17 juillet 2010
Bernard Giraudeau est mort : ma rencontre avec lui (2e publication)
Après lui, l’idée d’aller chez Bernard Giraudeau, dans son appartement parisien jouxtant l’avenue des Champs-Élysées, me plaisait beaucoup. J’ai toujours admiré ce comédien. Celui des années 70 et 80, léger et celui d’après, plus torturé, ambigu, voire dramatique…
Cet homme m’intrigue, m’impressionne même.
J’avoue que j’ai un peu le trac en montant dans l’ascenseur. Pendant les 6 étages, je croise les doigts pour que l’entretien se passe bien. Quand je suis « fan » des gens que je rencontre, j’ai une peur bleue de décevoir et d’être déçu moi-même.
Je sonne. Un moment que j’estime long passe et Benrard Giraudeau finit par arriver. Le portable collé à l’oreille.
Un sourire, il me fait signe de le suivre.
Il raccroche rapidement puis s’excuse. Dans son salon, il me demande de m’installer, de faire « comme chez moi »… ce qui, évidemment, est une formule de politesse.
Je sors mon bazar de mon sac. Magnéto, mes fiches et mon exemplaire du livre.
Il me propose un thé, que j’accepte puis me demande si j’ai déjà lu un livre de lui. Je réponds que oui, son tout premier, Le marin à l’ancre, mais pas le second Les Hommes à terre.
-Le problème, monsieur Giraudeau, c'est que je n'ai le temps de lire uniquement des livres que je critique dans mon journal. C’est parfois frustrant, vous savez.
-Ce n’est pas grave, cher monsieur, vous avez de la chance… au moins, vous lisez.
Je suis là afin de parler de son nouveau livre Les dames de Nage (qui sort ce jeudi). Sa forme narrative oscille judicieusement entre le roman, le récit et les nouvelles. L’écrivain voyageur multiplie les pistes littéraires pour écrire la recherche de l’amour (et de lui-même) à travers le monde. Pour être franc, il s’est inventé un héros qui lui ressemble un peu (beaucoup ?)… un cinéaste doublé d’un sensationnel aventurier.
-Je me sers de lui et de son chemin initiatique pour établir un parcours qui, sans être tout a fait similaire, me ressemble un peu. Marc Austère me permet de faire le point sur ma propre vie. Si j’avais écrit une fiction absolue, je m’éloignais de l’essentiel…
Son enfance à La Rochelle , racontée par petites touches, tel un peintre impressionniste, explique le destin qu’il s’est choisi. Une mère aimante, mais délaissée, un père qui n’a pas su être père, des grands parents pathétiques… Marc Austère n’a trouvé qu’une solution pour fuir cette vie. S’engager dans la marine à l’âge de 15 ans. La fuite du quotidien par l’évasion, l’aventure et le voyage.
-J’ai tout le temps fui l’ordinaire, ce que la vie me proposait et que je ne trouvais pas intéressant. Mon souhait était d’écrire un livre qui interroge. Pourquoi ne prenons-nous pas conscience plus tôt que le bonheur, le plaisir et la vie sont ailleurs et que le sens de la vie, c’est être, tout simplement ?
Giraudeau raconte ensuite, avec une jubilation communicative, les tribulations épiques et amoureuses de son jumeau fictif en Afrique, à Sarajevo, à Madagascar, au Chili ou encore en Bolivie. Une femme dans chaque port, en quelque sorte. Elles sont attachantes ses Mama, Jo, Ysé, Marcia et autre Camille. Mais il y a surtout Amélie (Ame et lit), l’amour de jeunesse retrouvé puis envolé, fil conducteur de ce roman aux troublants accents de vérité.
Bernard Giraudeau fait dire à Marc Austère : « Le paradoxe était que je voulais sans cesse peindre plus vite que la nature elle-même. Je voulais à toute force réussir cette harmonie, la dompter, alors qu’il fallait seulement changer le regard et deviner les énergies à rassembler. J’avais trop d’impatience à vivre le bonheur. J’étais déchiré entre le vouloir faire, entre la quête et la paix, entre le désir et l’abandon. J’étais deux ainsi à me battre. »
Je lui dis que cette confession lui ressemble quand même beaucoup. Il sourit.
Je cite une autre phrase de son héros : « J’épinglais des instants. J’ai aimé faire cela, mais je n’ai regardé le monde que dans l’étroite fenêtre de mon appareil. J’ai aimé tricher avec le vécu, j’ai inventé, recousu, sculpté autrement la réalité. »
Troublant, non, la ressemblance avec la vie qu’a mené Bernard Giraudeau?
Je lui demande si c’est difficile de s’occulter de l’écriture ?
-C’est marrant que vous me posiez cette question aujourd’hui. Je me la suis posé récemment. Sans être prétentieux, j’ai fait tellement de choses dans ma vie que pour en inventer d’autres, il faut que je passe par-dessus tout ça. J’ai supprimé 40 pages dans ce livre, j’avais peur que les situations ne soient pas crédibles…alors qu’elles étaient vraies. Vous savez, je ne suis pas un écrivain. Je suis plutôt un conteur. Je me sers de mon métier d’acteur, de cinéaste, pour visualiser. Je raconte des histoires, donc la vie et donc, je pille ce que la vie m’apprend. Chez moi, chez les autres…
Quant à sa condition de non-auteur, je lui explique que je le trouve dur avec lui-même. Les gens du métier (qui ne sont pas tous des tendres) reconnaissent en lui une belle plume. Jamais, je n’ai lu qu’il n’est qu’un comédien
qui écrit…
Il m’avoue en être fier.
Puis il me dit :
-Le bouquin ne vient pas par hasard. Il arrive parce que j’ai cette maladie. Je dois changer mon comportement et j’ai un regard différent sur la vie. J’ai dû abandonner le théâtre, peut-être même devrais-je oublier carrément ce métier. Je ne le fais pas avec souffrance, juste, je me dirige vers une autre vie.
Je ne voulais pas évoquer son combat contre le cancer, mais il en parle spontanément tout seul.
Il cite René Char dans son livre : « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir » et son héros Marc Austère, de préciser : « peut-être que je m’obstine, moi, à fabriquer des souvenirs pour que cette vie ne s’achève pas. »
L’homme qui est devant moi est bien vivant, positif, plein de projets de voyages et ne se laisse pas aller à l’abattement. Au contraire.
La création est son arme.
L’écriture ses minutions.
Il tire juste.
Dans le mille.
Après l’interview, Bernard Giraudeau se plie avec gentillesse à ma séance de photos Mandoriennes.
N’abusons pas.
Dommage, je me sentais bien chez lui.
Vivement son prochain livre !
Que mon âme s’abandonne à ses voyages…
Intérieurs et extérieurs.
12:08 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16 juillet 2010
Dead Pop Club : le retour des survivants de la scène power punk pop !

