ça qu’il est important de rencontrer d’autres musiciens ?

C’est primordial. Ça me permet de creuser et de chercher autre chose. C’est comme ça que l’on évolue.

Dans les deux premiers morceaux, « Kids » et « Non », il y a des touches electros.

J’aime écouter des styles de musique différents depuis toujours. « Kids », c’est l’introduction à l’album, il donne le ton et il démontre que quelque chose a bougé, que je suis allé vers une autre matière sonore et d’autres rythmes.

Chaque morceau a son univers. christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandor

Exactement. Il y a aussi des morceaux qui rejoignent mon univers habituel. Tu sais, je continue à travailler à l’instinct. Même si je bascule sur des ambiances et des rythmes différents, je continue à penser le disque comme un voyage. Mon souhait est que les gens entrent dans la première chanson et qu’ils se laissent embarquer pour le voyage que je propose.

« Non » est un plaidoyer pour un retour d’une Europe qu’on aime, une Europe plus solidaire et unie.

Il y a de cela, mais dans mes chansons, il y a toujours plusieurs messages. Un message principal et des tiroirs que l’on peut ouvrir. Si on fouille dedans, on peut y trouver bien des choses. J’aime les lectures différentes. Dans « Non », je parle des petites choses de la vie de tous les jours ou de la société qui existent encore, mais qui ont du mal à survivre aujourd’hui. Il y a des choix à faire et on ne les fait pas. On est plus dans une phase de repli que d’ouverture. C’est assez tragique.

christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandorDans « Love » et « Esperanza » tu évoques la fraternité qu’on devrait retrouver.

Je traite de ce sujet depuis longtemps, mais à chaque fois avec un angle différent. J’espère que ça amène une pierre de plus sur la compréhension, que cela fait se poser des questions et provoquer un déclic. Le but étant de faire réagir les gens. Mais, attention, ce n’est que de la chanson.

Ce n’est que de la chanson ? Je suis étonné de cette formule venant de toi qui essaie de faire changer les consciences à travers cet art.

(Rires) Je dis ça, mais je sais ce qu’il y a derrière. L’émotion peut provoquer des choses chez les gens. Quand je dis que ce n’est que de la chanson, je veux dire par là que la chanson ne reste qu’une amorce. Mais les amorces, c’est vrai, c’est important. Les petites choses déclenchent parfois les grandes.

Et quand je te dis que tu tentes d’élever les consciences, tu prends ?

Quand j’écris, la conscience est comprise dedans. Mais j’écris aussi avec la notion de plaisir. Les mots, c’est une matière que je respecte énormément. Ce jeu avec la langue m’intéresse particulièrement. J’ai envie que ça sonne bien, que ce soit joli et en même temps que cela raconte quelque chose.

Clip de "Micorazon".

Dans « Micorazon », tu joues beaucoup avec les mots et les sonorités.christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandor

Oui, c’est vrai. J’ai encore plus affiché mon goût des mots. C’est une chanson assez simple, mais qui résonne par la musicalité des mots. Sur scène, cette chanson fonctionne à merveille.

La chanson « Ailleurs » a ceci de particulier qu’il y a un refrain que l’on retient facilement. C’est une chanson tubesque…

Dans l’album, cette chanson rock détonne un peu. Elle va parfois chatouiller la pop. Mais au fond, j’ai l’impression que toutes détonnent les unes des autres.

Le morceau « After avant » parle d’une révolution à faire. Tu penses qu’il faudrait une bonne révolution pour repartir à zéro ?

Bon, les révolutions, on a vu aussi ce que cela donnait. Le résultat n’a pas été que positif. Je parle plus d’une révolution que chacun mènerait soi-même. Après, on pourrait envisager des choses en collectif.

Dans « Le bien le mal », tu dis notamment que personne n’est manichéen.

On navigue tous entre ses deux extrêmes. La vie est un équilibre et nous sommes tous des funambules. On est sur un fil, on peut tomber de n’importe quel côté… et comment on fait pour rester debout ?

christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandorPourquoi la reprise de la chanson d’Arno, « Putain, putain » ?

