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28 mai 2015

Dominique A : interview pour Platine "Ce que je pense de la variété"

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11169488_1584838841787904_2623166505308741478_n.jpgUn jour, tu téléphones à ton pote attaché de presse chez Cinq7 pour lui demander une interview de Dominique A (qui vient de sortir un superbe album, Eleor) pour le magazine de la variété, Platine. Tu lui dis que tu veux lui faire parler de variété, alors que tu sais bien qu’il n’aime pas vraiment ce genre musical (c’est ce qui te paraît intéressant). Tu lui dis que Juliette, Didier Wampas, Christophe Mali (de Tryo) et Ben l’Oncle Soul ont déjà joué le jeu. L’attaché de presse, qui te connait depuis des années et qui connait aussi ta bienveillance, te dis « pourquoi pas ? » Et il te rappelle très vite pour caler une date.

Le jour J, tu viens dans la maison de disque du chanteur (que tu aimes et que tu interviewes régulièrement). Et tu fais ton boulot. Tu as en face de toi un artiste qui répond à tes questions, le plus honnêtement possible. Certes, sans prendre de gants. Il répond à la hussarde, mais toi tu es content. Tu n’aimes pas le consensuel. Mieux encore, tu aimes bien que le discours ne soit plus formaté, franchisse les lignes. Ça fait du bien. Et ça te change. Dominique A te balance des trucs un peu « hard » (avec le sourire) sur certains artistes que tu aimes beaucoup, mais tu t’en fous. Tu trouves que c’est bien qu’un chanteur s’exprime sans langue de bois, même si tu n’es pas d’accord. Tu estimes que l’opinion de l’autre n’est pas moins bonne que la tienne. Tu es tolérant. Et tu penses que les autres le sont aussi.

Ben non. Quel naïf tu fais!

Les autres, ils n’aiment pas qu’on piétine leurs idoles.

Et tu constates que tes confrères ont lu ton interview. Au moins un en tout cas. Et puis d’autres (les sites "people" les moins regardants sur la déontologie professionnelle) qui copient sur lui sans lire l’article original (,, là, là, et, par exemple). D’autres qui reprennent des extraits sortis de leur contexte. Évidemment, ça fait un peu plus mal.

Tu t’étonnes du bad buzz qui survient (le deuxième de ta carrière après celui-là). Tu ne fais pas ce métier pour ça. Tu fais ce métier pour mettre en avant les artistes, par pour les nuire.

Alors tu espères que Dominique A ne t’en voudra pas et qu’il continuera à te faire confiance. Parce que tu n’as pas envie de ne plus le rencontrer. Tu l’aimes bien Dominique A. Quoiqu’il dise, même s’il critique les chanteurs que tu aimes. La franchise est une valeur que tu apprécies (même si tu ne l’appliques pas toujours).

Voilà donc cette fameuse interview. A vous de vous faire une opinion.

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Pendant l'interview le 16 avril 2015, dans les locaux de Cinq7.

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Après l'interview...

18 avril 2015

Juliette : interview pour Platine "mon rapport à la variété".

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11025740_1555940391344416_9058530510480878212_n.jpgAprès Ben l’Oncle Soul (n°201), Didier Wampas (n°202), Christophe Mali leader du groupe Tryo (n°203), pour le magazine Platine, je continue d'interroger des artistes qui ne font pas de variété sur leur rapport avec ce genre musical... qu’il est facile de railler.

Le 8 janvier dernier, c’est l’iconoclaste Juliette qui a bien voulu s’exprimer sur ce sujet (à l’occasion de sa précédente mandorisation). Elle s'exprime notamment sur Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman, Serge Gainsbourg, Alain Bashung ou encore Michel Sardou.

(Petit teasing en passant : le prochain sera Dominique A. Interview réalisée cette semaine et je vous garantis qu’elle ne passera pas inaperçue tant il n’a pas la langue de bois sur certains artistes).

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13 janvier 2015

Christophe Mali (de Tryo) : interview pour Platine "mon rapport avec la variété".

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christophe mali,tryo,néquelque part,variété,interview,mandorLe nouvel album du groupe Tryo s’intitule Né quelque part. Guizmo, Christophe, Manu et Daniel mêlent l’univers acoustique du groupe aux chefs d’œuvre de la chanson française. Des textes connus de tous, écrits au siècle dernier, mais restant toujours d’actualité.