Home Rage, le nouvel opus des Dead Pop Club est rentre-dedans, énergique à souhait, pétri de pop-culture (les no life, les films d’horreur, les séries TV, les teen movies… mais aussi des trucs plus personnels).
Les Dead Pop Club sont : Jérôme Boulet Kerr à la batterie, Olivier Ducroix à la basse et les chœurs, Guillaume Boulet Kerr à la guitare et aux chœurs et enfin Olivier Portnoi au chant et à la guitare…
Les voici en version figurine en carton :

Je vais vous dire la vérité.
Mon mandorisé d’aujourd’hui, je travaille avec lui 7 heures par jour.
Olivier Portnoi est journaliste « rock » (et autres) pour MusiqueMag. Moi, je m’occupe de tout ce qui est « chanson française » (et autres).
Tenez, notre rédac avec tout le monde à l’œuvre…
Olivier est le jeune homme souriant qui fait semblant de travailler pour la photo (à droite, c’est Sabine, dont il m’arrive de causer sur ce blog…).
Et celle-là, c’est pour vous expliquer notre promiscuité quotidienne. Mon fauteuil est celui qui se trouve à sa gauche (juste derrière la bouteille d’eau).
Je vous livre un sacré pan de ma vie privée, là !
Alors, oui, quand j’ai décidé de chroniquer le nouvel album du groupe Dead Pop Club (leur MySpace), dont il est le chanteur guitariste, je me suis trouvé devant un cas assez inédit dans ma vie professionnelle. Comment interviewer un type que j’aime bien, qui fait le même métier que moi et avec lequel il nous arrive de nous moquer (gentiment) de nos confrères qui posent parfois des questions affligeantes à certains artistes… comprenez si banales quelles en deviennent parfaitement insipides. Évidemment, nous nous mettons dans le lot (mais, le moins possible, s’il vous plait !).
Tout ceci pour dire qu’hier matin, j’ai décidé de passer à l’acte.
Pour éviter de me ridiculiser, j’ai choisi un concept fort simple. J’ai relevé quelques phrases glanées ici et là sur le net à propos de leur disque Home Rage et j’y ai ajouté mon grain sel. Je lui ai fait commenter ce que l’on dit de Dead Pop Club. C’était tout à fait hypocrite de ma part, mais, au final, assez efficace, je trouve.
En toute modestie, bien sûr.
Entre deux news écrites pour MusiqueMag, nous nous sommes installés dans la cour de l’agence (au soleil). J’ai branché mon magnéto et la conversation a roulé… interrompue parfois par quelques collègues voulant nous rejoindre, ne sachant pas que nous nous adonnions à une activité que l’on pratique habituellement sur les autres…
"Olivier Portnoi, bonjour !"
(Ceci est une private joke, je répète, ceci est une private joke... pas très drôle, en plus. Pardon !)
Et lui de réagir aux écrits des journalistes web…
« Dead Pop Club, c'est la classe à l'état pur : dix ans de carrière, quatre albums en poche, un following impressionnant de concerts dans l'Europe entière et surtout, surtout j'insiste un véritable label garanti en matière de power pop punky ».
Olivier Portnoi : Généralement, nous mettons 4 ans entre chaque album, le même temps qu’entre chaque Coupe du Monde. C’est notre rythme parce que, faire un disque, ça demande beaucoup de préparations. Nous ne sommes ni prolifiques, ni rapides pour composer et aussi, cela demande un gros investissement financier. Il nous faut de plus en plus de temps pour rentabiliser ce qu’on a fait auparavant. Honnêtement, quatre ans entre chaque album, j’estime que c’est trop long. On ne peut jamais surfer sur la vague précédente…

« Des mélodies très pop, un chant écorché parfois à la limite de la rupture, des refrains qui emballent dès la première écoute ».
Olivier Portnoi : Quand on parle de ma voix, ça me fait marrer. Parfois, j’ai un timbre de voix un petit peu rauque. « A la limite de la rupture », ce doit être le forçage de la voix. Tu sais, j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ma fonction de chanteur. Je me suis retrouvé au chant par élimination… parce que les autres membres ne pouvaient pas le faire. Du coup, j’ai toujours du mal à me placer dans le rôle de chanteur, alors que c’est un poste assez sérieux parce que la voix, c’est quasiment ce qu’on entend en premier et c’est ce qui ramène la mélodie. Plus ça va, plus je me sens à l’aise et plus je commence à m’assumer. Je pense avoir fait de nets progrès sur ce disque.
CD1D :
« Home Rage » n’est peut-être pas l’album de la maturité, par contre il est sans aucun doute celui de la maturation. La force mélodique du groupe n’a jamais aussi bien été mise en valeur ».
Olivier Portnoi : À force de répéter, de faire des concerts, on évolue et on progresse. Cette histoire de maturité, on l’a mis dans notre dernière bio. C’est le cliché que chaque groupe entend : « c’est l’album de la maturité… ». Nous on ne sent pas « mature », on a trouvé rigolo de parler de « maturation ».