L’Europe encore parce qu’il y a urgence. Parce que les migrants, parce que le repli sur soi, parce qu’on ferme les portes. Pour moi l’Europe doit être tout sauf ça. Il faut qu’il y ait une réaction. Cette chanson devrait être l’hymne européen.

Ta voix, tu t’en sers comme un instrument de musique. Selon ce que tu fais ou ce que tu chantes, tu t’en sers différemment.

En parallèle des concerts, je fais des lectures de textes. J’aime bien lire de la poésie avec de la musique derrière. J’ai aussi un spectacle qui s’appelle Chut ! dans lequel je reprends des tubes de Bashung, Ferré ou Rita Mitsouko par exemple, mais que je lis avec une bande son avec du bruit et pas de musique. C’est une façon de redécouvrir les textes, donc ma voix tient un rôle important dans ce cas de figure et j’en joue beaucoup.

L’histoire de ce disque est liée à une musique de film que tu as écrit en parallèle, On a 20 ans pourchristian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandor changer le monde, sorti en salle le 11 avril dernier.

Au moment où j’ai commencé à écrire l’album, j’ai effectivement composé la musique de ce film formidable d’Hélène Medigue. Le sujet m’a touché. Que va-t-on avoir demain dans nos assiettes ? Elle pose les bonnes questions écologiques et sociétales. Bref, musicalement, il y a des bouts de mélodies que j’ai écrit pour le film qui ont fini sur l’album et vice-versa.

Le lien et l’enchevêtrement, tu les utilises depuis tout le temps dans toutes les formes artistiques que tu pratiques.

L’image, le dessin, le graphisme, le théâtre, ce sont des choses qui se croisent en permanence dans ma vie. La matière de mes disques vient aussi de toutes ces activités.

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christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandorIl y a un bel article sur toi et ce disque dans Marianne. J’ai relevé deux phrases que j’aimerais que tu commentes. Pour commencer, le journaliste dit que tu donnes des nouvelles du monde sans jamais nous déprimer.

Dans mes chansons, il y a toujours de la lumière. Il y a toujours une ampoule qui nous  éclaire. Pour ceux qui connaissent « Ginette », il y a toujours une Ginette qui reste allumée. Dans mes chansons, c’est vrai, il n’y a pas que des propos très drôles, mais en revanche, il y a toujours l’énergie d’aller vers quelque chose de plus beau. 

Ce que j’aime, c’est que tu ne donnes jamais de leçons.christian olivier,after avant,têtes raides,interview,mandor

Je me contente de suggérer, de proposer, à la fois dans le sens et dans le non-sens. Le sens vient parfois du non-sens. Et puis, faire la morale, c’est idiot. Personne ne détient la vérité.

Deuxième phrase lue dans Marianne : Tendre utopiste qui continue à nous réveiller.

L’utopie, c’est quelque chose qui n’existe pas, mais où il faut aller quand même. L’utopie permet la découverte et l’ouverture à tout.

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Le 15 juin 2018.

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18 décembre 2007

Christian Olivier... Tête Raide pensante!

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C’est un truc que j’ai toujours eu du mal à comprendre (et en même temps, je comprends parfaitement, hein, c’est juste une phrase qu’on dit comme ça… je les adore, les phrases qu’on dit comme ça…). Comment Christian Olivier, qui sort des disques avec son groupe les Têtes Raides (un des meilleurs groupe français, à mon humble avis) depuis presque 20 ans, n’est pas plus respecté, reconnu à sa juste valeur. Sa notoriété « grand public », n’existe que depuis peu.

Pour être clair, depuis sa collaboration avec une ancienne fan du groupe, Olivia Ruiz, et ce clip qui tournait en boucle il y a quelques mois sur toutes les chaînes musicales, le monsieur dit vaguement quelque chose au quidam moyen…

 

 

Mais Christian Olivier est un grand…

 

Qui n’a pas écouté les albums Mange tes morts, Chamboultou, ou autre Qu’est-ce qu’on se fait chier n’a pas une grande vision de la chanson française actuelle.

(Je me surpasse aujourd’hui. Je viens d’écrire un truc très journalistico-pédant qui insinue que, tsss…, en fait, vous êtes des billes dans ce domaine, mais moi, je suis une véritable bête pour vous conduire sur le bon chemin.)

