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24 février 2020

22H22 : interview pour l'EP Tout tremble et rien ne bouge

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(De gauche à droite, Yves et Pierre Le Coz)

pierre le coz,yves le cos,22h22,interview,tout tremble et rien ne bouge,mandorL’un est commissaire de police judiciaire (il a même été chef de la section opérationnelle de la BRI de Paris, la fameuse Brigade de recherche et d'intervention, communément appelée l’antigang), l’autre est prof de gym dans une ZEP (mais un prof à la Pennac, un prof qu’on n'oublie pas, un prof qui fait des films de danses avec ses élèves). Malgré leurs vies trépidantes, les frères Pierre et Yves Le Coz s’adonnent à la musique la nuit. Et pas en dilettante… ils le font sérieusement et passionnément. Ils jouent d’ailleurs très régulièrement au Café Quartier, rue de Charonne, leur fief (on y revient dans l’interview). Après un premier album il y a 6 ans, voici un nouvel EP, Tout tremble et rien ne bouge, contenant 6 titres avec aux arrangements Fred Jacquemin et au mix et à la production, Philippe Avril. De la très bonne variété à l'ancienne, mais moderne (ce qui n'est pas nécessairement paradoxal). Bijou.

Avec les frères Le Coz, nous nous sommes retrouvés dans une brasserie parisienne pour une première mandorisation…

Leur page Facebook officielle.

Pour écouter l’EP.

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Biographie officielle (mais légèrement écourtée) :

L’un compose, écrit et interprète, nourri aux plus grands de la chanson française. Il fait de la scène depuis toujours. Quand il commence un concert en plein air avec vingt copains dans le public, il finit avec trois cent personnes galvanisées. Un mec de scène. L’autre crée des images qui ressemblent à la vie ou plutôt, il crée une vie qui donne de belles images. A eux deux, ils forment le groupe 22H22.

Après des années à s’inspirer mutuellement, ils font se répondre leurs créations qui signent un univers ultra singulier. Le premier a le crâne rasé, l’autre a les cheveux en pétard. Complémentaires on vous a dit. Et frère en plus de ça. Ça ne s’invente pas !

22H22 c’est un concentré de vie, de leurs vies et de celles des autres, de ces vies sans ligne droite. De l’amour, de l’intime, de l’humanité, de la mélancolie et de l’espoir, de la gravité et de la joie. Les créations de 22H22 sont libres et gavées d’amour, leur ton décalé et leur poésie urbaine. Sur scène et dans leurs vidéos, leur énergie et leur sincérité vous explosent à la gueule. Les paroles vous saisissent, les mélodies ne vous lâchent pas. Le terrain de jeux de 22H22 est la scène, la vraie, la généreuse, celle qui vous prend et vous fait tout oublier.

Ils ont suffisamment vécu pour ne faire que ce qu’ils aiment. Leur amour est contagieux et donne envie de rester dans leurs chansons, de vivre dans leurs images.

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pierre le coz,yves le cos,22h22,interview,tout tremble et rien ne bouge,mandorInterview :

Comment votre histoire avec la musique a commencé ?

Pierre : La musique a toujours fait partie de ma vie, depuis tout petit. On a grandi entre le XXe et le XIe arrondissement de Paris. Pour te la faire courte, Yves et moi sommes devenus amis avec deux frangins kabyles qui tiennent un bar, le Café Quartier. On y joue depuis 15 ans avec guitare, basse, batterie.

Mais que fait Yves ?

Pierre : Comme toujours, il apporte des images, il projette des films, il habille la scène avec des lumières. Au départ, c’était mon projet, mais il est vite devenu indissociable de ma musique, tant sur scène que sur disque. C’est également lui qui fait les pochettes de disques, les affiches, les flyers, les clips…

Clip de "Tout tremble et rien ne bouge" filmé par Benoit Grimont.

