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11 novembre 2013

Agnès Bihl : interview pour 36 heures de la vie d'une femme...

 agnès bihl,36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez),interview,mandor

Réaliste, engagée, poétique, atypique, drôle et corrosive. Une plume acide trempée dans le volcan jamais éteint de la révolte et de l'indignation. Cette femme de son époque, Agnès Bihl nous livre un nouveau projet. Double. Un disque et un livre intitulés 36 heures dans la vie d'une femme (parce que 24 heures, c'est pas assez). Une sorte de journal dans lequel on peut lire de manière jubilatoire une galerie de portraits débordants d'énergie et d'émotions. 14 nouvelles chansons adaptées en prose, de courtes histoires extrêmement bien écrites et enlevées. On connaissait la magnifique auteure de chansons empreintes de poésie, d’humour et de militantisme discret, son premier livre la confirme comme l'une des plumes les plus inventives… dans la littérature également.

Une rencontre avec Agnès Bihl s’imposait. Ce n’était d’ailleurs pas la première. Le 9 octobre, elle est venue à ma rencontre à l’agence.

agnès bihl,36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez),interview,mandorExtrait de sa biographie officielle :

Toujours aussi exigeante dans l’écriture des textes de son nouvel album 36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez), Agnès Bihl nous offre parmi les plus belles chansons de sa carrière. Elle passe aussi pour la première fois la barrière vers l’édition littéraire pour offrir le prolongement de cet album sous forme d’un recueil de nouvelles surprenant qui enrichit formidablement l’écoute de son disque. Lectrice boulimique, elle se nourrit aussi bien de Romain Gary que de Laurent Binet, de Simone de Beauvoir ou de Fred Vargas que de Denis Lehane ou Joyce Carols Aotes et se permet donc dans ses pages de revisiter tous les univers littéraires qu’elle côtoie, quel qu’en soit le genre. D’une scène de comptoir aux pérégrinations d’un médecin serial killer, d’une manifestation hilarante à l’émotion d’une grossesse en forme de déclaration d’amour maternelle, Agnès Bihl explore les facettes de nos contemporain(e)s avec un style aussi rythmé qu’une de ses chansons dont l’air entêtant se fait littérature captivante et émouvante.

agnès bihl,36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez),interview,mandorInterview :

14 nouvelles chansons que l’on retrouve métamorphosées en nouvelles dans un livre. Quel pari fou !

C’est un exercice de style d’écrire une nouvelle autour de chaque chanson. J’ai changé d’angle parce que je ne voulais pas répéter la même chose. Une chanson mélancolique comme « La déprime » devient une nouvelle très drôle dans le recueil. Il y a de grosses différences de narration. « La plus belle, c’est ma mère » est une chanson d’amour adressée à ma mère et dans le livre, c’est le fœtus qui parle quelques jours avant sa naissance.

J’avais bien remarqué que les points de vue et angles changeaient… hormis « Le baiser de la concierge » qui est quasiment identique.

C’est exactement la même parce qu’il s’agit d’une histoire vraie. Pour les autres chansons et nouvelles, j’ai laissé libre cours à mon imagination et à mon vécu, ensuite j’ai trié. Mais là, comme il s’agissait de la rafle du Vel d’Hiv’, j’avais une gêne, une réticence à créer une œuvre de fiction autour de ce douloureux sujet. Cette histoire est lourde de sens, d’horreurs et de souvenirs atroces. C’est une chanson historique, donc, je n’ai pas voulu travestir la réalité ni m’amuser avec l’histoire.

Montage amateur sur "Le baiser de la concierge".

Comment l’idée vous est venue de décliner vos chansons en nouvelles ?

Un peu par hasard. J’avais un trop-plein d’écriture et encore beaucoup de choses à dire sur les chansons que j’avais écrites. J’avais envie de me confronter à l’exercice de la prose, j’avais envie de m’imposer des contraintes et d’aller voir un autre paysage. Celui du livre.

Sortir un livre vous donne-t-il un peu plus le trac que de sortir un nouveau disque ?agnès bihl,36 heures de la vie d’une femme (parce que 24 c’est pas assez),interview,mandor

Un disque, je l’interprète sur scène. Je vois immédiatement les réactions. L’émotion est palpable. Pour un livre, c’est différent. Je ne suis pas derrière l’épaule de chaque personne qui lit, donc je ne peux pas être témoin des réactions des lecteurs.

Comment et pourquoi Don Quichotte a accepté ce projet ?

