07 septembre 2007

Fêtons ensemble l'avènement du rugby en France!

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-Allo ! Benoît ?

-Oui président ? Qu’est-ce que tu veux, il est tôt là ! 6 heures du matin… Deux minutes ! Quoi chérie ? Oui, c’est encore cet abruti de Mandor. Bon, oui, tu veux quoi ?

-C’est très important ce que j’ai à te demander. Tu sais qu’aujourd’hui c’est le début de la coupe du monde de rugby en France ?

-Évidemment que je sais ça. À 21 h, il y a le premier match de la poule D. C’est France-Argentine. Ca va être passionnant parce que…

-Oui, oui, Benoît, calme-toi. Je t’appelle juste parce que mon côté opportuniste m’oblige à coller à l’actualité et dans mes archives, j’ai vérifié ce matin, je n’ai rien trouvé en rapport avec le rugby… je n’ai aucun rugbyman dans mon panthéon.

-Tu n’as aucun rugbyman dans ton pantalon !

025667f4ede5ac27782e41e909590e55.jpg-Très drôle ! Benoît, tu ne te rends pas compte, je suis dans la mouise. J’ai beau chercher, à part Pierre Villepreux que personne ne connaît, je n’ai personne en photo avec moi.

-Villepreux ! Tu as Pierre Villepreux avec toi ? Mais tu es fou. C’est un géant ce monsieur-là. Il est considéré comme le théoricien du rugby. Ce joueur corrézien a symbolisé le principe de l'arrière intercalé. Villepreux a vraiment chamboulé les schémas classiques de l'attaque. Grâce à lui, le numéro quinze est devenu autre chose que le dernier rempart. Une révolution pour l'époque et…

Je me demande à ce moment-là si ce n’est pas Benoît qui a rédigé la note sur Pierre Villepreux chez Wikipédia.

Je me demande…

Cela dit, voici la photo très intéressante prise le 15 mai 1996 à la foire de Limoges. J’y tenais le stand de la radio pour laquelle je travaillais à l’époque. Pierre Villepreux (là, presque de dos) est venu présenter la chronique hebdomadaire que nous co-animions.

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La radio s’appelait RLS. Oui, je sais, ça en jette… surtout quand on sait que ça veut dire Radio Limousin Service. Encore une fois, vous devez certainement être impressionnés par mon vécu professionnel. Ne vous en faites pas, c’est normal. Notez que j’ai su rester simple.

Hum !

On en était où ?

Ah oui !

-Benoît, je m’en fous de tout ça. Le Rugby et moi, on n’est pas franchement copain.

-Et c’est quoi, donc, la raison précise de ton appel ?

-Ben, je voudrais parler de ton livre quizz sur le rugby qui est sorti en juin dernier.

Il s’agit d’un livre-jeu, de format pratique et illustré, entièrement consacré à la coupe du monde de rugby dont la sixième édition est organisée par la France à partir d’aujourd’hui. Les réponses étayées permettent d'apprendre tout en s'amusant.

Le voici
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-C’est une excellente idée président, mais tu ne m’appelles pas à 6h00 du matin pour me demander l’autorisation de me faire de la pub, non ?

-Non.

-J’ai besoin de photos de toi.

-‘tain Mandor, tu tapes mon nom sur Google et…

-Non, j’veux des clichés originaux que personne n’a encore vus.

-C'est-à-dire ? Tu commences à me faire peur.

-Ben, j’en veux une ou tu poses normalement avec un ballon et ton livre.

(C’est la superbe photo qui ouvre cette magnifique chronique, là, en haut.)

-Pfff… et ça sera tout ?

-Non, Benoît. Je veux une de toi à poil.

-QUOI !!! Mais t’es un grand malade toi ! Jamais de la vie.

-Mais Benoît, c’est pour faire une parodie du calendrier des Dieux du stade.

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-... 

-En plus, c’est bon pour mes stats si un psychopathe tape sur un moteur de recherche : « Benoît Luciani, à poil sur ses escaliers avec un ballon de rugby qui cache sa zigounette », je suis sûr qu’il tombera chez moi. Benoît, Benoît !!! Mince, y a plus personne ?

 

Benoît Luciani a raccroché.

Une heure plus tard, je recevais deux photos ?

Je suis resté scotché en regardant celle-là.
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Benoît Luciani (écrivain, je vous le rappelle), est encore plus barré que tous les membres de la FAPM réunis.

Je le rappelle pour le féliciter de jouer le jeu.

Et nous avons fini par convenir que :

S’il y a au moins 50 commentaires, il m’envoie la photo en version « carrelée » (c'est-à-dire que l’on distinguera mieux sa nudité) et si j’atteins les 100 commentaires, il me l’envoie sans retouche.

C’est con ! Briser une carrière littéraire juste pour une blague de potache sur un blog…

(Et puis… pas tout à fait certain que la conversation se soit déroulée ainsi.)

(On ne peut décidément faire confiance à personne…)