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Allez, je peux en tout cas vous dire que Banco, le dixième album studio alterne brûlots politico-poétiques tels l’emblématique Expulsez-moi, hymnes à la nuit, poésies à la veine surréaliste, et chansons d’amour, sur un fond musical toujours renouvelé, où l’accordéon retrouve sa place, au milieu d’un attirail électro-acoustique bariolé. On y croise Olivia Ruiz (ben tiens !) le temps d’un featuring sur le burlesque Plus haut. L’album comprend en outre un véritable morceau de bravoure de 20 minutes, avec une interprétation passionnée de la poésie de Stig Dagerman  Notre besoin de consolation est impossible à rassasier.

Après avoir vendu plus d’un million d’albums, Têtes Raides continuent leur route unique, en dehors des ornières de la scène rock hexagonale et des sentiers bien tracés de la chanson française.

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Je suis allé à la rencontre de Christian Olivier, jeudi dernier, à la Maroquinerie dans ses bureaux de Mon Slip (le nom de son label 100% coton qui produit des artistes de la même mouvance, Jean Corti, Pusse, Mell, Lola Lafon, Loïck Lantoine…etc.).

Rendez-vous à 14 h avec lui. Son attaché de presse est devant la porte blindée et, par la même occasion, fermée. Nous attendons 10 minutes quand une jeune femme arrive, nous fait monter pour patienter. C’est très grand. Il y a tous les labels de Christian Olivier réunis à cet étage. Jamais j’dégeule (qui produit les Têtes Raides) et le bureau Mon Pauvre Ami (édition musicale et papier de Christian Olivier). C’est d’ailleurs là que l’on me propose de patienter. Christian Olivier arrive à 14h20.

Un peu confus, mais droit dans ses bottes. Je sens qu’il a bien profité de son repas (il faisait très froid, ce jour-là… fallait bien trouver le moyen de réchauffer son corps…)

C’est bizarre, j’ai rencontré pléthore d’artistes dans ma vie, mais il fait parti de ceux qui m’impressionnent réellement.

 

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Le groupe en plein travail...

Avant de brancher mon Sanyo, je lui parle des disques que j’ai aimés de lui. Bref, je le (Jean)* amadoue afin qu’il sache qu’il a devant lui un professionnel de la profession qui connaît bien son sujet. Pourquoi cherche-je (Lama)* le respect mutuel quand je suis devant des gens talentueux dans leur domaine et qui, en plus, ne sont pas du genre à juger les autres ? Je ne sais pas. C’est comme ça. Un bête complexe.

Mais, en tout cas, ça marche. Christian Oliver est délicieux. Au sens qu’il sourit, te répond droit dans les yeux en toute franchise. Il n’est pas très à l’aise en interview. Il cherche ses mots, bredouille ses mots, mais lance ses messages. Tous les poètes ne sont pas des orateurs.

Je lui demande s’ils vont bientôt fêter leurs 20 ans d’existence…

 

-Là, nous n’avons encore que 19 ans et demi de carrière. Nous fêterons cet anniversaire en 2eme partie de 2008. Nous sommes en train de préparer la pâte du gâteau, nous ne l’avons pas encore mis au four.

Christian Olivier m’explique qu’il se moque complètement de la notion de temps. Les Têtes Raides vivent les albums de sortie en sortie. Tout est à refaire à chaque fois, rien n’est gagné. C’est un travail de tous les instants.

Mais l’artiste est aussi chef d’entreprise. Je m’interroge sur les interférences que cela peut procurer par rapport à la création.

 

-C’est effectivement une charge supplémentaire. Lorsque la schizophrénie aura atteint son niveau extrême, je me poserai la question et me positionnerai clairement. Pour l’instant, je ne suis pas tout seul dans ma petite bulle. Il y a des gens qui travaillent avec moi. Dans Banco, il y a des réflexions sur comment, artistiquement, être complètement libre dans l’écriture musicale et des textes. Tu sais, quand je suis devant ma table et que j’écris des chansons, je ne pense pas à mes labels. Je ne pense qu’à ma création. Je suis dingue des mots, de la littérature, de la poésie, du style…

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S’il y a de l’artisan, du goût de l’objet, du tactile, chez Christian Olivier, c’est peut-être à son menuisier de père qu’il le doit.