Ça s’est passé assez simplement. J’ai écrit trois nouvelles complètement différentes, autant dans le fond que dans la forme narrative. Dans l’ordre : « Le baiser de la concierge », « Pleure pas Casanova » et « Toubib or not toubib ». Je les ai envoyées à trois maisons différentes et c’est Stéphanie Chévrier de Don Quichotte qui m’a appelée en premier. Elle m’a dit qu’elle avait été bouleversée par « Le baiser de la concierge » et qu’elle aimait beaucoup les deux autres nouvelles. Elle m’a donc dit qu’elle était intéressée par mon projet. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à être très prise par le temps parce que je n’avais pas fini d’écrire les chansons de l’album et le studio était calé.

Le clip de "La sieste crapuleuse".

Il a fallu que vous mettiez les bouchées doubles pour parvenir à finir votre disque et écrire les autres nouvelles dans un temps très court.

Oui, et en plus, mine de rien, j’avais des concerts à faire et un clip à tourner… bref, j’étais charrette en tout. Je déteste travailler dans l’urgence. Je suis une perfectionniste. Je mets du temps à écrire, car je suis très exigeante. Je corrige beaucoup ce que je fais, en chanson et en prose. Quand j’écris, je me sens vraiment artisan. Il faut que le bois soit exactement celui que je souhaite ensuite, il faut que je prenne le temps de graver mes mots dedans… Malgré tout, le projet m’a tant galvanisée que je suis parvenue à tout réaliser dans les temps.

Votre forte personnalité qui passe d’un extrême à l’autre se ressent dans vos chansons et votre livre.

J’ai des humeurs très entières. Quand ça ne va pas, ça ne va vraiment pas, quand ça va bien, je suis euphorique. Je ne connais pas la tiédeur des choses.

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Il y a beaucoup de jolies formules dans ce recueil. Presque des slogans.

Je m’intéresse beaucoup aux mots. Je suis un rat de bibliothèque. J’adore les définitions, les formules, les détournements de jeux de mots… dans mes 5 albums, on peut déceler tout cela. J’aime le détournement et fatalement, ça se voit dans ma prose. C’est ma façon d’écrire.

Bon, ce n’est quand même pas la joie la vie d’une femme, par votre prisme…

C’est marrant, ma mère vient de me dire ça. Elle m’a dit : « Ton recueil de nouvelles est vraiment très drôle, mais franchement, ma minette chérie, c’est pas la joie ! ».

Pauvres femmes, quand même !

Pour les mecs non plus, ce n’est pas la joie. Personne n’est épargné et de toute manière, pour qui est-ce la joie à 100% ?

"La plus belle, c'est ma mère", dans Vivement Dimanche, invitée par Guy Bedos.

Vos chansons et vos nouvelles sont, certes drôles, mais souvent pathétiques et graves.

Boris Vian disait que «l’humour est la politesse du désespoir ». Molière disait en latin « corriger les mœurs en provoquant le rire ». Dans les pièces de Guitry, les relations hommes/femmes sont à désespérer, mais c’est très drôle. En tant que public, j’aime énormément cette manière de présenter les choses. En littérature je suis une grande fan de Marcel Aymé, de Romain Gary.

Que des auteurs actuels quoi !

Attendez ! Je lis aussi beaucoup d’auteurs d’aujourd’hui. Je viens de lire Freedom de Jonathan Franzen. C’est un bouquin qui m’a fait sourire à plein d’endroits, rire à d’autres, en même temps, il est pathétique et hyper grave. Il passe au crible la société américaine, la middle class d’aujourd’hui. J’aime ce style. Dire des choses en provoquant toutes les émotions possibles. C’est ce que je m’évertue à faire dans mes chansons et dans mes nouvelles.

Dans la chanson actuelle, vous vous sentez proche de qui ?

Yves Jamait (mandorisés ici) par exemple et Alexis HK (mandorisés là) aussi. J’aime leur humour grinçant qui fait à la fois rire, qui fait aussi se poser des questions et qui fait travailler l’esprit critique des gens.

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Ce recueil, c’est comme une excroissance du disque ?

J’ai voulu varier les plaisirs en me bousculant un peu. Au bout de 5 albums, on va dire que je ne suis plus tout à fait débutante dans l’écriture des chansons. Je sais généralement où je vais quand je présente un texte. Le livre n’est pas une excroissance du disque puisque les deux peuvent se déguster indépendamment. Juste, ils se complètent. En y réfléchissant bien, j’ai mis peut-être un peu plus de moi dans le bouquin finalement.

Quand on a déjà enregistré 4 disques, se demande-t-on de quoi on va bien pouvoir parler dans le 5?

J’aime bien avoir des thèmes récurrents, mais il faut que je me renouvelle à l’intérieur de ces thèmes, parce que sinon je m’ennuie et donc, j’ennuie ceux qui m’écoutent. Les angles des chansons drôles, un peu moqueuses que j’écris sur les hommes viennent à moi naturellement. Quand un thème commence à me titiller, c’est qu’il faut qu’il sorte.

