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17 janvier 2008

Fleur Gire... ce soir au théâtre de l'Essaion

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(Photo: Francis Vernhet)

C’est chez ce brave et toujours diplomate Merlin que j’ai découvert Fleur Gire. Tenaillé par la jalousie : « quoi ? Un blogueur ose évoquer une artiste que je ne connais pas ! Tsss… n’importe quoi !), j'enquête sur elle.

Et je me demande comment j’ai pu passer à côté (mais, bon, en même temps, je me pose souvent cette question…).

J’envoie un mail au bienveillant Merlin. (C’est un ami de la chanteuse.) Il me file derechef ses coordonnées. Et je décide de la rencontrer très vite afin d’avoir le temps de concocter une note pour signaler sa présence ce soir, sur la scène de l’Essaion.

Ce que je fais aujourd’hui.

Hier, 18 h 15, Place du Châtelet.

3e interview de la journée (après Thomas Pitiot et Stanislas). Clore ma journée sur une note féminine n’est pas pour me déplaire.

Nous décidons d’aller dans une brasserie (je sais, je passe ma vie dans ce genre d’établissement… mais, c’est pour le boulot, vous savez.)

 

Je suis un peu désoeuvré, car je ne connais pas bien le répertoire de mon interlocutrice. Je ne connais que ce qui est sur son site officiel et son MySpace, je vais me débrouiller ainsi.

Je lui demande de me raconter son parcours (ce qui est la question la plus banale qu’un journaliste puisse poser à un artiste, mais, je vous rappelle que je suis en fin de journée).

Elle me parle de ses études de philosophie des beaux-arts, de son expérience de mime musical en milieu carcéral (si, si), de son documentaire artistique de textes et de photos sur l’école primaire (réalisé dans différents pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine)…

Vous l’avez compris cette Fleur là à la bougeotte et accumule les expériences les plus diverses. Comme par exemple, devenir éditrice des « Editions maisons ». Elle écrivait et fabriquait des petits livres tirés à un tout petit nombre… de 10 à 100 exemplaires (il reste des traces de ce passé, là…).

Bien vite, nous revenons à la musique. Elle évoque son duo de rue (Zigzagum) avec sa cousine comédienne violoncelliste Mathilde Fourmont. Puis se souvient de sa période solo dans des cabarets (comprenez toutes petites salles). Aujourd’hui, elle joue avec une autre violoncelliste, Johanne Mathaly.

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(Photo: Tristan Sébenne)
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(Photo: Tristan Sébenne)

Elle se produit aussi toute seule (le plus fréquemment).

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(Photo: Tristan Sébenne)

Il lui arrive d'être sur scène avec un guitariste (mais très rarement). C’est un peu selon les budgets, on s’en doute.

Bon, j’ai réduit un peu sa bio… la complète est ici.

Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir cette jeune artiste, vous pouvez vous procurez son disque ici.

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Portraits a été enregistré au Forum Léo Ferré d’Ivry en novembre 2005. « 12 chansons au climat doux amer, empreintes à la fois de tendresse et d’humour, portées par un timbre de voix très pure. » dixit Albert Weber dans le nº 57 de Chorus.

Je lui demande pourquoi elle aime chanter des portraits. (Autre question dont personne n’aurait songé à poser…)

-Parce que j’aime bien quand je chante derrière mon piano, sentir apparaître un personnage, puis le faire vivre. Je les présente parfois de l’extérieur, tel un peintre, soit tel un romancier, avec différentes focalisations…

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(Photos: Mandor)
(Parce qu'il n'y a aucune raison que je ne me crédite pas...)

Je pense à une phrase de William Sheller, qui lui sied à merveille (et je ne dis pas ça parce qu’elle aime beaucoup et depuis longtemps cet artiste) : La musique c’est l’art de décorer le silence…

Fleur Gire est une décoratrice à découvrir. Elle utilise de la peinture d’âme pour peindre les murs de la vie et des Hommes.

C’est très rare, mais c’est très beau.

(Et moi, il faut que j’arrête mes formules à l'emporte-pièce.)

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(Photo: un inconnu très sympathique, qui a mis du coeur à l'ouvrage pour appuyer sur le bouton et faire apparaître ainsi cette photo avec flash que Fleur n'aime pas trop, mais, l'autre, sans flash (que vous ne verrez pas), elle est un peu floue, dans sa taille normale. Dommage, nous avions ôté nos lunettes.)

Ce soir donc, ici.

Avec deux camarades, Vincent Gaffet et Olivier Galinou.

 

(Merlin, sur ce coup là, tu a été mon enchanteur...)

(Si tu espérais une seconde que j'allais me priver de ce jeu de mot hilarant, spirituel et tout et tout, c'est mal me connaître.)