« La machine à tubes est repartie. Les DPC sont revenus avec une énergie qui avait à mon goût disparu de trailer park. Ce « home rage » range au placard la pop punk pour la remplacer par un indie rock tendu, à la croisée de Weezer période Pinkerton, Jawbreaker et les Pixies, mais toujours avec cette petite patte DPC. On sent les années 90's transpirer au travers de chaque chanson. »
Olivier Portnoi : Avec ce disque, on se rend compte que l’on prend un coup de vieux. Nous, les Dead Pop Club, on a grandi dans les années 80, mais notre source musicale vient des années 90. Je ne suis pas du tout étonné que l’on nous trouve des similitudes avec tous ces groupes cités.
Stop! Petite pause avec un extrait du disque Home Rage.
Un clip tourné en 20 minutes dans le local de Dead Pop Club, en toute fin de répétition. Manque plus que l'odeur de la sueur, mélangée à celle de la bière. "Shut The F*** Up and Sing" est extrait de l'album Home Rage.
Portail de ressources pour discothécaires :
« Dead Pop Club n’a apparemment pas encore tout dit. Mieux : désormais, c’est presque sans concurrence directe qu’il évolue, laissant les autres courir après leurs fantômes quand ils n’ont pas tout simplement jeté l’éponge. »
Olivier Portnoi : Quand nous sommes apparus en début 2000, c’était en même temps qu’une dizaine d’autres groupes français avec qui, d’ailleurs, nous étions amis et avec lesquels nous partagions les mêmes références musicales. Aujourd’hui, il reste encore quelques groupes comme ça, mais peu sont encore debout. 10 ans pour un groupe indépendant comme nous, je t’assure, c’est long. C’est pour ça qu’on est presque les seuls de cette mouvance et de cette période là à perdurer.

Mandor : Trouves-tu normal que des types frisant la quarantaine se préoccupent de problèmes de jeunes ados boutonneux ? Comprends bien que je caricature le truc…
Olivier Portnoi : C’est vrai que notre inspiration vient d’une culture post adolescente. Nous devons avoir un côté « adulescent ». Je considère l’adolescence comme un moment important parce que les rapports que tu as avec la musique, c’est pendant cette période. La musique a carrément un rôle éducatif, elle t’aide à traverser ce cap-là, je trouve. Même aujourd’hui, où nous avons tous d’autres responsabilités, personnelles ou professionnelles, quand on joue de la musique, on redevient un peu celui que l’on été. Il y a un peu de nostalgie dans tout ça.
« Une certaine scène française, celle pas tout à fait passée au XXIe siècle, celle restée campée solidement dans ses chères 90’s, celle qui perpétue un son bien identifiable et qui a donc parfois du mal à se renouveler. »
« Ce qui frappe avant tout, au fil des réécoutes c’est la manière qu’a le groupe de décliner sur plusieurs registres un même son. On n’ira pas dire qu’il s’agit douze fois de la même chanson, mais ce sont ici les arrangements et le soin apporté aux nuances qui font le gros de la diversité de ce disque ».
Olivier Portnoi : On a le même son depuis le départ. Nous ne sommes pas Radiohead qui tente de se réinventer à chaque fois. On a vraiment un univers avec des codes que l’on aime. Je suis persuadé qu’à chaque album, il y a un peu le même genre de chansons qui reviennent. Nous, à chaque fois, on veut raconter la même chose, mais mieux.

« Plus sage que les Clash, des compositions frappa-dingue à la Sex Pistols, un chant anglais plus mélodieux que l’américain de NOFX, les Dead Pop Club vous mettrons de la bonne humeur dans la tête et une sacrée énergie dans les pattes. »
Olivier Portnoi : Évidemment, c’est très flatteur, mais je doute que l’on mérite d’être comparé aux groupes cités qui sont des groupes fondamentaux. Mais, c’est tout de même très gentil et ça caresse notre ego dans le sens du poil…
« Les DPC font partie de mes chouchous, j’ai toujours pensé qu’avec des singles en heavy rotation et quelques passages TV, ils pourraient en vendre des palettes ! Etre les équivalents des Foo Fighters, Farewell ou des All American Rejects. »
Olivier Portnoi : Les Foo Fighters sont une de nos influences majeures. Toutes ces chroniques que tu me cites sont extrêmement positives, donc, je me dis que nous sommes compris. Ceci étant, parfois quand je lis ce que l’on peut écrire sur nous, même si c’est élogieux, je n’ai pas forcément l’impression que l’on parle de la musique que l’on a fait.
Mandor : Et ça s’appelle comment la musique que vous jouez ?
Olivier Portnoi : On fait du rock, mais on ne peut pas dire que l’on fait du rock, car c’est un univers trop immense. Le rock, c’est un peu une musique de « niches ». Dès le début, on a essayé de se classifier pour définir ce que l’on voulait jouer. On a utilisé des termes presque médicaux pour définir ce que l’on fait, du genre power punk pop.
Mandor : Parlons du clip de Freaks and Geeks. Il fait un buzz sympa. Plus de 14.000 vues en une semaine… et ce n’est pas fini.
Olivier Portnoi : Je trouve que le réalisateur David Basso est quelqu’un d’extrêmement doué. On voulait faire un clip drôle avec Thomas VDB qui est quelqu’un que je connais et que j’aime bien. Pour des groupes comme le nôtre qui ne bénéficient pas beaucoup de presse, en 2010, le net est essentiel. Il faut savoir l’utiliser. On n'a pas fait un buzz aussi énorme que Téléphone de Lady Gaga, mais nous sommes très contents que ce clip soit relayé sur des supports internet très variés.
The clip/court-métrage :
Mandor : Et pour finir, parle-moi du groupe Maladroit. Tu y chantes aussi…
Olivier Portnoi : C’est un « side project ». Une espèce de « all star band ». Tous les membres de Maladroit font partie de formations qui ont certaines réputations. Participer à ce groupe, pour moi, c’est histoire de jouer avec des copains, faire d’autres morceaux. Autant avec Dead Pop Club, on prend notre temps, autant, à l’inverse, avec Maladroit, on fait tout vite. En fait, Maladroit, c’est comme si c’était ma maîtresse et Dead Pop Club ma femme. Maladroit, je peux lui faire plein de choses que je ne peux pas faire à ma femme. On a déjà fait un 45 tours (oui, oui, un 45 tours!) et on s’apprête à sortir un album... Olivier est ici avec les autres Maladroit :

