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17 janvier 2015

Eskelina : interview pour Le matin du Pélican

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La première fois que j’ai vu et écouté Eskelina, c’était il y a deux mois au Limonaire. Elle jouait avant Robi et Radio Elvis, artistes tendance rock. Ses chansons à elle étaient de facture plus « classiques », mais d’une beauté et simplicité touchante. Il se trouve que j’avais reçu son premier album, Le matin du Pélican quelques jours avant. Le lendemain, je l’ai donc écouté avec attention. Un album amoureux, poétique, féminin, libertin, engagé, voire discrètement rebelle. J’ai donc immédiatement décidé de la mandoriser.

Le 16 décembre dernier la chanteuse est venue à l’agence pour parler de ce premier opus qui (je l’espère) permettra à Eskelina de s’imposer durablement dans le paysage de la chanson.

186305-eskelina-svanstein-large-13042013-1525.jpgBiographie (synthèse):

Venant de Suède, Eskelina est arrivée en France en 2006 et y a posé ses valises. Jouant dans les rues de Sarlat pendant quelques années, puis du côté de Bordeaux, elle s'est frayée un petit chemin de jeune et talentueuse artiste en chantant pendant cinq années ses propres compositions faîtes de chansons en suédois, en anglais mais aussi en français, à sa manière et avec ce petit accent… troublant. Ce répertoire a été enregistré sur son premier album, En visa, sorti en juillet 2010. Vous pouvez aussi découvrir Eskelina avec son groupe "Solvända" au travers de l'album "Pas à Pas" (avril 2013)

Elle rencontre un jour Christophe Bastien, guitariste du groupe Debout sur le Zinc, à qui elle donne une démo. Lui qui a toujours rêvé de composer pour une femme a trouvé sa voix. Il appelle pour les textes Florent Vintrigner, poète et élève d’Allain Leprest, qui officie dans La Rue Ketanou. Rendez-vous est pris chez lui, à Giverny en Normandie. Ces trois-là apprennent à se connaître et la magie opère. Ils partagent le même amour du voyage, de la bohème, de la scène et une sensibilité commune. Et c’est autour d’une table et d’une guitare que les chansons jaillissent, amoureuses (« Milan »), rebelles (« Entre les lignes », « Désordre »…) libertines (« Emilie »), 10294471_10152373899491760_5730452435731950545_n.jpgérotiques (« L’Amoureuse »), voyageuses (« La valise rose »). Tout un répertoire se construit autour d’Eskelina. A la fois muse et complice des deux garçons, ils ne font que la traduire en chanson.

La jeune femme part alors sur les routes. Elle effectue de nombreuses 1ères parties et se fait remarquer sur de nombreux festivals (1er Prix du public et 3ème Prix de Jury LE MANS CITE CHANSON, 3ème prix du public au festival ALORS CHANTE, Musicalarue…). Elle rentre dans la foulée en studio pour l’enregistrement du disque Le matin du Pélican. Les arrangements sont simples, chaleureux, acoustiques, boisés. Une bonne chanson n’a pas besoin de plus.

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(Photo : Philippe Belle)

DSC09672hh.JPGInterview :

Faut-il trouver un bon équilibre entre les chansons engagées et les chansons plus « légères » ?

Il me semble que j’ai plus de chansons mélancoliques, graves, intenses dans mon répertoire que de chansons "légères". J’ai eu la chance de rencontrer Christophe Bastien. Il est devenu compositeur de l’album et aussi directeur artistique. Avant de commencer à enregistrer, il avait une vue globale sur l’album. Il savait déjà la couleur qu’il souhaitait donner. Ce disque est une globalité, ce ne sont pas que des chansons qui s’enchaînent.

Comment as-tu rencontré Christophe Bastien ?

En 2008, à Limoges, une amie franco-suédoise m’a emmené à un concert de Debout sur le Zinc, dont il fait partie. Elle connaissait certains membres du groupe et elle m’avait donc vivement incité à emmener une démo de ce que je faisais. Je n’aime pas procéder ainsi et j’étais plutôt gênée, mais, après le concert, je l’ai donné à plusieurs musiciens. Cinq ans plus tard, Christophe Bastien m’a envoyé un mail en m’expliquant qu’il avait envie d’écrire pour une voix féminine. Il m’a donc proposé d’être interprète des chansons qu’il allait créer.

Il a attendu cinq ans avant de te contacter ! C’est énorme.

Pour tout te dire, j’avais même oublié et je n’attendais vraiment rien de ce côté-là.

"Je reviens" en acoustique.

Label : L'Atelier du pélican
Edition : Abacaba
Distribution : Musicast

Donc, Christophe Bastien a commencé à t’envoyer une chanson ?phtot Tetouze.jpg

C’est exactement cela. Je l’ai enregistré pour qu’il entende ce que cela donne. Visiblement, il a aimé et à partir de là, on a décidé de faire quelque chose ensemble.