Quand on écrit des chansons, puis des nouvelles qui sont publiées, est-ce que ça donne envie de se lancer dans la grande aventure du roman ?

Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui, tant je suis essorée. Dans le recueil de nouvelles, il y a certains thèmes qui peuvent être développés en plus long. Franchement, j’y pense sérieusement. Je suppose que je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.

Vous ne pensez qu’à l’écriture ?

Non, artistiquement, je pense aussi à la scène. En vrai, je pense d’abord à ma fille, à mes potes, à ceux qui m’entourent…

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Après l'interview, le 9 octobre 2013.

21 février 2008

Agnès Bihl... en tête!

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Ce petit bout de femme, ça faisait un moment que je la lorgnais discrètement.

Pensez… la chouchoute de Charles Aznavour, elle devait avoir un truc en plus que les autres. Aznavour, l’est pas du genre à mettre en avant quiconque. 40 ans qu’il n’avait pas de première partie.

Et là, badaboum ! « Bonjour mam’zelle Bihl, voulez-vous chanter avant moi lors de ma tournée et au Palais des Congrès ? ».

Le truc de fou pour une jeune artiste. Et moi, je vous le dis sincèrement, je m’incline devant elle. Du coup.

Merde, Charles Aznavour, quand même !

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ffacf3e443065257b467aa34ef3dbacc.jpgLe deuxième album d’Agnès Bihl, Merci maman, merci papa a remporté un succès d’estime du public, mais a aligné prix sur prix des professionnels (Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Prix Sacem-Francis Lemarque, Prix Félix Leclerc, Prix Jean-Pierre Carrefour… non, là, je déconne). S’en est suivi une tournée de plus de cent dates.

« Agnès Bihl revient avec un disque, Demandez le programme, qui s’inscrit dans la réalité de la chanson française actuelle ». (Cette phrase, je l’ai piqué sur son site. Je trouve qu’elle ne veut pas dire grand-chose, mais, elle sonne bien. Hop ! Je la pompe !).

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La semaine dernière (le 12 février dernier), je suis convié à rejoindre la belle dans sa loge de l’Européen. Je suis venu en courant. (C’est une image).

Elle m’accueille, un sourire jusque-là. (Cette expression, à l’écrit, est tout à fait intéressante).

-Vous fumez, ça ne vous dérange pas si je fume, parce que là, j’ai bien envie de fumer ? me demande-t-elle sans que j’ai le temps de répondre que ça ne me dérange pas.

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Elle est pétillante. C’est banal comme réflexion que je me fais à moi-même tout seul, parce que c’est quand même un peu l’image qu’elle donne.

Je m’installe dans la petite (toute petite) pièce qui fait office de loge. Je lui dis que je suis fan d’Allain Leprest. C’est vrai, mais si je me permets de lui raconter ma vie, c’est que j’aimerais savoir si c’est vraiment en le voyant à La Folie en Tête, cette minuscule salle parisienne, qu’elle a eu envie de chanter.

(Rappelez-moi de faire une note sur la rencontre plus qu’alcoolisée entre Leprest, Romain Didier et Mandor…)

-En fait, c’est en voyant Allain que j’ai eu le déclic pour écrire moi-même mes textes. J’ai commencé en chantant des reprises de vieilles chansons de Paris. Du Brassens, du Ferré, du Barbara, du Renaud… lui, Leprest, il m’a fait comprendre qu’il fallait que je chante ce que je pense au plus profond de moi-même.

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Bon, en tout cas, elle excelle en la matière… et je suis ravi qu’enfin, une artiste de son acabit soit reconnue à sa juste valeur.

-Mais , ça n’a rien d’un conte de fée, croyez-moi! Ça fait 10 ans que je fais ce métier-là. D’ailleurs, je ne suis toujours pas très connue.

(Rires)

-Il est encore tout à fait le temps de me découvrir. Moi, je franchis les étapes petit à petit. Je viens de la scène et je vous assure que c’est un travail de fourmi.

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Je ne peux m’empêcher de lui parler d’Aznavour… ce dernier monstre sacré. Vraiment le dernier car, le matin même, Henri Salvador mourrait. Agnès Bihl me dit être peinée puis on revient à l’homme aux 3000 chansons.

-Il y a deux choses qui intéressent Charles. Ce sont les textes et la présence sur scène. Ce sont ces deux côtés là qui ont fait qu’il m’a pris sous son aile. Il m’a dit : « comme quoi… les grandes dames se camouflent toujours chez les petites bonnes femmes. Émanant d’Aznavour, c’est un sacré compliment.