-La musique, c’est très abstrait. Les mots, les mélodies, le son, c’est de la matière qui se travaille. Pour moi, c’est une passion absolue. Choisir un mot est à la fois plaisir et souffrance. Tout passe par le corps.

Il ne parle pas de « transe » mais je suis certain que ce n’est pas loin de cette idée.

Ce que j’apprécie dans l’écriture de Christian Olivier c’est l’urgence de dire, de dénoncer. Ses textes sont des cris universels.

 

-J’ai la volonté de laisser les portes grandes ouvertes pour que la personne qui lit ou entend le texte puisse l’interpréter, se raconter sa propre histoire.

Chez lui, comme pour un livre, du 1er au dernier morceau du disque, il y a une logique, un chemin à suivre.

Du bel ouvrage, je vous dis.

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Je lui montre la note que j’ai reçue avec le disque. « Banco est sans doute l’album le plus varié du groupe depuis le début de sa carrière…». Je lui dis que cette phrase est « débile », d’autant plus que je ne trouve pas que ce soit l’album le plus varié, ni le plus novateur. Le précédent Fragile, je l’avais trouvé ainsi (ce n’est d’ailleurs pas l’album qui a le mieux trouvé son public.). Celui-ci est dans une certaine continuité. À la fois personnelle et universelle dans les thèmes abordés, acoustique et électrique, bruitiste et feutrée. Il y a un mélange d’accordéon et de guitares électriques toutes griffes dehors.

Christian Olivier insiste sur un point :

 

-Mais quand même, nous avons changé de batteur. Ce n’est pas rien çà. Le son n’est plus le même à ce niveau là.

Ouaips !

À la fin de l’interview, comme je suis très intéressé par Benoît Morel (je le place à un niveau similaire au leader des Têtes Raides), je lui parle aussi des Chats Pelés. Un trio de graphistes réunissant Christian Olivier, Benoît Morel, justement, (chanteur de La Tordue) et Lionel le Néouanic (alias Zemle).

-C’est une belle aventure. C’est nous qui illustrons tous les disques des Têtes Raides et de La Tordue. C'est une autre passion. Là, non plus, je ne pourrais pas m’en passer.

Ici avec le Morel en question, le 29 juin 2006, à l'occasion de la sortie de son premier album solo Félin pour l'autre.

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Christian Olivier n’appartient à aucun clan, il désobéit à toute catégorisation.

C’est pour ça qu’il me fascine.

Le terme rebelle lui sied à merveille.

Qu’il continue sa route encore longtemps.

Une route que vous pourrez croiser prochainement.

Têtes Raides sera en tournée française à partir de février, avec une résidence parisienne au Bataclan du 25 mars au 5 avril 2008.

Nous en reparlerons.

En attendant, nous nous quittons, après avoir été dérangés par l’attaché de presse (qui fait simplement son boulot). C’est rare quand je ne respecte pas le timing imposé. Mais, là j’étais trop bien.

Après la séance de photos auquel il se prête très gentiment (et qu’il a presque dirigé) et une chaleureuse poignée de main, je m’efface dans le froid.

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Ce froid cinglant a eu raison de moi ce jour-là.

Froid perçant, moi, mal couvert.

Il est la cause de mes tourments de ces jours-ci.

Malade à cause des Têtes Raides.

Pfff…

J’ai toujours besoin de trouver un responsable à chaque problème.

Normal.

Jamais de ma faute.

Mandor ne fait jamais d’erreur.

Non.

Jamais.

Question à Thomas Clément (qui diffuse donc son interview de Stanislas avant bibi et c'est assez dégueulasse, je trouve): Comment fais-tu pour réussir les photos « à bout de bras ». Les tiennes sont réussies à chaque fois.

Moi, ça donne ça, presque systématiquement.

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Problème d’inclinaison ?

De petits bras ?

De vues déclinantes ?

D’incapacités à toutes formes d’arts primitifs ?

Franchement, là, je sèche.

(J'aime beaucoup poser des questions existentielles à mes éminents confrères es-blog)

*Jeux de mots de bon aloi. Je remets 10 francs dans le nourrain.