Quel genre de chansons était-ce ?

Au début, il ne me proposait que des chansons d’amour. Je lui ai suggéré que l’on parle d’autre chose. Il a donc contacté son ami d’enfance, Florent Vintrigner, pour écrire les textes. Quand ce dernier a constaté qu’il y avait des thèmes dont j’avais très envie de parler, il m’a proposé de participer à l’écriture en donnant des idées. Avec Florent, on a beaucoup discuté… De la vie, de moi. Quand je me retrouvais avec eux, c’était un peu comme des séances de thérapie (rires).

Vous avez donc travaillé tous les trois en même temps et ensemble ?

Oui. Je n’avais jamais vécu cela et eux non plus. La première fois que nous nous sommes vus, nous avons convenu de passer deux jours ensemble. Très vite, nous nous sommes entendus et nous avons constaté que nous avions les mêmes points de vue sur la vie et puis aussi un peu les mêmes vécus. Nous sommes tous passés par des périodes difficiles dans la vie. On a tous vécu avec très peu, on a tous joué dans la rue, on s’est tous battus pour pouvoir vivre de la musique. Nous avons aussi les mêmes idées de thèmes pour les chansons.

Quel est le premier texte sorti de votre collaboration?

C’est une chanson qui n’est pas sur l’album. Sinon, la première qui est sur l’album, c’est « Maman ». Florent a écrit ce texte la veille de mon arrivée en pensant à moi. Et au final, elle me correspond parfaitement, alors qu’on ne s’était jamais rencontrés et que je ne lui avais pas du tout parlé de ma relation avec ma mère.

Il y a quelque chose de magique, non ?

Carrément. On ne peut pas mettre de mots sur ce phénomène. On ne sait pas pourquoi, mais ça marche.

"La valise rose" en acoustique.

Paroles : Florent Vintrigner
Musique : Christophe Bastien / Eskelina Svanstein

photo Tetouze.jpgLe destin est facétieux.

Tu ne crois pas si bien dire. Je crois beaucoup au destin. Dans des moments difficiles, nous avons l’impression que plus rien ne se passe. On ne sait pas comment faire pour déclencher les choses. Dans le cas présent, cela faisait deux ans que je ne faisais plus rien. Je ne trouvais pas la manière de faire de la musique… et j’ai reçu le mail de Christophe cinq ans après notre première rencontre. C’est assez fou.

Parlons de tes débuts. Tu es née en Suède. Tu as fondé là-bas ton premier groupe à l’âge de treize ans.

C’était un groupe pop rock joyeux composé de cinq filles. On reprenait par exemple la chanson de Nena, « 99 Luftballons ». J’avais la chance d’être dans un collège où il y avait deux profs de musique qui donnaient beaucoup de leur temps libre à cette activité et qui mettaient à la disposition des élèves des instruments. Ça m’a vraiment donné envie de faire de la musique, alors que j’étais plutôt partie pour faire du théâtre.

Quand tu as décidé et compris que tu voulais te diriger dans cette voie, qu’as-tu fais ?

J’ai beaucoup joué. A l’âge de 15 ans, j’ai pris la guitare de mon père qui trainait à la maison et j’ai commencé à composer des chansons. Ensuite, quand il a fallu prendre un chemin au lycée, j’ai choisi de suivre la filière musique. J’ai passé trois ans à prendre des cours de guitare et de chant.

"Émilie" en acoustique.

Paroles : Florent Vintrigner / Musique : Christophe Bastien
Avec la complicité d'Eskelina

Tu es arrivée en France en 2006. Pas tout de suite à Paris, mais à Sarlat. Comment Eskelina nouvel album.jpgatterrit-on dans le Périgord ?

J’ai quitté la Suède car je n’avais plus la motivation de faire quoi que ce soit là-bas et plus rien ne m’intéressait. En plus, tous mes amis étaient partis poursuivre leurs études ailleurs. Personnellement, j’étais fatiguée de continuer mes études  et j’avais arrêté la musique parce que ça me semblait trop compliqué de vivre de cela. En fait, je n’avais vraiment plus rien qui me retenait. A 21 ans, je trouvais que c’était un peu tôt de ne pas savoir quoi faire de sa vie. J’ai ressenti le besoin de me réveiller, de me donner une petite claque pour retrouver l’envie et la motivation. J’ai décidé de partir et, de fil en aiguille, quelqu’un a accepté de m’accueillir à Sarlat, ville que je ne connaissais pas. C’était un peu compliqué parce que je ne parlais pas le français et aussi parce que je n’avais pas beaucoup d’argent.

Tu as donc tout recommencé à zéro ?