Vous avez joué dans ce bar avec plein de musiciens différents, mais il y a 6 ans, il y a eu un tournant.

Pierre : Parce qu’il apprécie mon travail, je rencontre Philippe Avril, ingénieur du son du Studio Ferber. Nous avons très vite décidé de travailler ensemble dans la durée. Depuis ce temps, son apport est primordial, d’autant que le studio, ce n’est pas du tout mon truc. Pour moi, une chanson est faite pour être chantée sur scène et faire vibrer le public.

Ce qui est dingue, c’est que grâce à Philippe Avril, vous faites des concerts démentiels dans votre bar du XIe avec un son impeccable et des musiciens qui tournent avec les plus grands chanteurs français… C’est unique !

Pierre : C’est un truc de fou ! On a à la batterie Fred Jacquemin (Lavilliers, Sardou, Fugain, Sanseverino… et des grands noms du jazz), le guitariste Marco Papazian qui vient de finir la tournée de Renaud et le bassiste Vincent Perrot (Laurent Voulzy, Sylvie Vartan et Véronique Sanson…) et bien d’autres du même acabit.

Yves : Tous les gens qui viennent ressortent en ne croyant pas ce qu’ils viennent de voir. C’est le luxe total dans la cave d’un bar qui peut contenir une trentaine de personnes.

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Pourquoi ces grands musiciens acceptent-ils de jouer avec vous ? Vous n’êtes pas connus et vous jouez dans un bar.

Yves : J’espère que c’est parce qu’ils croient au projet. Et puis, ils savent qu’ils jouent entre bons musiciens. Ils se sont donnés le mot. Il y a un endroit bizarre où il faut jouer (rires).

Pierre : Pour nous depuis quelques années, chaque concert, c’est la Coupe du Monde. On joue maintenant en ayant conscience que nous ne sommes pas des imposteurs. Pendant longtemps, nous nous sommes excusés de faire de la musique.

Clip de "Au clair de la lune".

Vous parliez du Studio Ferber tout à l’heure. Dans votre jeunesse, vous habitiez à côté. Et Higelin aussi. Je sais que Pierre l’a rencontré tout minot.

Pierre : Oui, j’avais 10 ans. Un jour j’ai frappé chez lui. Il m’a permis d’entrer. Quatre fois, je lui ai chanté des chansons que j’avais écrites.

Parlons de vos parents. Ils sont très importants par rapport aux choix de vos vies.

Pierre : Nous sommes fils de militants communistes, intellectuels. A la maison, les journaux que l’on trouvait étaient Télérama, Politis… Nos parents sont très élitistes.

Yves : Ils estiment que si tu n’es pas Mozart ou Picasso, il ne faut pas emmerder le monde avec sa vie artistique. Pour eux, ton rôle dans la vie, c’est de changer le monde.

Petite pression quand même, donc…

Yves : Nous avons fait nos métiers respectifs en ayant ça dans la tête, en essayant de les faire évoluer à notre façon. Quant à la musique, on prend notre temps pour y parvenir.

Pierre : Nous, on veut faire le Zénith un jour.

Yves : Je suis fan de musique depuis toujours, entre chansons françaises, un peu de variété et beaucoup de rock. Je sais que les chansons de Pierre sont de très bonnes chansons. Ma mission, c’est de les défendre et de l’accompagner.

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(Pierre Le Coz, à Tarbes, au Pic d'Or 2014. Photo : Not)

Pierre, je t’ai vu au Pic d’Or en 2014, l’année du sacre de Radio Elvis. Tu chantais sous le nom de Le Coz.

Pierre : J’avais signé un premier album chez Discograph sous mon vrai nom. Au Pic d’Or, j’étais en plein divorce et je n’avais pas la tête à faire un tremplin. Je suis arrivé en demi-finale. Je me souviens avoir discuté avec Stéphanie Berrebi de FrancoFans. Je l’avais félicité pour son journal. Ce qu’ils font pour la chanson française me rendait admiratif. L’énergie qu’ils ont à la défendre, c’est du vrai militantisme, du vrai combat politique artistique.

