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27 juillet 2008

Le préfaceur...

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 Cette photo été prise au salon du livre 2008 et a un sérieux rapport avec cette note.

Jeudi soir, au Chao Ba, en terrasse.

-Je n’ai pas osé te demander parce que tu avais déjà préfacé le livre d’Elisabeth Robert. Je me suis dit que tu n’étais pas du genre à dire oui à tout le monde.

-En effet, mais je dis oui aux gens que j’aime bien et dont la lecture est un ravissement. Allez, fêtons cela, tu veux une 23e bière ?

PLE685106_petit.jpgSouvenez-vous ce que j’avais écrit sur le premier roman de Stéphane Nolhart.

Les ailes de Giacomo, ça s’appelait…

Top là ! Va pour une nouvelle préface !

J’adore ce mec. Son manuscrit m’a laissé baba d’admiration. Quelle érudition! Quel style! Quel humour!

Je ne pouvais faire autrement qu'accepter de participer à cette aventure littéraire hors norme.

Le pitch :

Personne ne vous avait dit que la mort était drôle, érudit, sensible, touchante, fatiguée, communiste, brillante, cruciverbiste à ses heures,  jusque là, le secret était bien gardé.

Je ne vous voyais pas comme ça, le roman de Catule LAMORT est à paraître très prochainement.

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Stéphane Nolhart parle de tout ça sur son blog, dans sa dernière note...

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Sinon, ce matin, j’ai reçu Voyages de toi..., le livre d’Elisabeth Robert. Celui que j’ai préfacé.

J’étais tout ému, dites donc.

Voir son texte, son nom et sa photo sur un ouvrage, ça m’a fait un drôle d’effet.

La preuve.

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Pour en savoir plus (et éventuellement, vous le procurer)…

La quatrième de couv':

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Merci à tous les deux pour votre confiance.

Sans plaisanter, ça me touche beaucoup.

27 décembre 2007

Stéphane Nolhart... écriv'ange!

 

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Le livre dont je vais parler aujourd’hui, je l’avais mis dans mes bagages, lors d’un récent départ en week-end à Dijon pour aller voir de la famille. A priori, prendre un livre quand on va voir de la famille, c’est louche.

Mais là, non. 

Je n’avais pas peur de m’ennuyer, juste, avoir un livre à portée de main me rassure.

On ne sait jamais, en cas d’insomnie…

Les Ailes de Giacomo de Stéphane Nolhart, pour tout dire, a finalement été mon médicament pendant toute une nuit.

J’étais malade comme un chien. Je vous passe les détails, mais, à cause d’une longue et insupportable quinte de toux, j’ai dû m’enfermer dans une pièce afin de ne pas réveiller ma tribu.

Étant dans l’impossibilité de dormir, j’ai pris ce roman et l’ai lu d’une traite.

Et il m’a fait du bien.

J’ai cessé de tousser.

Vrai.

En 4 heures.

(Peut-être était-ce aussi l’effet de mes nombreux « miel citron » bu tout au long de la nuit ?)

Croulant sous les livres à lire, j’avais hésité à prendre celui de ce jeune auteur.

(Enfin, jeune, nous avons quasiment le même âge. Oui, donc, jeune.)

Mais, vraiment, le thème m’intéressait.

 

Léalan d’Antoni, un petit garçon prématuré (de 6 mois) continu de vouloir vivre malgré les souffrances, sous a35056b78b72531a90b1a688aa57316c.jpgl’impulsion de son ange gardien, le plus contesté qui soit, Giacomo Casanova.

(C'est lui, à gauche).

 

Tout en croisant d’incroyables destins, Léalan  passera sa vie à chercher sa mère (prostituée) sous l’œil de cet ange iconoclaste.

Il y a, parmi les protagonistes, une chanteuse de rock alcoolique, suicidaire et nymphomane, un champion du monde de boxe, un champion du monde d’échec reconverti dans l’islam le plus radical et toutes sortes de personnages plus excessifs les uns que les autres.

Tout est crédible et rien n’est caricatural, ce qui est une performance quand on crée des héros aussi déjantés.

Hier, j’ai donné rendez-vous à Stéphane Nolhart dans une brasserie de la Porte Maillot. J’arrive un peu avant lui. Je m’adonne donc à mon activité préférée dans ce genre d’endroit. L’observation des gens.

J’adore contempler ses vies inconnues.

Une femme seule (et magnifique) est là.

Elle me sourit.

Elle doit penser que je l’allume.

A la place, elle s’allume une clope. Posture.

Elle prend son téléphone, écoute des messages en fronçant les sourcils. Posture.

Puis, elle boit son thé, l’œil méditatif. Posture.

Du coup, je ne cesse de la regarder.

Pour voir, comme ça.

Ça m’amuse.

Sachant d’autant plus que je ne l’aborderai pas.

(J’ai déjà bien assez de soucis comme ça !).

(Cœur fragile.)

Puis, un bel homme arrive et s’assoit à côté d’elle.

Puis l’embrasse sur les lèvres.

Avec avidité.

Imposture.

L’auteur arrive, lui aussi.

Heureusement, j’allais pleurer.

Il m’inspire immédiatement de la sympathie. C’est fou ce que l’on peut dégager comme ondes positives (ou pas) en quelques secondes. Je lui raconte mon histoire à Dijon.

Il sourit et me dit : « on écrit des mois et des mois et en 4 heures, le livre est ingurgité ».

Oui, mais, à moi, il m’a fait un sacré bien.

L’idée d’avoir écrit un livre salvateur lui plait.

Je lui demande ce qu’il veut boire : « Je ne sais pas, j’hésite entre un thé et une pression. »

J’appelle le garçon et commande, deux pressions.

Je lui pose des questions indiscrètes sur sa vie d’écrivain.