Oui. Très vite, j’ai rencontré des artistes de rue. Ça m’a redonné envie de faire de la musique. Je trouvais ça agréable parce que je n’avais pas de patron. Tu joues et ceux qui ont envie d’écouter s’arrêtent. Les autres passent. Parfois même, certains te donnent de l’argent.

Ta chanson « L’ambassadeur » parle de cette période-là.

Un jour, à Sarlat, j’ai rencontré un homme qui dansait dans la rue. Il est venu me voir quand j’étais en train de chanter. Il a voulu m’acheter un ampli et comme par hasard, j’en avais deux dont un dont je ne me servais pas. Il n’avait pas d’argent sur lui, mais je lui ai quand même « vendu » l’ampli. J’étais un peu sceptique, mais bon… le soir même, il est revenu avec un chapeau avec 150 euros en pièces. Il a versé le tout dans mon chapeau à moi pendant que je jouais. Après ma prestation, il m’a expliqué qu’il vivait dans la rue depuis deux ans. C’était un très bel homme qui dansait magnifiquement bien… cette rencontre m’a beaucoup bouleversé.  

Tu as raconté ça à Florent et il en fait cette superbe chanson.

Beaucoup de chanson sont des histoires très précises que je lui ai racontées.

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« Désordre » est la chanson la plus engagée du disque. 

C’est la seule que Florent avait écrite bien avant de me rencontrer. Il me l’a proposé et comme j’adhère à chaque phrase et au message délivré, j’ai accepté.

L’ordre établi dans la société semble t’agacer… tu as un côté un peu rebelle ?

J’ai surtout envie de revendiquer le droit d’être heureuse, malgré tous les malheurs du monde. La seule chose qu’on ne peut pas nous prendre ce sont nos choix de vies et la façon dont on décide de vivre son existence. Ce n’est pas facile, mais parfois on peut choisir entre être heureux et être malheureux. Je revendique le droit d’être ce qu’on est, sans frein.

Sans limite, donc ?

Dans le respect de l’autre, toujours... et, évidemment, sans faire de mal à quiconque.

Quand Florent transforme ta vie en chanson, est-ce que tu finis par apprendre des choses sur toi.

Oui, j’apprends beaucoup sur moi-même. Je te parlais de thérapie tout à l’heure, je ne plaisantais pas.

10924747_10152902030921760_3434994582077871775_ngjjg.jpgPour ce disque, tu as reçu quelques prix musicaux. Je suppose que cela t’encourage à continuer ce métier…

Ce qui me touche le plus, c’est un prix décerné par le public. C’est le public qui est le plus important. Avoir un prix décerné par un jury, c’est autre chose. Ça dépend de tellement de paramètres. Il ne faut pas prendre tout ceci au sérieux, sinon, ça peut devenir dur pour le moral.

Es-tu confiante en l’avenir ou es-tu encore pleine de doutes ?

Les doutes sont toujours là. C’est essentiel d’en avoir. Ça permet d’être ouvert à toutes possibilités et parfois de prendre des chemins dont on n’imaginait même pas l’existence…

Quels sont tes souhaits pour la suite ?

J’ai envie de beaucoup jouer. J’ai envie que les choses soient plus faciles. J’ai envie d’évoluer artistiquement, d’essayer plein de styles différents. J’adore le jazz, la musique traditionnelle…mais j’ai surtout un univers folk que j’aimerais intégrer un peu plus dans mon répertoire futur.

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Le 16 décembre 2014, après l'interview...

23 octobre 2007

Florent Vintrigner... Lazare fait bien les choses!

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 -Allo ! Florent, on peut reporter ? Non,  parce que, là, y a les grèves et j’ai peur d’être bloqué dans les embouteillages…

9c9aa0660bc5a5d5d116da7b3e2259c3.jpgC’était jeudi dernier, nous tentions, avec l’un des trois membres fondateurs de La Rue Kétanou, de caler un rendez-vous pour une interview…

 

-Bon, vendredi, je ne peux pas, je garde ma fille…

-OK ! De toute façon, je suis certain que la grève ne sera pas terminée alors, on se fait ça lundi.

-D’accord Mandor ! À 11h aux Folies à Belleville, ça te va ?

-Super ! J’ai habité dans le coin pendant 2 ans, je connais bien.

Hier, donc, j’écoute la radio le matin et j’entends qu’il y a 323 kms de bouchon sur le périphérique parisien à cause de la grève qui perdure… Sachant qu’il ne fait que 35, 04 km, je ne comprends pas bien cette information que je réentends toutes les heures… bref, ça n’augure pas un parcours Val d’Oise-Paris, de tout repos.

Je pars à 9h30 et, en fait, constate qu’il n’y a pas plus de circulation que d’habitude… J’arrive donc à 10h30 dans ce quartier multi culturel que j’aime beaucoup. Un flic m’empêche de tourner Rue Lesage…

Kézako ? Tiens ! Un tournage de film.