Ce que j’aime dans la musique de 22h22, ce sont les mélodies. Elles sont imparables.

Yves : Pierre en a plein. Il est extrêmement doué pour ça.

Je crois savoir, Pierre, que tu as beaucoup écouté de la variété française.

Pierre : J’ai mon jardin secret : Berger, Sanson et Goldman.

Yves : Avec Pierre, on a en point commun Higelin, Renaud, Souchon, Aubert et Téléphone.

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Pendant l'interview.

Pierre, j’aime beaucoup ta voix. Parfois, elle est un peu raillée. Tu la travailles ?

Pierre : Je prends des cours avec un coach pour masquer tous mes défauts. En live, j’ai tendance à tout envoyer. J’apprends à maîtriser ma voix.

A l’époque où tu étais le chef de la BRI, que pensait ton équipe en te voyant danser et chanter sur des chansons d’amour ?

Pierre : Déjà quand tu arrives en tant que chef dans des services avec des gens aussi pointus et aussi forts, tu as un problème de légitimité. Mais si en plus, des membres de l’équipe t’ont vu dans ta vie d’artiste, ce n’est pas toujours évident (rires).

L’écriture pour toi, Pierre, c’est facile ?

Pierre : De moins en moins. J’arrive à un moment de ma vie où je n’arrive pas à trouver l’angle pour le raconter. Je me suis séparé de la mère de mes enfants. Je me suis remarié et je suis merveilleusement heureux. J’ai désormais une approche beaucoup moins naïve de l’amour, du coup, écrire quelque chose là-dessus, j’ai encore un peu de mal. Je n’ai pas trouvé la bonne dimension…

Yves : Mais quand ça va sortir, ça va faire mal.

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Après l'interview.

02 mai 2015

Lucrèce Sassella : interview pour 22 ans

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La talentueuse Lucrèce Sassella sort son premier disque, 22 ans. Toutes les chansons sont écrites par Antoine Sahler, le complice musical de François Morel sur scène. Soit douze petites merveilles taillées sur mesure pour cette artiste polyvalente.

 La jeune femme s’est entourée d’Antoine Sahler et d'autres musiciens, dont un quatuor à cordes exclusivement féminin.

Comme le dit le journaliste Laurent Delmas, « le duo Sassella / Salher est un mélange de mélancolie et de badinage propre à Charles Trenet. Les douze chansons de cet album passent aisément du rire aux larmes, de l'homme adoré et moqué à la rupture qui fait mal, des rues de Paris qui se dérobent aux mille petits tics quotidiens, de l'âge qui file aux autres filles, de la colère à la joie de vivre. »

L'écouter sur Deezer.

Et voilà ce qu'en dit Jérôme Garcin dans L'Obs du début du mois de février dernier...

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Le 5 mars dernier, j’ai reçu la visite à l’agence de cette délicieuse fée Clochette.

lucrèce sassella,22 ans,22h22,antoine salher,interview,mandorBiographie officielle :

Après des études de piano classique, Lucrèce Sassella décide de chanter et commence par le Jazz: elle crée un quintet, sélectionné en 2005 pour le concours national Crest Jazz Vocal. Elle enregistre également des chœurs pour des artistes divers: Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Bernard Lavilliers, Sophie Forte, François Morel… Elle travaille régulièrement avec l'arrangeur et compositeur Fred Pallem (bande originale du Crazy Horse, jingles de Noël pour Arte …), et a signé les arrangements vocaux du dernier spectacle des Sea Girls. Elle fait partie du groupe The Endless Summer (2 albums + 1 EP). En 2011, elle joue et chante dans une pièce de théâtre sur le cinéma, Instants Critiques aux côtés d'Olivier Saladin et Olivier Broche mise en scène par François Morel.