C’est sur la route que le groupe français a peaufiné son projet. Chaque soir, après avoir réalisé un rapide sondage auprès de ses fans internautes, il délivre un hommage à un autre artiste, à une autre époque. Ces tentatives sont ensuite enregistrées en loges, à l’aide d’un studio mobile.
Pour son CD, Tryo propose des reprises de Maximechristophe mali,tryo,néquelque part,variété,interview,mandor Le Forestier (Né quelque part), Francis Cabrel (La Corrida), MC Solaar (Victime de la mode), Alain Bashung (Ma petite entreprise), Renaud (Triviale poursuite), Jacques Dutronc (L’Opportuniste), Bernard Lavilliers (On the Road Again), Claude Nougaro (Bidonville), Hubert-Félix Thiéfaine (Je t’en remets au vent), Les Rita Mitsouka (Le Petit Train), Jacques Higelin (Champagne) ou encore Alain Souchon (C’est déjà ça).

Cet album m’a donné l’idée d’interroger le leader du groupe, Christophe Mali, sur son rapport à la variété pour le magazine Platine (n°203). Comme je l’avais fait avant lui avec Ben l’Oncle Soul (Platine n°201) et Didier Wampas (Platine n°202). Il s'avère que Christophe Mali en connait un rayon sur le sujet...

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14 novembre 2014

Didier Wampas : interview pour Platine "mon rapport avec la variété!"

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didier wampas,platine,variété,interview,mandor,les wampas font la gueuleLes Wampas sont de retour avec un nouvel album qui célèbre leur 31ème année de carrière et la sortie de leur 12ème opus, Les Wampas font la gueule.  En tout, douze nouveaux coups de canif incisifs. Les punks les plus célèbres de France n'ont pas perdu leur énergie et encore moins leur humour acide. Une sorte de pulsion primale les pousse à faire vivre le punk yéyé, encore et encore, avec toujours la même envie. Au Hard Rock Café, le 6 octobre dernier, pour le magazine Platine (n°202), je suis allé à la rencontre du leader du groupe, Didier Wampas, pour lui faire parler de la variété française, tout comme j’avais interrogé Ben l’Oncle Soul précédemment. Didier Wampas est, contre toute attente, un grand fan de ce genre musical là.

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Après l'interview, le 6 octobre 2014, au Hard Rock Café à Paris.

17 septembre 2014

Ben l'Oncle Soul : interview pour À coup de rêves et pour Platine

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(Photo : Jeremy Esteve)

10552370_10152214390107596_5973907305630271411_n.pngOriginaire de Tour, Ben l’Oncle Soul (mandorisé là une première fois) revendique comme influence majeure la soul des sixties, celle des mythiques labels Motown et Stax. Après le succès de son 1er opus (plus de 400.000 ventes), le chanteur est de retour avec À Coup de Rêves enregistré à San Francisco avec le groupe de soul-funk californien Monophonics. Grâce à ce combo et le chanteur, l’ombre d’Otis Redding plane sur toutes les plages de ce disque. Les textes français et anglais parlent d’amour, de musique et d’amour de la musique et navigue entre jazz, blues et gospel. "Ça a été à la fois douloureux à sortir et plaisant à faire, précise la chanteur. « Ce disque prend plus aux tripes, parce que je me suis mis un peu à poil." En tout cas, l’énergie communicative, la musique live et énergique et la voix exceptionnelle de Ben l’Oncle Soul nous offrent un voyage puissant et vibrant au cœur de la soul.

Voici la version longue de l’interview qu’il m’a accordée chez lui pour le site des espaces culturels Leclerc.

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DSC09195jj.JPGVous avez testé vos nouvelles chansons sur scène avant de les enregistrer. Comment le public a-t-il accueilli ces nouveaux titres ?

La musique, c’est fait pour être partagé en live, pour passer un bon moment, mais aussi pour être dans l’écoute. C’est agréable de voir des gens découvrir des chansons et de sentir comment elles fonctionnent. Quand on sent qu’elles touchent les gens, c’est jubilatoire. Il semblerait que pour pas mal d’entre elles, ce soit le cas. De toute manière, si on a le courage de monter sur scène avec des morceaux, c’est que l’on se dit qu’ils ne sont pas trop mal.

Il s’est passé quatre ans entre le premier et le second album. Vous avez eu un flash en découvrant sur scène les Monophonics. Ce sont eux qui vous ont donné envie de revenir sur scène et d’enregistrer un disque ?

J’ai découvert leur musique il y a des années sur Internet. Je suis tombé amoureux de ce groupe dont j’étais persuadé qu’il était des années 70. Quand j’ai commencé à me renseigner sur eux, je me suis rendu compte que les membres de cette formation avaient mon âge. Je me suis dit qu’un jour j’aurais peut-être la chance de croiser ces types-là, parce que j’avais la sensation que nous étions sur la même longueur d’onde musicale. Le destin a fait en sorte que l’on se rencontre assez vite. Ils sont passés à Paris au Nouveau Casino et je suis allé les voir. Nous avons eu une connexion immédiate et nous avons eu envie de travailler ensemble.