Je me gare à proximité, et vil curieux que je suis, me dirige vers l’équipe en pleine action. Voyant Véronique Genest, je devine qu’il s’agit là du tournage d’une scène de Julie Lescaut. Je demande à une jeune fille, maquilleuse de son état, si j’ai raison. Elle me regarde, genre, « c’est qui se badaud lourdingue qui pose de sottes questions ? »

-Ben oui, qu’elle me répond. Vous ne reconnaissez pas Véro ?

-Non, connasse, je ne reconnais pas Véro.

N’ai-je pas répondu parce que je suis un type poli et que j'ai reconnu Véro.

Après 15 minutes d’observation, je file rejoindre Florent Vintrigner que je compte interroger sur sa nouvelle vie0eec458ed7689320ce594a597e4b246a.jpg au sein de son groupe perso T’inquiètes Lazare. Leur premier disque est sorti en avril dernier et il est sur la route pour de nombreux concerts depuis plusieurs mois.

Il arrive à l’heure pile. On prend des cafés et après quelques minutes de conversation sur le temps quasi polaire, les grèves, la taille du périphérique et autres banalités, j’enclenche mon magnéto.

Il m’explique que La Rue Kétanou continue malgré la création de son deuxième groupe.

-Ce sont deux projets à part entière. Là, je prends plus de temps avec T’inquiètes Lazare parce qu’il faut le lancer. L’idée est de passer ensuite tranquillement de l’un à l’autre. Ce n’est pas la fin de La Rue Kétanou parce qu’on sort un nouveau disque en septembre prochain…

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Je lui lis ma revue de presse sur lui… ça donne ça, par exemple:

« Il se sert de la force de son verbe pour tenter de réveiller un monde à l’agonie », « son disque est un bon complément à la Rue Kétanou , on peut hésiter entre les deux selon l’humeur et le moment, car lui est plus b2d5fb16e35e5ca566b5d43ec6e4a506.jpgprofond que festif… », « ses chansons sont des poèmes vagabonds et bohémiens, portés par une voix reconnaissable entre 1000, rocailleuse, vive et déchirante », « les chansons de Florent Vintrigner parlent de chansons, de vague à l’âme, tout en accord mineur, mais sans tristesse. Une nostalgie mêlée d’espoirs et paysages abrupts… un voyage au cœur de soi… », j’en passe et des meilleurs.

-Que veux-tu que je te dise. Je ne vais pas commenter les éloges de tes confrères. C’est très gênant. Juste, je peux dire que je suis content et rassuré. Je trouve simplement dommage que les radios ne suivent pas. Une chanson comme Je rentre me coucher devrait pouvoir être diffusé…

Et nous devisons donc un long moment de l’injustice d’être méprisé par les médias audio-visuels. Dans les artistes de sa génération et de son style musical, il n’y a que Tryo qui a les honneurs d’NRJ, par exemple. Mais quid des Ogres de Barbacks, Loïc Lantoine, Debout sur le zinc et autre Mon côté Punk ?

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Florent Vintrigner n’est pas un débutant. Il n’est dupe de rien. Avec La Rue Kétanou qui est l’un des groupes majeurs de la scène alternative française, il a fait le tour du monde, rempli l’Olympia et bon nombre de salles européennes. Il sait que la bataille sera rude pour imposer T’inquiètes Lazare mais il s’en moque. La musique, c’est sa vie, son combat. Si la lutte doit continuer pour faire connaître son œuvre, il arpentera encore longtemps les scènes avec ses chansons missiles.
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Pour parler d’amour, de l’envie de faire l’amour, d’une femme aimée (mais sans papiers), de potes qu’il faut ramener au bercail, des intellos, d’introspection, du vent de mer, de la beauté physique (qui est sans issue ?)… et30ce70289e9e728b36bd0aca04f54326.jpg de la vie, du monde qui nous entoure… bref, des chansons universelles belles à pleurer.

Le Florent Vintrigner, il ne ménage pas ses peines. Avec ses deux acolytes (Jean-Louis Cianci et Sébastien Benett), son sac de larmes, il nous l’envoie à la gueule, comme ça, l’air de rien, sur des musiques festives, du blues, des airs de western, un peu manouche, un peu grec, un peu folk, un peu jazz.

Peut-être puis-je affirmer que T’inquiètes Lazare est un album de variété. Mais, non, puisque ce terme est à présent péjoratif… mais quand même, elle est là la splendide variété.
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Allez, zou ! Embarquement immédiat sur son MySpace et sur son blog.

Bon voyage !

(Les photos ont été prises à l’extérieur du bar pour faire croire que nous sommes deux garçons très courageux bravant les intempéries, en l'occurence le froid polaire… mais non, nous étions bien au chaud pendant l’interview… ben, ouais, quoi! Un artiste, ça se ménage...)