 

 

 

 

Je lui dis, en cherchant les mots pour ne pas être maladroit, que je trouve qu’elle travaille à l’ancienne. Elle rit.

 

-C’est vrai. Je vais même jusqu’à dire que je suis une avant-ringardiste… J’adore la mythologie d’avant. Notez que, quand je fais le métier d’auteur, je ne me sens pas artiste. Non, je me sens plutôt artisan. J’ai l’impression d’assembler de la matière, travailler des matériaux, pour réussir à retranscrire précisément une émotion, un tableau, une colère, un coup de gueule ou un rire…

Elle s’arrête, puis me dit :

-Quand j’étais jeune, je voulais être danseuse de french cancan, c’est vous dire si je suis parfaitement intégrée dans mon époque. On est bien au XIXe siècle, là ?

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La dame à de l’humour. C’est d’ailleurs étonnant de constater qu’elle ressemble à ses chansons.

-J’aime bien passer du rire aux larmes. Je suis quelqu’un d’un peu cyclothymique. Je ne passe jamais une journée avec la même humeur. J’aime bien alterner des moments profonds et des moments moins graves. Pour tout dire, je me plais à faire rire les gens… ça donne une bouffée d’air. Je ne suis pas neurasthénique. 

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La chanteuse bouge beaucoup. Elle est accroupie sur sa chaise, puis s’assoie, puis se lève, puis s’accroupie de nouveau… puis se relève. Une boule d’énergie. Elle veut me prouver ses dires.

-J’écris constamment. D’ailleurs, j’ai toujours mon carnet sur moi.

Elle fouille dans son sac et me montre les premières pages.

-Il y a des phrases regardez ! Mais, approchez ! Un début de chanson là, vous voyez ? Ici, c’est une nouvelle chanson que je viens de finir… je l’ai essayé hier soir, sur scène.

Je plaisante : « c’est donc directement du producteur au consommateur ! ».

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Bouillonnante est le mot qui colle bien à ce qu’elle est sur le moment. Je tente une question sur la chanson française. Qu’en pense-t-elle et est-elle en danger ? Enfin, bref, une question très conne.

 

-Il y a suffisamment de combats dans mes chansons, d’indignations aussi, pour qu’en plus, je me fasse porte-drapeau d’un genre qui se porte très bien. La chanson française n’a jamais été malade que je sache.

Preuve en est : les compositeurs qui ont participé à l’album d’Agnès Bihl. Que du bon ! Tom Poisson, Alexis HK, Aldebert

-Il y a un absent dans cet album et je le regrette… je rêve d’avoir un titre d’Yves Jamait ou de chanter avec lui.

Tiens ! Excellente idée !

Ces deux-là ont la même sensibilité et un amour commun pour la scène et le public. Une façon entière de se livrer aux personnes présentes dans la salle.

-Quand je suis sur scène, je me sens artiste. La véritable générosité n’est pas seulement de savoir donner au public, c’est aussi de recevoir l’émotion, les rires, les applaudissements et les regards du public. Il doit y avoir du dialogue et une fusion…

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La môme Bihl boit de l’Euphon en sirop. Je lui demande pourquoi elle se drogue. Elle se marre.

-Je sors d’une énorme grippe, du coup, le boulot est de faire en sorte que ça ne s’entende pas. Lors des deux premières à l’Européen, j’avais 40 de fièvre…

J’adore la voix d’Agnès Bihl. Un peu haut perchée, un peu voilée, un peu éraillée, un peu vacillante par moments. Sur le fil du rasoir, constamment. Non, elle ne va pas décrocher… Elle chante des mots d'urgence, des mots utiles, si peu futiles... délibérément, je ne vous en dis pas plus sur les thèmes de ses textes. Il faut les découvrir. Un grand choc.

-Je vais vous dire, la vraie violence, c’est le tabou… la vraie violence, c’est de faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je suis persuadé que l’on peut tout dire, ça dépend comment on s’y prend. On peut tout chanter, même crûment, si on reste pudique. Brassens disait : « Je préfère montrer mon cul plutôt que montrer mon cœur. »

Là, je sens que c’est l’idéal mot de la fin.

Quoi ajouter de plus ? Rien.

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Si.

Agnès Bihl est en concert à l’Européen jusqu’au 23 février.

Et puis, 15 tableaux signés Agnès Bihl sont exposés dans cet établissent. Leur univers rappelle celui de ses chansons : impertinence, jeux de mots révélateurs et indignation face à l’absurdité. J’ai parsemé cette note des 4 premières cartes postales issues de cette exposition. Disponible sur l’ensemble des concerts !

Allez, encore des petits bouts d'elle...

 

 

 

 

 

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