Pour clore ce reportage d'investigation musicale de haute tenue, je vous laisse avec deux photos prises juste avant l'entretien par notre confrère Aurélien Kievitch...

10:38 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dead pop club, olivier portnoi, home rage
03 juillet 2010
Yannick Noah en interview: "Frontières" et Stade de France !

Le mardi 29 juin dernier, la maison de disque m’a invité à écouter six titres du prochain album de Yannick Noah, Frontières, qui sort le 23 août prochain. À l’issue de l’écoute, une interview a été organisée de manière à ce que je puisse écrire des articles pour certains médias dans lesquels je travaille.
Tout commence par mon arrivée à l’Hôtel de Sers. L’attachée de presse m’accueille gentiment puis m’amène dans un salon du 1er étage pour écouter une partie du disque. Tout n’est pas encore finalisé, alors les journalistes se contenteront de 6 titres : « Ma pomme », « No one’s land », « Angela », « Marcher sur le fil », « Hello » (duo avec Asa), « Ca me regarde » et « Frontières ». Une nuée de jeunes filles me montrent comment on met le disque… et me laisse seul (comme le montre cette photo prise avec un retardateur. Je sais, c’est pathétique !).
Je fais mon travail consciencieusement. Je lis les paroles que l’on a mises à ma disposition en buvant de l’eau plate. (Je ne touche pas au buffet mis à notre disposition…)
Bref, l’attachée de presse de chez Sony (que je connais maintenant depuis quelques années et dont j'apprécie le professionnalisme) vient me chercher tout sourire… « Alors, tu as aimé ? ». Je ne sais trop quoi répondre parce qu’après une seule écoute, je n’arrive jamais à me faire une opinion. Musicalement, c’est impeccable en tout cas. C’est parfois funky, reggae, rock, pop… sur scène, ça devrait bien « claquer » !
Je passe un peu de temps à la table du staff Sony en attendant que le précédent journaliste finisse d’interviewer Yannick Noah.
C’est enfin à moi de jouer.
Je ne lui rappelle pas cette nuit chargée d’émotion où nous nous étions rencontrés… il y a13 ans déjà ! L’homme est toujours aussi avenant. Et surtout, il ne mâche pas ses mots.
Nous avons évoqué cet album très rythmé aux messages toujours positifs et abordé quelques sujets moins consensuels (l'interview, dans son intégralité, a déjà été publiée dans MusiqueMag, il y a quelques jours).
Deux chansons évoquent New York : "Ma Pomme" et "Angela". A l’issue de vos deux ans passés là-bas, il fallait que vous rendiez hommage à cette ville ?
Je ne rends pas hommage, je raconte ma vie, ma relation avec mon public nombreux depuis 10 ans. Au début, je leur ai raconté mon métissage, ensuite mes croyances, puis mes rêves… aujourd’hui, je leur raconte ma vie, mon quotidien. Ils savaient tous que j’étais à New York donc, la moindre des choses en revenant, c’était de raconter mon expérience américaine. Vous savez, je tiens compte des envies des gens qui me suivent. Ils souhaitaient que je raconte ce qu’il y a derrière ces deux ans.
(Le clip d'Angela. Il y évoque le souvenir d'Angela Davis, une militante américaine des droits de l'homme. Professeur de philosophie, elle a notamment participé au mouvement des droits civiques aux Etats-Unis dans les années 1960 et 1970, pour donner aux noirs le droit de vote et en finir avec la ségrégation.)
Votre vie new yorkaise a-t-elle changée votre vision du monde ?
On est tous en évolution constante. Partout où je passe, j’observe et j’en tire des leçons. J’ai vécu des moments très forts. Les débats Obama/McCain, l’élection d’Obama, mes moments assis sur le trottoir à regarder les gens passer, mes nuits à Central Park, ma vie en famille avec tous mes gosses… Tout ça, c’étaient des moments très forts. Mais, j’avais aussi des moments de mélancolie où j’avais envie de revenir en France, où je me sentais loin de ma petite sœur ou de ma mère, où mes potes me manquaient.
Ces fameux moments-là ont-ils été source d’inspiration ?
Non, pas vraiment. L’album n’est pas écrit par moi. Je n’ai pas cet investissement psychologique, moral, spirituel lié à la création d’un album. J’appelle mes potes auteurs, je leur demande de m’écrire une chanson sur tel ou tel sujet avec tel ou tel rythme. Maintenant, il faut que je me prépare à être de nouveau Yannick Noah, personnage public. J’ai envie de partager, d’avancer, de donner la pêche aux gens.
Est-ce qu’il faut réellement que vous vous mettiez dans la peau d’un chanteur ?
Oui, ça prend du temps. Celui des répétitions et d’un ou deux concerts. C’est un jeu… C’est un peu un rôle. On devient la chanson, on est un peu acteur de la chanson, on se met derrière elle. On n’est plus du tout dans le quotidien "normal".
Vous travaillez toujours avec la même bande d’auteurs et de compositeurs. Les anciens du groupe Canada (Jacques Vénéruso, Gildas Arzel…)