Ben L'Oncle Soul and Monophonics performing Hallelujah !!! (J'Ai Tant Besoin De Toi)

Qu’est-ce que ce groupe vous a apporté concrètement ?563538_10151296501412596_324048571_n.jpg

Les rencontres créent des tensions. Eux, c’était la première fois qu’ils travaillaient avec quelqu’un de l’extérieur. Entre eux, comme ils se connaissent depuis l’enfance, il y a quelque chose de très familial et de très protecteur. Ils m’ont laissé entrer dans  leur bull, moi et ce que j’avais dans ma besace en termes de vécu, d’expériences et d’idées. On a fait des pas les uns vers les autres, puis nous nous sommes rencontrés à un endroit pour trouver l’équilibre entre la musique qu’ils aiment et la mienne.

Vous devez avoir sensiblement les mêmes goûts, non ?

Oui, bien sûr. C’est la même musique, mais nous n’avons pas écouté exactement les mêmes disques. À l’intérieur de la soul, il y a tout un tas de différentes sensibilités. Eux sont très axés Stax et seventies à la Jimmy Hendrix. Ils ont quelque chose dans l’approche du son qui est très brutal. Ça me plait beaucoup.

Vous avez enregistré en live avec du matériel de l’époque. Les magnétos à bande par exemple, j’imagine que c’est la première fois que vous les utilisiez ?

Oui, mais justement, je rêvais de faire un album comme ça. Ça capture des images, des moments de ce que l’on est, des émotions. Ça capture aussi toute la légèreté et la simplicité qui règnent lors de l’enregistrement. On a travaillé dans leur studio donc on a passé le temps que l’on voulait. Ça change tout, je vous assure. Le plaisir est plus présent.

« You Got My Back », interprété par Ben L’Oncle Soul & Monophonics @ La Cigale – 16.12.2013

Votre album s’intitule à coup de rêves. Avez-vous atteint vos rêves de jeunesse?

J’étais un grand rêveur quand j’étais petit, donc j’ai encore beaucoup de rêves à réaliser. Mais évidemment, tout ce que je vis pour la musique, c’est un rêve énorme qui se concrétise. J’avais envie de voyager sur la terre de mes pères spirituels, voir les studios d’enregistrement de l’époque et en fait, j’ai fait mieux que d’être simple touriste, je me suis imprégné. Maintenant je vis à Los Angeles la plupart du temps. J’essaie de comprendre cette culture dans laquelle j’ai grandi par procuration. C’est très enrichissant.

De quoi pouvez-vous rêver aujourd’hui ?

J’ai la volonté de faire de la musique pour les autres. J’aimerais produire, faire de la musique de film, faire fonctionner toute une famille artistique autour de moi. Ma prochaine étape, c’est aussi de voyager encore plus et d’essayer de toucher musicalement beaucoup plus de monde.

Finalement, la musique ce sont les voyages  intérieurs et extérieurs ?10620766_10152302841232596_8424528480965142861_n.jpg

C’est un grand voyage, mais aussi une quête identitaire et spirituelle. Moi, notamment avec la voix, je peux transmettre toutes les émotions et je trouve ça magique d’avoir ce don.

Votre référence absolue, c’est Otis Redding ?

Dans certaines sonorités, ma voix évoque cette musique, il me semble. Moi, je me contente d’essayer de suivre sa trace, je n’ai aucune autre prétention. Quand on fait un morceau, on donne toutes nos tripes. Il y a juste la volonté de transmettre cette musique et de refaire briller tous ces disques qui sont dans l’ombre aujourd’hui.

Avez-vous réalisé l’album idéal ?

Je vais vous dire pourquoi il est idéal. Parce qu’il m’a enrichi, parce que j’ai eu énormément de plaisir à le faire et que je suis très fier de cet album. Il m’a rendu heureux, alors, oui, je crois qu’il est idéal.

Reprise de Ben L’Oncle Soul du morceau « Please Please Please » de James Brown à l’occasion de la sortie du film Get On Up.

10599195_10152651874529250_3354950867778821144_n.jpgA la fin de l’interview, je lui ai posé d’autres questions plus spécifiques. Il s’agissait d’évoquer son rapport avec la variété. En effet, à partir de ce mois-ci, pour le magazine Platine, le magazine de la variété, j’interrogerai des personnalités du monde de la musique aux antipodes de ce genre musical sur ce sujet. Une nouvelle collaboration qui m’enchante. Je lis ce journal depuis des lustres et son rédacteur en chef, Jean-Pierre Pasqualini, est devenu un ami ces dernières années. C’est donc Ben l’Oncle Soul qui ouvre les festivités.

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