Depuis plusieurs années, elle travaille avec l'auteur-compositeur Antoine Sahler. Ensemble, ils enregistrent un EP 5 titres en 2013. Parallèlement, ils créent le spectacle 22h22, dans lequel ils interprètent les chansons de leur répertoire. Le spectacle est créé en septembre 2012 au théâtre d’Épernay, et a été invité par François Morel tous les lundis entre janvier et avril 2013 au théâtre de la Pépinière dans le cadre de sa carte blanche.

Lucrèce Sassella vient de sortir son premier album 22 ans : 12 chansons qui dessinent le portrait d'une jeune femme aux  prises avec quelques grandes questions existentielles :
L'amour éternel dure-t-il toujours ? Comment choisir un galet parmi trois millions?
Un 1er album qui impose d'emblée Lucrèce Sassella comme une artiste à forte personnalité.

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lucrèce sassella,22 ans,22h22,antoine salher,interview,mandorInterview :

La plupart des chansons qui figurent sur 22 ans existaient déjà dans votre spectacle 22h22 en 2012.

Il y a certaines chansons uniquement. On n’a pas pu enregistrer tous les titres du spectacle.

Vous avez joué, dansé, chanté, fait de la musique, dans la pièce de théâtre, Instants Critiques aux côtés d'Olivier Saladin et Olivier Broche, mise en scène par François Morel. Cette expérience a dû vous apprendre beaucoup.

J’ai appris beaucoup au niveau humain et artistique. Je me suis servie de mes acquis avec cette pièce pour monter 22h22 avec Antoine Sahler. Je n’avais plus du tout envie de monter sur une scène pour faire juste un concert. J’avais envie d’utiliser toutes les armes du théâtre, tous les moyens magiques, les très belles lumières, l’idée d’être dans un décor. Je trouve que les chansons d’Antoine s’y prêtent vraiment.

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Lucrèce Sassella avec Olivier Saladin, Olivier Broche et François Morel.

D’aucun pourrait dire qu’une chanson doit se suffire à elle-même.

Je suis d’accord, mais ça n’empêche pas. Le pari de ce spectacle était d’embellir encore plus ces chansons.

Au départ, c’était la musique qui vous intéressait.

J’ai une formation de piano classique, ensuite j’ai bifurqué vers le jazz, là je me suis mise à chanter. J’ai monté plusieurs groupes de jazz dans lesquels nous reprenions des standards chantés en anglais… mais j’écrivais de nouveaux arrangements.

Vous étiez frustrée de ne pas chanter en français ?

Complètement. Mais le jazz interprété en français, c’est très compliqué à faire. Au bout d’un moment, je ne voyais plus l’intérêt de réinterpréter des standards qui ont été écrit il y a cinquante ans aux Etats-Unis, dans une culture qui n’est pas vraiment la nôtre. Dans le projet 22h22, Antoine a écrit toutes les chansons pour moi. Elles me collent parfaitement à la peau.

Vous avez aussi fait partie du groupe Rigolus.

C’est une fanfare de jazz complètement déjantée qui va aussi vers le rock, voire vers le punk. On était trois chanteuses. C’était des chansons qui pouvaient faire penser à du Queen. Il y a avait une grosse part d’instrumental dans ce groupe. C’était une expérience musicale unique avec des musiciens incroyables. Là aussi, j’ai appris beaucoup.

Pourquoi avoir fait des chœurs pour bon nombre d’artistes ?

Ça fait partie de mon métier de faire ce genre d’activité. Cela permet de se frotter à des univers musicaux qui ne sont pas forcément les nôtres. Chanter pour Bernard Lavilliers, ce n’est pas à des kilomètres de moi, mais c’est une chance de pouvoir vivre cette expérience.

"J'aime comme tu m'aimes" (ceci n'est pas un clip, juste la chanson).

C’est grâce à François Morel que vous avez pu enregistrer ce disque.