Il n’y a aucune raison de changer.
Vous n’aviez pas envie de jouer avec des musiciens américains rencontrés sur place ?
Ca ne m’intéresse pas. Ca aurait pu, mais ça n’a pas été le cas. L’équipe avec laquelle je travaille m’a pris dès le départ de mon aventure musicale. Ils avaient des chansons pour moi dans lesquelles ils me montraient tels que j’étais dans la réalité. Quand ils m’ont fait écouter les premières maquettes, j’étais franchement bouleversé. Je ne les connaissais pas, je n’en revenais pas. J’ai envie de travailler avec eux pour toujours.
Dans "Marcher sur le fil", vous rendez hommage à ceux qui, d’une idée portée à bout de bras, décident de changer les choses. Coluche et l’Abbé Pierre, en l’occurrence.
Je parle des gens qui m’ont motivé, qui me stimulent et c’est aussi une façon de les remercier. Souvent, j’ai l’impression d’être un petit peu trop devant. Beaucoup trop, même. Donc, j’essaie de me remettre à niveau.
Il y a une chanson qui s’intitule "Ca me regarde". Ce n’est pas ce que vous avez envie de répondre parfois à certains journalistes ? On sollicite votre avis sur Sarkozy, sur le comportement des bleus et sur bien d’autres sujets…
Oui, ça m’arrive très souvent, mais je ne le dis jamais. Je pense qu’à un moment, il faut faire face. Quitte à se tromper. Il faut assumer ses convictions. Il y a trop de personnages publics qui se planquent. Je ne veux pas être un planqué. Je fais face. Je ne vous cache pas que j’ai parfois des doutes sur le bien fondé de mes interventions, mais au moins, je dis ce que je pense…
Il n’y a que lorsque l’on vous interroge sur le sport que vous vous sentez légitime ?
(En riant). Ben, oui ! J’étais le meilleur avant ! J’étais capitaine de l’équipe de France de Tennis, on a gagné des coupes… Je sais de quoi je parle. Comme depuis, il n’y a pas eu grand-chose, on sort les vieux.
A 23 ans vous gagnez Roland Garros, à 50, vous chantez au Stade de France… Quel bilan !
Merci ! Mais, je vous signale que l’un n’est pas si éloigné de l’autre. Je prépare mon Stade de France comme un véritable tournoi. Encore plus aujourd’hui qu’il y a 15 ans. A 50 balais, il faut que je sois en forme, donc, que je m’entraîne. Ce genre de performance n’est pas naturel à mon âge. D’une partie de la scène à l’autre, il faut couvrir bien 130 mètres en chantant, en dansant et en courant… Ça fait de sacrés kilomètres. Mon objectif est de survoler le Stade de France et provoquer des émotions unique à mon public. Une soirée comme celle-là n’arrive qu’une fois dans sa vie !
Vous savez comme ce concert exceptionnel va se dérouler. Pouvez-vous nous en dire plus?
Non. (Petit sourire amusé). Sur un tel évènement, je peux vous dire qu’il y aura des guests. On a travaillé sur pas mal de choses qui sont en place, mais je ne dévoile rien…
Dans "Frontières", chanson dans laquelle vous aimeriez voir tomber les frontières, j’ai relevé cette phrase : "Infantile utopie ou combat d’une vie". On vous a déjà reproché d’avoir des textes utopiques ?
Je n’ai jamais entendu ça. C’est ce que vous êtes en train de me dire ?
Pas tout le temps, mais parfois…
Je suis un artiste qui a pris le parti de proposer des choses positives. J’essaie de garder l’enfant qui est en moi. Parfois, j’ai envie de m’adresser aussi à eux en interprétant des contes. Mon public est aussi bien composé d’enfants que de grands-parents qui m’ont connu môme quand je jouais au tennis. Pour parler d’une réalité, j’aime bien, dans mes chansons, avoir un côté rêveur. Mine de rien, le message passe.
Est-ce qu’il y a une méthode Coué chez vous ? Il faut dire ou chanter les choses souvent pour qu’elles finissent par se mettre en marche ?
C’est une méthode qui a porté ses fruits. Je pense qu’aujourd’hui, on nous raconte beaucoup de conneries. On essaie de nous diviser beaucoup trop en nous parlant uniquement de choses négatives. On met en avant surtout nos différences. On va parler de la burqa pendant un mois et demi alors que ça concerne une dizaine de personnes. Il y a beaucoup de sujets essentiels dont on ne parle jamais. Moi, j’en parle et tant pis si l’on considère que c’est de l’utopie. De temps en temps, je pense qu’il est important de dire que l’on n’est pas si différent que ça, que l’on peut passer des moments ensemble. A la fin, quand on est cynique à ce point, ça donne les bleus ! C’est la France d’aujourd’hui. On râle, on est nul, on n’est jamais content.
La suite à lire sur MusiqueMag...
A l’issue de l’entretien, photo mandorienne et au suivant ! Une équipe de TF1 pour enregistrer le module « Là où je t’emmènerais ».
06:52 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : yannick noah, intezrview, frontières, stade de france
19 juin 2010
Chloé Clerc : rencontre... enfin!