Il me dit en vivre.

Ce qui est si rare que je lui demande de m’en dire un peu plus.

Parce qu’il écrit depuis l’âge de 14 ans et qu’il n’a jamais cessé cette activité jusqu’à aujourd’hui.

Mais encore ?

 

-Des nouvelles, des contes pour enfants… mais j’utilise plusieurs pseudonymes. Depuis un an, j’écris des livres pour d’autres.

Autant dire qu’il est nègre, même s’il préfère le terme anglais : « écrivain fantôme ».

Stéphane Nolhart s’astreint à une discipline d’enfer rigoureuse.

-J’écris de 4 heures du matin à 11 heures. L’écriture, c’est aussi lire beaucoup et avoir un rythme de vie très carré. C’est un métier… on ne peut rien faire qui tienne la route si on ne s’y consacre pas à plein temps. Je me demande comment font les écrivains qui pondent un livre en 3 mois tout en ayant un autre travail pour gagner sa vie. Je ne cesse de rencontrer des auteurs qui parviennent à maîtriser cette double vie. Moi, ça me dépasse.

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Stéphane Nolhart a pourtant une longue vie professionnelle derrière lui : « de parachutiste à balayeur, de pigiste pour des magazines pour adultes à directeur de groupe de presse », dixit la 4eme de couverture de ce livre sorti chez Pietra Liuzzo Editions.

Ce qu’il me confirme :

 

-J’ai bien profité du début de la bulle Internet, quand tout était facile et que l’argent se ramassait à la pelle. Je suis  passé d’une boite de 30 personnes, très rapidement à une boite de 300 personnes. J’ai vu le vent tourner, j’ai tout vendu et je suis parti avec de quoi voir venir…

Je comprends qu’il a eu les moyens de se « poser ». Il s’est mis à écrire.

Un divorce et d’autres problèmes lui ont imposé une réflexion sur la vie qu’il menait. Il affirme que la littérature lui a permis de traverser certaines bourrasques du quotidien.

-La littérature peut sauver la vie comme on peut en crever. Personnellement, elle m’a sauvé. Écrire ou lire permet d’échapper à une réalité qui est parfois trop dure. Si le monde dans lequel on évolue ne nous plait pas complètement, on peut en créer un autre…

Le but étant d’écrire aujourd’hui des romans qui n’impliquent pas sa petite personne et qui fédèrent un public large…

-Je me suis attaché à essayer de prendre mon lecteur par l’épaule et à l’amener jusqu’à la fin sans qu’il ait envie de se barrer. J’ai passé beaucoup de temps sur le style et le rythme…

Pourquoi ce thème des « représentants du Seigneur qui guident et protègent » ?

-La seule chose autobiographique de ce roman, c’est que je suis moi aussi un enfant prématuré de 6 mois. Que j’ai réellement pesé 900 grammes… Je suis parti de cette question : pourquoi, alors que la vie n’est que souffrance, un petit être décide de continuer à se battre pour vivre. Et si, quelqu’un l’incitait à persister. J’ai aussi réfléchi sur l’intuition…peut-être est-ce les anges qui nous parlent ? Notre destinée, dépend- elle de la compétence des anges qui nous surveillent ? Je tente de répondre à ces questions de manière ludique et amusante. Mais je ne prétends rien.

Stéphane Nolhart, en vrai, ne croit pas précisément aux anges…

-Je crois juste en ma bonne étoile. Peut-être parce que j’estime que j’ai eu une vie assez jolie. Ça ne m’empêche pas de m’interroger sur le sens de la vie, de l’amour et de la mort… Pourquoi fait-on certains choix ? Pourquoi court-on après quelque chose ? Mais, je dois avouer que l’une de mes priorités en écrivant ce livre était de réhabiliter Giacomo Casanova. C’était un vrai philosophe, d’ailleurs, je cite beaucoup d’extraits de Histoire de ma vie. Une vie tout à fait fascinante.

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S’il y avait une morale dans Les ailes de Giacomo, ce serait : la vie est un éternel recommencement.

Pour être franc, je préfère ne pas trop en dire sur ce roman cynique et épique. Simplement, je le conseille vivement à ceux qui aiment les histoires qui sortent des sentiers battus, qui transportent le lecteur dans un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre, sans en être, pour autant, très éloigné.

Stéphane Nolhart, ce grand et beau gaillard d’1m90 est touchant.

Il m’avouera (en off) qu’il a eu le trac avant de faire lire « les ailes de Giac… » aux êtres qui lui sont chers. Il était terrorisé de le présenter à son fils de 18 ans. Il fait des études littéraires et son jugement est souvent sévère. Le fils avait une larme à l’œil après lecture. Le père était fort ému.

Son plus beau cadeau.
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Le prochain livre de Stéphane Nolhart aura comme héros, la mort.

Un livre très drôle qui l’humanise.

Un livre pour faire aimer la mort.

En tout cas, pour avoir un peu d’affection pour elle.

Pour ne plus la regarder de la même manière.

Et quand je lui demande s’il en a peur, il cite Giacomo Casanova (ce qui boucle la boucle) :

« Finalement, mourir, c’est quitter la scène du théâtre de la vie avant que la pièce ne soit terminée. ».

Oui, enfin, moi, ça ne me console guère.

Mais j’attends avec beaucoup d’intérêt ce livre, pour le moment intitulé : L’incroyable vie de monsieur Catule LaMort.

Nous restons près de deux heures ensemble à parler ensuite de nos vies respectives.

Encore une fois, je me dis que ce type-là pourrait être un pote.

Peut-être le deviendra-t-il ?

Peut-être pas.

Les surprises de mon métier.

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On se sépare en se promettant de se revoir.

On verra.

Les surprises de la vie…

 

Important: vous pouvez commandez ce livre ici.