Il nous a aidé financièrement et nous a offert sa structure de production. François a l’esprit de famille. Il y a quelques années, on buvait l’apéro avec lui, on lui a chanté une des futures chansons de l’album… il a pleuré. Ensuite, il nous a dit qu’il fallait absolument que nous fassions un spectacle pour faire connaître nos chansons. Il nous a donc bien aidés pour qu’il en soit ainsi. Nous lui devons beaucoup.

Avec Antoine Salher, vous discutez beaucoup des textes avant qu’ils soient écrits ?

Pas tellement finalement. Je tiens à préciser que nous sommes ensemble dans la vie, ce qui explique qu’il me connait parfaitement bien. Même des choses dont nous ne parlons pas tous les deux, il peut en faire une chanson. Par exemple « Le plus beau jour » qui évoque la mort, la disparition, il l’a écrite à une période où la mort rodait autour de nous. On a vécu des trucs horribles. Sans en parler entre nous, il m’a proposé cette chanson. C’était bouleversant.

C’est confortable de travailler avec l’homme que l’on aime ?

C’est plus que confortable, c’est le rêve. Ses chansons, c’est comme enfiler une chaussure à sa pointure, on est tout de suite bien dedans.

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Une pleine page dans le Figaroscope du début du mois de mars dernier.

Il y a dans les chansons de l’album un sens incroyable de la mélodie.

C’est le génie d’Antoine. Il a l’art de créer des morceaux qu’on entend une fois et qui restent toute la journée dans la tête.

Il y a des chansons graves, très graves mêmes, d’autres plus légères, mais toujours sur des musiques enjouées.

Il y a effectivement un mélange de légèreté et de gravité. Ça me définit bien d’ailleurs. Pouvoir rire ou pleurer de tout… Sinon, chanter des choses dramatiques sur des musiques dramatiques avec un arrangement dramatique, j’aurais un peu de mal. Je trouve plus intéressant de détourner ça. Je crois au pouvoir de la vie. Il faut continuer, même quand il t’arrive des choses horribles.

Votre spectacle s’intitulait 22h22, ton disque s’appelle 22 ans. Le chiffre 22 est symbolique de quelque chose ?

Je n’y attache pas une énorme importance, je ne suis pas superstitieuse. C’est partie d’une amie à moi qui regarde tout le temps son téléphone. Quand il est 22h22, elle me dit : « Oh ! Regarde, il n’y a que des deux, il faut faire un vœu ! » Antoine en a fait une chanson… c’est vraiment tout bête.

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Les critiques sur cet album sont toutes élogieuses.

On a de la chance, tout ce qui est écrit sur le disque est super. Je n’ai pas beaucoup de doutes sur la qualité de cet album parce que je trouve qu’il est beau et j’en suis très contente. On est beaucoup à avoir travaillé dessus. Le réalisateur, l’ingénieur du son, tous les musiciens qui sont venus participer à ça… c’est aussi leur disque. Être content du résultat permet de le défendre mordicus.

Les artistes sont des donneurs de rêves. Les gens viennent voir un chanteur sur scène et ils oublient leurs tracas.

Le doute, je ne l’ai pas sur le disque, mais sur scène, tous les soirs. Il faut tout donner, passer soi-même un bon moment pour que cela soit communicatif. Je sais ce que nous pouvons apporter à certains. Il ne faut se louper.

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Vous sentez-vous appartenir à une famille musicale ?

Je ne sais pas si j’appartiens à leur famille, mais les gens que j’aime bien écouter sont Albin de la Simone, Mathieu Boogaerts, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm et Bertrand Belin. Je ne fais pas la même musique qu’eux, mais je les admire.

Comment vivez-vous cette période de sortie d’album ?

C’est une période très étrange. J’ai l’impression de faire une grande traversée en kayak. Il faut toujours continuer de ramer, même quand on ne voit pas encore l’horizon.

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Après l'interview, le 5 mars 2015.