« Une pop intimiste, un swing insolent, une énergie débordante qui vous fait voir la vie du bon côté sans vous faire ignorer l'autre. Elle revendique haut et fort son appartenance à la chanson française. Sans jamais sortir du tourbillon de la vie, elle se laisse porter par les sons et les mots qui l'entrainent aux confins d'un monde imaginaire où se mêlent quotidien et féérie... Vous retrouverez sur scène des personnages que vous avez sans doute vous aussi croisés sans forcément les remarquer. Chloé vous parle d'eux, d'elle, de vous... »
Ainsi est présentée Chloé Clerc sur son MySpace.
Je connais virtuellement cette chanteuse depuis 4 ans grâce à un blog qu’elle tenait régulièrement et que j’avais découvert avec intérêt. Elle, de son côté, suivait mon blog très discrètement.
En octobre 2007 déjà, j’avais écrit une note sur elle (je viens de la relire et je ne change pas un mot). Suite à ses commentaires, s’en était suivi une discussion animée avec la talentueuse Fanny Berrebi, puis une note de sa part sur son blog.
Avec Chloé Clerc, nous ne nous étions jamais croisés.
Jusqu’à hier.
À côté de mon boulot, dans un café à côté du Grand Rex.
Et nous avons parlé comme de vieux amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps. C’est ça la magie du virtuel!
Son premier EP "A part ça?" est sorti le mois dernier et son premier album "Je parle croate" est prévu à la rentrée.
Avec mes faibles moyens, je vais tenter de l’aider à faire connaître cet album. C’est, en tout cas, ce que je lui ai promis.
Et (généralement), je tiens mes promesses.
Voilà déjà un endroit où vous pourrez découvrir l’EP 5 titres.
Son site très bien ficelé.
08:09 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chloé clerc, a part ça
21 février 2010
Bilan du Salon du Livre de Provins!

« Le contact avec des gens rencontrés sur l’instant et dont il faut tenter de retirer des informations essentielles, quasiment à la chaîne. Rentrer dans des univers différents en faisant semblant de connaître l’œuvre des auteurs interrogés, en les mettant en avant, en tentant de comprendre leur fonctionnement, c’est un loisir auquel je m’adonne avec un plaisir fou. Même si, je le sais parfaitement superficiel. Je n’abhorre rien de plus que d’interroger un écrivain sans avoir lu son livre. Et pourtant, hier, je n’ai cessé d’être en mode apparence. Parce qu’un animateur, dans ce cas de figure professionnel, ne peut faire autrement. Et ce n’est pas si désagréable. »
C’est ce que j’ai écrit le 22 novembre dernier pour évoquer le Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière que j’ai animé toute une après-midi (voir ma note là et notez au passage que j’adore m’autociter, cas rare de mégalomanie galopante !).
La semaine dernière, c’était celui de Provins que l’association « Encres Vive »s m’a proposé d’animer. Je ne retire donc aucun mot de ce que j'écrivais il y a 3 mois.
Cette fois-ci, deux jours complets d’animation. Non-stop.
Il y avait du beau monde et beaucoup d’activités annexes… comme en témoignage « Le Pays Briard » du vendredi 12 février.
Je ne suis pas peu fier d’avoir participé à cette manifestation littéraire.
Il est question dans l’article ci-dessus du Salon de Soisy-Bouy. L’année dernière déjà, le président d’Encres Vives, David Sottiez, m’avait contacté pour en être l’animateur. Je ne sais pas pourquoi, j’avais un peu compris de travers et j’avais décliné l’offre. Par l’entremise d’ami(e)s commun(e)s, Élisabeth Robert et Luc Doyelle, David a récidivé.
Et bon sang, que je ne le regrette pas !
Difficile de comptabiliser les mini interviews réalisés... une centaine, peut-être.
Ces deux jours furent admirablement organisés. Tous les auteurs, éditeurs, illustrateurs… rencontrés étaient impressionnés par l’accueil, la fréquentation du salon (plus de 3000 personnes) et l’organisation sans failles de l’évènement.
Je remercie donc officiellement l’association « Encres Vives » et les Sottiez père et fils qui étaient mes principaux interlocuteurs durant ces deux jours.
Et je vous propose, (comme Mandor à coutume de le faire), un petit port-folio commenté du week-end dernier à Provins.
Le samedi 13 février:



















![Salon_du_livre_de_Provins_2010_006[1].jpg](http://www.mandor.fr/media/01/01/374823004.jpg)






Cette note est susceptible d'évoluer en fonction des photos que l'auteur de ce blog recevra ou puisera encore chez les autres sans demander.
Il n'est pas interdit de penser qu'elle (cette note) évolue de manière stupéfiante, avec l'ajout de lien sur les noms de famille sus mentionnés ou la possibilité de la voir en 3D.
Il faut vivre avec son temps.
Pour les lunettes... prenez vos Ray Ban, on ne sait jamais, ça peut marcher (mais, je n'en suis pas tout à fait certain!)
Mandor vous remercie cependant de votre passage ici.
Amen!
15:35 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre de provins, bilan, association "encres vives", françois alquier
01 février 2010
Premier prix Lycéen du cinéma: "Welcome" de Philippe Lioret.

Comme il y a le Prix Goncourt des Lycéens, il y a (pour la première fois cette année) le Prix lycéen du cinéma. Ce sont donc 10 films français qui ont été sélectionnés il y a quelques mois, avec le Centre national cinématographique et la revue Studio : Versailles, Stella, Aide-toi, le ciel t'aidera, L'apprenti, Les plages d'Agnès, Louise-Michel, Espion(s), Welcome, Lascars, Adieu Gary.
Ce vendredi (29 janvier), ce sont neuf lycées de l’académie de Créteil qui ont participé à la finale pour laquelle étaient retenus : Les lascars, Stella, Louise-Michel, Versailles et Welcome.
C’est " Welcome " de Philippe Lioret qui a remporté les suffrages du jury par cinq voix contre quatre pour " Versailles " de Pierre Schoeller.
Reportage audio, ici.
Belle coïncidence, puisque s’ouvrait le même jour le festival de cinéma de Meaux (Festi-Ciné Meaux) avec pour invité d’honneur Philippe Lioret.
L’occasion faisant le larron, Mandor a interrogé le réalisateur sur ce prix remporté…

Voici la bande annonce de "Welcome".
13:59 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prix lycéen du cinéma, welcome, philippe lioret, interview, podcast
29 janvier 2010
Copé, l'homme pressé : rencontre avec les auteurs du livre.
Préambule avant de me faire sauvagement assassiner par d’éventuels bienveillants détracteurs :
Il est question dans cette note d’un homme politique national de premier plan. Il se trouve qu’une de mes activités professionnelles fait que je rencontre de temps à autre l’homme en question. Député-maire de la ville dans laquelle j’officie, je ne compte plus les interviews qu’il m’a accordé (3 minutes à chaque fois, on va donc systématiquement à l’essentiel). Je n'ai pas à être un partisan du monsieur, ni un anti par principe. Il fait son métier, je fais le mien. Point barre. Un livre sort sur Jean-François Copé, il me semblait évident que je devais traiter l’information sur 77FM. J’ai donc rencontré lundi, dans un bar parisien, les deux auteurs. Nous avons conversé le plus déontologiquement possible de l'actuel président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Je souhaite que ce blog garde sa bonne tenue dans les commentaires. Merci à vous !
C’est donc dans un bar proche de la gare Montparnasse que Solenn de Royer, journaliste au service politique du quotidien La Croix (elle couvre l’Élysée), et Frédéric Dumoulin, journaliste politique à l’AFP (il couvre l’actualité parlementaire) m’ont donné rendez-vous lundi soir dernier. Une heure plus tard, Nicolas Sarkozy faisait son show sur TF1…
Voici l’interview en quasi-intégralité. J’ai un peu allégé les passages sur Meaux puisque je préfère ici insister sur le « Copé » national. Mais l’interview sans coupe est écoutable ici.
Première partie :
-Pourquoi un livre sur Jean-François Copé ?
-Faut-il apprécier le sujet sur lequel on enquête ?

Deuxième partie :
-Jean-François Copé a participé à ce livre. Il a ouvert ses portes.
-Une biographie non autorisée.
-Une enquête équilibrée.
-250 témoignages.
-1er mandat de Jean-François Copé à Meaux : féodalité.

-L’arrivée de Jean-François Copé à Meaux… débuts maladroits.
-Pas de quartier (ni d’amis) pour arriver à ses fins.


Quatrième partie :
-En 2010, tout va bien à Meaux ?
-Comment parvient-il à assumer toutes ses casquettes ?
Cinquième partie :
-Quels genres de personnes apprécie Jean-François Copé ?
-Est-il sous-estimé à l’Élysée ?
-Copé, rival absolu du Sakozy ?

Sixième partie :
-Pourquoi la majorité des députés UMP ont-ils fini par le soutenir ?
-Jean-François Copé recueille les humiliés du régime Sarkozy.

Septième partie :
-Sera-t-il président en 2017 ?
-Que va-t-il se passer si Jean-François Copé n’atteint pas son but en 2017 ?
-La réaction du principal intéressé au sujet de ce livre.



08:27 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-françois copé, copé l'homme pressé, solenn de royer, frédéric dumoulin, l'archipel, interview, podcast, 77fm
16 janvier 2010
Damien Luce... l'enfance inspiratrice!
![IMG_7472[1].jpg](http://www.mandor.fr/media/02/00/701122270.jpg)
Après Renan Luce, dont il m’arrive de parler ici parfois (récemment, j’ai scanné mon dernier article sur lui publié dans le Virgin du mois d’octobre dernier), demandez le grand frère, Damien (31 ans).
On m’avait prévenu : « Tu verras, Damien est un jeune homme extrêmement sympathique ».
(« On », c’est Audrey, de la maison d’édition).
(Mandor, c’est un sacré cafteur !)
C’est, en tout cas, tout à fait exact.
J’ai décalé mon rendez-vous deux fois et je suis arrivé en retard…
La faute à Emmanuelle Seigner, qui a elle-même décalé notre rendez-vous deux fois, au Plazza Athénée.
(Je sais, je fais un travail assez pénible…).
Un soir de cette semaine, Damien Luce m’a donc accueilli, tout sourire, dans son coquet appartement du 5e arrondissement de Paris… à quelques mètres du Panthéon.
Je me confonds en excuse pendant que la lumineuse jeune femme qui vit avec le pianiste/comédien/auteur me propose un café, un thé…
Je me sens bien ici.
Bon, la présence de Pollux et de Colette, tranquillos sur le canapé, me gêne un peu.
Leur seule vision pourrait illico me faire éternuer.
Voire m’empêcher de respirer convenablement.
Je tâte la poche de mon blouson.
Ouf ! Je n’ai pas oublié ma Ventoline…
La demoiselle, spontanément, emporte les deux chats dans une pièce adjacente. 
Il faut sauver le soldat Mandor !
(Putain d’allergie !)
Pourquoi suis-je venu chez Damien Luce ?
Une double actualité.
Celui qui est connu pour être un pianiste accompli a sorti le 7 janvier dernier son premier roman, "Le Chambrioleur", (Éditions Héloïse d’Ormesson). Damien Luce enchaîne avec la sortie, le 25 janvier prochain, d’un disque consacré à l’Histoire de Babar (Label accord/Universal Music) du fameux compositeur Francis Poulenc (avec la participation de Renan Luce) et aux Impressions d’enfance du violoniste roumain Georges Enesco (avec le violoniste Gaétan Biron).
Première partie :
-Auteur, pianiste classique, comédien… il allie tout ses arts.
-« Presque trop sérieux »… pièce de théâtre publiée.
Deuxième partie :
-L’émotion du premier « vrai » livre publié.
-La notion d’ « être écrivain ».
-Damien Luce, un artiste qui doute ?
-« Le Chambrioleur » : le pitch.

-« Le Chambrioleur », un conte pour les adultes (et pas forcément pour les enfants…)
-L’imagination au pouvoir.

Quatrième partie :
-Babar : disque et spectacle.
-Famille Luce : famille de musiciens ?

Quelques avis sur "Le chambrioleur" :
Roman "attachant et prometteur" (Livres Hebdo).
Le Chambrioleur est "un conte tendre et foisonnant, à l'écriture touchante et toujours limpide, dont on ne sait s'il s'adresse plus aux adultes qui ont gardé une âme d'enfants ou aux enfants qui ont déjà compris que les adultes n'existent pas." (Le Monde des Livres)
Sachez que "Le chambrioleur" est en pré-sélection pour le prix Première de la RTBF et figure parmi la première sélection de la deuxième édition du Prix Orange du Livre.
Pour finir, voici la bande-annonce du livre...
10:43 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : damien luce, le chambrioleur, histoire de babar, impressions d'enfance, interview, podcast
04 décembre 2009
Bruno Solo joue du Simenon à Meaux...
Ce soir est diffusée "Jusqu'à l'enfer" sur France 2 (la critique de Télérama). Je vous en avais parlé il y a quelques mois, car j'ai assisté à quelques scènes tournées à Meaux.
Rediff, donc.
En tournage depuis le 25 mai jusqu’au 25 juin 2009, pour France 2 : "Jusqu’à l’enfer". Un téléfilm de 90 minutes, scénarisé par Jacques Santamaria.
D’après le roman de Georges Simenon « La mort de Belle ».
Ce livre sociétal noir et dur (qui a déjà été mis en images par Édouard Molinaro en 1961, sur un scénario de Jean Anouilh avec Jean Desailly dans le rôle principal), raconte comment un enseignant devient suspect numéro 1 dans l'affaire du meurtre d'une jeune fille.
Réalisé par Denis Malleval.
Et produit par Jean-Baptiste Neyrac, pour Neyrac Films.
Avec :
Bruno Solo (Simon Andrieu)
Delphine Rollin (Christine Andrieu)
Jean-Louis Foulquier (Dr Paul Jussieux)
Cécile Rebboah (Patricia Mollier)
Yvon Back (Procureur Roche)
Jérémie Covillault (Renaud Ferbach)
Audrey Beaulieu (Madame Katz)
Jacques Spiesser (Capitaine Vallin)
Claire-Lise Lecerf (Belle Sherman)
Didier Cauchy (Lieutenant Nogalès)
(Coïncidence, mon ami (Hum !) Jean-Marc en parlait ce matin sur son petit blog que personne ne lit…)
Une partie de ce téléfilm se tourne à Meaux depuis hier jusqu’à vendredi.
Le service communication de la ville m’a convié aujourd'hui, avec 3 de mes collègues journalistes (de La Marne, du Parisien et de Meaux Le Journal) à :
-Assister à une partie du tournage.
- Déjeuner avec Bruno Solo, Denis Malleval (le réalisateur) et Jean-Baptiste Neyrac (le producteur).
-Interviewer Bruno Solo tranquillos dans sa loge…
Voici un port folio de ces 2h30 avec l'équipe du film:
Le tournage:
07:26 Publié dans Les coulisses du show biz | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jusqu'à l'enfer, la mort de belle, bruno solo, yvon back, jean-baptiste neyrac, denis malleval, france 2
22 novembre 2009
Bilan du Salon du Livre d'Ozoir-la-Ferrière.
Je n’avais pas encore animé un Salon du Livre en intégralité, du matin au soir.
Des forums, des débats, des interviews en tout genre, ça, ma sacoche de travail en est bourrée… mais généralement, ces activités sont concentrées en un moment. Hier, je suis rentré chez moi vidé, fourbu, mais heureux. Parce que j’aime ça. Le contact avec des gens rencontrés sur l’instant et dont il faut tenter de retirer des informations essentielles, quasiment à la chaîne. Rentrer dans des univers différents en faisant semblant de connaître l’œuvre des auteurs interrogés, en les mettant en avant, en tentant de comprendre leur fonctionnement, c’est un loisir auquel je m’adonne avec un plaisir fou. Même si, je le sais parfaitement superficiel. Je n’abhorre rien de plus que d’interroger un écrivain sans avoir lu son livre. Et pourtant, hier, je n’ai cessé d’être en mode apparence. Parce qu’un animateur, dans ce cas de figure professionnel, ne peut faire autrement. Et ce n’est pas si désagréable.
Le salon était plein à craquer l'après-midi...
Hier, à Ozoir-la-Ferrière, c’était une journée jubilatoire. Parce que j’aime passer un moment avec Madeleine Chapsal, délirer avec Véronique Genest, déjeuner avec quelques jeunes pousses de la littérature d’aujourd’hui et leur éditeur Stéphane Million, bavarder en off avec Yves Simon, rencontrer pour la première fois un écrivain blogueur (Jérôme Cayla) que je lis depuis longtemps, rassurer/consoler les auteurs esseulés, observer sans cesse le comportement des uns et des autres, me mettre à la disposition des organisateurs… liste non exhaustive. Je me sens bien dans la diversité des rapports humains. Je me sens bien, mais à la fin de la journée, je n’ai plus aucune énergie.
Vidé, fourbu, mais heureux, disais-je.
Le public présent était curieux, attentif et acheteur...
Encore une fois, merci à Luc-Michel Fouassier pour son indéfectible confiance et merci aussi à la mairie d’Ozoir-la-Ferrière pour son accueil chaleureux.
Quand on est au cœur de l’action, difficile de s’occuper de son blog. Je me voyais mal sortir mon appareil entre deux interviews pour alimenter ces chroniques…
Pour les photos, je compte sur les nombreux photographes présents (certains sont des lecteurs de ce blog…). J’en ai déjà reçu quelques-unes ce matin. Je les publie et les commente.
Ici Georges Flipo, gagnant du prix Ozoir'Elles, pour son recueil de nouvelles "Qui comme Ulysse" (éditions Anne Carrière). Un écrivain, drôle, chaleureux, aussi profond que parfois second degré. Le monsieur a un blog.
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